Provenance : France | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 14 février 2018

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.40
HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Blade Runner 2049
5/5

Artistique : 10 | Vidéo : 10 | Audio : 10

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Professionnel HDR)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos | DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Requiem for a Memory

En 2049, la société est fragilisée par les nombreuses tensions entre les humains et leurs esclaves créés par bio-ingénierie. L’officier K est un Blade Runner : il fait partie d’une force d’intervention d’élite chargée de trouver et d’éliminer ceux qui n’obéissent pas aux ordres des humains. Lorsqu’il découvre un secret enfoui depuis longtemps et capable de changer le monde, les plus hautes instances décident que c’est à son tour d’être traqué et éliminé. Son seul espoir est de retrouver Rick Deckard, un ancien Blade Runner qui a disparu depuis des décennies…

Miraculeusement fidèle sur le fond comme sur la forme au Blade Runner de Ridley Scott, cette suite tardive (35 ans après quand même !) est une dystopie mature, mélancolique et racée plus contemplative que portée sur l’action, dont la lente immersion au sein de lieux sépulcraux (à la beauté sidérante) et la méditation réflexive sur les fondements de la condition humaine (poussée plus loin que dans le premier volet), hantent durablement l’esprit. Meilleure que son aîné (si si je vous jure), cette immense odyssée existentielle est un cadeau de valeur fait au 7e art. Un chef-d’œuvre !

IMAGE - Flocons de neige

Si la perfection n’est pas de ce monde, elle irradie pourtant chaque plan de cet Ultra HD Blu-ray. Et c’est tant mieux car la magnifique photographie concoctée par Roger Deakins mérite d’être contemplé dans toute sa magnificence.

La définition qui ne souffre d’aucune baisse de régime délivre des images à la précision phénoménale, les détails sont encore plus francs qu’en HD grâce à un voile de netteté supplétif (la pilosité faciale de Ryan Gosling et Harrison Ford, les grains de sables, le ruissellement de l’eau de pluie, le manteau neigeux) et la profondeur de champ fait aussi un bond en avant.

La sublime palette colorimétrique s’exprime avec plus de subtilité (les gris du Los Angeles pollué, les jaunes du QG de Wallace Corporation, les oranges de la zone interdite), les contrastes impressionnent continuellement, les sources lumineuses sont plus rayonnantes (les annonces urbaines et autres hologrammes publicitaires, les néons) et les scènes sombres, grâce à de nouvelles nuances de noirs, respirent mieux. Une claque visuelle de premier ordre !

Blade Runner 2049

SON - Suspicious Mind

Que vous optiez pour la VO (Dolby Atmos) ou la VF (DTS-HD MA 5.1), il s’agit de deux pistes sonores d’anthologie. Bien évidemment, la première profite d’une meilleure ouverture arrière (ajout des surround back oblige) et d’une scène verticale loin d’être anodine (la pluie torrentielle, la neige, le vent, les ambiances de la ville, le vol des Spinners, etc.), mais la seconde est aussi bonne sur les autres composantes de ce mixage magistral au style épuré.

Nous avons donc des voix claires, une dynamique à la puissance sans équivoque, une répartition des effets optimale (le bourdonnement des abeilles, la trajectoire des engins volants), un score électro-expérimental aux sonorités sourdes et aux envolées planantes (Hans Zimmer et Benjamin Wallfisch sont parvenus à respecter l’esprit de la partition originale de Vangelis) particulièrement ample, et des basses surpuissantes qui mettent régulièrement le canal LFE à rude épreuve. Un régal auditif de tous les instants !

CONCLUSION - Time to live...

S’il est évident qu’elle ne se perdra pas dans l’oubli comme les larmes dans la pluie, cette suite sensorielle et envoûtante digne de son illustre prédécesseur (dont elle est le prolongement) a l’humanité encore plus dans la peau sur support 4K Ultra HD (des prestations A/V de rêve) !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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KillerSe7ven
Administrateur
4 mois

Jeu de mot validé en titre ! ^^ C’est mon film moderne de SF préféré. Et le meilleur film de SF de Villeneuve pour moi, étonnamment le plus “indé” et malgré un nom si marqué par la légende de Scott.

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[…] logique radicale. Une telle audace évoque les libertés prises par Villeneuve pour son excellent Blade Runner 2049, à ce jour son meilleur film de SF qui n’a pas à pâlir devant son illustre modèle. En cela […]

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[…] mobile il y a dix ans. N’aurait-il pas fallu choisir une représentation holographique comme dans Blade Runner 2049 de Villeneuve ? Mais là où le bât blesse, c’est que ce dispositif de mise en scène par des […]

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[…] maux de notre société moderne sont au cœur d’une enquête influencée par les meilleurs (Blade Runner, Chinatown, Ghost in the Shell, Terminator 2). Et alors que l’oppression du prolétariat se […]

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