Point de rapatriement d’anciens tests 4K Ultra HD pour ce nouveau numéro du Bazar, seulement de la nouveauté. Il faut dire que les sorties commencent à se bousculer de par le monde, le support ayant enfin trouvé son rythme de croisière depuis sa parution début 2016. De fait, il m’est devenu impossible de tenir la cadence… C’est pour cette raison que certains disques seront dès à présent testés sous une forme plus réduite dans le Bazar. Mais rassurez-vous, mes articles plus longs et détaillés vont continuer d’être publiés comme si de rien n’était (The Host et Le Cinquième Élément arrivent sous peu). Bonne lecture.

Sommaire

Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?

Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?

Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 29 novembre 2023
Format 1.85 – DI 4K – Dolby Vision | Anglais DTS-HD MA 5.1 – Français Dolby Digital 2.0
Artistique : 8 | Vidéo : 7 | Audio : 8

Quand l’Inspecteur Harry (qui tire sur tout ce qui bouge) fait équipe avec le trio ZAZ (Zucker, Abrahams et Zucker), le cop show à l’américaine est parodié avec bienveillance dans un classique de l’absurde adapté de la série Police Squad. Et alors que le regretté Leslie Nielsen s’en donne à cœur joie en policier gaffeur, gags burlesques intemporels et non-sens de génie font mouche. Vous avez dit culte ? Le 4K Ultra HD édité par Paramount recourt aux pistes sonores existantes du Blu-ray de 2011. Plus large que la monophonique VF (au doublage désopilant), la VO multicanale bénéficie d’une bonne clarté générale (les coups de feu, les ambiances du gymnase et du stade) à quelques effets près (l’atterrissage de l’avion juste après le générique de début). L’immersion frontale officie (l’activité surround est très discrète), la musique est bien espacée et les dialogues sont pleinement centrés. Issue d’une nouvelle restauration 4K (à partir d’un scan des négatifs originaux 35 mm) et étalonnée en Dolby Vision, l’image admirablement nettoyée et encodée (aucun problème compressif ne survient durant le visionnage) déçoit un peu quand elle emploie de-ci de-là un traitement numérique bien visible (des douceurs dues à l’emploi modéré de DNR) alors qu’elle enchante le reste du temps (dans 80 % des cas) avec sa structure granuleuse robuste, ses détails autrement plus précis (la drôle de frimousse de Frank Drebin, les élégantes tenues de Jane Spencer), sa palette colorimétrique solidifiée (cf. la vivacité accrue des primaires) à la carnation plus saine, ses contrastes renforcés (des noirs agréablement profonds et des blancs merveilleusement purs) et ses sources lumineuses à la pétillance inédite (la lumière du jour, l’explosion de la boutique de feux d’artifice). Tel le nain devant l’urinoir, cette édition se devait de placer la barre très haut !

Sharknado

Sharknado

Provenance : Allemagne | Éditeur : M-Square Pictures | Date de sortie : 08 décembre 2023
Format 1.78 – DI 4K – SDR | Anglais DTS-HD MA 5.1 – Allemand DTS-HD MA 5.1
Artistique : 5 | Vidéo : 8 | Audio : 8

Précédée d’un énorme buzz, cette production The Asylum au concept aussi débile qu’improbable à base de tornades démesurées remplies de requins affamés tient étonnamment bien ses promesses, et s’érige comme un nanar cartoonesque terriblement fun où le scènes WTF (les requins qui nagent entre les voitures, le héros qui abat les squales avec un revolver alors qu’ils sont dans les airs et qui en coupe un en deux à l’aide d’une tronçonneuse, le sauvetage des enfants dans le bus, le requin-marteau qui écrabouille un passant, le final avec l’hélicoptère) jamais dénuées de sang, les acteurs enthousiastes, les effets spéciaux douteux et les faux raccords rigolos (le niveau de l’eau n’est jamais le même, le ciel passe d’un plan à l’autre de dégagé à couvert, les véhicules circulent en arrière-plan comme si de rien n’était) combleront les nanardeux et/ou les curieux. Pour cette édition 10e anniversaire nommée « re-issue » (avec cinq minutes supplémentaires de « More Sharks » et « More Nado »), le studio a bichonné sa remastérisation SDR… Scan 4K, CGI retravaillés dans cette résolution et nouvel étalonnage effectué de A à Z par son réalisateur. Les détails sont de fait autrement plus fins que par le passé, les SFX low budget bien mieux définis, les contrastes nettement rehaussés et la palette colorimétrique à présent chaleureuse curieusement pimpante (alors qu’elle était neutre et tristounette sur le précédent Blu-ray). Quant à l’aliasing et au color banding qui étaient beaucoup trop visibles sur certains plans truqués, il n’en reste plus qu’une petite poignée (certainement ceux inhérents à la source). Plutôt équilibrée et d’une clarté certaine au vu de son petit cachet, la VO DTS-HD MA 5.1 dispose de voix intelligibles, d’une scène avant bien espacée, d’effets précis (les mouvements de l’eau, la localisation du tonnerre), d’une activité surround régulière (la pluie battante, le déplacement des requins) et de basses expressives. Oh Hell Yeah, ce junk food tourbillonne comme jamais pour fêter sa préadolescence !

R.I.P.D.: Brigade fantôme

R.I.P.D.: Brigade fantôme

Provenance : France | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 07 décembre 2022
Format 2.39 – DI 2K – HDR10 | Anglais DTS:X – Français DTS 5.1
Artistique : 7 | Vidéo : 9.5 | Audio : 10

Adaptée du comic book éponyme, cette rencontre opportuniste de SOS Fantômes et Men in Black engendre une comédie fantastique rythmée et tape-à-l’œil riche en scènes d’action trépidantes, en créatures surnaturelles, en effets spéciaux spectaculaires (certes ostensibles) et en répliques amusantes (même si bas de plafond). Avec du recul et malgré son scénario fantôme, ce buddy movie anachronique (du old school emballé d’un carré de modernisme visuel) mené par un tandem de choc (Ryan Reynolds et Jeff Bridges) s’avère être un divertissement très sympathique où le fun aligne les bastos. Déjà magnifique en 2013 lors de sa parution en Blu-ray, cette image vernis profite dix ans plus tard d’une mise à niveau UHD HDR10 substantielle. D’une clarté constante et parfaitement résolue, elle déploie des détails à la précision accrue (les pores des visages, les bâtiments en arrière-plan), une palette colorimétrique emplie d’encore plus de vie (les primaires sont explosives) et des contrastes joliment ajustés (les noirs sont d’une toute autre densité et les blancs plus saisissants) venant renforcer l’impact des sources lumineuses (comme les flammes ou les tubes halogènes dans les locaux de la RIPD). Des pistes sonores dynamiques et immersives (toutes les enceintes sont à la fête) à la spatialisation précise, aux effets dévastateurs (les coups de feu), à la scène arrière très sollicitée (elle « crache » sans discontinuer), aux basses redoutables et à la musique (composée par Christophe Beck) électrisante. Et si la petite VF DTS 5.1 ne manque vraiment pas de verve, dites-vous que la VO DTS:X est juste MONSTRUEUSE avec son intensité décuplée et sa verticalité agitée (souvent liée à la présence des « crevures »). Avec ce très démonstratif 4K Ultra HD, cette distraction fantastique mérite d’être réhabilité !

L’Étrange Noël de Monsieur Jack

L’Étrange Noël de Monsieur Jack

Provenance : France | Éditeur : Disney | Date de sortie : 04 octobre 2023
Format 1.67 – DI 4K – HDR10 | Anglais DTS-HD MA 7.1 – Français Dolby Digital 5.1
Artistique : 8 | Vidéo : 9 | Audio : 8.5

Premier long métrage à exploiter la technique de stop-motion, L’Étrange Noël de Monsieur Jack de Henry Selick est un conte macabre et poétique d’une incroyable originalité (remercions l’imagination de Tim Burton), qui fait s’entrecroiser l’univers féerique de Noël et l’univers terrifiant d’Halloween sous la forme d’une pseudo comédie musicale (la bande originale du grand Danny Elfman est mythique) parsemée d’étonnantes créatures (le personnage culte de Jack). Et pour son 30e anniversaire, ce beau conte de Noël qui sort des sentiers battus a bénéficié d’une sortie 4K Ultra HD digne d’éloge… Si ce n’est du côté de la VF, bien moins pêchue que par le passé (le DTS du précédent Blu-ray a laissé place à du Dolby Digital) et essuyant des voix étouffées. Envoûtante malgré des basses timides, la VO DTS-HD MA 7.1 mise avec succès sur le rendu des chansons et exploite généreusement la scène arrière (contrairement à la plus frontale VF) pour pleinement nous immerger dans ce carnaval de l’étrange où les ambiances funèbres se répandent de partout. Consolidé par un encodage irréprochable (le brouillard ambiant n’est pas souillé), ce transfert UHD HDR10 (issu d’une restauration 4K tirée d’un scan des négatifs 35 mm) bénéficie à la photographie aussi joyeuse (Christmas Town) que tristounette (Halloween Town) de Pete Kozachik (Starship Troopers). Les limites du Rec. 709 sont dépassées dès que les couleurs s’affichent à l’écran (l’univers multicolore des elfes est encore plus festif), les contrastes sont renforcés quand la grisaille automnale est là (cf. la nuance des noirs) et les lumières, diffuses la plupart du temps, profitent d’une dynamique nouvelle (les guirlandes de Noël, les incursions dans l’antre de Oogie Boogie). Doux par nature, le piqué gagne pourtant en palpabilité (la texture des marionnettes est plus détaillée) et la patine argentique, organique à souhait, respire bien mieux qu’en HD. Que vois-je ? Que vois-je ? Une édition magique ! Que vois-je ? Un achat fantastique !

Renfield

Renfield

Provenance : Allemagne | Éditeur : Turbine Medien | Date de sortie : 30 novembre 2023
Format 2.39 – DI 4K – Dolby Vision | Anglais et Allemand Dolby Atmos
Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 10

Si elle passe à côté de son sujet (un esclave essayant de se détacher de l’emprise de son maître), cette comédie gore où Nicolas Cage cabotine drôlement en Prince des Ténèbres reste un sympathique défouloir bis à la mise en scène tape à l’œil et à l’action cartoonesque, qui apporte du sang neuf au mythe de Dracula, ce pervers vampirique avide de pouvoir. Mieux encodée que sur le Blu-ray (lui-même plus solide que celui d’Universal) avec un bruit numérique encore atténué (même si légèrement présent par endroits), l’image de ce transfert UHD Dolby Vision étale une résolution indéniablement accrue avec des détails nettement plus fins qu’en HD (les rides, la texture des décors, les uniformes de la Police), des contrastes judicieusement ajustés (la présentation est un peu plus sombre), une palette colorimétrique autrement plus vibrantes (notamment les rouges, les bleus et les verts) à l’aspect assaini (les dérives verdâtres ont mordu la poussière), et des sources lumineuses beaucoup plus énergiques (les bougies, les phares des véhicules, l’éclairage nocturne, etc.) aux hautes luminances mieux écrêtées (les nuages). Retour du mixage Dolby Atmos exploité dans les salles (contre du DTS-HD MA 7.1 sur la galette Universal) pour une VO bruyante comme l’enfer. La dynamique est ravageuse, les dialogues sont très clairs, la spatialisation est ultra-immersive avec une scène arrière assidue (les effets fusent sauvagement lorsqu’il y a de l’action) et une verticalité aux sens aiguisés (le tonnerre, la faune, les cercles magiques, certains tirs), le canal LFE est en soutien actif et la partition rock ‘n’ roll de Marco Beltrami est restituée avec de l’ampleur. En manque de sang ? Pas avec cette édition 4K Ultra HD diaboliquement réussie en tout cas !

BloodRayne (2005)

BloodRayne (2005)

Provenance : Allemagne | Éditeur : Palatin Media | Date de sortie : 15 décembre 2023
Format 2.39 – DI 4K – HDR10 | Anglais et Allemand DTS-HD MA 5.1
Artistique : 3 | Vidéo : 7.5 | Audio : 8

Quand Buffy contre les vampires rencontre Xena la guerrière dans la Roumanie en carton-pâte du XVIIIe siècle avec un casting (irréel pour une telle production) assommé par l’ennui et un metteur en scène (l’inénarrable Uwe Boll) qui n’en porte que le nom, cela donne une adaptation de jeu vidéo nanardesque au possible « tachée » d’un gore totalement gratuit et parsemée de scènes à la nullité abyssale. Reste la beauté (bien réelle) de Kristanna Loken… Et la restauration 4K (approuvée par le « réalisateur ») issue des négatifs originaux 35 mm malgré une propreté laissant vraiment à désirer (les points blancs et autres saletés abondent sur le master). Le niveau de définition profite d’un sérieux bond en avant (de nombreux détails se révèlent), la texture argentique qui gagne en finesse respire mieux, les couleurs sous filtre ocre apparaissent plus riches (les effusions de sang), le taux de contraste est plus élevé (pour des scènes sombres bénéficiant d’une meilleure lisibilité) et les sources lumineuses affichent une ardeur toute neuve (les torches, les reflets sur les lames). Une bande-son efficace et étonnamment précise aux aigus dynamiques, à l’activité surround prononcée, aux graves bien équilibrés et à la musique (totalement oubliable) enveloppante. Il n’empêche que les voix manquent d’entrain (vous ai-je dit que les acteurs semblent s’emmerder tout du long ?) et que le sound design reste sommaire. Si les Dhampirs ne sont malheureusement pas une légende en live-action (rebranchez plutôt vos manettes), avouons qu’ils ont meilleure mine sur support UHD !

Red Eye: Sous haute pression

Red Eye: Sous haute pression

Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 22 mars 2023
Format 2.35 – DI 4K – Dolby Vision | Anglais DTS-HD MA 5.1 – Français Dolby Digital 5.1
Artistique : 7 | Vidéo : 7 | Audio : 9

Si sa mise en scène téléfilmesque (y a-t-il un réalisateur dans l’avion ?) l’empêche de véritablement prendre son envol, ce huis clos aérien post-24 piloté par un duo d’acteurs en apesanteur (la pétillante Rachel McAdams et le glacial Cillian Murphy) évite l’atterrissage forcé de par son scénario (qui tient en haleine) bien ficelé et son action (au sol) menée tambour battant. Du reste, il méritait mieux qu’un voyage en classe éco pour son passage à l’ultra-haute définition (il s’agit aussi de ses débuts au format Blu-ray qui me sert à la présente comparaison)… Car non content de sa photo toujours aussi hideuse (les teintes sont plates) malgré l’apport du WCG (une légère amélioration des couleurs comme les reflets roux dans les cheveux de Lisa et le bleu-vert de l’océan), il est victime d’une attaque de DNR venant dépressuriser certains détails (les plans larges sont ramollis) et figer une partie de sa granularité argentique. Néanmoins plus net que son homologue HD (cf. les visages), ce transfert UHD Dolby Vision contrôle mieux sa valeur de contrastes (les noirs sont plus épais et les blancs plus purs) et ses sources lumineuses (l’éclairage tamisé dans les couloirs de l’avion). Extrêmement immersives dès que ça remue (les turbulences) et pourvues d’une excellente réponse du côté des basses (les moteurs à réaction, l’explosion de la chambre d’hôtel), ces pistes sonores à la dynamique fort à-propos (la phase de décollage) délivre une spatialisation particulièrement efficiente (le bavardage ambiant et le bruit des groupes motopropulseurs enveloppent l’auditeur), des dialogues bien priorisés sur la centrale et une partition amplement engagée. Parfois, de mauvaises choses (le tripatouillage numérique) arrivent à de bonnes personnes (un honnête thriller qui fait le café) !

La Petite Sirène (2023)

La Petite Sirène (2023)

Provenance : France | Éditeur : Disney | Date de sortie : 06 octobre 2023
Format 2.39 – DI 4K – HDR10 | Anglais Dolby Atmos – Français Dolby Digital Plus 7.1
Artistique : 6.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

S’il n’égale en rien le classique d’animation de 1989 (malgré un discours écologique opportun) dont il est le remake live-action et se noie dans les bons sentiments, ce récit d’émancipation intemporel dirigé par Rob Marshall retrouve ses nageoires dès que la comédie musicale donne de la voie (et celle d’Halle Bailey est très belle)… Peu importe du reste que les effets spéciaux aquatiques prennent régulièrement l’eau (n’est pas Avatar: La Voie de l’eau qui veut). Et sous l’océan, c’est peu dire que les prestations A/V du disque 4K Ultra HD ne rament pas. Magnifique, l’image UHD HDR10 saupoudrée d’un léger grain numérique ajouté en post-prod (plus visible à la surface) déborde de détails et de couleurs. Le niveau de définition ne lâche pas la pression, la sensation de piqué est encore plus marquée qu’en 1080p (y compris dans les profondeurs), les nuances additionnelles de la palette colorimétrique sont élégantes (bien évidemment le bleu-vert, mais aussi le pourpre qui baigne l’antre de la sorcière des mers) en plus d’ajouter de la chaleur aux fonds marins et de la froideur au rivage, le ratio de contraste a été minutieusement ajusté afin que les scènes sombres gagnent en relief (la séquence du lagon) et les hautes luminances en précision (les nuages, les rayons du soleil traversant les profondeurs de l’océan), et les sources lumineuses telles les tentacules fluorescentes d’Ursula manifestent d’une toute autre brillance. Disposant d’une piste Dolby Atmos engageante (ça fait plaisir venant de Disney), la VO fournit une expérience sonore aussi puissante qu’immersive (la tempête est mémorable). La dynamique et les basses sont pleinement libérées, le sound design sous-marin s’agite à l’arrière comme dans les hauteurs, la partition est généreusement spatialisée (LA star du mixage) et les voix qui aiment à se balader dans l’espace acoustique sont rendues avec une grande clarté. Moins mordante mais à son aise quand même (une ampleur certaine et des surrounds bien sentis), la VF Dolby Digital Plus 7.1 donne l’occasion à Ariel d’être doublée par la talentueuse Cerise Calixte (Vaiana, la Légende du bout du monde). Vous voulez un tire-baba ? Cette chouette édition ultra-haute définition en a des tas !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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