Bienvenue dans Le Bazar des 4K Ultra HD, votre rendez-vous mensuel pour tout savoir sur les dernières sorties du format 4K et l’expérience visuelle et sonore qu’elles offrent. Né de la passion de son auteur pour les supports physiques et de son désir de partager avec vous les plaisirs du cinéma à la maison dans sa forme la plus aboutie, chaque numéro est l’occasion pour le loup celeste de tester et évaluer les prestations audio/vidéo de nombreux disques parus en France et à l’international, vous guidant à travers les subtilités du HDR, les nuances du WCG et l’immersion des bandes-son 3D.

Que vous soyez un cinéphile aguerri à la recherche des meilleures éditions du marché ou un amateur souhaitant maximiser son installation home-cinéma, suivez les recommandations avisées de notre expert et préparez-vous à être émerveillé par une qualité d’image et de son que vous pensiez jusqu’à présent réservée aux salles de cinéma. Bonne lecture et profitez pleinement de chaque numéro à venir ! #WeLovePhysicalMedia 📀✨

Logo 4K Ultra HD

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation.

Téléviseur QD-OLED : Sony Bravia XR-65A95L
Lecteur universel : Oppo UDP-203 Audiocom Reference
Lecteur multimédia : R_volution PlayerPro 8K Signature Edition
Pack home‑cinéma modulaire (5.1.2) : Yamaha True X Surround 90A

Modes de l’image : Professionnel (SDR ou HDR) | Dolby Vision sombre | IMAX Enhanced
Modes d’écoute : SURROUND:AI (Dolby Atmos, DTS:X, Auro-3D) | 3D MUSIC Auro‑Matic (LPCM, DTS-HD, Dolby TrueHD, DTS, Dolby Digital) | STRAIGHT (2.0 Dual Mono, 1.0)

Sommaire

Piégé (2025)

Provenance : Italie | Éditeur : Eagle Pictures | Date de sortie : 20 novembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Italien DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Italien

Piégé (2025)
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9

ŒUVRE – Avec un dispositif simple et une tension qui tient suffisamment la route pour maintenir l’attention, ce thriller modeste mais solide, où la mise en scène transforme l’espace clos en véritable piège resserrant chaque mouvement autour d’un protagoniste constamment menacé, reste d’une efficacité « verrouillée » grâce au duo Skarsgård–Hopkins. Le scénario, lui, distille ses révélations avec une cruauté feutrée, même si un message sociétal un peu maladroit vient gripper l’ensemble.

IMAGE – Ce transfert UHD HDR10 se distingue par une image nettement plus affûtée que le Blu‑ray, avec un surcroît de détails sur les visages, les matières et l’habitacle, où les LED se montrent bien plus intenses. Malgré les inserts volontairement peu définis des caméras embarquées et l’ajout en post-prod d’un grain « roots », le rendu s’avère d’une belle maîtrise. Les couleurs, plus nuancées et mieux saturées, affichent une dominante dorée sans excès, et le contraste nocturne impressionne.

SON – Une VO DTS-HD MA 5.1 ample et bien tenue, offrant un mix clair où les dialogues dominent sans étouffer une spatialisation plus vive lors des décharges de taser, de la musique intradiégétique et des déplacements du 4×4. Les ambiances urbaines et celles du garage s’enroulent proprement autour du spectateur, tandis que les impacts trouvent un appui basse‑fréquence très efficace. L’ensemble conserve une dynamique vive, une enveloppe sonore solide et un punch étonnant.

Predator: Badlands

Provenance : France | Éditeur : 20th Century Studios | Date de sortie : 11 mars 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

Predator: Badlands
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 10 | Audio : 10

ŒUVRE – Audacieux, ce 9e opus signe l’entrée la plus culotée de la saga. Après Prey et Killer of Killers, Dan Trachtenberg dynamite les codes et nous embarque derrière un jeune Yautja, un peu frêle, un peu paumé, sommé de prouver sa valeur. Privé d’humains à écorcher, les créatures féroces pullulent, et l’androïde espiègle d’Elle Fanning (The Neon Demon) déraille avec panache. Un Predator fun, surprenant, bourré d’idées, qui tricote action, humour et clin d’œil malin à Alien.

IMAGE – Photo âpre et xéno‑minérale : brumes, poussières et fumées avalent la lumière, tandis que les optiques anamorphiques imposent flares incisifs et douceur périphérique, brisant toute netteté clinique… alors même que peaux, mécaniques et végétation débordent de micro‑détails (resserrés). Le Dolby Vision creuse des noirs abyssaux, électrise armes, hologrammes et faisceaux rouges. La palette austère, alternant bleus glaciaux et taupes érodés, est désormais plus affûtée pour la chasse.

SON – La VO Dolby Atmos, monstrueuse, déploie une sphère sonore totale, saturée de trajectoires verticales, d’impacts latéraux et d’effets directionnels qui fondent sur nous comme en pleine traque. Basses colossales, dynamique nerveuse, spatialisation d’orfèvre : chaque créature, chaque débris, chaque projectile fend l’espace avec une précision prédatrice. Dialogues nets, et battements tribaux aux accents industriels maîtrisés. La VF, moins ample, moins sauvage, reste dans la ligne de mire.

Chien 51

Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 18 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Français Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français
Anglais

Chien 51
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 10

ŒUVRE – Dans ce polar d’anticipation adapté du roman noir éponyme, la mise en scène scrute une cité fracturée où chaque ruelle, sous l’emprise des outils technologiques, surveille la précédente. Nourrie par la fracture sociale, une atmosphère poisseuse et de l’action sèche et nerveuse, la tension sourde opère à plein rendement… là où le récit, trop superficiel, peine à dépasser ses propres codes malgré un duo cabossé qui apporte un peu de relief. Reste une efficacité brute.

IMAGE – Doté d’une exceptionnelle lisibilité nocturne où chaque halo urbain découpe les silhouettes comme dans un cauchemar cyberpunk, ce transfert UHD impressionne. Le Dolby Vision amplifie les contrastes, densifie les noirs et fait jaillir les néons tels des confettis luminescents tombés d’une ville malade. La définition, encore plus chirurgicale, ouvre une profondeur de champ qui révèle la rigidité carcérale de l’urbanisme. À noter toutefois : une fraction de plans sombres révèle un bruit résiduel.

SON – Largement ouvert et animé par une verticalité quasi continue, ce mix Atmos aux surrounds hyperactifs déploie un espace acoustique d’une richesse singulière dans le paysage français : drones oppressants, trafic dense, pluie diluvienne, brassage piétonnier, etc. emplissent généreusement la scène, non sans une précision à la hauteur d’un protocole de contrôle. Dynamique électrique, score enveloppant, basses massives et dialogues nets complètent l’ensemble avec une même autorité.

Sisu: De l'or et du sang

Provenance : France | Éditeur : M6 Vidéo | Date de sortie : 17 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 7.1

Sous-titres
Français

Sisu: De l'or et du sang
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 9

ŒUVRE – La mise en scène, brute comme un coup de pioche, transforme cet authentique survival en ballet sanglant où le mutisme de son héros cogne autant que les explosions. Entre Inglourious Basterds et John Wick, cet actioner sec et frontal assume son jusqu’au-boutisme et distille une énergie de pure rage qui frôle parfois la surcharge, mais son sens du cadre et son gros carnage de nazis maintiennent la tension… jusqu’à un final qui scelle ce western gelé dans une mythologie de fer.

IMAGE – Le disque UHD offre une image tranchante comme un couteau finlandais : grain volontaire mais propre, textures de roche et de peau d’une précision redoutable, couleurs automnales saturées de bruns, d’oranges et de verts résiduels. Les détails explosent, du moindre éclat de boue aux gouttes de sang cristallines, tandis que les noirs profonds sculptent l’espace. L’HDR10 (DV aux US) renforce la lumière sans ostentation, y compris dans les zones sous‑marines, mieux compressées.

SON – Malgré un mixage un peu brouillon par endroits, la bande-son frappe vite et fort : avions qui cisaillent l’espace, chars qui labourent les graves, détonations projetées avec une belle ampleur. La VO Atmos, exclusive à notre édition, déploie une scène large où surrounds, hauteur et LFE travaillent de concert sans jamais saturer. Impacts douloureux, ambiances bien cousues, musique solidement intégrée et dialogues toujours limpides. La VF DTS-HD MA 7.1 au doublage bien intégré suit de près.

Sisu: Le Chemin de la vengeance

Provenance : France | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 25 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Sisu: Le Chemin de la vengeance
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Sous la mise en scène nerveuse de Jalmari Helander (le préquel de Rambo), cette nouvelle salve sanglante pousse tous les curseurs : plus vaste, plus bruyante, plus décomplexée. Le cinéaste embrasse le « bigger and louder » avec la rage d’un Berserker, transformant chaque affrontement en tableau furieux. Si l’émotion reste en retrait, la montée en puissance, elle, ne faiblit jamais. Un spectacle rugueux, volontiers outrancier, qui assume à fond son goût du carnage stylisé.

IMAGE – Un transfert UHD taillé pour la survie : définition acérée, textures cinglantes et relief quasi tactile donnent à chaque paysage, chaque débris, une présence en acier trempé. Le DV muscle contrastes et éclats, magnifiant explosions, ombres et faux sang. Noirs profonds, couleurs terreuses percutantes, peaux froides et marquées : tout respire l’âpreté du terrain. Aucun bruit, aucun artefact, juste du brut à la propreté implacable, parfaitement accordé à la fureur de « l’Immortel ».

SON – Avec son champ sonore ample et nerveux, où survols, moteurs, tirs et charges explosives circulent avec une précision redoutable, la VO Atmos déploie un mix d’une intensité remarquable. La dynamique alterne accalmies sous haute tension et chaos total, le LFE rugit avec autorité sans que les dialogues, rares mais nets, ne soient étouffés, et la verticalité saisit lors des attaques aériennes. La VF 5.1, en alternative solide, secoue l’espace d’écoute. Bref, de l’immersif et du démonstratif !

Ice Road: La Vengeance

Provenance : Allemagne | Éditeur : Capelight Pictures | Date de sortie : 05 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Allemand DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Allemand

Ice Road: La Vengeance
Noté 3 sur 5

Artistique : 6 | Vidéo : 9 | Audio : 7.5

ŒUVRE – Cette suite déplace l’action vers les hauteurs himalayennes sans vraiment élever son ambition. Série B musclée qui s’assume, elle recycle sa propre mécanique : le récit carbure aux facilités, les méchants sortent d’un moule connu, la mise en scène roule en automatique, et Liam Neeson avance comme un roc fatigué mais tenace. Ni honteux, ni marquant, ce détour escarpé est tel un vieux bus touristique sur la route du ciel : il grince, il dérape, mais il finit par atteindre son but.

IMAGE – Avec son encodage HEVC solide qui dévoile profusion de micro-détails, ce transfert 4K impressionne par sa stabilité et sa finesse. Dès l’ouverture, les reliefs rocheux apparaissent avec une netteté remarquable, et tout du long, grains de sable, éclats minéraux et textures du décor s’invitent au bord du cadre. La colorimétrie, dominée par des tons terreux, bénéficie de la vigueur du soleil, tandis que les scènes nocturnes, aux noirs profonds, conservent une lisibilité exemplaire.

SON – Le 5.1 trace sa route avec un mix dégagé : voix nettes, environnement sonore bien placé, et quelques respirations montagneuses qui traversent franchement les surrounds (cf. le vent). Les allées et venues urbaines serpentent entre les canaux comme dans un carrefour népalais, et les fusillades surgissent en éclats secs, sans jamais déclencher l’avalanche de basses attendue, le bas du spectre ayant manifestement manqué son arrêt. Dommage aussi pour la dynamique, sur la réserve.

Les Hommes du Président

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 04 mars 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français Dolby Digital 1.0

Sous-titres
Anglais
Français

Les Hommes du Président
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 9 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Dense comme une salle de rédaction sous pression, ce thriller politique déroule son enquête avec une précision d’orfèvre, chaque révélation s’emboîtant dans la précédente comme un scoop recoupé. La mise en scène, rigoureuse comme un bouclage à l’aube, capte l’urgence sans jamais hausser la voix. Le casting, maillon essentiel d’une vérité qui refuse obstinément de rester dans l’ombre, semble témoigner sous serment. Rien de spectaculaire, tout de méthodique.

IMAGE – Issu d’un scan 4K du négatif original 35 mm, ce transfert UHD respire l’encre : grain vivant, textures franches, plans serrés et lumières crues composent un ballet d’investigation où chaque détail devient une piste. Le Dolby Vision renforce les nuits, les néons et les ombres sans jamais trahir l’esthétique seventies. Les visages, les étoffes, les mouvements mesurés gagnent en relief sans suraccentuation. Quasi documentaire dans son exigence, une présentation d’une grande naturalité.

Les Hommes du PrésidentLes Hommes du Président

SON – Le mixage de la VO, en dual mono restauré, mise sur les dialogues : des voix qui pèsent leurs mots, s’entrecroisent, s’entrechoquent, sans jamais perdre en clarté. Par rapport au Blu‑ray, il élargit discrètement l’espace, offrant un rendu plus fluide et mieux équilibré, tout en respectant l’austérité sonore de l’enquête. Machines à écrire, téléphones et score parcimonieux de David Shire surgissent avec une dynamique précise. VF 1.0 propre et stable, doublage* d’époque impeccablement intégré.

* Paru en France le 22 septembre 1976 dans un montage écourté, le film n’a jamais bénéficié d’un doublage complet pour sa version intégrale, rétablie tardivement en 2006 à l’occasion de l’édition DVD. Les scènes jadis supprimées réapparaissent donc en VO sous‑titrée. Un patchwork cohérent avec son histoire éditoriale, où chaque ajout retrouve naturellement sa place dans la mécanique journalistique du récit.

L'Emmerdeur (1973)

Provenance : France | Éditeur : Seven7 et L’atelier d’images | Date de sortie : 14 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.66
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

L'Emmerdeur (1973)
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 8 | Audio : 8

ŒUVRE – Comédie policière savoureusement débridée, ce classique des 70’s repose sur l’alchimie irrésistible de deux monstres sacrés, Ventura et Brel. Leur abattage comique, soutenu par un sens du timing redoutable, transforme chaque quiproquo en modèle d’écriture burlesque. La mise en scène, à la discrétion calculée, laisse respirer les gags et installe une mécanique du rire qui claque comme un contretemps bien placé. Malgré des coutures visibles, elle traverse le temps avec aplomb.

IMAGE – Même si upscalé de la restauration 2K de 2013 (les quelques poussières en attestent), ce transfert UHD remet les pendules à l’heure : piqué un peu mieux tenu, grain argentique plus élégant, et palette rééquilibrée où les gris typiques de l’époque gagnent en présence tandis qu’un surcroît de chaleur dynamise les cadres. En plus d’un soupçon de profondeur, le Dolby Vision ajoute de l’assise aux noirs et un meilleur contrôle des pics lumineux. Teintes (rouges et végétation) plus vivantes.

SON – Fidèle aux matériaux existants, soit un duo 2.0 / 5.1 qui comblera puristes et amateurs de mix moins resserré. La piste multicanale, capable d’ouvrir l’espace quand fond urbain et coups de feu affleurent sans jouer les Pignon, est étonnamment efficace dans son enveloppement, toujours à sa juste place. Une respiration bienvenue, là où la piste dual mono, d’une transparence exemplaire, est plus économe dans ses effets. Dans les deux cas : dialogues nets comme un contrat de Milan.

Good Boy (2025)

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Vertigo Releasing | Date de sortie : 16 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais LPCM 2.0

Sous-titres
Anglais

Good Boy (2025)
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 6 | Vidéo : 8.5 | Audio : 9

ŒUVRE – Thriller d’épouvante aux ambitions mordantes, ce récit canin piste l’instinct, la paranoïa et une tension rampante qui s’insinue scène après scène. Mais si le concept ne manque pas de flair (le point de vue du toutou), il devrait pourtant aboyer plus fort, peinant à renouveler ses effets. La mise en scène, trop sage, préfère donc installer une atmosphère anxieuse plutôt que de bousculer les codes, tandis qu’un scénario mince exploite maladroitement sa double lecture. Pas vraiment wouf !

IMAGE – Si l’absence de Blu-ray exclut tout comparatif, ce transfert UHD Dolby Vision restitue efficacement la photographie sensorielle de l’œuvre, pensée pour épouser la perception d’Indy et les variations d’ombre de la maison hantée : piqué solide, noirs épais, granulation numérique organique, palette volontairement restreinte (des bleus désaturés) et pénombre marquée par des lampes d’appoint. Un poil de color banding vient toutefois troubler quelques dégradés sombres.

SON – Micro-vibrations domestiques, craquements et résonances de l’habitation, l’importance des bruitages devient ici la clé d’un mixage « animal » construit autour des ambiances. La piste 5.1, rythmée par les appuis feutrés du chien, mise sur les souffles et les frémissements qui sculptent l’espace, plutôt que sur l’impact facile… même si la dynamique est sortie de la niche. Les tensions surgissent par glissements, et les esprits murmurent avant d’agir. Dans les couloirs, les sons rôdent.

Quand un chien réinvente le tournage, patoune après patoune : Good Boy (2025)

Good Boy (2025)

Le tournage de Good Boy (2025) n’a pas suivi les standards de l’industrie : il les a contournés, reniflés, puis enterrés quelque part dans le jardin. Pendant trois ans, le réalisateur Ben Leonberg et la productrice Kari Fischer, couple à la ville comme à la création, ont façonné un film entièrement pensé autour d’un acteur pas comme les autres : leur chien Indy.

Un dispositif radical : filmer le monde à hauteur de museau

Ben Leonberg voulait raconter une histoire d’horreur depuis le point de vue d’un chien. Pas un gadget : une ligne éditoriale. La caméra reste au ras du sol, suit les hésitations d’Indy, capte ses alertes, ses élans, ses peurs. Les humains deviennent silhouettes, bruits, présences lointaines. Le récit se construit à travers les oreilles qui frémissent, la queue qui hésite, le regard qui scrute. Un langage non verbal que le réalisateur a appris à lire comme un journaliste décrypte un silence en conférence de presse.

Une méthode de tournage guidée par l’animal

L’équipe se résume à un noyau minuscule, presque familial. Pas de caravane, pas de loges, pas de planning serré. Le seul agenda qui compte est celui d’Indy : ses besoins, son énergie, ses envies d’explorer ou de faire une sieste. Résultat : 400 jours de tournage étalés sur trois ans, une durée qui ferait frémir n’importe quel producteur… sauf Kari Fischer, qui a assumé ce pari radical jusqu’au bout.

Un film indépendant jusqu’au bout des croquettes

Produit via leur propre structure, What’s Wrong With Your Dog?, le projet échappe aux contraintes habituelles. Pas de studio pour imposer un calendrier, pas de pression pour accélérer. Cette liberté permet au film de rester fidèle à son principe fondateur : suivre Indy, et non le diriger. Une démarche impossible dans un cadre hollywoodien classique, mais essentielle pour préserver l’authenticité du point de vue canin.

Un projet fou devenu un objet de cinéma unique

Le résultat est un film qui ne ressemble à aucun autre : un huis clos hanté, vu par un chien qui ne joue pas, tourné comme une expérience sensorielle. Good Boy (2025) est la preuve qu’un film peut naître d’un amour sincère, celui d’un réalisateur pour son chien, et devenir une œuvre singulière, certes fragile, mais audacieuse. Un film où, littéralement, le cinéma avance à quatre pattes.

Influencers

Provenance : France | Éditeur : Factoris Films | Date de sortie : 25 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
SDR | BT.709
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Français

Noté 3.5 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 8 | Audio : 9

ŒUVRE – Bien plus retors que son aîné, ce thriller horrifique au doux parfum des 90’s joue de ses charmes, glissant vers une dimension psychosexuelle qui électrise çà et là. Gentiment régressif et diablement efficace, il pâtit toutefois d’une facture un peu trop télévisuelle et d’un propos satirique superficiel, brandi comme un simple alibi. Reste un divertissement taché de sang et astucieusement vénéneux, hypé par une tension savoureuse et une lecture acide des dérives numériques.

IMAGE – Reflet assumé de l’univers des influenceurs web, ce transfert UHD SDR clinquant semble vouloir gagner des abonnés. Le rendu numérique, volontairement lisse et éclatant, accentue la superficialité des personnages, tandis que les flashbacks façon 16 mm fissurent le vernis digital. Sans HDR, la dynamique reste contenue, mais la ring-light séduit. Piqué acéré, couleurs vives presque artificielles : l’image performe comme un profil Instagram trop parfait pour être honnête.

SON – Nerveuse et ultra-lisible, la VO pulse comme un fil d’actu hyper actif : voix d’une grande clarté, inserts de sons branchés, notifications qui pop, lames sèches, cliquetis de clavier et, du sud de la France aux pulsations nocturnes de Bali, ambiances enveloppantes. Les surrounds sont à la fête, et l’ensemble trouve instantanément son grip. Dommage que le doublage de la VF, fait à la va-vite, surgisse hors-mix : trop fort et intrusif, il déboule comme une alerte push impossible à fermer.

The Killer (1989)

Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 12 mars 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Cantonais DTS-HD MA 5.1
Cantonais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

The Killer (1989)
Noté 4 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 8 | Audio : 8

ŒUVRE – D’une fureur opératique et d’un romantisme à fleur de peau, Le Samouraï de John Woo s’impose comme l’aboutissement incandescent de son heroic bloodshed. Chow Yun-Fat (Tigre et Dragon) y traverse les balles avec une classe quasi mythologique, embrasé par une mise en scène fulgurante, véritable sceau du style “woodien”. Fusillades chorégraphiées, poursuites déchaînées et code d’honneur chevaleresque composent un ballet funèbre inégalé. Le Saint Graal du genre !

IMAGE – Issue du négatif original, cette restauration 4K menée par Duplitech livre une image globalement superbe, organique et nerveuse, fidèle au 35 mm malgré une précision fluctuante selon les plans, des fondus aux ralentis. Le DV, discret mais efficace, renforce éclats, flammes et zones d’ombre sans jamais brusquer une colorimétrie restée sobre. La précision, le grain et la stabilité ravivent son élégance assassine, même si subsistent des traces d’usure propres aux effets optiques.

SON – La section audio propose VO et VF en 5.1 et 2.0, mais ce sont clairement les pistes dual mono qui s’imposent : plus cohérentes, plus naturelles, sans artifices ni ouverture hasardeuse. Les mix 5.1, eux, manquent d’ampleur et sonnent creux, surtout côté VF, d’une étroitesse presque caricaturale. La VO 2.0, ronde et équilibrée, gère dialogues post‑synchronisés, musique et pyrotechnie avec une dynamique honnête. La VF 2.0, au rendu un peu forcé, laisse les voix dominer excessivement.

Cadrage serré sur : le contenu éditorial de The Killer (1989)

The Killer (1989)

Juste indispensable pour les fans, cette édition qui dégaine plus vite que son ombre déploie une véritable cathédrale de bonus, où chaque supplément semble jaillir comme un coup de feu en slow motion. Les montages taïwanais (129' & 136'), tous deux en HD, rendent l'œuvre plus mélancolique encore. Autour d’eux gravitent un commentaire passionné de John Woo et du journaliste Drew Taylor, un large documentaire sur le Heroic Bloodshed, une salve d’entretiens (John Woo, Terence Chang, David Wu, Sally Yeh, Tsang Kong, Peter Pao), un focus nerveux de Grady Hendrix (Hong Kong Confidential), des scènes égarées ressurgies comme des balles perdues (11'), et un nouvel épisode d’HK Revisited où Christophe Gans et consorts revisitent l’héritage du film avec ferveur. Un livret complète l’ensemble.

Marche ou crève

Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 14 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Français

Marche ou crève
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Adaptation du 1er roman de Stephen King, le film dépeint une Amérique totalitaire où chaque pas résonne comme un compte à rebours. Son huis clos en plein air, tendu comme un mollet au bout de l’effort, capte avec justesse la lente érosion des corps et des esprits, tandis que quelques éclats de violence gore rappellent que la survie n’a rien d’un jeu. Et si certaines foulées se dérobent, cette marche forcée vers l’âge adulte est suffisamment endurante pour marquer les esprits.

IMAGE – Un transfert UHD d’une précision implacable portée par la photographie ample et habitée de Jo Willems (Finch). La palette, dominée par les gris poussiéreux et les beiges fatigués, gagne en relief grâce à un DV mesuré, qui réserve ses éclats aux feux vifs, ciels déchirés et flashbacks sépia. Malgré une caméra en mouvement constant, fibres textiles, végétation et plans nocturnes profitent d’un niveau de détail accru, renforçant l’austérité immersive du monde que le film piétine sans pitié.

SON – La bande‑son Dolby Atmos enveloppe le spectateur dans un paysage sonore toujours en respiration : bruissements du vent, pluie torrentielle et vocalises d’oiseaux exploitent pleinement la verticalité, tandis que tirs, moteurs et cris frappent l’horizontalité avec une énergie sèche et texturée. Les dialogues restent limpides, et la VF, tout aussi solide, rivalise avec la VO grâce à une spatialisation précise et des voix parfaitement intégrées. Une immersion maintenue en état d’alerte.

Le Seigneur des Anneaux: La Guerre des Rohirrim

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 16  avril 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Le Seigneur des Anneaux: La Guerre des Rohirrim
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 10 | Audio : 10

ŒUVRE – L’animé de Kenji Kamiyama impose d’emblée sa vigueur, faisant résonner la fureur des Rohirrim comme un écho vibrant aux légendes de Tolkien. L’animation, ample et racée, embrasse la charge héroïque sans perdre de vue l’intime, donnant à Héra une présence farouchement humaine. Et si des raccourcis narratifs subsistent, il avance avec la détermination d’un cheval de guerre lancé au galop, porté par un souffle épique qui honore la Terre du Milieu tout en affirmant sa singularité.

IMAGE – L’UHD insuffle à cette fresque une vigueur chevaleresque : malgré un master 2K upscalé, le trait artisanal reste d’une netteté souveraine et les plaines indomptées du Rohan s’ouvrent avec une profondeur saisissante. Le Dolby Vision, subtil mais inspiré, attise flammes, reflets de l’acier et ombres sans surenchère. Les couleurs s’illuminent de nuances plus franches (cf. la chevelure rousse flamboyante d’Héra) et l’encodage bannit tout artefact, laissant l’image galoper avec assurance.

SON – La VO Atmos déploie une scène sonore à l’ampleur propre au Riddermark : voix parfaitement ancrées, effets d’armes ciselés, flèches qui fendent l’air avec une directionnalité redoutable, galops qui enveloppent l’espace. Les canaux verticaux, qui planent comme un souffle de guerre, ajoutent Grands Aigles, vent et cor de Helm. Sans surcharge, la dynamique frappe juste, et les basses (les mûmakil) soutiennent l’ensemble avec autorité. La VF 5.1, stable et vaillante, mène sa mission à bien.

DOA: Dead or Alive

Provenance : Allemagne | Éditeur : Nameless Media | Date de sortie : 12 mars 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.78
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Allemand DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Allemand

DOA: Dead or Alive
Noté 3 sur 5

Artistique : 5 | Vidéo : 9 | Audio : 9

ŒUVRE – Intrigue en mode « game over », clichés en rafale, interprétation fragile et SFX datés : cette adaptation live ne tient que par son énergie cartoonesque et son ancrage dans le Girls with Guns. Corey Yuen y signe des corps-à-corps stylisés, tandis que ses héroïnes y sont aussi vives que légèrement vêtues. Tel un jeu d’arcade voué au fun immédiat, le spectacle l’emporte par KO sur la profondeur. Le public cible appuiera donc sur « Continue », quand les autres quitteront la partie.

IMAGE – Le transfert 4K, tiré d’un upscale soigné du DI 2K, use d’un skin HDR10 éclatant : teinte acidulée, palette chaude, saturation appuyée, contrastes aguicheurs et luminosité surexcitée. Les scènes insulaires comme la bambouseraie explosent de vitalité, tandis que la patine 35 mm reste fine et maîtrisée. Le relief est solide, le piqué souvent redoutable (quelques plans plus doux) et les ombres bien détaillées. L’ouverture du cadre, qui en dévoile juste assez, fait monter la température.

DOA: Dead or Alive
👙 Un open matte qui sait exactement comment attirer l’œil !

SON – Comme un combat DOA à l’énergie survitaminée, la piste DTS-HD MA 5.1 mise sur l’impact pur : effets qui virevoltent (équipe ton combattant du DSP 3D), affrontements nerveux, circulation sonore spectaculaire. Chaque canal participe activement au tournoi, et les coups portés, fermement soutenus par des basses physiques, font mal. Voix nettes, mixtape tapageuse et dynamique frénétique participent au combo. Peu de finesse ici, mais une vraie générosité acoustique. Fight !

La Femme publique

Provenance : France | Éditeur : LCJ Editions | Date de sortie : 04 novembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.66
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Aucun

La Femme publique
Noté 2 sur 5

Artistique : 6 | Vidéo : 4 | Audio : 6.5

ŒUVRE – Ce drame psychologique avance comme une décharge qui traverse les corps, séduisante d’abord, malaisante ensuite. L’univers expressionniste à l’hostilité prégnante sature l’espace, nourri de passions charnelles, de violences émotionnelles et de manipulations entre êtres disloqués. On y sent une fièvre d’auteur, on y voit des éclats de mise en scène, même si l’hystérie ambiante finit par crisper. Mais sous le tumulte affleurent un jeu enfiévré et un regard méta sur les dérives du cinéma.

IMAGE – Ne parvenant que rarement à suivre la frénésie visuelle de Żuławski, ce transfert UHD Dolby Vision est semé d’accrocs : noirs qui s’éclaircissent dans l’obscurité, défauts de pellicule, grain 35 mm régulièrement figé, traînées numériques disgracieuses dès que la lumière chute, contours artificiellement appuyés et encodage sous pression (cf. le sous-échantillonnage de la chrominance dans la pénombre). Contre-jours plus éclatants et vigueur renforcée des éclairages font illusion.

SON – Fidèle au mono d’origine et sans souffle, la bande-son DTS-HD MA 2.0 reste étonnamment nette : dialogues globalement bien détachés, dynamique honnête malgré le dépouillement du mix, musique et ambiances équilibrées. Mais « l’énergie vocale » propre à l’œuvre finit par mettre le tout à rude épreuve. Car les éclats de voix, très nombreux, poussent parfois la piste dans une légère saturation, comme si l’enregistrement peinait à encaisser les débordements émotionnels du film.

Le Dernier Monde Cannibale

Provenance : France | Éditeur : Sidonis Calysta | Date de sortie : 16 janvier 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
SDR | BT.709
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Italien DTS-HD MA 2.0
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Le Dernier Monde Cannibale
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 6.5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 7

ŒUVRE – Œuvre-charnière du cinéma d’exploitation (l’avant Cannibal Holocaust), ce bis italien des 70’s, filmé avec un réalisme cru, heurte autant qu’il captive dans sa représentation d’une anthropophagie primitive. La survie y est traitée de façon frontale, chaque danger étant souligné sans détour, tandis que quelques séquences peu ragoûtantes injectent aux péripéties une véritable brutalité de jungle sauvage. Mais difficile, désormais, de faire abstraction de la maltraitance animale.

IMAGE – Restaurée à partir d’un scan 4K du négatif 35 mm, elle dévore l’écran : grain argentique respecté, piqué souvent saisissant, noirs denses, blancs d’une belle pureté, colorimétrie chaude et vibrante. Stock-shots plus doux et flous de captation inhérents à la source. La copie est stable, les détails sur les peaux et bouts d’étoffe foisonnants, la lumière extérieure rayonnante et l’ombre des entrailles rocheuses plus viscérale. Pourtant, le goût de chair aurait été plus relevé en HDR.

SON – Trois pistes s’affrontent comme autant de tribus prêtes à en découdre. La version italienne, ardente, laisse la musique d’Ubaldo Continiello dévorer l’espace malgré une post-synchronisation pas toujours apprivoisée. L’anglais, plus naturel dans ses échanges mais avec un sifflement en arrière-plan, dispose d’une dynamique plus solide et d’ambiances plus mordantes. La VF, claire mais au doublage détaché du terrain, étouffe parfois les bruitages. Quel mix allez-vous croquer ?

Casino (1995)

Provenance : France | Éditeur : Seven7 et L’atelier d’images | Date de sortie : 12 mars 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Français

Casino (1995)
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 10 | Vidéo : 9 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Avec Casino, Scorsese transforme Las Vegas en véritable théâtre d’illusions où chaque éclat de lumière annonce déjà la chute. Une fresque mafieuse dont la mise en scène, d’une précision mathématique, dissèque l’ascension puis l’implosion d’un empire fondé sur le mirage. De Niro, Stone et Pesci y électrisent les lieux, révélant la fragilité derrière le faste. Entre glamour toxique et violence feutrée, cette tragédie dorée expose la mécanique implacable du pouvoir. Un chef‑d’œuvre.

IMAGE – Déjà très propre et bien défini, le transfert UHD d’Universal préservait la douceur de la photo tout en restituant solidement le grain Super 35. Pour autant, le master DV fourni par les ayants droit rafle la mise avec un rendu plus naturel. Refroidi par rapport au HDR10, il rectifie les carnations trop rouges et évoque la colorimétrie du Blu‑ray 2008, tout en gagnant en nuance et en saturation des primaires. Affinée par l’encodage, la précision bénéficie d’un gain modéré mais indéniable.

Casino (1995)Casino (1995)

SON – Si les ambiances du casino ne recréent pas totalement le tumulte des salles de jeu, ces pistes sonores largement frontales priorisent dialogues et voix off, tandis que la B.O. très 70’s déroule son panache façon Ace Rothstein. Le mixage, parfois élargi vers l’arrière et soutenu par un LFE mesuré, reste cohérent. Malgré un volume plus bas que la précédente piste DTS:X, la VO Atmos s’impose par une définition plus affûtée et des surrounds plus réactifs. La VF 5.1 retrouve son DTS‑HD MA.

Cypher

Provenance : Australie | Éditeur : Umbrella Entertainment | Date de sortie : 03 septembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.78
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais LPCM 2.0

Sous-titres
Anglais

Cypher
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 8 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Vicenzo Natali (Cube) orchestre un thriller cérébral où chaque révélation rebat les cartes. Un puzzle identitaire futuriste minimaliste, transcendé par une mise en scène élégante qui sublime un budget dérisoire. Le scénario, d’une ingéniosité redoutable, multiplie les fausses pistes et sculpte des personnages d’une subtilité dickienne sans jamais en adapter la lettre. Entre paranoïa glacée et identités fracturées, ce labyrinthe narratif captivant maintient une tension constante. Une pépite.

IMAGE – Issue d’un DI 2K (une captation 35 mm finalisée avec le processus numérique Cinéma HD), cette remastérisation 4K se révèle un brin plus incisive que son pendant 1080i. Les hautes lumières, volontairement brûlées et bruitées, gagnent en intensité, tandis que les détails, un peu plus précis, trahissent quelques contours renforcés. Si la désaturation d’origine demeure, la colorimétrie affiche une saturation plus affirmée (la perruque cuivrée) et une carnation plus saine. Contrastes accentués.

CypherCypher
CypherCypher

SON – La piste DTS‑HD MA 5.1 déploie un environnement sonore d’une précision clinique, idéal pour un film où chaque murmure peut trahir une identité. Les voix restent nettes, la musique s’étend avec une élégance froide, et les effets se fondent dans un mixage d’une cohésion exemplaire. La scène arrière, particulièrement démonstrative, enveloppe l’auditeur dans un réseau acoustique immersif. Renforçant la suspicion et la duplicité propres à l’univers de l’œuvre, cette piste lossless s’affirme.

Hellraiser (2022)

Provenance : Allemagne | Éditeur : Turbine Medien | Date de sortie : 11 décembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS 5.1
Anglais DTS 2.0
Allemand Dolby Atmos
Allemand DTS 5.1

Sous-titres
Anglais
Allemand

Hellraiser (2022)
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Cette relecture sadique du mythe préfère la douleur au clin d’œil, et c’est sa meilleure décision. La mise en scène, rigoureuse et cruelle, organise chaque supplice comme un rituel où le corps devient contrat. Les nouveaux apôtres de la souffrance imposent une présence troublante, tandis que la narration, plus humaine qu’attendu, glisse peu à peu vers le pacte irrémédiable. Ici, le plaisir n’est jamais gratuit : il s’achète en chair, en culpabilité, et en silence après le dernier cri.

IMAGE – Ce transfert UHD Dolby Vision renforce l’esthétique suffocante du film : noirs insondables, ombres voraces et éclats rouges qui tranchent comme une invocation. La définition accrue sublime les textures charnelles quand la lumière, plus impitoyable, daigne les révéler. La palette terreuse, qui oscille entre bleus froids, verts maladifs et ambres toxiques, sert parfaitement cette atmosphère de damnation. Fidèle au crédo des Cénobites, l’image semble savourer chaque entaille.

SON – La VO Dolby Atmos installe un paysage sonore torturé : cris de douleur, météo tourmentée, gémissements, cliquetis de chaînes et murmures venus d’ailleurs glissent au‑dessus du spectateur comme s’ils cherchaient une nouvelle offrande. Il faut pousser le volume pour bien profiter des basses, mais l’immersion devient alors plus viscérale. Les dialogues sont nets, tandis que la musique de Ben Lovett, traversée d’échos de Christopher Young, enveloppe le tout d’une tension liturgique.

Black Phone 2

Provenance : France | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 25 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

Black Phone 2
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9 | Audio : 8

ŒUVRE – Cette suite décroche un appel qu’on n’attendait pas : elle refuse la redite et trouve sa propre voix. Le décor hivernal, isolé comme un souffle coupé, sert une intrigue qui flirte habilement avec l’héritage des Griffes de la nuit. Les séquences fantasmagoriques, ultra‑glauques, semblent remonter d’un téléphone des 80’s. Entre visions cauchemardesques et tension glacée, ce thriller horrifique prouve que certains appels reviennent toujours… même quand on croit avoir raccroché.

IMAGE – Un transfert UHD d’une précision glaciale, où la netteté du tournage numérique 5.8K tranche violemment avec les visions Super 8, saturées de grain et de textures abrasives. La palette bleutée, les noirs profonds et les éclats lumineux sculptent une atmosphère oppressante, tandis que le Dolby Vision renforce chaque bascule entre réalité et cauchemar. Les détails (la peau, les fibres textiles, la neige, les effets pratiques) explosent de fidélité, et l’encodage ne décroche jamais.

SON – La VO Dolby Atmos frappe fort en clarté : dialogues impeccables, LFE percutant qui donne du poids aux sursauts, dynamique redoutable, et une précision frontale qui ferait frissonner même les voix de l’autre côté du combiné. Mais la verticalité et les surrounds, quasi exclusivement réservés à la musique électro hypnotique, laissent les conditions climatiques sans véritable souffle… un vrai appel manqué. La VF, claire et équilibrée, suit honorablement… même si la VO garde la ligne ouverte.

La Légende des 8 Samouraïs

Provenance : France | Éditeur : Le chat qui fume | Date de sortie : 11 septembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Japonais DTS-HD MA 5.1
Japonais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

La Légende des 8 Samouraïs
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 8.5 | Audio : 7

ŒUVRE – Embrassant le grand spectacle avec une galerie de personnages bigger-than-life et des affrontements taillés pour la légende, cette épopée fantastique japonaise qui carbure à l’excès jubilatoire est délicieusement pulp. On y voit tourbillonner des influences occidentales assumées, de la flamboyance rétro de Flash Gordon aux élans mythiques de Star Wars, fusionnées à un folklore nippon débridé. Un shaké au sabre baroque, parfois kitsch, mais irrésistiblement mémorable.

IMAGE – Plus solide, précis et éclatant que le Blu-ray, ce master UHD fourni par la Kadokawa est aussi affûté que la lame d’un guerrier céleste : textures affinées, profondeur de champ ample, grain 35 mm préservé et couleurs vibrantes. Le DV donne davantage de relief aux scènes baignées de lumière surnaturelle, tandis que le WCG intensifie chaque nuance, magnifiant les rouges. Quelques artefacts subsistent ici ou là, sans pour autant entamer la splendeur générale. Plans à SFX en deçà.

SON – Malgré un léger souffle constant, la partie sonore déploie une clarté affirmée. La piste stéréo d’origine, d’une fermeté certaine, profite d’une dynamique bien sentie. Le mix 5.1, ouvert à l’arrière, insuffle davantage d’ampleur aux surgissements du fantastique, à l’action et aux morceaux des 80’s (White Light, Satomi Hakken-Den). La spatialisation remplit son rôle, même si la finesse d’exécution n’est pas là. Le doublage français, terne et mollasson, peine à suivre l’ardeur des bretteurs.

Terminator Renaissance

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 28 octobre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.40
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français (parisien) Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Terminator Renaissance
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Ce 4e opus, enfin situé après le Jugement dernier, déploie un univers post‑apo sombre et crédible où la guerre contre les machines prend une ampleur viscérale. Fidèle à l’héritage de la saga tout en osant de nouveaux terrains, le film mise sur une mise en scène nerveuse et des séquences d’action mémorables pour nous plonger au cœur du conflit. Malgré quelques passages expédiés, l’ensemble reste spectaculaire, humain… et prêt à ne jamais “abandonner” la résistance.

IMAGE – Piqué redoutable, couleurs subtilement désaturées, explosions plus incandescentes que jamais, contrastes d’une profondeur saisissante et fluidité irréprochable : ce transfert UHD HDR10 impressionne. La profondeur de champ affirmée, le grain « forcé » plus harmonieux et des sources lumineuses enfin pleinement vivantes, du jour blafard aux projecteurs de Skynet, renforcent l’immersion. Un rendu visuel affûté comme un T‑800, prêt à ne laisser aucune chance aux artefacts.

SON – La VO impressionne par un mixage d’une puissance redoutable : dynamique explosive, spatialisation chirurgicale, surrounds constamment sollicités et basses d’une envergure titanesque. L’absence d’un remixage Dolby Atmos fait d’autant plus grincer les dents. Réduite à un simple Dolby Digital, là où le Blu‑ray profitait d’un DTS‑HD MA, la VF conserve pourtant une agressivité sonore farouche, portée par des impacts secs et une énergie guerrière. L’IA ennemie va trembler !

Godzilla II: Roi des monstres

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 02 octobre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | HDR10+ | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Godzilla II: Roi des monstres
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9.5 | Audio : 10

ŒUVRE – Blockbuster de destruction massive, cette suite libère les titans avec une frénésie qui écrase toute nuance dramatique. L’intrigue, alourdie par des enjeux familiaux convenus, peine à rivaliser avec un spectacle visuel majestueusement colossale. Plus d’action, plus de monstres, plus de fracas  : il impressionne par son imagerie apocalyptique et son ambition mythologique, même si son écriture reste aussi fine qu’un pas de Godzilla. Tonitruant… mais moins inspiré que le 1er.

IMAGE – Solide comme un titan, ce transfert UHD DV/HDR10+ offre une image nettement plus maîtrisée. Les scènes sombres et chargées d’effets atmosphériques gagnent en lisibilité grâce à une compression domptée. Définition renforcée, piqué affûté, textures plus fines, palette chromatique subtile (notamment les bleus et les oranges) et contrastes magnifiés renforcent chaque plan. Face aux sources lumineuses (énergie des Kaijus, flammes, éclairs de King Ghidorah), Godzilla tremble !

SON – Ultra enveloppantes et armées de basses cataclysmiques, les pistes Dolby Atmos nous projettent au cœur du chaos. Les voix, parfaitement claires et mobiles, se détachent d’une scène sonore ample où la partition de Bear McCreary respire pleinement. Enceintes sollicitées de toutes parts, surrounds débordants d’effets, hauteur omniprésente (hélicoptères, débris, monstres, orages, déflagrations) et dynamique fougueuse : ça frappe fort. Du massif… digne d’un rugissement !

Le Voyage d'Arlo

Provenance : États-Unis | Éditeur : Disney | Date de sortie : 10 septembre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (québécois) Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

Le Voyage d'Arlo
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 10 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Émouvant et d’une beauté renversante, Le Voyage d’Arlo déploie un récit initiatique où courage, perte et solidarité s’entrelacent avec douceur. Porté par des personnages profondément attachants et une mise en scène naturelle d’une splendeur quasi picturale, le film touche autant qu’il émerveille. Malgré une trame classique, l’odyssée du « petit » apatosaure séduit par sa sincérité et son sens de l’émerveillement. Un conte lumineux qui parle au cœur, petits comme grands.

IMAGE – Une définition souveraine sublime chaque détail du décor, un piqué ultra pointu accentue la netteté texturale, des couleurs éclatantes gagnent en vitalité (du bleu céleste aux écailles vertes), tandis que des contrastes plus profonds magnifient blancs (plus purs) et noirs (plus denses). Les sources lumineuses, du soleil aux lucioles, insufflent une énergie nouvelle à l’image. Face à cette prouesse visuelle, le Blu‑ray paraît aussi timide… qu’Arlo au début de son voyage !

SON – Les effets, les ambiances naturelles et la partition musicale sont diffusés avec générosité sur l’ensemble des canaux, soutenus par des basses rondes et maîtrisées. Plus équilibrée mais moins nerveuse (une dynamique trop mesurée) que la VF, la VO profite d’une scène sonore plus vaste. Sa spatialisation excelle, portée par une verticalité aérienne où l’astéroïde, l’orage et les ptérodactyles marquent des points. Tel Arlo découvrant l’immensité du monde, l’envolée sonore s’impose.

Hulk

Provenance : États-Unis | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 09 juillet 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS:X
Français (parisien) DTS 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Hulk
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9 | Audio : 9

ŒUVRE – Œuvre hybride, Hulk mêle split‑screens inspirés des comics et démesure spectaculaire pour signer un blockbuster d’auteur singulier. Ang Lee y privilégie une exploration psychologique sombre et tourmentée, donnant au monstre vert une profondeur inattendue. Si la narration, parfois bancale, fragilise l’ensemble, cette approche intimiste ose la complexité émotionnelle plutôt que la simple fureur destructrice, offrant une relecture plus mature et introspective du personnage.

IMAGE – Doté d’une cinégénie folle avec sa légère structure granuleuse, ce transfert UHD HDR10 sublime chaque détail (visages, costumes, décors) et renforce l’immersion dans son esthétique graphique singulière. Plus précise, plus claire, elle profite aussi d’un spectre colorimétrique densifié, de contrastes plus élégants (malgré des noirs parfois instables), et d’une luminosité magnifiée, qu’il s’agisse des écrans de contrôle, de la lumière du jour, des flammes ou des laboratoires militaires.

SON – Bien qu’il manque un peu de présence arrière hors action et d’impact lors des coups de feu, ce mixage reste remarquablement immersif. Les ambiances bénéficient d’un véritable espace, le score respire pleinement, les effets pyrotechniques circulent avec précision, le canal LFE est d’une physicalité redoutable et les dialogues d’une grande clarté. Moins puissante et enveloppante, la VF s’incline face à une VO DTS:X dont la scène aérienne s’embrase lors des métamorphoses de Banner.

Spider-Man: Far From Home

Provenance : Belgique | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 13 novembre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (parisien) DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Spider-Man: Far From Home
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Épilogue léger à la Saga de l’Infini, Spider-Man: Far From Home mêle deuil, illusions et comédie juvénile pour offrir un teen‑movie divertissant aux personnages attachants. L’aventure, fun et estivale, croise un blockbuster d’action spectaculaire mais parfois creux. Jamais désagréable, bien que clairement calibré pour un public ado et en manque de vraie tension dramatique, ce 23ᵉ opus du MCU reflète son époque, entre virtualité et faux-semblants, tout en faisant grandir son jeune héros.

IMAGE – Plus définies et nettement plus lumineuses, les images du transfert UHD Dolby Vision affichent un piqué affiné, avec des textures stabilisées et des arrière‑plans d’une grande netteté. La palette colorimétrique gagne en saturation, les contrastes en précision (blancs éclatants, noirs plus profonds) et les éclairages en éclat, de l’ensoleillement des scènes extérieures à la luminescence des pouvoirs « surnaturels » de Mystério. Seule ombre au tableau : un soupçon d’aliasing çà et là.

SON – Fait rare, c’est la VF qui s’impose ici. Touché par une dynamique étriquée et un encodage trop faible, le mixage Dolby Atmos de la VO reste désespérément plat, sans impact ni basses dignes de ce nom, malgré des effets verticaux pourtant précieux lors des attaques des Élémentaux. À l’inverse, la VF lossless, bien plus puissante et immersive, délivre un maelstrom sonore intense où pyrotechnie, ambiances et score de Michael Giacchino profitent d’une spatialisation exemplaire.

La Reine des neiges (2013)

Provenance : États-Unis | Éditeur : Disney | Date de sortie : 1er octobre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (québécois) Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

La Reine des neiges (2013)
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 9 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Cette adaptation du conte d’Andersen déploie une splendeur visuelle remarquable et des personnages immédiatement attachants. Fidèle à l’héritage Disney tout en assumant une modernité assumée, le film glisse d’une ouverture musicale façon Broadway à une quête initiatique nourrie de mythes nordiques. Les stéréotypes fondent comme neige au soleil, l’action tourbillonne, et l’humour d’Olaf ne refroidit jamais l’émotion finale, capable de réchauffer même un cœur gelé.

IMAGE – Traversé d’une obscurité plus dense qui engloutit parfois quelques détails, ce somptueux transfert UHD HDR10 sublime encore l’expérience visuelle. La définition gagne en éclat, le piqué s’affine avec une précision cristalline (la robe d’Elsa, le manteau neigeux, la fourrure de Sven). Les couleurs ensorcelantes se nuancent (l’orange du « nez carotte »), les bleus glacés se saturent, les contrastes s’affûtent et les sources lumineuses, plus subtiles, brillent avec une intensité accrue.

SON – Une fois le volume de référence dépassé, ces pistes sonores révèlent toute leur splendeur, restituant avec soin l’atmosphère des pays du Nord : tempêtes de neige, craquements de glace, traîneaux glissants et hurlements des loups. Dialogues et bruitages se distinguent par leur limpidité, la spatialisation s’anime d’enceinte en enceinte, et les séquences musicales s’épanouissent. Malgré une dynamique un peu timide, la VO profite des canaux aériens (rafales, sorts de magie).

Salyut-7

Provenance : Allemagne | Éditeur : Concorde Home Entertainment | Date de sortie : 22 mars 2018

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Russe DTS-HD MA 7.1
Allemand DTS-HD MA 7.1

Sous-titres
Allemand

Salyut-7
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Malgré un patriotisme appuyé, cet Apollo 13 russe s’impose comme un drame historique solide, révélant un chapitre méconnu de la conquête spatiale. La reconstitution, réaliste au possible, impressionne autant que les SFX, à saluer pour leur précision quasi documentaire. Porté par des comédiens investis et une mise en scène tendue, il conjugue spectacle et crédibilité technique. Une réussite inattendue, capable de rivaliser avec les productions hollywoodiennes du genre.

IMAGE – Très perfectionnée, la photo trouve en ce transfert UHD HDR10 un écrin idéal. Plus ciselé qu’en HD, le givre de la station soviétique en témoigne, il s’appuie sur des contrastes saisissants, des noirs d’une profondeur inatteignable en Blu‑ray et des sources lumineuses d’un réalisme bluffant, qu’il s’agisse de la Terre brillante, des étoiles ou des éclairages internes. La palette, plus chaude et débarrassée de son voile jaunâtre, profite d’une compression exemplaire où le banding reste à quai.

SON – D’une authenticité saisissante (le silence spatial y est absolu), ce mixage atmosphérique regorge d’effets minutieux, des débris flottants aux cliquetis métalliques, qui renforcent l’immersion. Les dialogues s’intègrent avec naturel, notamment les voix étouffées sous les casques, tandis que l’ensemble des enceintes contribue pleinement à l’action, hauteur comprise avec un DSP 3D. La musique dramatique s’étire avec ampleur et les basses répondent avec une ardeur maîtrisée.

Angry Birds: Copains comme cochons

Provenance : États-Unis | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 12 novembre 2019

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | BT.2020
Certification IMAX Enhanced
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais DTS:X
Français (parisien) Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Angry Birds: Copains comme cochons
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 6.5 | Vidéo : 10 | Audio : 8

ŒUVRE – Souvent très drôle, cette suite totalement loufoque prolonge les aventures des oiseaux et des cochons dans un univers toujours aussi coloré, où les péripéties s’enchaînent à un rythme parfois trop frénétique. Divertissant même si paresseux côté scénario, l’énergie visuelle et l’humour absurde de ce film d’animation compensent. Entre sens de l’entraide assumé et gags qui fusent, il divertira sans peine les plus jeunes… tout en décrochant de francs sourires chez les parents.

IMAGE – Volant dans les plumes du splendide Blu-ray, plus doux et terne en comparaison, ce master 4K éblouissant offre une netteté rare, au point que chaque élément du cadre semble jaillir comme en 3D. La profondeur de champ s’étire à perte de vue, la définition coupe littéralement le souffle et les détails gagnent en précision chirurgicale. La palette colorimétrique, plus vaste, explose d’éclat, tandis que contrastes élargis et éclairages intensifiés apportent un impact visuel immédiat. Waouh.

SON – Bien que la dynamique et les basses restent contenues (un choix cohérent pour un mixage destiné aux plus jeunes), cette piste DTS:X, riche en ambiances et exploitant pleinement les canaux de hauteur (personnages, projectiles glacés ou en fusion, décharges électriques), se révèle très solide une fois le volume relevé. La clarté générale impressionne, la spatialisation s’avère généreuse, le score pop pulse avec entrain et les dialogues demeurent limpides. VF moins enveloppante.

Running Man (2025)

Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 25 mars 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Anglais
Français

Running Man (2025)
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 10 | Audio : 10

ŒUVRE – Plus fidèle au roman de Stephen King, ce thriller dystopique retrouve une noirceur sociale et une tension dramatique plus ancrée, loin du spectacle bodybuildé des 80’s. Le récit avance avec une efficacité sans gras : rythme soutenu, enjeux clairs, violence sèche mais motivée. Quelques choix esthétiques un peu appuyés n’entament pas la force d’un ensemble maîtrisé, où la critique des médias‑arènes résonne fort. Une chasse à l’homme qui court vite… et dans la bonne direction.

IMAGE – Ce transfert UHD propulse la dystopie dans une précision quasi tactile : textures de peau, poussières en suspension, décors tentaculaires… tout paraît prêt à surgir à travers l’écran. L’ouverture en usine irradie d’une chaleur suffocante, tandis que le studio de télévision gagne une profondeur spectaculaire. Le DV fait flamboyer rouges et néons sans jamais trahir des noirs impeccables. Faux grain maîtrisé, détails foisonnants et contraste affûté refusent de finir comme victimes du jeu.

SON – Ce mix Atmos déploie une scène ample où dialogues limpides, diffusion télévisée tonitruante et chaos des poursuites s’enchaînent sans heurts. Les hélicos comme les drones fendent l’espace vertical, les explosions secouent le canal LFE et l’action enveloppe telle une foule affamée de show. Hauteur exploitée avec panache, spatialisation vive, dynamique élargie, il n’y a pas que Ben Richards qui semble courir pour sauver sa peau. Doublage de la VF aligné sans la moindre friction.

Le Top / Flop du mois

Le Top / Flop du mois

Predator: Badlands | 🇫🇷 : Quand l’Atmos ouvre la chasse, le ciel lui‑même devient proie

Chien 51 | 🇫🇷 : Dans ce Dolby Atmos citadin, la dystopie ruisselle et les drones t’observent

The Killer (1989) | 🇫🇷 : Malgré des cicatrices, la grâce létale de Woo resurgit… surtout au ralenti

La Guerre des Rohirrim | 🇫🇷 : Un disque 4K qui charge comme un Éored lancé au galop

DOA: Dead or Alive | 🇩🇪 : Aussi sexy que ses héroïnes, l’open matte chauffe l’ambiance

Running Man (2025) | 🇫🇷 : Tel les Hunters, le transfert UHD Dolby Vision traque le détail

Le Top / Flop du mois

Ice Road: La Vengeance | 🇩🇪 : Le 5.1 respire le froid, mais laisse l’avalanche au bord de la route

The Killer (1989) | 🇫🇷 : Quand le 2.0 aligne ses balles, le 5.1 manque la cible… même au ralenti

La Femme publique | 🇫🇷 : Sous ce Dolby Vision, la tempête Żuławski crame la rétine

Le Dernier Monde Cannibale | 🇫🇷 : Ça dévore sec… mais l’assaisonnement SDR fait famine

Black Phone 2 | 🇫🇷 : Si le Dolby Atmos est en ligne, il raccroche quand les hauteurs répondent

Spider-Man: Far From Home | 🇧🇪 : L’Atmos promet la voltige, mais reste collé au mur

La léchouille éditoriale

Predator: Badlands | 🇫🇷 : Alors que la planète gronde sous le jeune Yautja, l’UHD cisèle la roche comme une peau vivante. Le DV allume des éclairs fauves dans les brumes de silice, tandis que l’Atmos déchaîne un souffle tribal‑mécanique prêt à mordre. Ici, la chasse est un baptême minéral.

Predator: Badlands

Le coup de griffe

La Femme publique | 🇫🇷 : S’ils tentent de raviver la transe de Żuławski, l’image s’étiole avant même de vibrer et le son ploie sous les éclats de voix. La copie, qui a cessé de se battre, est fatiguée, et l’enregistrement à bout de nerfs. La fièvre ? Dissoute. La matière ? Usée. L’emportement ? Éreinté.

La Femme publique

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Commentaires sur Inline
Voir tous vos commentaires
FrançaisfrFrançaisFrançais
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x