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Vous êtes équipés d’un diffuseur et d’un lecteur 4K Ultra HD. Seulement voilà, vous ne savez pas quoi acheter pour nourrir tout ce beau monde ! Laissez-vous donc guider en faisant votre choix dans la liste ci-dessous.
Mais avant toute chose et par souci de transparence, sachez que selon moi, le but premier d’un bon transfert UHD et d’une bonne piste sonore est de respecter les intentions originelles (du réalisateur et de son directeur de la photographie) voulues pour l’image et la bande-son. Cette remarque est très importante pour que vous puissiez comprendre que le grain argentique n’est en rien un défaut d’image (à l’inverse du réducteur de bruit numérique qui tend à l’amoindrir) mais bel et bien une volonté artistique. De plus, mais vous devez déjà le savoir si vous me suivez depuis longtemps, c’est la VO que j’écoute de préférence et donc celle que je note au final. Ne soyez donc pas étonnés de retrouver dans les différents classements des éditions proposant seulement une VF lossy.
Et si l’absence du Messie de la SF Dune, deuxième partie vous étonne, dites-vous bien que c’est parce que je n’ai pas encore trouvé le temps de le mettre au banc d’essai. Néanmoins, des extraits que je me suis passé, je peux déjà vous annoncer que Denis Villeneuve a décroché les étoiles avec cette édition 4K Ultra HD encore plus « épicée » que celle de son glorieux aîné. L’une des plus belles présentations vidéo du support ? J’en ai l’impression oui ! L’un des meilleurs mixages Dolby Atmos du marché ? Peut-être bien oui ! Mais rassurez-vous, son test devrait logiquement trouver place dans un prochain volume du Bazar des 4K Ultra HD.
Une dernière chose avant de passer au plat de résistance, la montée en puissance de l’IA dans les restaurations et autres remastérisations 4K me paraît préoccupante depuis deux ans (avec une nette accélération en 2024), alors même que les travaux lardés de tripatouillages numériques (du dégrainage par-ci, de l’accentuation artificielle des contours par-là) étaient en constante diminution depuis plusieurs années maintenant (le cas d’école Terminator 2 semblait être du passé). Las, à aujourd’hui du moins (j’essaie de rester optimiste), ce que je vais appeler les « optimisations » algorithmiques restent par trop visibles (avec pêle-mêle une texture photochimique anormalement « propre », des détourages malencontreux, un abus de netteté, des désordres dans la mise au point, une fluctuation épars des détails dans les flous et des aberrations visuelles créées dans l’arrière-plan), qu’elles soient utilisées avec plus (Aliens, Avatar, Friends, Les Dents de la mer 3, Sugarland Express, True Lies) ou moins (1984, Abyss, La Vie d’Adèle, Se7en,Terminator, Titanic, Willow) d’intensité. Un processing somme toute intrusif, surtout s’il est employé dans le but de faire ressembler une captation 35 mm à un tournage numérique (coucou James Cameron). Cependant, en avoir recours comme solution technique (face à des problèmes impossibles à résoudre avec les méthodes traditionnelles) pour corriger (et non changer) des ratés de tournage (tel un mouvement de caméra disgracieux et non intentionnel sur le plateau de Se7en), est un avantage certain même si apparenté à une forme de révisionnisme. Au bout du compte, l’IA est un outil comme un autre qui se doit d’être manié avec minutie. À l’avenir, si usage il y a, j’espère que cette technologie se fera plus discrète ou du moins, qu’elle s’orientera vers la correction et non la modification. Wait and see !
Trêve de bavardages, voici le top des éditions 4K Ultra HD de l’année 2024 avec les meilleures sorties françaises, exclusivités étrangères et œuvres du patrimoine. #WeLovePhysicalMedia 📀✨
Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur le ressenti final.
Diffuseur vidéo (QD-OLED) : Sony Bravia XR-65A95L
Sources (4K) : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes (5.1.4) : Sennheiser Ambeo Soundbar Max, SVS SB-4000
Modes de l’image : Professionnel (SDR ou HDR) | Dolby Vision sombre | IMAX Enhanced
Modes d’écoute : Dolby Atmos | Dolby Surround | DTS:X | DTS Neural:X
Sommaire
Le top des sorties françaises
Emilia Pérez

Provenance : France | Éditeur : Pathé | Date de sortie : 21 décembre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Le plus beau film de l’année écoulée trouve en ce fabuleux transfert UHD Dolby Vision un écrin sur mesure à ses ambiances stylisées composites. La précision des contours fait un bond en avant, les couleurs chaudes et modernes gagnent en densité (des rouges flamboyants aux bleus apaisants) et les contrastes, plus tranchés entre l’ombre et la lumière, viennent sublimer chaque éclairage (des néons au ciel étoilé) avec des noirs à la profondeur inouïe et des blancs ardents.
• Bande-son : Espagnol Dolby Atmos, Français DTS-HD MA 7.1
Faisant indéniablement la force de cette bande-son immersive, l’univers musical hors normes (jamais décorrélé du récit, jusqu’aux paroles des chansons) est dispensé avec une clarté et une profondeur éminentes. Les dialogues sont clairs, la dynamique enfiévrée et les effets hors-champ donnent le vertige. Même si la VF DTS-HD MA 7.1 est de premier ordre, la piste espagnole Dolby Atmos est à privilégier pour son authenticité, sa verticalité (très perceptible) et son ampleur accrue.
Civil War

Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 23 août 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Issu d’une captation numérique au moyen de caméras légères peu coûteuses (un choix similaire avait été opéré par Gareth Edwards lors du tournage de The Creator), ce transfert UHD Dolby Vision soutenu par une compression HEVC en acier trempé (un bitrate moyen de 79.8 Mbit/s) honore la proximité de la photographie « prise sur le vif » (nous sommes le regard de tous les témoins) du chef op’ Rob Hardy. Toute proportion gardée, l’esprit d’Apocalypse Now rôde non loin du théâtre d’opération. La définition est au rendez-vous, la propreté clinique aussi (pas la moindre granularité à l’horizon), et les détails, déjà éminents sur le Blu-ray, contractent une netteté grandie (les pores de la peau, les fibres textiles, l’état de délabrement avancé de certains décors). Il est à noter que les CGI se fondent à merveille dans le paysage. La palette colorimétrique incroyablement luxuriante profite à fond du WCG (la nature verdoyante, les graffitis sur les murs), les contrastes ont été notablement élargis (les noirs de la nuit sont désormais absolus) et les sources lumineuses, clairement hardies (l’Average Peak Nits a été mesuré à 483 cd/m² et le MaxCLL à 1210 nits), affichent une brillance à nul autre pareil (les flammes lors du feu de forêt nocturne ou encore la coruscation des munitions traçantes).
• Bande-son : Anglais et Français Dolby Atmos
Conçu par Glenn Freemantle (Gravity, Wonka), ce mixage Dolby Atmos d’anthologie qui vient équiper la VO (24-bit, 4120 kbps) et la VF (24-bit, 4230 kbps) est une démonstration de force dont le final à Washington D.C. n’est pas sans évoquer la furie acoustique de l’intro dans Il faut sauver le soldat Ryan et les affrontements urbains de La Chute du faucon noir. Faisant partie intégrante de la narration (cf. le déclic des appareils photo entraînant de rapides arrêts sur image couplés à une coupure fugace de toutes sonorités), cette bande-son ultra immersive qui nous projette dans l’enfer de la guerre civile grouille d’effets/ambiances (le tumulte de la pyrotechnie face à l’apaisement de la nature) sur toutes les enceintes, y compris les canaux verticaux dont l’emploi est mémorable (hélicoptères, projectiles divers et avions de chasse surplombent très régulièrement le champ de bataille). Les dialogues sont parfaitement restitués, la bande originale (disposant de titres des années 70/80) est sérieusement ample et les basses sont bougrement massives (notamment lors des explosions). Excepté le doublage (bien incorporé et manifestant d’une justesse permanente), il n’y a aucune différence entre les deux pistes sonores.
Bad Boys: Ride or Die

Provenance : France | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 09 octobre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Issu d’une captation numérique (jusqu’en 8K) à la patine ciné fort attrayante (mais sans une once de granularité), ce magnifique transfert UHD Dolby Vision dépourvu de la moindre défaillance d’encodage (un bitrate moyen de 68.9 Mbps) restitue plus fidèlement que son homologue 1080p la photographie criarde concoctée par le chef opérateur Robrecht Heyvaert (déjà à l’œuvre sur le 3e opus)… Les technologies HDR et WCG faisant toute la différence. Ça claque ! Les images sont mieux résolues qu’en HD (c’est notable lors des plans larges sur la ville de Miami), la précision accrue du cadre est visible tout du long et l’amélioration dans la restitution des détails fins régulièrement notable (cf. les très gros plans sur les visages). Plus accrocheuses car plus raffinées, les textures révèlent de fait des subtilités structurales sur les expressions faciales, les fibres textiles, les éléments décoratifs et la conception architecturale emblématique de « Magic City ». Sous la chaleur étouffante si caractéristique de la saga, la palette colorimétrique « Taste the Rainbow » (la référence à Skittles n’est pas innocente) et les sources lumineuses « over the top » (entre paysages urbains scintillants et plages baignées de soleil) ne s’expriment pleinement qu’ici… Les couleurs supérieurement saturées gagnent en vibrance (spécialement les vives lumières roses et vertes du club de strip-tease), la plage de contrastes se voit renforcée (des noirs plus riches qui délimitent bien mieux les ombres) et les éclairages, qu’ils soient naturelles (la lumière du jour) ou artificielles (les néons, les projecteurs), profitent d’une intensité plus marquée. Du reste, rien que les reflets spéculaires (comme sur les carrosseries) pulvérisent l’étalonnage SDR. Le MaxFALL a été mesuré à 394 cd/m² et le MaxCLL à 1071 nits.
• Bande-son : Anglais Dolby Atmos et DTS-HD MA 5.1, Français DTS-HD MA 5.1
La franchise continue d’impressionner sur le plan auditif mais laisse au vestiaire le format DTS:X labelisé IMAX Enhanced de son prédécesseur (où les basses n’étaient imposantes qu’avec un ampli certifié) pour un mixage Dolby Atmos (24-bit, 4304 kbps) qui dépote méchamment. Pour l’heure, avons-nous déjà connu lutte contre le crime plus bruyante ? Ultra engageante dans sa spatialisation (il faut dire que la caméra ne tient pas en place), exubérante dans son sound design (les coups de feu claquent, les explosions retentissent, les moteurs grondent et les ambiances fusent) et tonitruante dans son ampleur aisément démesurée (la dynamique fracasse tout sur son passage et les basses castagnent le plexus), cette bande-son d’anthologie qui déteste le calme donne vraiment tout ce qu’elle a. L’énergique partition de Lorne Balfe (auto-citant son propre travail sur Mission: Impossible – Dead Reckoning, partie 1) qui bénéficie d’une large présence multicanale offre au canal LFE sa meilleure assise (une rondeur exceptionnelle) et les dialogues, jamais submergés par le brouhaha de l’action, sont vivement exsudés par la centrale pour une intelligibilité de tous les instants. Un chouïa moins démonstrative (un enveloppement légèrement amoindri et une puissance à peine atténuée) mais tout autant saturée de bruits et d’énergie, la VF DTS-HD MA 5.1 (16-bit, 2245 kbps) assure le spectacle acoustique au maximum de ses possibilités. Le doublage y est bien incorporé.
Furiosa: Une saga Mad Max

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 02 octobre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Là où Fury Road avait été tourné en 2.8K et terminé en 2K, Furiosa a été capté en 6.5K et 8K avant finalisation en 4K. Un saut technologique plus que déterminant au vu de la stylisation indubitablement extrême de la photographie (signée Simon Duggan) que le présent transfert UHD Dolby Vision, avec son solide bitrate moyen de 56 Mbps (et des pics à 87.3 Mbit/s), expose dans toute sa magnificence. Très loin derrière, son homologue Blu-ray n’est jamais en mesure de repousser ses limites pour rouler aux côtés de cette grandiloquence visuelle. La texture granuleuse (moins grossière qu’en HD) quasi absente en salle fait un retour triomphant (serait-ce un ajout pour la sortie vidéo ?), le cadre large regorge d’encore plus de détails (les textures de peau, les peintures de guerre, les dégâts sur les véhicules) et la résolution accrue est tellement évidente (la netteté de l’arrière-plan est proprement inexprimable) que zapper sur le disque HD fait prendre conscience de l’écart monstre pouvant exister entre les deux supports (il semble terriblement mou en comparaison alors que ce n’est assurément pas le cas). La colorimétrie hautement saturée (des teintes pop brûlantes) exploite pleinement le WCG afin que les primaires insolentes venant éclabousser le désert sépia affichent une vibrance hors-norme et les contrastes, particulièrement audacieux, profitent à la pénombre (nettement mieux délimitée de par des noirs densifiés) comme à la clarté (des hautes luminances largement mieux écrêtées aux blancs méchamment percutants). Et grâce à un MaxCLL mesuré à 1102 nits (un Average Peak Nits de 506 nits cd/m²), les sources lumineuses brillent d’un (vif) éclat grandi… De fait, les explosions, flammes et autres reflets sur les surfaces métalliques sont un véritable festin pour les yeux ! Mais alors que cette présentation s’impose comme la DÉMONSTRATION ULTIME des (énormes) bienfaits du support, voilà que la « Tinted Black & Chrome Edition » (une exclusivité aux éditions Fnac), dernière variante en date finalisée par George Miller en personne (qu’il avoue adorer regarder en ouverture de programme), arrive sans prévenir pour ébranler toutes nos convictions*…
* Dans la mesure où les couleurs jouent un rôle majeur dans l'appréhension des destins croisés de Furiosa et Dementus. Tout d'abord du côté de l'ange vengeur où l'innocence verdoyante de la nature, confrontée à la brutalité rouille de la violence mécanique, disparait sans retour à l'issue de sa quête dans le feu noir scintillant de ses yeux (puisque nul doute qu'à la suite de Fury Road, elle ne sera qu'un autre Immortan Joe). Puis du côté de l’aspirant Karl Marx (le fécondateur du mal ayant violé l'enfance d'une « pleine de vie »), l'homme drapé d'une cape en parachute, dont les changements de teintes représentent la corruption du pouvoir... Blanche au départ car plein de bonnes intentions et vu comme un Messie par son troupeau de motards. Rouge par la suite car « illuminé » par un fumigène (tout sauf divin) amorçant sa cupidité. Et enfin grisâtre car infecté par la suie de son âme de conquérant. De la pureté à la noirceur, des flammes aux cendres, la première deviendra mythe (sans chercher à le devenir) quand le second tombera dans l'oubli (lui qui voulait entrer dans la légende). La messe est dite : ainsi soit-il...
Car ouvrant les portes du Valhalla au plus grand préquel de tous les temps de manière à ce qu’il puisse devenir le mythe qu’il sait être, elle masque ses quelques défauts graphiques* (CGI et intégrations parfois visibles) dans un noir et blanc macabre tout en faisant naître çà et là de petites touches de couleur (très désaturées quelquefois) faisant sens dans chacun des chapitres contés (comme la végétation dans « Le pôle de l’inaccessibilité » ou les réminiscences rouges dans « Les leçons de la désolation ») et lors des nuits en extérieur (plongées dans une ambiance légèrement bleutée). Hormis pour la nature dont la pêche et son noyau (toujours colorés) symbolisent l’immortalité et la renaissance, le vent de l’espoir ne souffle plus pour les hommes dans cette proposition où la vie s’est éteinte bien avant le lever de rideau. Plus pessimiste, tu meurs.
L’intensité des éclairages y est décuplée (la brillance des carrosseries est juste invraisemblable), l’image se fend d’un piqué davantage révélateur (notamment sur les visages taillés à coups de serpe de plusieurs des protagonistes) et la granularité, plutôt discrète dans la version standard même si manifeste, est ici beaucoup plus palpable pour un rendu poisseux qui lui sied à merveille. Devant une telle réussite artistique (plus raccord avec les passages de Fury Road diffusés lors du générique de fin), difficile de nier que Furiosa se doit d’être vécu en priorité dans ses habits d’ombre.
* Défauts graphiques s'il en est puisque lors d'une interview, le réalisateur a mentionné qu'il s'agissait d'une volonté artistique afin que les cascades irréalisables en live puissent se détacher car faisant partie inhérente du mythe... L'homme étant capable de faire la différence entre le réel et le fantasme collectif. À méditer !
• Bande-son : Anglais et Français Dolby Atmos
Énergisant et bien évidemment pourvu du sound design mémorable de la franchise, ce mixage Dolby Atmos sous 16-bit (une VO de 3397 kbps et une VF de 3372 kbps) à la dynamique démente et aux effets fracassants en a autant sous le capot que celui de Fury Road même si l’action y est moins omniprésente. En contrepartie, il fait monter la tension (un assaut auditif croissant) et développe considérablement les sonorités du Wasteland (comme sur la Terre Verte et à Pétroville). Les (rares) dialogues qui ne transitent pas seulement par le canal central sont d’une grande clarté alors même que l’apocalypse résonne tout autour (il en est de même dans notre langue malgré un doublage peu convaincant), la séparation des canaux est exemplaire avec une précision acoustique de tous les instants et les battements implacables du canal LFE sont d’une autorité incroyable (cf. les moteurs de la « moto tonnerre » et du « Porte-Guerre »). La verticalité est propulsée par son inexorable présence (les projectiles des lance-fusées, les mégaphones montés sur la « prison car », les mouches dans les souterrains putrides, les échos dans la Citadelle, les poulies et autres chaînes dans la « Maison des Saints Moteurs », l’attaque des « flying warriors », les innombrables bruits de tôle froissée, les survols de corbeaux, la tempête de sable, etc.), la scène surround captive tout du long en passant la seconde dès que la narration l’exige (notamment au Moulin à Balles) et le score viscéral de Junkie XL, dont le volume a été rehaussé par rapport au mix ciné, conquiert l’espace avec une ampleur prodigieuse. Une expérience d’enfer pour un TOP DÉMO déjà inscrit dans la légende !
Alien: Romulus

Provenance : France | Éditeur : 20th Century Studios | Date de sortie : 18 décembre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Soutenu par une solide compression HEVC, ce transfert UHD Dolby Vision se distingue régulièrement de son homologue HD. La résolution accrue améliore chaque détail (fausse texture organique comprise), les couleurs très orangées exploitent généreusement la technologie WCG (cf. les rouges vifs et les bleus électriques) et la gestion des contrastes, volontairement conservatrice dans ses pics lumineux, se voit affinée pour une obscurité autrement plus palpable.
• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français Dolby Digital Plus 7.1
Offrant une expérience audio aussi immersive que terrifiante, la VO Dolby Atmos croule sous les effets surround et exploite pleinement sa verticalité. La spatialisation est d’une grande précision, le score tendu est volumineux et les basses renforcent la sensation d’oppression. Puissante et bien répartie, la VF Dolby Digital Plus 7.1 (un doublage intégré avec soin) est tout de même nettement moins enveloppante. Dans votre home-cinéma, le Xénomorphe va de nouveau vous faire crier !
Deadpool & Wolverine

Provenance : France | Éditeur : Disney | Date de sortie : 27 novembre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
D’une précision impressionnante, ce transfert UHD Dolby Vision offre une netteté accrue avec des détails fins exceptionnels (les maquillages, les fibres textiles). Les SFX sont bien rendus, la palette colorimétrique davantage saturée affiche des primaires vibrantes (les costumes) et les contrastes, soigneusement rehaussés, améliore la visibilité des scènes gorgées de lumière ou plongées dans la pénombre (c’est rare) de par des noirs plus profonds et des blancs plus éclatants.
• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français Dolby Digital Plus 7.1
Une VO Dolby Atmos époustouflante qui assure une immersion totale. Les effets/ambiances sont parfaitement distribués dans l’espace acoustique, la dynamique est particulièrement intense dès que ça s’agite à l’écran, les dialogues restent clairs malgré la frénésie environnante, la partition électrique est aussi ample que bien aérée et les basses sont grandiloquentes. Puissante et sollicitant tous les canaux, la VF Dolby Digital Plus 7.1 assure. Le doublage est bien intégré au mixage d’origine.
Le Garçon et le Héron

Provenance : France | Éditeur : Wild Side Video | Date de sortie : 04 décembre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 2K
Mise à l’échelle à partir d’une source 2K et étalonnée en Dolby Vision, la présente image 4K affiche des dessins « à l’ancienne » délicats avec davantage de précision et de peps que son homologue HD. La texture 35 mm y est affinée, les détails prennent encore plus vie, la colorimétrie éclate avec une vibrance grandie, les contrastes gagnent en nuances (des noirs étoffés et des éclats lumineux renforcés) et la qualité de l’encodage gomme toutes traces de postérisation.
• Bande-son : Japonais et Français Dolby Atmos
Mixée par l’estimé Kôji Kasamatsu, la subtile et équilibrée bande-son Dolby Atmos (proposée en VO et en VF) fournit des effets à la précision marquée même lorsque la dynamique s’agite. Les voix sont limpides, la séparation des canaux palpable, l’activité arrière saillante, les (rares) basses très physiques, la verticalité mémorable (la faune, les conditions météorologiques) et le score à l’anxiété croissante de Joe Hisaishi bien ample. Soigné, le doublage français s’intègre parfaitement.
Le Règne animal

Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 07 février 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Lumineuse et fourmillante de détails aux quatre coins du cadre large, la photographie signée David Cailley est magnifiquement restituée par le présent transfert UHD Dolby Vision qu’un solide codec HEVC vient consolider. Vis-à-vis du Blu-ray, les scènes diurnes et les différents éclairages gagnent en brillance (les guirlandes de la ginguette, la lumière du jour, les gyrophares des véhicules prioritaires), la pénombre accède à une lisibilité accrue (les noirs ne sont plus bleutés), le niveau de détail 35 mm est encore plus bluffant (les transformations progressives comme les décors naturels ne manquent pas de mordant) avec un relief toujours plus palpable, les couleurs à la froideur maîtrisée et aux primaires chatoyantes profitent de belles nuances additionnelles (cf. les teintes forestières) et la compression, à présent indécelable (dans la fumée des fumigènes compris), contribue à une meilleure respiration de la délicate émulsion argentique.
• Bande-son : Français DTS-HD MA 5.1 et DTS-HD MA 2.0
Bénéficiant d’une activité multicanale tatillonne où chaque enceinte est mise à contribution avec un naturel désarmant, ce mixage délivré en DTS-HD MA 5.1 qui s’épaissit tout au long du film (pour entendre le réveil de la nature), immerge le spectateur dans des ambiances atmosphériques réalistes au possible (la flore) entrecoupées d’effets animalesques saisissants de proximité. La richesse acoustique de l’ensemble déconcerte, les bruitages sont balancés aux quatre coins de l’espace d’écoute avec autant de subtilité que de puissance, la dynamique montre les crocs dès que l’action s’en vient, le canal LFE grogne âprement s’il le faut, l’audacieuse musique d’Andrea Laszlo De Simone (douce et candide avant d’être rythmée par des percussions tribales) enveloppe et les dialogues (où chaque homme-animal à sa propre voix) sont solidement exsudés par la centrale.
Horizon: Une saga américaine – Chapitre 1

Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 15 novembre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Bien éclairé et regorgeant de détails fins, ce transfert UHD Dolby Vision résultant d’une captation numérique finalisée en 4K est magnifique. La définition ne faiblit guère, le piqué gagne en précision (la pilosité faciale, les tenues vestimentaires), la palette colorimétrique aux tons jaunes-oranges expose une saturation plus réaliste et les contrastes, délicatement renforcés, accroissent la densité des noirs (des ombres mieux restituées) ainsi que la pureté des blancs (les nuages).
• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français DTS-HD MA 7.1
Avec son atmosphère tridimensionnelle (une scène arrière manifeste et une verticalité à la présence appropriée) reproduisant fidèlement les grands espaces du Far West, la VO Dolby Atmos est naturellement immersive. Puissante (cf. l’attaque des indiens) et bien répartie, elle n’oublie jamais de mettre en avant le score de John Debney. Même si horizontal (dommage pour l’orage et les pas sur un toit), le mixage DTS-HD MA 7.1 de la VF (bien doublée et incorporée) est en bonne posture.
Twisters

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 20 novembre 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Agréablement vintage dans son rendu 35 mm (une captation argentique), ce transfert UHD Dolby Vision à la viscéralité forte à-propos (soutenue par un encodage exemplaire) balaye son homologue HD. La résolution accrue profite aux détails (légèrement doux par nature), les couleurs s’extraient généreusement du Rec. 709 (des primaires enrichies), la structure granuleuse respire pleinement et les contrastes bénéficient d’une gestion affinée (ombres et lumières mesurées).
• Bande-son : Anglais et Français Dolby Atmos
Même si moins agressive que sa prédécesseur et enregistrée à un niveau particulièrement bas (il faudra augmenter le volume de 14 dB pour atteindre le niveau de référence), la très élaborée VO Dolby Atmos souffle une sensation d’enveloppement permanente (une trombe d’activité à l’arrière et dans les hauteurs) qui culmine lors des tornades (entre vents furibonds et grondements sourds). Les effets multicanaux y sont cycloniques et la dynamique ardente. VF équivalente.
Le top des exclusivités étrangères
Crimson Peak

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Arrow Films | Date de sortie : 28 mai 2024
Absence de VF et de STFR
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 2K
Approuvé par « Guillermo Totoro » en personne, ce transfert UHD Dolby Vision issu d’un DI 2K magnifie la photo somptueusement troublante de Dan Laustsen (Le Pacte des loups, Nightmare Alley, John Wick : Chapitre 4) alors même que le précédent Blu-ray (paru en 2016 via Universal) était déjà exceptionnel. Un travail d’orfèvre que l’encodage effectué par David Mackenzie de Fidelity in Motion (le meilleur dans son domaine) vient consolider avec une insolente perfection (un débit binaire dépassant quasi systématiquement les 90 Mbit/s). La définition ne baisse pas une seconde même lors des scènes plongées dans la pénombre, tous les plans gagnent en netteté (les pores de peau sur les visages, les détails sur les costumes et les éléments de décors) là où une certaine douceur s’était faufilée dans les recoins de son homologue 1080p et le bruit occasionnel (notamment lors des passages les plus sombres) n’est plus que de l’histoire ancienne. La palette colorimétrique absolument luxuriante et délicatement équilibrée (de bleus glacés, rouges sanglants, verts d’écume et jaunes d’or) embrasse sans réserve l’aplomb de ses primaires qui arborent une vibrance accrue, les contrastes renforcés développent des noirs plus pénétrants (à la stabilité impérissable) ainsi que des blancs à la pureté encore plus absolue (la neige) et les sources lumineuses, savamment étudiées, bénéficient de reflets plus ardents (les bougies rougeoyantes).
• Bande-son : Anglais DTS:X
Formidablement immersive et agréablement homogène, cette bande-son DTS:X d’une délicate subtilité engage avec générosité toutes les enceintes mises à sa disposition pour libérer un paysage sonore à la personnalité marquée (simultanément poétique et horrifique). Le champ sonore est extrêmement large, la dynamique ne faillit à aucun moment, l’activité spatiale est abondante (les craquements du manoir, les phénomènes paranormaux) avec une présence surround brillamment conduite (la balle du chien) et une verticalité doctement cultivée (la pluie, les « respirations » de la vieille bâtisse, les vibrations de la cage de fer branlante qui sert d’ascenseur, etc.), les dialogues restent facile à saisir tout du long, la musique enchanteresse signée Fernando Velázquez est reproduite avec une impressionnante fidélité et le canal LFE, sollicité à un rythme régulier, délivre des basses fréquences venues d’outre-tombe.
Late Night with the Devil

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Second Sight | Date de sortie : 28 octobre 2024
Absence de VF et de STFR
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio multiple – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Multipliant les formats (1.66, 1.33, 1.78, 2.35) et les textures manipulées en post-prod (de la colorisation vintage emplie de douceur et d’aberrations chromatiques, du noir et blanc granuleux, du « 35 mm » raffiné) pour retranscrire les changements de source (le reportage introductif, l’émission, les coulisses, l’illusion), l’image se nimbe du look vidéo des 70’s que le présent transfert UHD Dolby Vision, très solidement encodé, ne manque pas de renforcer dans tous les domaines. Un sans-faute !
• Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1
Avec le public à l’arrière (les applaudissements), l’animation à l’avant (les dialogues sont la star du show) et les crépitements de l’enregistrement, l’illusion de regarder une vieille émission TV fonctionne. Et il en est de même durant les pauses publicitaires, où l’envers du décor prend vie avec une redoutable proximité (les techniciens s’afférant de toute part). Quant à l’étrangeté, elle surgit violemment sur le plateau en prenant possession de la dynamique, des surrounds et des basses.
Strange Darling

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Icon Film Distribution | Date de sortie : 02 décembre 2024
Absence de VF et de STFR
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – HDR10 | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Captée en 35 mm 4-perf, la photo électrique signée de l’acteur Giovanni Ribisi évoque le cinéma bis d’autrefois (jusqu’aux taches blanches) avec sa palette colorimétrique ultra saturée proche du Technicolor des 50’s, sa texture organique magnifiquement prononcée et sa douceur si caractéristique sur les bords du cadre. Vis-à-vis du Blu-ray, les détails sont plus nets, le grain plus proéminent, les teintes plus vives (bleus et rouges), la lumière plus éclatante et les noirs plus corsés.
• Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1
Parcouru d’une BO obsédante, ce mixage DTS-HD MA 5.1 qui déploie ses effets chocs avec force (les moteurs, les coups de feu) et ses ambiances naturelles avec justesse (les murmures de la forêt), fait montre d’un équilibre exemplaire. Le paysage sonore s’étend sur toutes les enceintes, la dynamique surprend par son agressivité et les dialogues (comme les cris) sont d’une intelligibilité rare. Malgré l’absence de verticalité, cette unique piste sonore est techniquement épatante.
Wish: Asha et la Bonne Étoile

Provenance : États-Unis | Éditeur : Disney | Date de sortie : 12 mars 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.55 – HDR10 | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 2K
Déjà excellente en 1080p, l’image « réinventée » (des textures aquarelles plaquées sur des graphismes numériques) est encore améliorée par ce merveilleux transfert UHD HDR10. Le niveau de détails subtilement accru est véritablement exquis (les taches de rousseur sur le visage d’Asha, les arrière-plans en toile peinte, les motifs sur les costumes, les murs en pierre du palais), la palette colorimétrique généreusement expressive est plus magnifiquement saturée (les violets audacieux, les bleus froids, les verts maléfiques et les jaunes vifs), les contrastes habilement réajustés (le Blu-ray est globalement plus lumineux mais nettement plus plat en comparaison) affichent des noirs à la densité renforcée et des blancs à la pureté relevée, et les sources lumineuses profitent d’une couche supplémentaire de brillance (les reflets sont superbes et les manifestations magiques ensorcelantes).
• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français (québécois) Dolby Digital Plus 7.1
S’il faut encore ajuster (mais pas trop) le volume pour pleinement en profiter, ce mixage Dolby Atmos aussi dynamique qu’engageant est tout simplement magique. L’immersive scène sonore est très large avec une belle séparation des canaux, les effets surrounds coulent à flots, la verticalité même si occasionnelle est bien sentie (les bulles de souhaits en apesanteur, l’arrivée de Star), les notes de musique de la partition de Dave Metzger dansent dans la pièce d’écoute, le canal LFE frappe fort (la sorcellerie et les instruments à percussion) et les dialogues sont parfaitement clairs. Puissante (quoique moins ample) et bien répartie (même si moins précise), la VFQ présentée en Dolby Digital Plus 7.1 ne démérite vraiment pas… Surtout que le (bon) doublage s’incorpore bien au mixage original.
Les Chroniques de Riddick

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Arrow Films | Date de sortie : 16 septembre 2024
Absence de VF et de STFR
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.40 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Restaurée et étalonnée en Dolby Vision à partir d’un scan 4K 16 bits du négatif original Super 35, l’image ici présentée est stellaire. Les détails gagnent en précision (cf. les costumes et les décors), la palette chromatique en vibrance (des teintes plus éblouissantes), les contrastes en envergure (de la profondeur des noirs à la brillance des reflets) et la patine argentique en finesse. Tirées de fichiers sources 2K, les scènes ajoutées de la Director’s Cut sont un chouïa plus épaisses.
• Bande-son : Anglais Dolby Atmos (TC) et DTS-HD MA 5.1 (TC & DC)
Exclusif à la Theatrical Cut, le nouveau mixage Dolby Atmos fait montre d’une vitalité (un tourbillon quasi ininterrompu d’effets et/ou ambiances dans les surrounds) et d’une puissance (une extension palpable de la dynamique et des basses) accrues vis-à-vis de son homologue DTS-HD MA 5.1, pourtant toujours aussi impressionnant. Qui plus est, l’activité des canaux aériens y est particulièrement notable. Dans les deux cas, les dialogues sont clairement exsudés par la centrale.
Le top des œuvres du patrimoine
Robocop 2

Provenance : États-Unis | Éditeur : Shout Factory | Date de sortie : 18 juin 2024
Absence de VF et de STFR
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Issu d’un nouveau scan 4K des négatifs originaux 35 mm, ce transfert UHD Dolby Vision au bitrate moyen inoxydable de 85 Mbps s’avère être pour l’heure, le plus beau remaster de l’année. Et faisant justice à la photographie clinquante du chef op’ Mark Irwin (Scream), cette mise à niveau au rendu proprement inespéré renforce l’exosquelette hautement robotisé de l’OCP Crime Prevention Unit 001, plus connu sous le nom de RoboCop. La granularité argentique est finement résolue par l’encodage (à l’inverse du Blu-ray où elle était envahissante), la netteté excelle sur toutes les composantes du cadre large (arrière-plan bien évidemment compris) et les détails sont d’une précision incroyable (le master HD étant beaucoup plus doux en comparaison)… Les bâtiments de la ville, les graffitis, les réclames publicitaires et autres news TV (tramées avec une résolution volontairement moindre), les dommages sur les alliages de titane, les fibres synthétiques des gilets pare-balles, les éléments décoratifs et les gros plans sur les visages, se déploient de fait avec une transparence grandement appréciable. Et si flous il y a, c’est qu’ils sont intégrés à la source (notamment lors des séquences chargées en VFX). La saturation de la palette colorimétrique gagne en vivacité (les capsules de Nuke rouges, les graffitis à la bombe aérosol, les explosions orangées), les teintes en richesse (l’alliage bleu-violet de RoboCop) et la carnation en chaleur. Quant aux contrastes, mieux équilibrés que par le passé, ils affichent des noirs extrêmement denses et des blancs hautement pénétrants tout en maintenant une excellente visibilité dans la pénombre (cf. la première mission du projet RoboCop 2). Côté sources lumineuses, l’intensité accrue dont elles profitent fournie un éclat et une brillance inédites aux moniteurs PC, aux reflets métalliques, aux fluorescences, aux gyrophares des véhicules de police et par-dessus tout, au lustre de l’armure d’Alexander « Alex » Murphy. Le MaxFALL a été mesuré à 503 cd/m² et le MaxCLL à 1012 nits.
• Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1, DTS-HD MA 2.0 (New MGM) et DTS-HD MA 2.0 (LaserDisc)
Que vous optiez pour le mixage 5.1 (24-bit, 3985 kbps), la stéréo MGM (24-bit, 2085 kbps) ou la bande-son 2.0 LaserDisc (24-bit, 2035 kbps), ces trois pistes sonores fantastiques sauront combler les audiophiles. Aucun mauvais choix en somme. Pour les plus nostalgiques d’entre vous, les mixages frontaux bénéficient d’une restitution audio à la propreté infaillible (ni grésillement, ni distorsion, ni souffle). Mais pour plus de poids (un milieu de gamme tout autre) et de clarté, c’est vers la proposition MGM qu’il faudra se tourner. Puis il y a la piste multicanale qui ouvre sensiblement le paysage sonore avec une imagerie bien plus attrayante. Les bruitages y sont plus expansifs (les échos dans le bâtiment de l’OCP, les joueurs dans la salle d’arcade), la scène arrière se fait entendre lors des moments bondés (les rues à feu et à sang, les manifestations, les fusillades) et les basses ont l’impact nécessaire pour que les déflagrations, moteurs et chutes robotisées se ressentent comme il se doit. Les dialogues sont idéalement hiérarchisés et le score de Leonard Rosenman fidèlement reproduit. À l’issue de plusieurs passages (comme quand la police prend d’assaut le repère de Cain), il ne fait aucun doute qu’activer un DSP de virtualisation apporte un véritable surplus d’enveloppement (des coups de feu dans les hauteurs, un camion passant au-dessus de la caméra).
The Hitcher (1986)

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Second Sight | Date de sortie : 30 septembre 2024
Absence de VF et de STFR
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 2.39 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Issu d’un scan 4K des négatifs originaux 35 mm (retrouvés par l’éditeur alors qu’ils étaient perdus depuis longtemps) avec étalonnage Dolby Vision supervisé et approuvé par son réalisateur Robert Harmon, ce transfert UHD au bitrate moyen de 91.6 Mbps terrasse son homologue SDR français (résultant d’un scan brut de l’interpositif 35 mm stocké à Londres qui a été travaillé en premier lieu par Eclair Orfeo avant d’être envoyé pour retouches au laboratoire Subtilly) et permet à la photographie signée John Seale (Mad Max: Fury Road) de recouvrer son aspect crépusculaire éjecté de l’habitacle depuis ses débuts sur support physique (dû à une luminosité outrageusement rehaussée et à un affadissement drastique des couleurs). Là où la V1 du master frenchie (une V2 « corrigée » étant annoncée pour le 11 octobre prochain via l’édition standard avec procédure d’échange à la clé) affichait une réduction du bruit numérique (du DNR) en pilotage automatique, des renforcements de contours (de l’edge enhancement) en veux-tu en voilà et un étalonnage douceâtre capricieux (pas toujours raccord d’un plan à l’autre en plus d’exposer çà et là une étrange dérive bleutée) où certaines images venaient à trahir une mauvaise conversion HDR vers SDR (avec cette fadeur si caractéristique), celui de Second Sight a suivi une vraie révision constructeur… La structure granuleuse (plus lourde dans la pénombre) est à présent correctement maintenue, les aberrations chromatiques et autres distorsions dues au format anamorphique ont été retrouvées, la définition n’a plus à subir aucune baisse de régime (les quelques douceurs étant inhérentes à la source) et les détails, d’une très grande précision, sont restitués avec une finesse largement plus appréciable (les textiles, la poussière, les tableaux de bord, la porosité du bois, les comptoirs, l’ameublement et les gros plans sur les visages). La palette colorimétrique, qui réembarque sa pimpance égarée depuis fort longtemps dans les étendues désertiques (des tons terreux plus variés dont une merveilleuse coloration sableuse), profite de primaires plus audacieuses (les yeux bleu acier de John Ryder, la peinture rouge derrière Jim Halsey dans le drive-in, les ciels bleus s’étendant à perte de vue, le sang cramoisi), de teintes massivement revitalisées (la chaleur des flammes, la vibrance des couchers de soleil, la chlorophylle des rares végétaux) et d’une carnation plus naturelle. Quant aux contrastes, carburant aux noirs d’encre (loin d’être délavés ici) et aux blancs proprement stupéfiants, ils affichent une nuit qui l’est vraiment (elle n’est plus voilée) et des sources lumineuses à la brillance décuplée (les phares des véhicules, le rayonnement solaire, les reflets sur l’eau et les carrosseries, l’éclairage public). Il est à noter que le logo d’ouverture TriStar Pictures fait son retour avant le générique d’ouverture.
• Bande-son : Anglais Dolby Atmos et DTS-HD MA 2.0
Encodée en DTS-HD MA (24-bit, 1585 kbps), la VO 2.0 surround qui correspond au mixage original Dolby Stereo (4 channels) est aussi large et animée que possible. La séparation des canaux y est marquante et la clarté de restitution efficiente. Venant amplifier les composants de la piste stéréo sans la dénaturer, ce nouveau mix Dolby Atmos (24-bit, 4276 kbps) maintient une bonne distance de sécurité avec toute forme de révisionnisme. Point de changement dans la sonorité donc, mais une immersion accrue (les bruits émanant de l’extérieur des véhicules) et une puissance moteur toute autre (la dynamique enclenche le turbo, les effets pyrotechniques tapent dans le rupteur et les basses vrombissent comme jamais). Les dialogues sont clairs, le score électro-jazz de Mark Isham s’installe confortablement sur le siège passager (une grande proximité) et la verticalité n’est nullement laissée sur le bas-côté (les gouttes de pluie, les bris de glace, l’eau de la douche, le survol d’un hélicoptère).
Fist of Legend

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : 88 Films | Date de sortie : 24 juin 2024
Absence de VF et de STFR
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Particulièrement soignée (le cadre est stable et les défauts d’impression sont de l’histoire ancienne), cette nouvelle restauration 4K tirée des négatifs originaux (35 mm) dépasse de loin toutes les attentes… Surtout que le présent transfert UHD Dolby Vision s’est doté d’un encodage tout simplement parfait (un bitrate moyen de 94 Mbit/s). La résolution accrue est tangible dès les premières secondes (le mobilier d’arrière-plan est palpable au possible), les détails sont de premier ordre (de la plus petite subtilité vestimentaire aux caractéristiques plus évidentes des visages) et la texture argentique est fidèlement retranscrite (plus fine et organique que par le passé). Les rares plans plus épais (une simple poignée à dire vrai), notamment les fondus et autres procédés optiques, sont intégrés à la source. De fait, difficile de les modifier sans les dénaturer. Subtile mais efficiente, l’exploitation du HDR et du WCG, aussi équilibrée que chaleureuse, ne cesse de magnifier la photographie automnale de Derek Wan. L’étalonnage des couleurs joliment naturel gagne en richesse (la végétation bordant la demeure vétuste de Chen Zhen, la veste violette de Huo Ting’en lors de l’affrontement final), les contrastes se voient savamment élargis (pour une pénombre aux ombres mieux découpées et des blancs à la pureté retrouvée) et les hautes luminances s’épanouissent davantage (la lumière du jour).
• Bande-son : Cantonais LPCM 2.0, Cantonais alternatif LPCM 2.0
Aussi fantastiques que les images, ces deux pistes sonores cantonaises proposées en LPCM 2.0 dual mono (24-bit, 2304 kbps) délivrent de solides performances techniques. Entre les deux, un timbre différent et quelques changements relatifs à la musique (plus orchestrale sur la bande-son alternative là où des riffs de guitare retentissent chez sa consœur). Dans un cas comme dans l’autre, une dynamique et une capacité de projection particulièrement efficaces. Très moderne dans son rendu, la version classique fait montre d’une netteté incroyable (ni souffle ni saturation). Les dialogues sonnent bien, les effets prônent l’attaque, le score de Joseph Koo (aussi compositeur sur l’original avec Bruce Lee) ne manque pas d’ampleur et les basses surprennent à plus d’une reprise. Essuyant une légère sibilance et le tassement de certaines ambiances (comme le vent), la version alternative accuse son âge. À l’écoute, il semble évident que la première ait été récemment restaurée.
The Crow (1994)

Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 08 mai 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Privé de support physique depuis une éternité en France (plus précisément en 2002 lors de la parution du DVD THX Touchstone), The Crow nous arrive directement en 4K Ultra HD avec un superbe transfert UHD Dolby Vision issu d’une toute nouvelle restauration 4K dont l’étalonnage a été supervisé en HDR par son chef op’ Dariusz Wolski (Pirates des Caraïbes, Prometheus, Alien: Covenant, La Mission, House of Gucci)… Mais creuse-t-il la différence vis-à-vis du Blu-ray édité par Lionsgate en 2011 ? Très clairement oui ! La compression, avec un un bitrate moyen mesuré à 58.6 Mb/s, est bien meilleure que par le passé et ne laisse poindre aucun défaut d’encodage (le bruit vidéo est de l’histoire ancienne) alors même que l’obscurité omniprésente, la pluie battante et les fumées prégnantes envahissent les lieux. Quant à la texture granuleuse plutôt marquée de l’œuvre (une captation 35 mm à faible budget), elle a été pleinement préservée, à l’image du reste de sa signature visuelle… La définition a été améliorée (les plans larges de la ville gagnent en précision), les détails largement rehaussés (les pores du visage, le délabrement avancé des décors et les tissus des vêtements font montre d’une finesse accrue) et quelques cadrages légèrement resserrés. Comme de bien entendu, les plans en retrait ne résultent pas d’un défaut mais sont la conséquence d’une mise au point pas toujours heureuse et d’effets optiques bricolés. D’ailleurs, le fait de ne pas les avoir gonflés par un quelconque traitement numérique est tout à l’honneur des responsables de cette restauration 4K. La palette colorimétrique désaturée (voire monochrome) aux teintes maussades, où les couleurs n’explosent vraiment qu’à de rares moments (les flashbacks, le bouquet de fleurs et les brasiers), bonifie sa saturation (c’est notable avec les jaunes et les rouges), tempère ses excès bleutés, congédie ses dérives verdâtres et s’attribue de discrètes touches de magenta (visibles par exemple sur le maquillage de son héros tourmenté). Et se permettant d’accentuer la pénombre ambiante sans jamais écraser les éléments du cadre, de la même manière qu’ils purifient la balance des blancs sans se faire surprendre par un excès d’intensité (une luminance moyenne de 155 cd/m² pour un max de 370 nits), les contrastes n’ont de cesse de célébrer la beauté somme toute expressionniste des ombres et des éclairages d’une photographie encore aujourd’hui à nulle autre pareille.
• Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1, Français Dolby Digital 5.1
Des voix claires, une dynamique conséquente dans l’action, des basses lourdes (le souffle des explosions), une scène arrière bien mobilisée (les effets pyrotechniques et/ou les ambiances urbaines) et des notes de musique (entre le score atmosphérique de Graeme Revell et une bande original hard rock) enveloppantes pour une VO DTS-HD MA 5.1 engageante même si datée dans ses sonorités, où l’intensité du mixage contrebalance son manque de finesse. Malgré l’absence (plutôt regrettable) d’une piste 3D, activer un DSP de virtualisation profite à la pluie et à l’hélicoptère. Ampleur moindre et découpage sonore en deçà (cf. la fusillade dans le repaire de Top Dollar) viennent atténuer la portée de la VF Dolby Digital 5.1 dont le (très bon) doublage témoigne d’une proéminence certaine à l’avant.
Le Nom de la rose

Provenance : France | Éditeur : L’atelier d’images | Date de sortie : 03 mai 2024
• Format vidéo : 2160p24 | Ratio 1.85 – Dolby Vision | BT.2020 – Encodage HEVC | DI 4K
Issu d’un nouveau scan des négatifs originaux 35 mm et d’une restauration méticuleuse menée par la compagnie Neue Constantin Film, ce transfert UHD Dolby Vision stupéfait par son rendu (les somptueux clairs-obscurs du chef opérateur Tonino Delli Colli n’ont jamais été aussi beaux), comme l’a si bien dit son réalisateur (pourtant non impliqué dans le processus) lors du festival bolognais Il Cinema Ritrovato de 2023. Le niveau de définition s’aligne sur les très bons standards des films des années 80 (pareillement à Shining et Robocop pour n’en citer que deux), la restitution des détails fins fait un grand bond en avant (le relief sur les visages, les textures des vêtements et la composition architecturale de l’abbaye) et l’aspect argentique, même si adroitement allégé (le Blu-ray édité par TF1 Vidéo étant plus granuleux pour comparaison) par l’usage d’un DNR sourcilleux (comme quoi c’est possible), magnifiquement rendu de par une compression HEVC nettement meilleure que celle de sa capricieuse consœur AVC (du nouveau Blu-ray résultant lui aussi de la même restauration 4K). La palette colorimétrique aux teintes terreuses et aux primaires plus chatoyantes (les chapes et chapeaux rouges des représentants du pape) n’a plus à se soucier de la dérive magenta du précédent Blu-ray même si la manifestation de nuances verdâtres, clairement moins marquée que sur le dernier Blu-ray en date, apostrophe çà et là (à l’image de certaines étendues neigeuses). Quant à la plage de contrastes, élargie avec minutie puisque loin de se la jouer clinquante (l’intensité des sources lumineuses demeurant à raison conservatrice tout en renforçant leur réalisme), elle déploie des noirs profonds non bouchés (ce qui n’est pas le cas sur les deux transferts SDR) et des blancs autrement plus nets (jadis affreusement cramés). Petite drôlerie s’il en est, le générique de fin s’affiche en allemand.
• Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1 et DTS-HD MA 2.0, Français DTS-HD MA 2.0
Alors qu’elle ouvre religieusement le champ sonore, la VO 5.1 emploie avec parcimonie une scène arrière efficiente où le score de James Horner, qui se frotte aux sonorités d’un passé lointain non sans l’usage d’un inquiétant synthétiseur (!), tire son épingle du jeu. La dynamique se met à l’œuvre dès que la narration le prie (notamment lors de l’incendie), les dialogues solidement exsudés par la centrale conservent tout du long une évidente limpidité, et le tout ne manque assurément pas de rondeur dans les graves. Proposées en 2.0 surround, l’autre VO et la VF sont un peu plus chétives (surtout dans la « langue de Molière ») et font le jeûne d’une certaine ampleur. Les voix y sont par contre plus proéminentes et en passant, singulièrement réverbérées à l’arrière (au contraire de la bande-son multicanale).
Les tops du support :
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Les flops du support :
Les liens utiles :
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