Bienvenue dans Le Bazar des 4K Ultra HD, votre rendez-vous mensuel pour tout savoir sur les dernières sorties du format 4K et l’expérience visuelle et sonore qu’elles offrent. Né de la passion de son auteur pour les supports physiques et de son désir de partager avec vous les plaisirs du cinéma à la maison dans sa forme la plus aboutie, chaque numéro est l’occasion pour le loup celeste de tester et évaluer les prestations audio/vidéo de nombreux disques parus en France et à l’international, vous guidant à travers les subtilités du HDR, les nuances du WCG et l’immersion des bandes-son 3D.

Que vous soyez un cinéphile aguerri à la recherche des meilleures éditions du marché ou un amateur souhaitant maximiser son installation home-cinéma, suivez les recommandations avisées de notre expert et préparez-vous à être émerveillé par une qualité d’image et de son que vous pensiez jusqu’à présent réservée aux salles de cinéma. Bonne lecture et profitez pleinement de chaque numéro à venir ! #WeLovePhysicalMedia 📀✨

Logo 4K Ultra HD

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation.

Diffuseur vidéo (QD-OLED) : Sony Bravia XR-65A95L
Sources (4K) : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes (5.1.4) : Sennheiser Ambeo Soundbar Max, SVS SB-4000

Modes de l’image : Professionnel (SDR ou HDR) | Dolby Vision sombre | IMAX Enhanced
Modes d’écoute : Dolby Atmos | Dolby Surround | DTS:X | DTS Neural:X

Sommaire

Dragon Ball Super: Super Hero

Provenance : France | Éditeur : Crunchyroll | Date de sortie : 05 décembre 2023

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.78
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Japonais Dolby Atmos
Japonais Dolby TrueHD 5.1
Français Dolby TrueHD 5.1

Sous-titres
Français

Dragon Ball Super: Super Hero
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Alors qu’il renoue avec les débuts du manga d’Akira Toriyama et redore le blason du duo Piccolo/Gohan, ce 21e film d’animation de l’univers Dragon Ball  casse (enfin) son moule en goûtant aux images de synthèse (à l’animation plus ou moins réussie) et en décentrant son intrigue loin du duo Vegeta/Goku. Un vent de fraîcheur salvateur pour la saga, où l’humour (très drôle) du Dr Slump et les combats (très destructeurs) du shōnen se mettent en harmonie. La voie est toute tracée.

IMAGE – Issu d’un DI 2K, ce transfert UHD Dolby Vision ne se différencie guère de son homologue HD en ce qui concerne la clarté et la netteté. Le Blu-ray étant parfaitement défini, il en est de même ici. Mais l’apport du WCG et du HDR creuse l’écart avec des couleurs à la saturation accrue (cf. les onomatopées) et des contrastes autrement plus précis. Les noirs gagnent ainsi en profondeur et les sources lumineuses (l’aura du Ki et les vagues d’énergie) en intensité. Un brin de postérisation.

SON – Généreuse en effets (l’usage régulier de kikôha) et en explosions (un bon entraînement pour le canal LFE) lors des affrontements, la piste japonaise Dolby Atmos use d’une bonne répartition multicanale (la verticalité profite à Cell Max) malgré le manque criant d’ambiances (si ce n’est les piétons à l’école de Pan). La dynamique est offensive et la musique bien projetée. Même si limitée à la strate horizontale, la VF Dolby TrueHD 5.1 donne tout ce qu’elle a. Doublage bien incorporé.

Kill Bill: Volume 1

Provenance : États-Unis | Éditeur : Lionsgate Films | Date de sortie : 21 janvier 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.40
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français (québécois) Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais

Kill Bill: Volume 1
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 7 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Prélude sanglant d’un inoubliable diptyque, cette furieuse frénésie de vengeance aussi magnifiquement mise en scène que savoureusement référencée (le chanbara, la société HK Shaw Brothers, le modèle de « rape and revenge » Crime à froid, la série US Le Frelon vert, etc.) est une merveille de style où Tarantino, qui se fait plaisir, déclare son amour pour le cinéma d’exploitation des 70’s. Nul doute que la mariée de sang, armée de la lame de la colère, tranche dans le vif.

IMAGE – Suréchantillonnée*, cette mise à niveau UHD Dolby Vision se démarque par une vibrance accrue de ses couleurs et un meilleur écrêtage de ses hautes luminances. Quant aux détails, ils gagnent en finesse même si la définition reste peu aiguisée. Mais comme pour le grain boueux qui a bien du mal à rester en place, il s’agit d’une limitation de la source. Certes peu esthétiques (quoique non dénuées de charme), ces « blessures » témoignent (sans IA) d’une époque aujourd’hui révolue.

* Sans négatifs coupés (tout comme Inglourious Basterds), une mauvaise habitude des années 2000, c'est le DI 2K qui a été utilisé. Pour avoir un DI 4K, il aurait fallu numériser un à un des milliers de prises (issues de la bobine complète) puis les rééditer ensemble (post-production numérique comprise) pour correspondre au montage du master numérique. Un processus fastidieux et très coûteux non désiré par QT.

SON – Harmonieuse et particulièrement énergique (une dynamique solide), la VO DTS-HD MA 5.1 est une bande-son pleinement engageante à la clarté spectaculaire (le cliquetis des épées) et à la spatialisation active (les effusions de sang dans les surrounds). Les dialogues sont intelligibles, la compilation musicale (juste mémorable) étendue et les basses fréquences serrées (cf. la séquence animée). Moins énervée, la VF (au doublage monotone) n’en reste pas moins combative.

Kill Bill: Volume 2

Provenance : États-Unis | Éditeur : Lionsgate Films | Date de sortie : 21 janvier 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.40
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français (québécois) Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais

Kill Bill: Volume 2
Noté 4 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 7.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Moins de lames, plus de larmes, pour le postlude de l’oraison qui marie western spaghetti, kung-fu pian et tragédie antique dans un dernier battement de cœur faisant place à la rédemption mélancolique. Une œuvre pulp d’une élégance divine, où la vengeance froide s’apaise dans les yeux innocents d’un enfant. Et pour le super-cinéaste Tarantino, l’aboutissement d’une quête de cinéphile dont l’amour pour son amazone blonde transpire de la pellicule avec une infinie justesse.

IMAGE – Tiré du DI 2K (à la demande de QT), ce transfert UHD Dolby Vision manque d’un certain raffinement dans la restitution des détails, très bons au demeurant. Mais contrairement à son aîné, le grain 35 mm est mieux résolu. Parfaitement encodé, il affiche des couleurs plus marquées (entre primaires avivées et désaturation rehaussée chez Pai Mei) et des contrastes grandement améliorés. Les ombres gagnent en densité et les hautes luminances en précision (bye-bye blancs brûlés).

SON – Agréablement large et regorgeant d’une BO éclectique restituée avec une excellente fidélité, ce mixage encodé en DTS-HD MA 5.1 où les dialoguent prévalent est toujours aussi impressionnant dans la confection de ses ambiances environnementales et de ses effusions de violence. Même si dénigrée par son metteur en scène, une piste Dolby Atmos aurait marqué le coup dans le cercueil. Malgré un doublage bien peu vivant et une ampleur moindre, la VF se bat comme il faut.

Vampires (1998)

Provenance : États-Unis | Éditeur : Shout Factory | Date de sortie : 11 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Vampires (1998)
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Alors que les vampires se lèvent dans la poussière du désert, John Carpenter (New York 1997, The Thing) dégaine un western horrifique où les colts font place aux arbalètes et autres pieux. Une série B arrosée à la sueur qui au crépuscule, mord à pleines dents dans le plaisir coupable tout en laissant derrière elle une traînée de sang. Le scope est classieux et James Woods, au cuire aussi épais que son cynisme est acéré, excelle dans son rôle badass entre The Duke et Snake Plissken.

IMAGE – Résultant d’un scan 4K du négatif original 35 mm, ce transfert UHD Dolby Vision magnifie la photographie ultra chaleureuse de Gary B. Kibbe. Les couleurs prédominées par le rouge-orange jouissent d’une richesse accrue et la plage de contrastes, notablement étendue, affiche des noirs mieux délimités (cf. la maison abandonnée du Nouveau-Mexique) ainsi que des lumières exacerbées (les lampes tactiques). Les détails sont plus nets et la texture argentique finement préservée.

SON – Si ses ambiances atmosphériques (rares hormis le vent) prennent feu au soleil, cette bande-son DTS-HD MA 5.1 rythmée par une musique tonitruante (à la fantastique ampleur) ne manque pas de directionnalité (les surrounds ont les crocs) lorsque l’action et les liens télépathiques surviennent. La dynamique assène un bon coup de pied au cul dès que les armes sont sorties, les dialogues sont clairement exsudés par la centrale et le caisson de grave dispense des basses d’outre-tombe.

Le Dernier Voyage du Demeter

Provenance : États-Unis | Éditeur : Shout Factory | Date de sortie : 11 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Le Dernier Voyage du Demeter
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 6 | Vidéo : 9 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Parvenant à éviter le naufrage de par sa direction artistique (de l’horreur gothique qui ne prend pas l’eau), cette traversée cousue de fil blanc (les avaries sont éculées) et bien trop bavarde (l’équipage passe son temps à dialoguer sur des faits déjà survenus) rate son escale pour la peur. Un concept en or (le chapitre du roman de Bram Stoker sur la traversée secrète du compte Dracula en bateau) à la manœuvre ratée, pour un (beau) survival en haute mer à la tension inexistante.

IMAGE – Maintenant sa clarté même dans l’étouffante pénombre de la cale (aux noirs d’encre), ce transfert UHD Dolby Vision incroyablement nette (une captation numérique sans une once de grain) coule son homologue HD. Les textures sont plus fines, la palette colorimétrique plus nuancée et les contrastes mieux employés (cf. les bougies et le clair de lune dans l’ombre). Comme sur le Blu-ray et pour une raison quelconque, de fugaces traces de crénelage sont visibles à l’apparition des CGI.

SON – Le bruit des vagues, les craquements du bois, le souffle du vent et les hurlements au lointain nous transportent sur le pont et dans les cabines du navire à l’aide d’un mix parfaitement équilibré où la spatialisation nourrit pleinement l’espace. Une bande-son Dolby Atmos puissante (la dynamique claque et les basses grondent) et enveloppante, cadencée par le score accablé de Bear McCreary (10 Cloverfield Lane) et les apparitions de la bête, qu’elle rampe à terre ou vol dans les airs.

Cure

Provenance : France | Éditeur : The Jokers | Date de sortie : 06 novembre 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Japonais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Cure
Noté 4 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 9 | Audio : 8

ŒUVRE – Alors que la terreur macère en profondeur, Kiyoshi Kurosawa déclenche l’inception dans ses plus sombres recoins pour dévoiler les ténèbres de l’humanité (submergée par une pulsion de mort) ainsi que les maux de la société contemporaine. Et lorsqu’un officier de police (Kōji Yakusho) et un amnésique s’affrontent dans une bataille de volontés, l’énigme sous hypnose fait une croix sur la conscience. À la lueur d’un briquet, ce polar noir anxiogène ne cesse de hanter la psyché.

IMAGE – Supervisée par le chef op’ Tokuhso Kikimura (à partir du négatif original 35 mm), cette restauration 4K surpasse (et de loin) le vieux master HD (exploité en 2021 par Carlotta). À présent exempte de dégâts et nantie d’une stabilité exemplaire, elle maintient un excellent niveau de détails (textures affermies et granularité retrouvée) tout en apportant de la chaleur à ses teintes (au revoir dérives verdâtres). L’obscurité y est plus impénétrable et l’éclairage, volontier maussade, plus sain.

SON – Moins brouillonne que la précédente piste 5.1 qui de toute façon se focalisait à l’avant, la VO 2.0 (donc fidèle à son mixage d’origine) est d’une subtile efficacité. Inquiétante dans ses ambiances (le vent), clairsemée dans ses effets (volontairement discordants) et profonde dans ses basses, elle évite toute grandiloquence gratuite (même lors du tremblement de terre et des coups de feu) pour exsuder un calme des plus troublant. Les dialogues sont clairs et la saturation inexistante.

Smile 2

Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 19 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.00
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Smile 2
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 10 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Si elle s’accorde une mise en abîme bien sentie du star-système, célèbre pour dévorer ses icônes, cette suite à la mise en scène maîtrisée manque d’originalité vis-à-vis du premier volet. Mais puisque l’effet de surprise n’y est plus, c’est en décuplant ses enjeux et son cauchemar (dans une surenchère mesurée) qu’elle fait montre d’une efficacité redoutable. Lorsque la folie l’emporte sur le gore, l’épatante Naomi Scott sombre dans la paranoïa. De l’épouvante qui donne le sourire ?

IMAGE – Finalisée en 4K, cette captation numérique en 4.5K et 6.5K se voit approfondie en UHD Dolby Vision. D’une exceptionnelle netteté grâce à une résolution renforcée (cf. les panoramas de la ville de New York), des détails augmentés (le make-up et les costumes de scène) et une plage de contrastes accrue (les jaillissements de lumière dans la pénombre sont incroyables), elle profite en outre de l’enrichissement de sa palette colorimétrique (le rouge à lèvres).

SON – Regorgeant d’ambiances et d’effets hors champ (plus ou moins discrets), la VO Dolby Atmos est pourvue d’une activité surround avantageuse et d’une verticalité fan de toutes les performances (répétitions comprises) de la pop star. La musique est particulièrement bien espacée, les bruitages parfaitement intégrés, la dynamique pleine d’énergie (la détonation des coups de fau, les accidents de la route), les basses fréquences allègrement massives et les dialogues toujours clairs.

Kill (2024)

Provenance : Allemagne | Éditeur : Capelight Pictures | Date de sortie : 12 décembre 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Hindi Dolby Atmos
Allemand Dolby Atmos

Sous-titres
Anglais
Allemand

Kill (2024)
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9 | Audio : 9

ŒUVRE – Quand The Raid rencontre Bullet Train, le cinéma populaire indien nous propose d’embarquer à bord d’un massacre ferroviaire où les mandales pleuvent, les armes blanches coupent et le sang coule à flots. Un sommet de bourrinerie qui tire habilement parti de son espace confiné et neutralise la minceur de son scénario (un membre des forces spéciales contrarié à la suite d’une prise d’otage meurtrière) par l’ampleur de ses affrontements à la sauvagerie assumée.

IMAGE – Alors que le disque américain se limite à du SDR, l’édition allemande a été étalonnée en Dolby Vision. En comparaison du Blu-ray, les hautes luminances sont autrement plus détaillées (les lignes électriques, les nuages) et la pénombre, largement moins bruitée, nettement plus lisible. Peu de différence néanmoins du côté de l’espace colorimétrique étendue, si ce n’est une carnation un peu plus brune. Quant à l’apport de résolution, il y a clairement un voile de netteté supplémentaire.

SON – S’il ne s’actionne que trop rarement dans les hauteurs (quelques effets musicaux) et rate de multiples occasions propices à la verticalité (les vibrations du train, le chuintement aérodynamique), ce mixage Dolby Atmos impressionne durablement dans sa répartition horizontale et sa combativité (la dynamique et les basses ne sont pas là pour rigoler). Les coups portés sont très douloureux, le positionnement des assaillants s’officie à 360° et la partition énergique a la vengeance dans la peau.

La Mutante 2

Provenance : États-Unis | Éditeur : Shout Factory | Date de sortie : 11 juin 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

La Mutante 2
Noté 3 sur 5

Artistique : 5 | Vidéo : 9 | Audio : 9

ŒUVRE – Moins sensuelle (Natasha Henstridge est reléguée au second plan) mais plus gore (des naissances « déchirantes »), cette suite qui capitalise sur le succès de sa première fois n’est qu’un resucé masculin se soldant par une succession de morts brutales sans aucune dramaturgie derrière. Michael Madsen (Reservoir Dogs, Kill Bill: Volume 2) ne fait aucun effort, les scènes d’action sont mollassonnes et seuls les effets pratiques tirent ses tentacules du jeu. On est bien loin de l’orgasme.

IMAGE – Issu d’une nouvelle restauration 4K du négatif original 35 mm, ce transfert UHD Dolby Vision émoustille avec ses détails plus intimes (les traits du visage, les corps dénudés), sa palette colorimétrique plus aguicheuse (carnation assainie et primaires mieux saturées) et ses contrastes plus croustillants (les noirs sont plus profonds et les blancs plus brillants). La texture argentique est finement préservée et il n’y a bien que les plans composites qui sont légèrement en deçà.

SON – Usant continuellement des canaux surround (des ambiances confortablement installées et des effets boute-en-train), cette bande-son DTS-HD MA 5.1 offre une belle immersion multicanale avec une grande couverture du spectre. Les basses fréquences frappent fort, la répartition sonore est tangible, les dialogues sont solidement exsudés par la centrale et la partition s’appuie sur une instrumentalisation cristalline. En DTS Neural:X, les survols d’hélicoptères prennent de la hauteur.

Sans retour

Provenance : France | Éditeur : L’atelier d’images | Date de sortie : 04 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Sans retour
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8

ŒUVRE – Alors que les maux du Viêt Nam se déplacent dans les bayous de Louisiane, Walter Hill (Driver, Dead for a Dollar) joue à la guerre en plaçant ses bidasses dans un bourbier contrôlé par les Cajuns. Une descente aux enfers poisseuse à la violence crue et à la mise en scène fiévreuse, où le triomphalisme américain se meurt dans la nature hostile. Par conséquent, le message de ce survival peuplé de « gueules » est clair : nul ne peut impunément empiéter sur le territoire d’autrui !

IMAGE – Basé sur un scan 4K d’un interpositif 35 mm créé en 2001 (le négatif original n’ayant pas été localisé), ce transfert UHD HDR10 préserve la « crasse » de la photographie d’Andrew Laszlo jusqu’aux petits débris lors des effets optiques. Le grain très épais est mieux résolu, les détails ne sont en rien boueux (cf. la finesse des textures), la palette colorimétrique aux teintes plus froides gagne en naturel (le brun marais, les verts) et les contrastes viennent stimuler la luminosité.

SON – Ne manquant ni de poids (le train de fret) ni d’impact (l’explosion de la cabane) pour une bande-son monophonique, la VO est une piste solide déchargée de toute détérioration liée à son âge. Les dialogues sont clairs, l’atmosphère des marécages palpable et la partition magnétique de Ry Cooder d’une appréciable netteté. Même si pourvue d’un doublage toujours aussi exquis, la VF dual mono est beaucoup plus étouffée et se présente avec de nombreuses ambiances en moins.

La Stratégie Ender

Provenance : États-Unis | Éditeur : Lionsgate Films | Date de sortie : 08 août 2023

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.40
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos

Sous-titres
Anglais

La Stratégie Ender
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 10 | Audio : 10

ŒUVRE – Adaptation cinématographique de l’incontournable roman de SF d’Orson Scott Card, ce film d’anticipation profond (mais un peu survolé) aux scènes d’action visuellement bluffantes et aux réflexions humanistes bienvenues (l’État fasciste en prend pour son grade), est guidé par un scénario cruel au propos fort. En meneur d’équipe, le jeune Asa Butterfield est étonnamment crédible. Le Starship Troopers de nos enfants qui donne un coup de pied dans la fourmilière ?

IMAGE – Alors qu’il fallait basculer le mode couleur du lecteur en RGB Plein au lieu du YCbCr (4:4:4) sur le disque paru en 2016 pour éviter que les noirs (magnifiquement profonds une fois remaniés) ne soient délavés, cette nouvelle version corrige le problème. Le reste ne change pas avec un gain en définition évident (une captation 5K tirant avantage de textures plus fines), des couleurs plus riches à la saturation accrue (le jaune des uniformes) et un HDR bien visible (cf. le luxe des éclairages).

SON – Solidement bâtie et singulièrement immersive avec des effets/ambiances balancés de toutes parts (les combats en apesanteur profitent d’une excellente verticalité entre le positionnement des élèves et la directionnalité des lasers) et des basses ardentes (les moteurs-fusées), cette bande-son Dolby Atmos marque par son efficacité. La dynamique excelle, les dialogues restent toujours clairs et la partition de Steve Jablonsky (Transformers) exploite généreusement l’espace.

Thanksgiving: La Semaine de l'horreur

Provenance : États-Unis | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 15 octobre 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (québécois) DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Thanksgiving: La Semaine de l'horreur
Noté 4 sur 5

Artistique : 6.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – S’il renoue avec la tripaille de ses débuts et vomit sa haine du consumérisme forcené, Eli Roth (Cabin Fever, Hostel, Borderlands) lâche un slasher whodunit bien trop inconsistant dans son exécution malgré les effluves enivrants des vieilles franchises des 90’s (où Souviens-toi… l’été dernier préside la table). Un sauté de dinde(s) façon empilage de chair certes goûteux, mais loin du bouquet parfumé de Z de la fausse bande-annonce Grindhouse. Pas de quoi fouetter un pèlerin !

IMAGE – Venant agrémenter son plat, ce transfert UHD Dolby Vision à l’encodage impérissable améliore sensiblement la saveur du Blu-ray. L’augmentation des détails est flagrante (dans les limites d’une captation numérique), la palette colorimétrique plus sucrée (des tons plus malsains aux rouges plus viscéraux) et la gestion des contrastes mieux adaptée. Les sources de lumière (souvent réduites) gagnent ainsi en éclat et l’obscurité (aux ombres profondes) se révèle davantage.

SON – Tout sauf subtile, la VO Dolby Atmos est un délicieux concentré de puissance (la dynamique est sauvage et les basses lourdes) et de directionnalité (un champ sonore méchamment immersif) aux intentions meurtrières caractérisées. Un mixage grinçant où la verticalité est chauffée à point lors de la cuisson au four ! Un peu moins déviante dans sa recette, la VF DTS-HD MA 5.1 n’en reste pas moins ample et généreuse (cf. l’avancée implacable de la foule devant les portes du RightMart).

Les Guetteurs

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 16 octobre 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Les Guetteurs
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 6.5 | Vidéo : 8 | Audio : 9

ŒUVRE – Marchant dans les pas de son illustre père (M. Night Shyamalan), retournement final compris, Ishana tricote un mélodrame secret où les mystères s’accumulent sur les chemins balisés du folk horror. Bien emballé et interprété (Dakota Fanning, Olwen Fouéré), ce film-concept semi-horrifique parvient à ménager son suspense malgré un scénario bancal (personnages sommaires et dialogues surexplicatifs). Se connaître à travers l’autre, c’est se réfléchir dans le miroir des monstres.

IMAGE – Stimulée par un encodage Dolby Vision qui amène de la lisibilité à l’obscurité ambiante et de l’ardeur aux plafonniers du poulailler, cette captation numérique (en 6.5K) s’affiche en outre avec des détails rehaussés (la forêt irlandaise, les vêtements usés) et des couleurs sciemment désaturées où les primaires sont mieux capturées à la lumière du jour. La compression est néanmoins plus visible que les créatures (aux CGI bien intégrés) lorsque le brouillard se lève dans les sous-bois.

SON – Habitée par la présence effrayante des guetteurs (entre murmures et grondements) et la respiration pesante de la nature (le déplacement des oiseaux, le bruissement des arbres), la VO Dolby Atmos joue de sa dynamique lorsque le calme s’installe de trop. Les effets sont subtilement distribués à l’arrière et dans les hauteurs, le canal LFE délivre des ultra basses notables et les dialogues sont clairs. Moins précise mais bien répartie, la VF lossy est pourvue d’un doublage soigné.

Madame Web

Provenance : France | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 19 juin 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Madame Web
Noté 3 sur 5

Artistique : 4 | Vidéo : 9 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Continuant de tisser (n’importe comment) sa toile sans Spider-Man, le SSU (Venom, Morbius) se perd complètement avec cette origin story inconséquente qui avance à l’aveugle. Les fils narratifs pendouillent de tous côtés, les dialogues sont d’une niaiserie atterrante, les effets de mise en scène sont ringards, les acteurs pensent jouer dans une télénovela et les scènes d’action, pas bien palpitantes, sont très mal découpées. Pire qu’un échec, un désastre nullement héroïque.

IMAGE – Plus belle qu’en HD mais toujours aussi plate et quelconque, la photographie de Mauro Fiore (Spider-Man: No Way Home) revêt un costume Dolby Vision qui vient magnifier la brillance des éclairages, la profondeur de la nuit (comme lors du combat final) et la saturation des couleurs (la verdure au Pérou). Résolution accrue oblige, les plans fourmillent d’encore plus de détails (cf. la combinaison d’Ezekiel). Hormis du grain numérique sur une poignée de plans, l’encodage est solide.

SON – Entre la jungle urbaine (les effets de foule, la circulation routière, les lignes de métro) et les visions de Cassie (les évènements à venir se superposent avec un volume différencié), la VO Dolby Atmos use avec autant de précision que de générosité de tous les canaux à disposition. Bardée de bruits, cette bulle acoustique effective parvient de surcroît à conserver la clarté des dialogues. Aussi ample et puissante, la VF lossless doit juste mettre pied à terre du fait de sa répartition horizontale.

Sicario

Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 06 décembre 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.40
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Français

Sicario
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Mené par une femme forte au regard tétanisé (incarnée par Emily Blunt) et saupoudré de scènes d’action à la violence ciselée, ce narco-polar crépusculaire s’arme de la mise en scène racée de Denis Villeneuve (Blade Runner 2049, Dune) pour instaurer une tension suffocante dans un Mexique qui se meurt. Profondément pessimiste, alors que la vengeance et la justice se confondent dangereusement, il enlève la sûreté et tire à balles réelles sur le mal qui est en chacun de nous.

IMAGE – Des détails qui gagnent en précision (les traits faciaux, la décoration d’intérieur, les fibres textiles, l’usure des bâtisses), une palette colorimétrique plus riche (la gradation beige ocre, la vision nocturne) et des contrastes mieux sculptés (la pénombre en profite pleinement) sont enrôlés par ce solide transfert UHD HDR10 où le réalisme accru des sources lumineuses (plus éclatantes) aide à la gestion des contre-jours (l’intérieur des Chevrolet Tahoe est à présent visible de la lunette arrière).

SON – Une image sonore ample et immersive à la frontale bien large, aux basses vrombissantes, à la scène arrière tenace (l’agitation urbaine, les fusillades), aux dialogues clairs et à la musique viscérale. Grâce à sa verticalité (l’explosion inaugurale avec ses chutes de débris, le survol des hélicoptères, les résonances dans les tunnels), la VO Dolby Atmos sort victorieuse (de la guerre des cartels) face à la (très bonne) VF DTS-HD MA 5.1. Le doublage français est bien incorporé au mixage d’origine.

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…

Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 10 janvier 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.77
SDR | BT.709
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée…
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 7.5 | Audio : 7

ŒUVRE – Adaptée du roman biographique éponyme et dédiée à trois victimes réelles, cette œuvre de témoignage sur la spirale nauséeuse d’une jeunesse en perdition montre sans détour (et sans voyeurisme) les ravages de la drogue. Une descente aux enfers dans le Berlin underground (et sans échappatoire) du milieu des années 70, qui capture la détresse d’une adolescente en mal d’identité (magistralement interprétée par Natja Brunckhorst) avec un réalisme cru parfois insoutenable.

IMAGE – Hormis une marque de chewing-gum à présent floutée (la société ayant été rachetée), un plan en miroir (pour corriger une erreur de continuité) et une atténuation plus ou moins poussée du grain, ce transfert UHD SDR tiré d’un scan 4K des négatifs originaux 35 mm domine de la tête et des épaules le Blu-ray de 2009. L’image a été nettoyée (encore de rares points blancs), les détails se sont procurés de la précision et la palette colorimétrique (toujours glauque) a été avivée.

SON – Seringuée par l’univers musical hypnotique de David Bowie, la VO remixée en 5.1 demeure fidèle à ses origines monophoniques (la scène avant continue de prédominer) tout en spatialisant çà et là de toutes petites ambiances (la vie urbaine). Totalement anémique et enregistrée à un volume sonore anormalement bas, la VF dual mono est particulièrement déséquilibrée avec son doublage (peu convaincant et parfois sourd) venant étouffer une grosse partie des bruitages.

Phase IV

Provenance : États-Unis | Éditeur : Vinegar Syndrome | Date de sortie : 27 février 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Phase IV
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8

ŒUVRE – À l’ère numérique, alors que l’IA et les réseaux sociaux transforment notre manière de penser et d’agir en tant que société, cette SF métaphysique avant-gardiste résonne plus que jamais quand elle questionne l’intelligence (collective et individuelle), la nature de la conscience et notre place dans l’univers. Une pépite des 70’s étonnamment minimaliste mais fourmillant d’idées, où le microcosme et le macrocosme se confondent dans une horreur cosmique sur la fin de l’Humanité.

IMAGE – Issu d’un scan 4K du négatif original 35 mm, ce transfert UHD HDR10 du montage cinéma offre des détails autrement plus texturés que par le passé (cf. la macrophotographie), des couleurs plus richement saturées (le poison jaune) et des contrastes plus confiants (des noirs densifiés et des sources lumineuses renforcées). L’importante granularité est pleinement préservée et malgré des dégâts (comme de nombreuses taches) lors des jeux d’optiques, la source est en bon état.

SON – Très expérimentale et dépourvue de basses fréquences, cette bande-son 2.0 mono faisant communiquer les fourmis (de par d’astucieux sons amplifiés) est d’une grande clarté. Les dialogues sont nets, la musique électronique ne souffre d’aucune distorsion et les effets sonores, notamment les insectes grouillants, instaurent une angoisse de plus en plus palpable. Disponible sur le 2nd Blu-ray, la Preview Cut propose deux pistes, l’une sans narration (London) et l’autre avec (California).

Joker: Folie à deux

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 12 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.90, 2.20
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Anglais
Français

Joker: Folie à deux
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8.5 | Vidéo : 10 | Audio : 9.5

ŒUVRE – À contre-pied de son prédécesseur (revu par le prisme du procès) et se détournant des attentes en sanctionnant par la peine de mort l’icône politique créée (malgré lui), ce mélodrame 100% dépressif et quasi introspectif consume son idole (le rideau tombe sur l’illusion réaliste) alors que le « trouble psychotique partagé » s’accompagne d’un show musical désenchanté, interprété en live par un duo (Phoenix/Gaga) qui mène la danse. Après l’ascension, la chute d’un psychotique !

IMAGE – Pensée pour l’IMAX, cette captation numérique de pointe (jusqu’en 6.5K) qui alterne entre deux ratios (1.90 et 2.20) profite pleinement des attraits du support 4K Ultra HD. Un gros voile de netteté supplémentaire officie tout du long, la légère texture granuleuse (ajoutée en post-prod) est davantage palpable, les couleurs luxuriantes lors des évasions musicales usent à fond du WCG et la gestion des contrastes, sophistiquée, a été améliorée (obscurité renforcée et éclairages affinés).

SON – Des ambiances carcérales aux reprises des standards jazz pop des 60’s en passant par les plaidoiries au palais de Justice, cette bande-son Dolby Atmos (en VO et VF) use de toute la scène à disposition (malgré une verticalité discrète) pour échafauder un univers acoustique de plus en plus lourd et punitif. Les dialogues sont clairs (un doublage français soigné), la spatialisation détaillée, les effets surround efficients et la dynamique, notamment lors des numéros musicaux, très marquée.

Ghosts of Mars

Provenance : États-Unis | Éditeur : Shout Factory | Date de sortie : 11 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Ghosts of Mars
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 9

ŒUVRE – Franc-tireur insensible aux modes, le « maître de l’horreur » crache à la gueule de l’expansionnisme territorial avec ce western galactique outrancier au casting couillu, à la kitschitude garantie et au rythme effréné. Un festival trash metal bourrin au charme rétro certain, où Big John revisite sous un angle féminin (la badass Natasha Henstridge) une grosse partie de sa filmographie*. Et malgré un budget restreint (28 M$), ce défouloir bis manifeste d’un savoir-faire évident.

* Initialement prévu pour être le 3e volet de la franchise mettant en scène l’anti-héros Snake Plissken, Escape from Earth est devenu Ghosts of Mars (une fois le scénario adapté avec « Desolation » Williams) suite à l'échec au box-office de Los Angeles 2013. Pas étonnant donc de retrouver dans cette préparation dingo relevée d'une touche d'Assaut, de Fog et de The Thing, des ingrédients de New York 1997.

IMAGE – Tiré d’un scan 4K du négatif original 35 mm, ce transfert UHD DV à l’encodage robuste est une mise à niveau significative vis-à-vis de son homologue HD. Le grain argentique est plus finement texturé, les détails profitent d’une précision nettement accrue (même si les compositions optiques sont plus épaisses), la palette colorimétrique à la carnation assainie (trop rosée par le passé) affiche une teinte rouge/orange élargie et les contrastes captent mieux l’obscurité de la nuit.

SON – Dynamique agressive, hard rock envoyant du lourd et scène arrière enragée pour une bande-son DTS-HD MA 5.1 qui cogne dur. Et entre des aigus loin d’être atténués et une directionnalité en effervescence, les baisses de régime du précédent mixage Dolby TrueHD ne sont plus qu’un lointain souvenir. Même lorsque le chaos fait rage, les dialogues et les effets atmosphériques restent d’une grande clarté. Ce n’est certes pas d’une grande finesse, mais c’est foutrement spectaculaire.

Constantine

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 12 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Constantine
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 8.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Tout à fait consensuel et d’un sérieux mortel, ce polar fantastique adapté de la série de comics cynique et désinvolte Hellblazer reçoit, Dieu merci, la bénédiction d’enjeux captivants, d’une direction artistique réussie, de personnages ambigus et d’une mise en scène appliquée. Sorti des Enfers, Keanu Reeves (Speed, Matrix, John Wick) prête ses traits à un John Constantine laconique et blasé qui dézingue du démon la clope au bec en faisant un doigt d’honneur à Satan.

IMAGE – Même si limité par le rendu 2K des plans contenant des CGI (bien plus doux et rugueux), ce transfert UHD Dolby Vision tiré d’un scan 4K du négatif original 35 mm envoie dans les flammes son confrère HD. Les détails fins gagnent en finesse, la texture argentique empoigne davantage les lieux, l’esthétisme brûlant se voit augmenté (l’éclairage rouge chez Papa Midnite) et les contrastes, pleinement réhaussés, solidifient les ombres et les sources lumineuses (les flashs du Holy Shotgun).

SON – Un remixage Dolby Atmos qui, de la partition orchestrale luciférienne au brouhaha des rues de Los Angeles en faisant un petit détour par les terres brûlées de l’Enfer, exorcise toutes les enceintes disponibles pour un paysage sonore particulièrement enveloppant. La dynamique hurle, les basses grondent, la scène arrière s’agite et les canaux de hauteur sont au Paradis (la pluie, le vent, les créatures ailées). Ancrée au sol et très étroite, la VF n’est pas aussi positivement chaotique.

Panic Room

Provenance : France | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 26 mars 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Panic Room
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 7.5 | Audio : 10

ŒUVRE – Pris entre quatre murs d’un scénario basique mais ingénieux du prolifique David Koepp, Fincher (Se7en, The Killer) redéfinit l’angoisse hitchcockienne dans ce Fenêtre sur cour 2.0 (qui cambriole Les Chiens de paille) où se multiplient les points de vue. Un exercice de style en huis clos d’une grande virtuosité formelle, pour un home invasion de référence à l’interprétation de haute volée (Jodie Foster, Forest Whitaker, Kristen Stewart, Jared Leto) et à la tension paranoïaque.

IMAGE – Supervisé par le réalisateur, ce remastering 4K Dolby Vision issu d’éléments 2K (finalisés en DI en 2002) est tempéré par certaines limitations de l’époque (les CGI de résolution inférieure). Il n’empêche que les détails sont plus nets, les couleurs glaciales renforcées et les contrastes bien plus naturels (cf. les éclairages tamisés). Mais voilà, les modifications numériques*, l’application de DNR (un grain par trop adouci) et l’amélioration des contours font baisser la valeur du bien immobilier.

* Déjà à l'œuvre sur la restauration 4K de Se7en, l'IA a été utilisée pour du révisionnisme sur les rideaux dans la chambre de Meg Altman (au voilage à présent parfaitement parallèle), plusieurs ombres (tout simplement retirées), l'opacité de certaines fenêtres, les lasers de la Panic Room et j'en passe. Autre joyeuseté, l'affichage du logo Coca-Cola sur une canette et l'ajout de nombreux lens flare.

SON – Ultra immersive puisque chargée d’atmosphères feutrées et d’effets plus (les bruits venant de l’extérieur de la pièce de sécurité sont étouffés à l’intérieur) ou moins (les coups de feu) discrets à la directionnalité hors-norme (le déplacement des intrus), cette bande-son Dolby Atmos façonne un terrain de jeu angoissant où la présence de la verticalité (très audible) et la profondeur accrue des basses (très impactantes) se distinguent du (très bon) mixage de la VF DTS-HD MA 5.1.

City of Darkness

Provenance : États-Unis | Éditeur : Well Go USA | Date de sortie : 19 novembre 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Cantonais DTS:X
Cantonais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

City of Darkness
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 9 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Cette bombe d’énergie où Soi Cheang (Limbo) marche dans les pas de Time and Tide et Crazy Kung-Fu, adapte le manhua éponyme non sans galvaniser un public friand d’arts martiaux. Car s’il est question de survie et d’une spirale vengeresse dans une jungle de béton cinégénique, cette revisite épique et romanesque d’un épisode sombre de l’histoire de Hong Kong n’est qu’un prétexte à une tornade de bastons de hautes voltiges. Un hommage dantesque au ciné HK de l’âge d’or !

IMAGE – Bien qu’il s’agisse d’une mise à l’échelle, cette version 4K étalonnée en Dolby Vision met KO le Blu-ray. Les détails fins sont nettement améliorés (le tissage des vêtements, les câblages, le délabrement du bidonville), la palette colorimétrique ressort davantage (les rouges, les jaunes et les verts sont bien plus éclatants) et les contrastes ont été accentués. Les niveaux de noir se révèlent plus denses (cf. les ruelles des niveaux inférieurs) et les sources lumineuses largement plus intenses.

SON – Cadencées par un Kenji Kawai en feu, les VO 3D font montre d’une ampleur grandiloquente et d’une activité arrière proprement fantastique. Extrêmement bien séparés, les effets et autres ambiances enveloppent la pièce. La verticalité se fait remarquer (la population de la citadelle de Kowloon, le vent, les avions), le canal LFE cogne dur et les dialogues sont exsudés avec clarté par la centrale. Plus énergique et physique, la proposition DTS:X est exclusive au disque 4K Ultra HD.

Shaft (2019)

Provenance : États-Unis | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 24 septembre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.40
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Shaft (2019)
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 10 | Audio : 9

ŒUVRE – Dernier opus en date de la franchise Shaft, cette cuvée 2019 remet à la carte la recette de la blaxploitation (dont Les Nuits rouges de Harlem est le film emblématique) en la modernisant d’une sauce consensuelle de blockbuster. Nettement moins rugueuse et contestataire, cette comédie policière intergénérationnelle (John, son neveu et le fils de ce dernier) n’en reste pas moins cool et très divertissante avec un Samuel L. Jackson show qui prête régulièrement à sourire.

IMAGE – Plus détaillé (cf. les textures des lieux urbains visités) et contrasté (des noirs plus profonds) que son homologue HD, ce transfert UHD HDR10 en tout point sublime améliore aussi grandement la palette colorimétrique aux teintes terreuses (où les primaires se détachent violemment dans les clubs et les choix vestimentaires) et les différents éclairages (la lumière du jour, les néons et les ambiances intérieures bénéficient d’une tout autre intensité) de la photographie.

SON – Mixée avec précision et pourvue d’une dynamique solide, la bande-son Dolby Atmos assure grave. Les effets d’action (les coups de feu, les moteurs rugissants) sont aussi bien spatialisés qu’ils font gronder le subwoofer, les surrounds font vivre les environnements, la scène aérienne suit bien les évènements à l’écran (la musique en boîte, certaines voix, la fusillade introductive, etc.), le score composé par Christopher Lennertz a du coffre et les dialogues restent clairs.

Stuber

Provenance : États-Unis | Éditeur : 20th Century Fox | Date de sortie : 15 octobre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | HDR10+ | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (québécois) DTS 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Stuber
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 9.5

ŒUVRE – En multipliant les situations comiques et les scènes de violence musclées sans se soucier d’une quelconque crédibilité, cette comédie d’action « Uber » où l’humour né des différences entre les deux protagonistes principaux (l’improbable duo Bautista/Nanjiani fonctionne) tape dans le mille. Et si elle ne fait vraiment pas dans la dentelle, elle assume complètement son parti pris où les rires fusent autant que les balles. Une course sous couverture cinq étoiles ?

IMAGE – Tout simplement impressionnant, ce transfert UHD HDR10+ voit sa définition renforcée (les extérieurs), ses détails accentués (les éléments de décoration, les articles de sport), sa palette colorimétrique rehaussée (la garde-robe bleue, les teintes oranges dans l’appartement de Vic), ses contrastes solidifiés (les lieux faiblement éclairés sont pourvus d’arrière-plans plus distincts) et ses sources lumineuses intensifiées (la lumière du jour, les éclairages nocturnes, les lampes intérieures).

SON – Expressive et immersive, cette bande-son Dolby Atmos s’en donne à cœur joie pour nous embarquer avec ludisme dans l’aventure. L’activité multicanale déborde de partout, la dynamique d’ensemble est redoutable, le score est pêchu et les basses ne manquent pas de fougue. Moins furibonde et (comme de bien entendu) privée de la verticalité de sa consœur 3D (les résonances, la pluie, les ambiances citadines), la VF assure tout de même la course avec professionnalisme.

Angel Heart

Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 1er mars 2023

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Angel Heart
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 8 | Audio : 7

ŒUVRE – À la croisée du polar et du fantastique, ce film noir à l’aura inquiétante et à l’ambiance moite est porté par un casting de légende (Mickey Rourke, Robert De Niro, Charlotte Rampling) qui, dans le jardin du mal, se retrouve face à un puzzle narratif obscur aux scènes oniriques (ou non) mémorables. Inclassable et profondément étrange, ce Faust sauce vaudou ne souffre aujourd’hui que de ses SFX, rares mais clairement dépassés. Fouiller la mémoire, c’est y trouver le Démon !

IMAGE – Restaurée à partir d’un nouveau scan des négatifs originaux 35 mm et approuvée par Alan Parker, l’image flambant neuve de ce master 4K est autrement plus convaincante que par le passé. Outre des couleurs plus saines (les dérives verdâtres sont de l’histoire ancienne), des ombres plus pénétrantes et des hautes luminances mieux écrêtées (les vues du ciel), une attention particulière a été portée au nettoyage, au respect du grain argentique (poisseux) et à la résolution des détails.

SON – Même si suffisamment dynamique et ouverte (comme lorsque les pluies atmosphériques envahissent la scène arrière) pour une bande-son vieillissante aussi intimiste, il n’empêche que la spatialisation rudimentaire sur les surrounds ne fait aucun doute quant à la nature up-mixée de la VO. Plus frontale et terne (cf. le doublage) même si l’espace stéréo existe bel et bien, la VF (2.0 surround) laisse de côté les basses sans pour autant délaisser les ritournelles malaisantes du score.

X-Men: Dark Phoenix

Provenance : France | Éditeur : 20th Century Fox | Date de sortie : 16 octobre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | HDR10+ | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

X-Men: Dark Phoenix
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9.5 | Audio : 10

ŒUVRE – Loin de la catastrophe industrielle annoncée même si la franchise est clairement à bout de souffle, cet ultime volet de la saga X-Men est une tragédie à hauteur d’homme qui privilégie les sentiments humains aux scènes d’action cosmiques (bien spectaculaires au demeurant). Et en dépit d’un scénario trop linéaire qui reste en surface, cet adieu faisant la part belle aux femmes est loin de démériter, surtout que le grand spectacle mutant est un peu moins vain qu’à l’accoutumé.

IMAGE – Une excellente facture technique qui nous gratifie d’une définition sans faille, d’un niveau de détails élevé, de couleurs particulièrement riches et de contrastes magnifiques. Le piqué est plus pointu (les costumes, les visages, les décors), la palette colorimétrique aux primaires mieux saturées (les rouges et les bleus) est plus joliment nuancée, l’obscurité est davantage dessinée et les sources lumineuses sont encore plus notables (les éclairs de Tornade, les embrasements de Jean Grey).

SON – D’une ampleur faramineuse et toujours harmonieuse, la VO Dolby Atmos est une bande-son redoutablement immersive au canal LFE ultra-puissant (la déflagration des explosions), à l’activité surround incroyable, aux placements verticaux spectaculaires (le décollage de la navette spatiale, la présence extraterrestre sur le toit du train) et au score dramatico-épique fidèlement retranscrit. Plus « calme » sans être honteuse, la petite VF sort ses tripes malgré des voix quelque peu en retraits.

Double Détente

Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 23 octobre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Double Détente
Noté 3 sur 5

Artistique : 6 | Vidéo : 8 | Audio : 7

ŒUVRE – Un buddy movie bourré d’action et d’humour sarcastique (les punchlines tuent) au charme vintage, où le duo de flics antithétiques formé par Schwarzy (le soviet taciturne) et Belushi (le yankee extraverti) masque tant bien que mal l’enquête basique qui se joue et les stéréotypes vivants que sont les personnages (surtout le méchant). Vue par Walter Hill (Sans retour, Dernier recours), la coexistence pacifique est un remaniement de son 48 Heures.

IMAGE – Présentée en Dolby Vision et tirée d’un scan 4K, l’image profite d’une définition accrue (les décors), de détails plus fins (les visages, les vêtements), d’un grain 35 mm plus harmonieux (même si dense par nature), de couleurs plus chaudes (la carnation) et mieux saturées (les rouges et les bleus), d’une pénombre dûment débouchée et de sources lumineuses améliorées (les éclairages nocturnes). Reste quelques points blancs, des douceurs et un léger recadrage (un p’tit zoom avant).

SON – Même si limitée à l’arrière, la VO 5.1 est largement plus ambitieuse que la totalement plaquée à l’avant (et étriquée) VF. Sèche et volontairement exagérée, elle se donne à son maximum (surtout lorsque la bande-originale signée James Horner se fait entendre) malgré un sound design daté (les bruitages lors des différentes bastons sont ridicules). Pour votre information, il s’agit du premier film où la légende du doublage français Daniel Beretta a prêté sa voix à Arnold Schwarzenegger.

Zootopie

Provenance : États-Unis | Éditeur : Disney | Date de sortie : 05 novembre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (québécois) Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

Zootopie
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 10 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Truffé de références à la pop culture, rythmé par une inventivité constante, saupoudré d’un humour drôlement intelligent et peuplé de personnages attachants, ce buddy movie animalier où l’enquête est habilement menée est un véritable bijou animé signé Disney. Quand l’utopie animale déconstruit les préjugés, l’anthropomorphisme dénonce les travers sociaux des humains. Sur fond d’égalité et d’amitié, une ode au vivre ensemble en peau de lapin.

IMAGE – La richesse des détails, la finesse des textures (les fourrures), la variété des couleurs (souvent pimpantes) et la cohérence des contrastes permettent à cette présentation UHD HDR10 d’atteindre les plus hautes sphères qualitatives du format. Vis-à-vis du Blu-ray, l’amélioration des détails fins, la brillance toute neuve des sources lumineuses (les éclairages intérieurs, les reflets sur l’eau) et la subtilité accrue des teintes (le pelage roux de Nick Wilde) creusent la différence.

SON – Des voix vivantes, une spatialisation rigoureuse, des effets subtils diffusés sur l’ensemble des canaux et une bande originale remuante. Mais mixage « Dolby Atmouse » oblige, si ce n’est pour les basses, solides lors des scènes d’action, il ne faudra pas hésiter à pousser le volume pour profiter de cette piste sonore 3D à la dynamique moyennement violente. Pas aussi immersive (ambiances moins prononcées et scène aérienne absente), la VF a quand-même du mordant.

Rocketman

Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 09 octobre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Rocketman
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 9 | Audio : 10

ŒUVRE – Biopic exubérant et comédie musicale surexcitante, Rocketman embrasse la vie hors du commun de Sir Elton Hercules John au sein d’une thérapie pleine de fantaisie où la solitude et la gloire vont de pair. Rythmée par les tubes réorchestrés de la pop-star et emmenée par la performance d’un Taron Egerton fantasque, cette partition en paillettes d’or qui évite les pièges de l’hagiographie est l’anti Bohemian Rhapsody. Sexe, drogue et rock’n’roll !

IMAGE – D’une excellente facture technique, ce transfert UHD Dolby Vision se pare d’une définition précise, de détails plus nets (les visages, les vêtements), de couleurs plus chatoyantes (les costumes du chanteur caméléon), de contrastes plus éclatants (les blancs sont étonnants), de noirs beaucoup plus profonds (les concerts en profitent bien) et de sources lumineuses nettement plus audacieuses (les projecteurs, la grande roue, les flashs, l’enseigne du Troubadour).

SON – Sensationnelle, la piste Dolby Atmos tire profit de tous les canaux lors des séquences musicales à l’énergie folle. Les sons proviennent de toutes les directions, les basses sont merveilleuses et les voix ne se noient jamais dans cette cacophonie maîtrisée. Le reste du temps, les ambiances sont bien restituées (l’agitation urbaine, les acclamations de la foule) et les dialogues clairement présentés. Ni aussi enveloppante ni aussi ample, la VF lossy est moins impressionnante.

L'Amour ouf

Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 19 février 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Français Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français
Anglais

L'Amour ouf
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Profondément éprise de cinéma (un peu trop pour son propre bien), cette romance sur fond de film de gangsters est une folle fresque rocambolesque aussi ambitieuse (elle s’étale sur près de 20 ans) que violente faisant vibrer le cœur trois heures durant. Et même si peu nuancé et naïf, ce flirt entre Scorsese et West Side Story mû par une bande originale incroyable et prenant corps dans un casting XXL (comme tout le reste), donne envie d’aimer plus que tout car le reste n’est rien !

IMAGE – Chaude et étreinte par la douceur de sa lumière puis froide et oppressée par la dureté de ses éclairages, cette passion dévorante captée en numérique (tout en ayant le béguin pour une fausse texture argentique) repose sur un transfert UHD Dolby Vision engagé. Les détails sont plus nets (les visages, les paysages industriels du Nord), les couleurs plus chatoyantes (spécialement les bleus et les rouges) et les contrastes renforcés (luminosité accrue et obscurité affermie).

SON – Aussi vibrante que l’histoire d’amour passionnelle qu’elle accompagne, cette piste sonore Dolby Atmos bat au rythme d’une playlist iconique, personnage à part entière venant caractériser les sentiments des deux protagonistes. La dynamique est électrique (cf. le coup de feu déterminant), les dialogues bien clairs, la spatialisation particulièrement large (bonne exploitation du hors-champ) et le canal LFE énergique. Même si ponctuelle, la verticalité est là (la pluie, les carambolages).

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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