Vous êtes équipés d’un diffuseur et d’un lecteur 4K Ultra HD. Seulement voilà, vous ne savez pas quoi acheter pour nourrir tout ce beau monde ! Laissez-vous donc guider en faisant votre choix dans la liste ci-dessous.

Mais avant toute chose et par souci de transparence, sachez que selon moi le but premier d’un bon transfert UHD et d’une bonne piste sonore est de respecter les intentions originelles voulues pour l’image et la bande-son. Cette remarque est très importante pour que vous puissiez comprendre que le grain argentique n’est en rien un défaut d’image mais bel et bien une volonté artistique. De plus, mais vous devez déjà le savoir si vous me suivez depuis longtemps, c’est la VO que j’écoute de préférence et donc celle que je note au final. Ne soyez donc pas étonnés de retrouver dans les différents classements des éditions proposant seulement une VF lossy.

Logo 4K Ultra HD

Et si l’absence de la « bombe atomique » Oppenheimer vous étonne, dites-vous bien que c’est parce que je n’ai pas encore trouvé le temps de le tester de fond en comble. Néanmoins, des extraits que je me suis passé, je peux déjà vous annoncer que Christopher Nolan a sorti l’artillerie lourde… L’une des plus belles présentations vidéo du support ? J’en ai l’impression oui ! L’un des meilleurs mixages DTS-HD MA 5.1 du marché ? Peut-être bien oui ! Mais rassurez-vous, il devrait logiquement trouver sa place dans le nouvel article sur les meilleurs Blu-ray 4K du support qui sera publié dans le courant de l’année.

Trêve de bavardages, voici le classement des meilleures éditions 4K Ultra HD parues en 2023… En France, mais pas que !

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Sommaire

Le top des sorties françaises

Avatar: La Voie de l’eau

Avatar: La Voie de l'eau

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 1.85 – HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Malgré l’absence de la technologie HFR à 48 fps (malheureusement non pris en charge par le standard Blu-ray Ultra HD) exploitée dans les salles obscures, cet irréprochable transfert UHD HDR10 s’érige comme l’une des plus belles présentations du support. En effet, absolument époustouflante et proprement raffinée (cf. l’usage magnifiquement subtil des pics de luminosité) dans toutes ses composantes, l’image 4K fait prendre l’eau à son homologue 1080p pourtant solidement équipé ! La source originale est bien évidemment vierge de toutes saletés, les détails abondent aux quatre coins du cadre large avec plus de complexité texturale (le grain de peau, les cheveux, le tissage des vêtements, les coraux, le feuillage, les gouttelettes d’eau, la crasse, les montagnes à l’horizon et ainsi de suite) et la compression HEVC fait montre de sa supériorité en toutes circonstances (à commencer par les séquences forestières où la pluie et la brume interviennent). La palette colorimétrique naturellement audacieuse (des teintes ultra variées) gagne en nuance et en vibrance (la présente impulsion chromatique des primaires n’est possible qu’avec du WCG), la plage de contrastes qui s’élargit sensiblement (les niveaux de noir sont plus riches et la pureté des blancs renforcée) apporte de la profondeur aux images et les somptueuses sources lumineuses (la bioluminescence), pondérées avec exigence, s’affichent avec un réalisme accru (les rayons du soleil, les terminaux informatiques, les reflets à la surface de l’eau, les lueurs nocturnes, les branches-lianes de l’Arbre des Âmes et de son équivalent sous-marin).

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français Dolby Digital Plus 7.1
Pourvue d’une scène acoustique vivante au possible et d’une activité multicanale constante, la VO Dolby Atmos, une fois le volume augmenté de quelques décibels, est fantastique du début à la fin. La dynamique se déploie avec intensité quand le conflit armé vient rompre sauvagement les moments où l’apaisement règne, le réalisme de l’environnement surround (la faune et la flore) et l’activité régulière des hauteurs (les survols des Ikrans, les bruits sous-marins, les sauts des créatures marines, les chutes de débris, etc.) impressionnent durablement, la musique de Simon Frallen (très respectueuse du regretté James Horner) est aussi ample qu’enveloppante, les dialogues (pourvus de directionnalité au besoin) sont énoncés avec beaucoup de clarté et le canal LFE, très robuste, délivre des basses énormes dès que l’occasion se présente (les explosions, les coups de feu, les rugissement des moteurs, les vagues qui se brisent, les déplacements des Tulkuns). Même si moins porteuse d’émotions, la VF (au doublage soigné) encodée en Dolby Digital Plus 7.1 déploie généreusement ses effets dans l’espace acoustique et reste bien équilibrée.

Ninja Turtles: Teenage Years

Ninja Turtles: Teenage Years

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 2K
Un kaléidoscope de tons et de lumières proprement incroyable (façon peinture à huile sous acide) que le présent transfert UHD Dolby Vision reproduit avec une insolente perfection. Ultra-vivant et en perpétuel mouvement (sans que la compression vacille), ce « concept art » animé bourré de textures déploie une définition à la fermeté supérieure, des détails plus complexes qu’en HD (les traits éraillés), une palette colorimétrique encore plus déraisonnable (des verts radioactifs, des rouges flamboyants et des bleus électriques) et des contrastes à la solidité redoutable (entre noirs à la profondeur absolue et blancs éclatants) venant renforcer l’impact de l’éclairage ambiant (New York de nuit).

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français Dolby Digital 5.1
Dopée par une BO d’enfer où les expérimentations musicales de Trent Reznor et Atticus Ross rencontrent le rap East Coast des 90’s, cette bande-son Dolby Atmos envoie le pâté. Les dialogues sont restitués avec autant de précision que de clarté, la dynamique déployée est fracassante, les effets sont tonitruants (la poursuite motorisée dans les rues de New York n’a rien à envier à Mad Max: Fury Road et le final à la sauce Kaijū Eiga talonne le MonsterVerse), l’activité des surrounds est quasi constante, la verticalité du mixage est régulièrement sollicitée et les basses sont parées à en découdre (le vrombissement des moteurs, les explosions, le ronflement des armes énergétiques). Si elle ne peut soutenir la comparaison malgré une spatialisation efficace et une ampleur certaine (à son niveau du moins), la petite VF Dolby Digital 5.1 est néanmoins dotée d’un doublage soigné (Gérard Darmon, Audrey Lamy, Monsieur Poulpe, Anne-Claire Coudray) aux blagues bien adaptées.

John Wick: Chapitre 4

John Wick: Chapitre 4

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Avec ses néons et ses flashs lumineux en veux-tu en voilà, l’identité visuelle marquée de la saga (que l’on doit depuis le 2e volet à Dan Laustsen, le chef op’ du Pacte des loups et Nightmare Alley), ici poussée à son paroxysme, trouve en ce magnifique transfert UHD Dolby Vision (les améliorations vis-à-vis du Blu-ray sautent aux yeux) un allié digne de son opulence. La compression tient parfaitement le coup quel que soit la séquence (notamment sous les cascades de la boîte de nuit) et le niveau de détail impressionne tout du long avec une finesse nettement accrue de la moindre texture (la pilosité faciale, les costumes, les décors, les tableaux dans l’allée des œuvres romantiques du Musée du Louvre). La palette colorimétrique volontiers éclatante (où les teintes oranges et bleues prédominent) s’affiche avec une vivacité bien relevée (le sable doré digne de Lawrence d’Arabie, les rouges électriques et les verts émeraudes du Continental Osaka), le taux de contraste mieux optimisé exalte la profondeur des noirs (qui conservent tout leur relief) et la brillance des blancs (la chemise de John wick) alors même que la pénombre habite une grande partie des lieux visités, et les éclairages (les cierges à l’Église Saint-Eustache, les phares des véhicules, les reflets sur les lames et le parvis du Trocadéro, le lever du soleil sur Paris, les plafonniers à la fausse station Porte des Lilas et bien évidemment les tubes fluorescents) se distinguent par un rayonnement renforcé au possible.

• Bande-son : Anglais et Français Dolby Atmos
Excepté un niveau d’enregistrement un peu faiblard (+ 10dB et le tour est joué) et une dynamique un tantinet moins agressive qu’escomptée (mais non moins expressive rassurez-vous), ces deux pistes sonores encodées en Dolby Atmos (plutôt similaires si ce n’est que la VF, au doublage soigneusement intégré, est un poil plus puissante) donnent tout ce qu’elles ont dans le ventre… Et ce dès l’ouverture, clin d’œil au Échec et Mort de Steven Seagal, avec le bruit incroyablement tonitruant des poings de Keanu Reeves se fracassant contre un sac de boxe. Les impacts retentissent à travers la pièce d’écoute avec une proximité folle et le canal LFE s’y affirme déjà comme un poids lourd dans sa catégorie… Et la grandiloquence du mixage ne fait que débuter ! Les dialogues (peu présents il faut bien l’avouer) sont clairs même lorsque les effets se déchaînent (la plupart du temps donc), la spatialisation est démentielle durant les scènes d’action (particulièrement lors du chaos motorisé sur la rue de l’Arc de Triomphe), le vrombissement des moteurs, l’impact des armes (une brutalité balistique quasi-harassante) et le souffle des explosions font méchamment gronder les basses, la verticalité de la bande-son se fait rare mais n’en reste pas moins bien trempée (des balles qui sifflent, des débris qui tombent et des gens qui « volent ») et le score électro-rock de Tyler Bates se déploie avec une ampleur spatiale certaine.

Black Adam

Black Adam

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Captées en numérique (en 4.5K) et issues d’un DI 4K, les images de ce transfert UHD Dolby Vision à la compression jamais chahutée sont autrement plus frappantes que sur support Blu-ray. D’une netteté remarquable et soutenues par une plage dynamique élevée, elles affichent une définition qui ne faiblit guère, un piqué très pointu aux détails affinés (les visages, les costumes, les décors plus ou moins accidentés), une palette colorimétrique prédominée par les jaunes (nous sommes au Moyen-Orient) à l’étalonnage encore plus chaud (les dorures sont « irréelles ») et saturé (les éclairs bleus, le rouge de la combinaison d’Atom Smasher, les flammes orangées), des contrastes mieux pilotés grâce à des noirs plus nuancés (cf. les passages au Rocher de l’Eternité) et des blancs à la pureté relevée, et des sources lumineuses expansives à l’intensité bien plus grande (les explosions, les lampes torches, les néons à bord du navire volant de la Justice Society).

• Bande-son : Anglais et Français Dolby Atmos
Prête à tout exploser une fois le volume poussé (comme chez son rival aux grandes oreilles mais à un niveau moindre), la très efficace bande-son Dolby Atmos (en VO comme en VF) fait montre d’autant de puissance que de précision. La dynamique est tonitruante, le canal LFE dont l’activité est soutenue (les tirs de roquettes, les déflagrations, les coups portés) use à bon escient des infra-graves (davantage en VO), la spatialisation qui est attrayante exploite des effets surround immersifs (les arcs électriques, les tirs, les voitures) et une scène aérienne non négligeable (les engins volants, Hawkman, les chutes de débris), le score énergique de Lorne Balfe ne manque pas d’ampleur et les dialogues (le bon doublage de la VF empiète un peu sur les ambiances), parfois présents à l’arrière (la voix de Doctor Fate), sont d’une grande clarté.

Donjons & Dragons: L’Honneur des voleurs

Donjons & Dragons: L'Honneur des voleurs

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Démonstratif au possible, ce transfert UHD Dolby Vision à la compression redoutable (le bruit, certes négligeable, présent sur le Blu-ray a purement et simplement disparu) choie la photographie emplie de vie de Barry Peterson. Le cadre large abonde d’encore plus de textures (cf. la clarté accrue des paysages) et les détails s’affichent avec une plus grande netteté (la pilosité faciale, les pores de la peau, l’armement, les accoutrements, la décoration d’intérieur, les environnements extérieurs). La merveilleuse palette colorimétrique tire profit de teintes plus percutantes (la végétation aux verts luxuriants, les manches jaunes de l’ensorceleur Simon, le portail magique bleu, les cheveux roux de la druidesse Doric) et d’une carnation plus saine, les contrastes qui sont plus équilibrés assombrissent discrètement l’image (pour un rendu plus solide) afin de verser une bonne louche de précision additionnelle aux noirs (sans fonds) et aux blancs (plus brillants), et les sources lumineuses viennent faire plus d’étincelles dès que les artefacts surnaturels et/ou l’aura de la magie entrent en scène.

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français Dolby Digital 5.1
Aussi tumultueuse (l’agitation lors des scènes d’action) qu’étonnamment subtile (la sonorisation des environnements), la bande-son Dolby Atmos (réservée à la VO) met le feu malgré un canal LFE qui aurait pu frapper plus fort (même si la fuite face à un gigantesque reptile dodu reste mémorable dans ce registre). Incroyablement active à l’arrière et bénéficiant d’une dynamique intrépide, elle répand çà et là ses effets et autres ambiances fantastiques avec autant de clarté que de mobilité. Les dialogues sont bien centrés à l’avant, le paysage acoustique présente une superbe richesse, la couche de hauteur vient régulièrement nous engloutir (la magie est projetée, les dragons volent, la caverne déploie ses échos et les débris s’effondrent) et le score celtique de Lorne Balfe profite d’une définition notable. Moins ordonnée dans l’espace, la VF encodée en Dolby Digital 5.1 ne manque pourtant ni de fougue (l’énergie comme la puissance sont là) ni d’agilité (la spatialisation y reste étendue). En revanche, grosse déception concernant l’absence de la chanson L’Emprise (interprétée par Mylène Farmer) lors du générique de fin.

Transformers: Rise of the Beasts

Transformers: Rise of the Beasts

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Hormis du bruit vidéo (sur la source) lors de rares plans isolés, ce transfert UHD Dolby Vision coche toutes les cases attendues venant d’une grosse machinerie captée en numérique… De la brillance, de la clarté, de la robustesse et de la générosité, que les technologies WCG et HDR parviennent sans difficulté à décupler vis-à-vis du plus monotone Blu-ray. L’encodage suit parfaitement la cadence, les niveaux de détail sont époustouflants (tout est divinement texturés), la palette colorimétrique a beaucoup de punch (les primaires « sortent » de l’écran), les contrastes sont extrêmement vifs (les noirs sont d’une solidité à toute épreuve et les blancs éblouissent), et la plage dynamique élevée vient appuyer les reflets sur les carrosseries et insuffler de l’éclat à la moindre source lumineuse (la chaleur des explosions est démente). Whaou !

• Bande-son : Anglais et Français Dolby Atmos
Si elle n’est pas aussi furieusement insensée que celles des cinq premiers opus, cette bande-son Dolby Atmos (en VO comme en VF) tout à fait incroyable est quand même à rugir de plaisir. Chargée d’effets ébouriffants et pourvue d’une dynamique implacable, elle se démarque du tout-venant par des basses absolument monstrueuses et une scène arrière follement occupée (chaque scène d’action le prouve). Les dialogues sont clairs, l’immersion acoustique absolue, les objets sonores fabuleusement hiérarchisés (avec une scène aérienne toujours à l’avenant) et la partition de Jongnic Bontemps enlevée. Encore plus puissante que sa consœur et mixée à un niveau un peu plus élevé, la VF domine pour une fois l’arène… Surtout que son doublage (Dorothée est Airazor, Mister V est Mirage et Ophélie Winter est Arcee), faisant montre d’une remarquable présence sur la centrale (sans que les ambiances ne soient impactées), est une franche réussite. La meilleure piste francophone du marché ? Peut-être bien que oui ! Vous pouvez continuer Paramount Pictures France ?

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3

Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 et 1.90 – HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Captées exclusivement à l’aide de caméras numériques Red (6K et 8K) mais affichant une belle texture argentique (plus fournie qu’en HD) ajoutée en post-production, les images de ce transfert UHD HDR10, issues d’un DI 4K et alternant les ratios (2.39 et 1.90 IMAX), bénéficient d’une augmentation notable des détails (les décors en arrière-plan, la fourrure des animaux, les scarifications sur le visage de Drax, la fibre textile des différentes tenues) sans pour autant renier la (relative) douceur toute cinématographique de la photographie. Plus sombres qu’en SDR mais pourvues d’une bien meilleure gestion des hautes luminances (les flammes, les rayons de lumière derrière les nuages, les reflets sur les surfaces métalliques, les éclairages artificiels) sans pousser de trop l’intensité lumineuse (une moyenne mesurée à 208 nits), elles arborent des contrastes plus affirmés (cf. le réalisme des noirs lors de la rencontre avec les Abilisks). Quant à la colorimétrie, un peu plus chaleureuse sur l’ensemble du spectre, elle ajoute de la richesse à de nombreuses teintes (les murs capitonnés orangés sur OrgoCorp, la carnation dorée des Souverains, les combinaisons spatiales aux couleurs vintages). Même si la compression est solide (ni artefact quelconque ni color banding), force est de constater que le débit n’est pas très élevé (un bitrate moyen de 43 Mbps).

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français Dolby Digital Plus 7.1
S’il faut tout de même rehausser le volume pour en goûter toutes les saveurs, cette bande-son 3D ne souffre nullement du syndrome « Dolby Atmouse » puisque la dynamique (assurée) et les basses (physiques) n’y sont pas du tout pondérées. Et profitant d’une verticalité parfaitement scénarisée (Rocket qui marche au plafond avec ses bottes gravitationnelles, les vaisseaux qui survolent régulièrement l’action, des projections électriques lors d’un court-circuit, etc.) que le mixage DTS-HD MA 7.1 du Blu-ray ne peut dépêcher, elle amplifie l’immersion engendrée par une strate horizontale déjà éminente (les sons ambiants et les effets pyrotechniques abondent à l’avant comme à l’arrière). Les voix qui peuvent se balader d’une enceinte à l’autre sont claires et l’Awesome Mix de John Murphy (couplé à une bande-son éclectique) particulièrement enveloppant. Malgré une spatialisation moins déchaînée (d’où l’intérêt d’activer un DSP de virtualisation pour récupérer quelques informations dans les hauteurs) et une puissance amoindrie, la VF Dolby Digital Plus 7.1 reste une piste sonore très engageante au doublage plutôt cool.

Hunt (2022)

Hunt (2022)

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Tiré à quatre épingles, ce transfert UHD Dolby Vision taillé sur mesure magnifie la splendide photographie de Lee Mo-gae. La définition ne faiblit à aucun moment (la finesse habite chaque plan), le piqué est encore plus affûté qu’en HD (la précision des visages et des costumes, la subtilité des textures, l’affinement des arrière-plans), la palette colorimétrique à tendance froide profite d’un approfondissement des bleus et des jaunes orangés, les contrastes apparaissent comme plus nuancés (la valeur de gamma a été abaissée) avec des noirs plus soutenus et des blancs plus élégants, et les sources lumineuses (les lampes d’intérieur, la lumière du jour, l’éclairage urbain) s’affichent avec plus d’audace.

• Bande-son : Coréen et Français DTS-HD MA 5.1
Appuyée par l’haletante partition de Jo Yeong-wook qui occupe pleinement l’espace, cette bande-son encodée en DTS-HD MA 5.1 est pourvue d’une spatialisation précise et d’une excellente dynamique (dès que l’action s’en vient). Équilibrée, elle dispense à l’avant comme à l’arrière (la scène surround se montre engageante) des ambiances immersives (les bureaux, les rues) et des effets spectaculaires. Les dialogues sont clairs et les basses souvent présentes (les détonations d’arme à feu, les déflagrations). Trop détaché du reste du mixage, le doublage (pourtant convaincant) de la VF (mixée à un niveau plus élevé que sa consœur coréenne) vient à rendre l’écoute factice malgré un enveloppement complet et une ampleur assurée.

The Woman King

The Woman King

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Issues d’une captation numérique, ces images à couper le souffle (cf. la beauté sauvage des décors naturels) sont notablement améliorées par ce transfert UHD Dolby Vision tiré d’un DI 4K. Plus nettes et moins sujettes au grain numérique (encore présent sur quelques plans), elles présentent des détails affinés qui permettent aux corps blessés (les cicatrices), aux perles de sueur, à la complexité des étoffes et autres décors en terre battue de gagner en clarté. Favorisant à raison les teintes rouges terreuses (le sol africain), la palette colorimétrique voit ses primaires intensifiées (les vêtements, la végétation, le sang) et sa carnation assainie. Et pour ce qui est des contrastes (d’une importance capitale lors des scènes sombres où la nuit et la peau des actrices auraient facilement pu se confondre) et des sources lumineuses, la profondeur des noirs a été améliorée, l’éclat des blancs rehaussé et la brillance des éclairages renforcée.

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français DTS-HD MA 5.1
Engageante et emplie de puissance, la bande-son Dolby Atmos réservée à la VO nous plonge avec férocité en plein cœur du récit. La plage dynamique est remarquable, l’activité spatiale est bien répartie avec des arrières mobilisées (le chaos des batailles, la faune et la flore, les braises crépitantes) et des canaux de hauteur appelés à la rescousse lorsque ça chauffe (dès qu’il y a de l’action en somme), le score ethnique et orchestral est aussi ample qu’enveloppant, les dialogues sont clairs et le canal LFE frappe fort (les coups portés, les coup de feu, les explosions de poudre à canon). Un peu moins tonitruante, la VF 5.1 encodée en DTS-HD MA est une bonne piste équilibrée. La spatialisation demeure et le doublage, soigné, s’incorpore impeccablement au mixage original.

65: La Terre d’avant

65: La Terre d'avant

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Captée à une résolution 6K avec la caméra numérique VENICE de chez Sony et finalisée en 4K, l’image travaillée par Salvatore Totino (une photographie fadasse sans une once d’identité même si agréablement cinématographique dans son rendu) est restituée avec le plus grand soin par ce transfert UHD Dolby Vision proche de la perfection (un peu de bruit ici et là même si mieux géré que sur le Blu-ray). Les détails sont plus nets (la précision des plans rapprochés, les textures de la peau, la clarté des environnements), la palette colorimétrique plus profonde (les teintes terreuses, la carnation) avec des primaires plus vibrantes (notamment les rouges et les bleus), les contrastes renforcés (une aubaine puisque une grande partie de l’action se déroule de nuit) avec des noirs plus profonds et des blancs plus brillants, et les sources lumineuses rehaussées (l’éclat de la sueur, le rayonnement du soleil, les flashs de l’arme à feu, l’intensité des terminaux informatiques, la chaleur des torches, le flamboiement de la  météorite).

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français DTS-HD MA 5.1
Bardée d’effets et d’ambiances (le milieu forestier prend vie), l’enveloppante et tonitruante piste Dolby Atmos va pousser votre installation HC dans ses derniers retranchements. Le paysage sonore est luxuriant (la faune et la flore sont palpables), la dynamique monstre (l’atterrissage d’urgence), le champ surround engagé, la scène aérienne décoiffante (les réverbérations dans la grotte, la chute de météorites, les rugissements des reptiles géants), les dialogues clairs, la partition puissamment délivrée (composée par Chris Bacon en collaboration avec Danny Elfman) et les basses énormes (avec de nombreux impacts dans le bas du spectre). Moins engagée spatialement, la VF proposée en DTS-HD MA 5.1 n’en reste pas moins très spectaculaire.

Le top des exclusivités étrangères

Avalonia, l’étrange voyage

Avalonia, l'étrange voyage

‹ Test de l’édition américaine >

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 2K
S’il est vrai que l’image du Blu-ray est plus lumineuse (un peu à l’excès), celle du présent transfert UHD HDR10 est autrement plus nuancée et authentique. Révélant déjà une meilleure clarté où les détails se révèlent plus (la texture des créatures, les poils du visage, l’intérieur du dirigeable géant, les alentours), elle profite un max de la fastuosité accrue de la palette colorimétrique (la profusion de fuchsias, les verts de la végétation d’Avalonia, le ciel orangé), de la bonification des contrastes (des noirs plus pénétrants et des blancs plus naturels) et de la vivacité étendue des sources lumineuses (les éclairages intérieurs, l’illumination veineuse des racines, la brillance bleue émanant de l’intérieur de Splat, les flammes).

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français (québécois) Dolby Digital Plus 7.1
Loin des errances « Dolby Atmouse » que nous ne connaissons que trop bien, l’étonnante VO 3D surprend par sa richesse acoustique et sa profondeur. La dynamique est réellement enthousiaste, les basses ne manquent pas de corps (les explosions, les moteurs), la spatialisation qui est exemplaire développe des effets/ambiances palpables (les bruitages des organismes vivants), les enceintes surround ne loupent aucune occasion de se faire remarquer, la scène aérienne fait partie de l’équipage (les engins volants, les chutes de débris, les animaux ailés), le score entraînant composé par Henry Jackman irradie et les voix, à qui il peut arriver de quitter la centrale, sont d’une grande clarté. Si ce nouveau monde prend vie, là aussi, tout autour de l’auditoire et avec ce qu’il faut de puissance en sélectionnant la VFQ (très peu accentuée) encodée en Dolby Digital Plus 7.1, cette bande-son n’est pas aussi fréquentée à l’arrière et se voit privée des appels verticaux (même si l’activation d’un DSP de virtualisation permet d’en récupérer un certain nombre).

Hypnotic (2023)

Hypnotic

‹ Test de l’édition allemande >

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Captée numériquement en 6K avant d’être finalisée en 4K, l’image tape-à-l’œil du chef op’ Pablo Berron et du metteur en scène Robert Rodriguez (Alita: Battle Angel) est superbement reproduite par ce transfert UHD Dolby Vision à l’encodage vraiment imperturbable (à l’image de Ben Affleck). La légère patine faussement organique est plus vivante et les détails, beaucoup plus nets qu’en HD (la pilosité faciale, le vieillissement cutané, les textures des vêtements), donnent l’impression que le Blu-ray est flou (cf. la précision des arrière-plans)… Surtout que l’amélioration visible du rapport de contraste (les noirs sont plus riches et les blancs plus audacieux) vient accroître la tridimensionnalité des plans (les zones d’ombre et de lumière étant mieux délimitées). L’étalonnage des couleurs qui conserve ses teintes chaudes et terreuses voit ses primaires étendues (les rouges sont plus intenses, les bleus plus profonds et les verts plus prononcés) et les sources lumineuses s’affichent avec une brillance grandie (la lumière du jour, les néons de la devanture d’Hypnosis, les plafonniers dans les locaux de la Division).

• Bande-son : Anglais et Allemand Dolby Atmos
Pourvue d’une spatialisation totalement maîtrisée (un champ sonore 3D pleinement immersif) et d’une dynamique enfiévrée (une véritable déflagration acoustique dès que l’action survient), cette remarquable bande-son Dolby Atmos est de surcroît soutenue par un canal LFE puissant (les détonations claquent, les moteurs rugissent et les carambolages vont loin dans le grave). Les dialogues sont d’une grande clarté, la localisation des bruits ambiants toujours appropriée (qu’ils se trouvent à l’avant, à l’arrière ou dans les hauteurs) et l’enveloppement musical amplement multicanal.

À l’ouest rien de nouveau (2022)

À l'ouest rien de nouveau (2022)

‹ Test de l’édition allemande >

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Si l’ombre de la mort plane (des tableaux cauchemardesques où la fumée, la poussière et la crasse ont élu domicile), la photographie de James Friend parsème le récit de visions naturalistes pour que la beauté (la nature et la vie) survive malgré tout à la monstruosité (la machine de guerre et la mort). La froideur de la palette colorimétrique aux couleurs volontairement désaturées est ponctuellement « réchauffée » par quelques primaires bienvenues (les flammes, la verdure de la forêt), les détails sont constamment mis en exergue (cf. la précision chirurgicale des visages fatigués, des peaux encrassées, des uniformes abîmés, des blessures corporelles, des sols boueux et des bâtisses endommagées), le taux de contraste présente une belle fermeté et les sources lumineuses (les explosions, la lumière du jour, le liquide enflammé des lance-flammes, l’éclairage intérieur du Wagon 2419D) s’affichent avec un éclat toujours opportun. Comparativement au Blu-ray inclus dans la présente édition mediabook, les images sont ici plus impactantes grâce à une compression HEVC supérieur (aucun artefact à l’horizon), un piqué encore plus robuste, des teintes mieux équilibrées (notamment les tons bleus gris lors des scènes sombres) et une luminosité accrue.

• Bande-son : Allemand Dolby Atmos, Anglais DTS-HD MA 5.1, Français (parisien) Dolby Digital 5.1
Alors que les rafales de mitrailleuses et le grondement des canons brisent à intervalles réguliers le silence élégiaque des attentes et des observations, la musique déconcertante de Volker Bertelmann (des caisses claires et trois notes électroniques) vient à nous remuer les tripes quand elle évoque les sirènes de combat. À privilégier pour l’immersion, la VO Dolby Atmos tire avantage d’une dynamique qui s’envole dès qu’elle le peut, de basses assommantes, d’une spatialisation vigoureuse qui enrôle l’arrière (le chaos dans le no man’s land) et les hauteurs (le bruissement des arbres, le survol des monoplaces) dans la durée, d’un score volumineux et de voix dont la clarté n’est jamais atténuée. Loin d’être aussi combative puisque insuffisamment armée (une dynamique moins guerrière et un canal LFE quelque peu couard), la VF Dolby Digital 5.1 ne peut s’opposer à sa consœur 3D.

It Follows

It Follows

‹ Test de l’édition britannique >

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Entériné par le réalisateur, ce nouveau master 4K produit à partir de la source d’origine exploitée lors de la post-production (le DI 2K existant n’a donc pas été utilisé ici) est tout simplement époustouflant et améliore sensiblement le rendu pourtant digne d’éloges du Blu-ray édité par Metropolitan Vidéo le 04 juin 2015. Les quelques fourmillements sont de l’histoire ancienne, la définition a fait un bond en avant (les bâtiments décrépis en arrière-plan) et les détails sont restitués avec plus de finesse (la texture de la peau, les fibres textiles des vêtements, le sol sableux, les revêtements de routes, etc.). La palette colorimétrique bénéficie de primaires plus entreprenantes (les rouges et les bleus profitent d’une vibrance à toute épreuve) et de secondaires plus luxuriantes (la végétation), la carnation auparavant blafarde recouvre la santé et la plage de contrastes s’est notablement élargie, renforçant l’impact des sources lumineuses (l’éclairage public, les reflets sur les carrosseries, la lumière du jour) et la profondeur inquiétante de la pénombre (les noirs sont mirifiques).

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Anglais DTS-HD MA 5.1
Approuvé par le metteur en scène, ce nouveau mixage Dolby Atmos reprend les éléments de la précédente piste DTS-HD MA 5.1 (présente sur le disque) en apaisant la musique (elle ne prend plus le pas sur le reste), en adjoignant des effets de hauteur et en améliorant les basses. De fait, c’est à une expérience auditive encore plus réaliste que nous sommes conviés… La spatialisation y gagne en précision (chaque bruitage sonne bien mieux), le paysage sonore est immersif au possible (les environnements se déploient à 360°, les effets hors-champ inquiètent et les canaux aériens en rajoutent une couche), les dialogues proprement exsudés par la centrale semblent naturels et l’anxiogène composition de Disasterpeace, soutenue par un canal LFE vigoureux (l’infra-basse est là pour mettre mal à l’aise), n’en reste pas moins toujours la vedette.

The Lighthouse (2019)

The Lighthouse

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• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 1.19 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Suintant l’expressionnisme allemand des années 20, cette photographie à la beauté sépulcrale (un somptueux noir et blanc qui souligne la brume ambiante et joue de la présence menaçante de la lumière) tendant vers l’orthochromatique d’antan a été captée en 35 mm au format 1.19 (un cadre réduit) pour renforcer l’enfermement des deux personnages (isolés dans des lieux exigus). Un aspect somme toute vicié que le présent transfert UHD Dolby Vision reproduit avec bien plus de finesse que son homologue HD (paru en 2020 via Universal Pictures). Le grain épais mais toujours uniforme qui se meut avec stabilité est parfaitement soutenu par la compression (un débit constant qui dépasse les 80 mpbs), le piqué et les détails fins profitent d’une amélioration non négligeable clairement perceptible (la moustache d’Ephraim, les rides de Thomas, le tissage des vêtements, la rugosité des paysages, le délabrement des installations), les nuances de gris semblent infinies (point de postérisation ici), le rapport de contraste est encore plus ahurissant avec ses noirs incroyablement denses (réglez convenablement votre diffuseur) et ses blancs épisodiquement aveuglants (volontairement plus troubles de jour), et les sources lumineuses imposent leur vérité par de brûlants reflets (cf. les miroirs paraboliques du phare).

• Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1
Atmosphérique (le ressac permanent de la mer) et très agressive (de nombreux effets stridents), cette bande-son angoissante (la complainte entêtante du phare) qui n’en reste pas moins subtile (les dialogues feutrés) désarçonne durablement. La dynamique est véhémente (la tempête), les éléments naturels occupent pleinement l’espace (la nature déchaînée, les mouettes), la partition de Mark Korven pénètre douloureusement l’esprit, le canal LFE n’est pas là pour rigoler (la corne de brume) et la clarté des voix subsiste malgré les accents du 19e siècle.

Le top des œuvres du patrimoine

Le Cinquième Élément

Le Cinquième Élément

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Comparée aux précédentes sorties sur support Blu-ray, cette version UHD les surclasse dans tous les domaines… L’image a été entièrement nettoyée, le grain argentique (une captation en Super 35) est plus organique sans excès, la définition est plus stable, les détails sont beaucoup plus fins (les textures gagnent en netteté), la profondeur de champ est comme décuplée, la palette colorimétrique qui est plus chaleureuse affiche des couleurs plus vives et profondes (le débardeur orange de Korben Dallas, la peau bleue de la Diva Plavalaguna), les contrastes sont plus ciselés (des noirs plus riches et des blancs plus purs), et les sources lumineuses sont largement plus intenses (les étoiles dans l’immensité de l’espace, les différents plafonniers, les moniteurs du poste de commandement présidentiel, les multiples explosions, les projecteurs lors de la scène de l’opéra, les réacteurs des vaisseaux spatiaux). Et puisque tiré du master Dolby Vision exploité par Studiocanal en 2020 sur le territoire britannique, les différences sont notables vis-à-vis du 4K Ultra HD HDR10 édité par Sony Pictures en 2017 aux États-Unis… La compression est meilleure (les fourmillements se sont égarés dans les locaux de Zorg Industries), le piqué bien plus naturel (le renforcement des contours est parti avec les Mondoshawan il y a trois siècles), la texture filmique encore affinée, le color grading plus doré (la carnation est autrement plus chaude), la luminosité relevée avec un écrêtage corrigé et le taux de contrastes moins dur (les scènes sombres sont débouchées). À n’en point douter, le plein potentiel visuel de l’œuvre semble aujourd’hui atteint.

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français DTS-HD MA 5.1
Un mixage Dolby Atmos d’anthologie (réservée à la VO) où les ambiances enveloppent littéralement l’auditoire (l’aéroport de New York, l’accueil sur le Fhloston Paradise) et où les scènes d’action explosives en mettent plein les oreilles. La dynamique est phénoménale, la spatialisation complètement folle (le show de l’animateur radio), la scène arrière en perpétuelle mouvement, les effets de hauteur animée (la réverbération des voix, le trafic aérien, le souffle des explosions, etc.), la musique d’Éric Serra ultra-ample, l’intégration des dialogues précis et les basses titanesques (dès les premières notes en passant). Même si moins étendue et saisissante, la VF DTS-HD MA 5.1 assure le spectacle puisque très pêchue et généreuse sur tous les canaux.

Ronin

Ronin

‹ Test de l’édition américaine (inédite en France) >

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Loin derrière dans le rétroviseur, le vieux Blu-ray encodé en MPEG-2 (paru en avril 2008 de par chez nous via MGM) n’est pas équipé pour atteindre la même vitesse que le présent transfert UHD Dolby Vision (dont la perfection est entravée par un trait vertical furtif) issu d’un nouveau scan 4K du négatif original 35 mm (au format Super 35). Pour votre information, le disque HD inclus au sein de l’édition embarque le transfert amélioré. Particulièrement robuste grâce à un encodage exemplaire, l’image délivre une patine argentique d’une belle finesse et des détails d’une fantastique précision (les pores de la peau, les tissages des vêtements, les rues pavées). D’une grande clarté et profitant d’un bond de définition loin d’être anodin, elle délimite de fait les moindres recoins du cadre large (cf. la netteté des arrière-plans) avec une supériorité évidente vis-à-vis de son homologue 1080p, dont la mollesse du piqué n’est plus qu’un lointain souvenir. Évitant les primaires (plus luxuriantes lorsqu’elles s’affichent) autant que faire se peut, la palette colorimétrique presque monochromatique équilibre les teintes aciers de la photographie signée Robert Fraisse et approfondit les tonalités les plus sombres, épaulée pour cela par des contrastes plus affirmés accordant aux noirs une tout autre densité et aux blancs un éclat exalté. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les sources lumineuses (les reflets sur les carrosseries, le soleil, les éclairs à la sortie des canons) brillent comme jamais auparavant.

• Bande-son : Anglais DTS-HD MA 5.1, Anglais DTS-HD MA 2.0
Alors que la musique d’Elia Cmíral est réduite à son strict minimum, la puissance dynamique de cette bande-son multicanale démarre en trombe aux côtés d’une spatialisation s’en donnant à cœur joie dans le trafic routier (nous tenons le volant !). Les explosions exploitent pertinemment le canal LFE, les coups de feu et autres collisions ne manquent pas d’ampleur, les dialogues sont exsudés par la centrale avec efficacité et les plages « silencieuses » bénéficient d’une répartition sonore (les effets comme les ambiances investissent les arrières non sans régularité) aussi réaliste que celle des passages où la pyrotechnie prédomine.

Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre

Astérix & Obélix: Mission Cléopâtre

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 2.39 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
S’agissant de l’un des premiers longs-métrages français à avoir été tourné en 35 mm puis post-produit en numérique, Pathé et le studio Hiventy ont dû repartir des négatifs non montés (plus de 300 bobines de pellicule qu’il a fallu nettoyer et scanner en 4K). Sous la supervision du directeur de production Cyril Contejean et du directeur de la photographie Laurent Dailland, toute la post-production a donc été refaite avec minutie (les points blancs, cheveux et autres saletés ont été parfaitement retirés), entre méthodes artisanales et modernisme (le logiciel Topaz ayant permis d’upscaler les trucages numériques, stockés sur cassettes DTF, sans les modifier). Il est à noter que cette restauration s’est concrétisée dans quatre espaces colorimétriques dissemblables, en l’espèce du SDR DCI-P3 (pour les salles de cinéma SDR), du HDR DCI-P3 D65 (pour les salles de cinéma HDR), du SDR Rec. 709 (pour le Blu-ray) et du HDR BT.2020 (pour le 4K Ultra HD). Privé de Blu-ray en France jusqu’alors (contrairement à l’Allemagne et son master HD dépassé), c’est peu dire que les images se sont refaites une beauté… L’apport en définition qui saute aux yeux amène un (gros) voile de netteté supplémentaire (une évidence sur les moustaches/barbes et lors du plan faisant référence au Radeau de La Méduse), moult détails sont récupérés (impossible de rater que la Sicile s’appelle “Mafia” sur la carte de l’Europe, que l’un des pirates se jette à l’eau avec une bouée canard et qu’un œuf de Pâques est entreposé sur la table de l’architecte lors de la chanson I Feel Good), l’intégration des CGI est bien meilleure (les embarcations sur le Nil) malgré un rendu un peu dur (les plans larges du César Palace) et la texture argentique, merveilleusement préservée, bénéficie d’un solide encodage HEVC (hormis quelques secondes curieusement fourmillantes). Le nouvel étalonnage où règne les jaune-orange retrouve des couleurs (elles étaient fanées depuis sa parution vidéo), se pare de teintes autrement plus vives (le ciel bleu, la cape rouge de Panoramix) et brillantes (les dorures), renforce la carnation et lourde les anciennes dérives (verte sur le DVD et rosé sur le Blu-ray). La valeur des contrastes, enfin libérée, affiche des noirs profonds non bouchés (la « visite » de la pyramide) et des blancs à la pureté retrouvée (la neige, les poils d’Idéfix), et les sources lumineuses particulièrement solaires gagnent en intensité sans désinvolture aucune (pas d’éclat trompeur ici).

• Bande-son : Français Dolby Atmos
Oubliez la réserve hors sujet des précédentes pistes sonores (Dolby Digital 5.1 pour le DVD français et DTS-HD MA 5.1 pour le Blu-ray allemand) et profitez d’une bande-son Dolby Atmos expansive habitée par la fièvre d’un cartoon. Dynamique et très bien répartie (il faut dire que le nouveau mixage a été effectué en collaboration avec le mixeur son Thierry Lebon), elle profite d’une localisation très détaillée de ses nombreux effets et de la présence affirmée de son score. Les dialogues sont clairs (tout comme les échos qui se font entendre en fonction des lieux visités), la spatialisation est marquée, les enceintes arrière sont agitées, la verticalité du mixage balance tout ce qu’elle peut (la faune, l’activation des pouvoirs magiques, les lancées de Romains, la poussée extra-rapide des arbres, les projections de roches, l’envolée des colombes) et la reprise dans les graves étonne (cf. l’activation des catapultes).

Millennium Mambo

Millennium Mambo

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 1.85 – Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC – DI 4K
Exposée en Dolby Vision (l’étalonnage HDR a été mandaté par l’éditeur pour la conception de cette édition), cette restauration 4K réalisée en 2021 par le laboratoire L’Image Retrouvée (Paris-Bologne) à partir d’un scan du négatif image original 35 mm, est profondément éprise de la sublimissime photographie (brumeuse, cotonneuse et inondée de néons) de Mark Lee Ping Bin. Le master est aussi stable que propre, la patine argentique a été pleinement préservée (contrairement à bon nombre de restaurations initiées par l’Asie), l’apport en matière de définition est significatif (les innombrables flous de l’objectif sont une volonté artistique), la finesse des détails connaît un bon en avant indiscutable (les visages, le mobilier au 1er plan) et la compression, malgré la difficulté de plusieurs passages, est imperturbable. La palette colorimétrique particulièrement bigarrée et abondamment travaillée s’affiche avec générosité sans avoir à souffrir des dérives habituelles du laboratoire (la fidélité à la source est donc préservée), les contrastes qui sont optimaux délivrent des noirs profonds mesurés et des blancs aériens (le manteau de neige au Japon), et les sources lumineuses viennent innerver night-clubs et appartements avec une acuité nouvelle (cf. la lumière noire).

• Bande-son : Mandarin DTS-HD MA 5.1 (STFR)
Alors que les boucles musicales de Lim Giong (un score techno enivrant qui mixe zénitude et survoltage) se superposent et se répètent pour diluer non sans délicatesse la voix humaine (qui reste intelligible sur l’enceinte centrale), cette bande-son essentiellement frontale (les canaux arrières distillent quelques ambiances) issue d’un mixage magnétique original, déploie une dynamique fort à-propos (quand la musique de boîte résonne) malgré un manque certain de rondeur (les basses sont très légères).

Les Autres (2001)

Les Autres (2001)

• Format vidéo : 2160p24 – Ratio 1.85 – SDR / BT.709 – Encodage HEVC – DI 4K
Issue d’un nouveau scan des négatifs originaux 35 mm et supervisée au plus près par Alejandro Amenábar, cette restauration 4K de toute beauté nous est présentée en SDR à la demande de ce dernier, afin éviter la modernisation de l’élégante photographie signée Javier Aguirresarobe où le clair-obscur (cf. les ombres rampantes provoquées par les vieilles lampes à pétrole) a toute son importance. La texture argentique (fine et homogène) a été préservée avec un soin maniaque, les défauts de la pellicule ont été presque intégralement nettoyés (de petits points blancs de-ci de-là), la définition a fait un grand bond en avant (les fondus enchaînés sont forcément légèrement en deçà) et les détails sont autrement plus nets que par le passé (les gros plans sur les visages, les boiseries, les fibres textiles). La palette colorimétrique qui n’est plus hantée par les dérives jaunâtres du précédent Blu-ray est plus naturelle (les teintes sont plus froides) et affiche une carnation largement plus saine (Grace retrouve sa peau blanche comme neige), la gestion des noirs (tout simplement sublimes) et de l’éclairage impressionniste (qui profite de blancs légèrement rehaussés) est particulièrement méticuleuse, et l’encodage ne souffre d’aucun tressaillement.

• Bande-son : Anglais Dolby Atmos, Français DTS-HD MA 5.1
Proposé en Dolby Atmos, le remixage de la VO est notablement subtil et honore religieusement ses origines. Tonitruante dès que l’angoisse entre dans la demeure, elle équilibre parfaitement l’omniprésence de ses dialogues (toujours clairs), la mémorable rareté de ses effets sonores (les murmures, le crissement des portes, les grincements du bois), l’émanation de son score et les successions de ses silences. La répartition sonore est ultra-précise, les surrounds frappent à la porte quand on s’y attend le moins (les notes jouées au piano), la verticalité du mixage est étonnante (les bruits de pas au plafond) et les ambiances feutrées imprègnent les lieux. Si le caisson de basses est très peu exploité, c’est parce que la narration n’en ressent pas le besoin. Inchangée depuis le disque 1080p, la VF encodée en DTS-HD MA 5.1 fait montre d’une belle adresse acoustique (la spatialisation fait son office) et d’une ampleur certaine. Le doublage est bien incorporé au mixage et les différents canaux sont sollicités comme il se doit. Certes pas aussi épatante que sa consœur 3D, cette bande-son franchement capable ne démérite aucunement.

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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