4K Ultra HD – Édition FR – Paramount Pictures – 101 min – 23 février 2022

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : Dolby Vision
• Ratio : 2.35

Bande-son
• Anglais DTS-HD MA 5.1
• Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
• Anglais
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – La liberté est morte en Amérique

Le fameux « Big One » tant redouté a eu lieu en 1998 et a isolé Los Angeles du reste des États-Unis. Quinze ans plus tard, les États-Unis se sont dotés d’un président particulièrement puritain et politiquement correct qui envoie tous les délinquants à Los Angeles, devenue l’île la plus dangereuse du monde. Cuervo Jones, anarchiste latino-américain, règne sur ce bout de terre et s’est mis dans la tête, avec l’aide de la fille du président qui s’est ralliée à sa cause, de neutraliser toutes les sources d’énergie artificielles de la planète.

Incompris à sa sortie, ce gros doigt d’honneur adressé à la société américaine (à commencer par la chirurgie esthétique et les politiques), au politiquement correct (un outrage permanent au bon goût) et à l’usine à recyclage qu’est devenue Hollywood (le clin d’œil espiègle aux Dents de la mer, premier blockbuster de l’histoire, n’a rien d’innocent), est un western post-apocalyptique à l’esprit rock où l’on retrouve avec un plaisir non dissimulé le légendaire Snake Plissken, la figure antihéroïque la plus classe du 7e art.

Faux remake tellement enjoué que l’on passera d’ailleurs sur les SFX très visibles (la société a été mise en faillite durant la post-production du film) et certaines interprétations approximatives, ce spectacle cartoonesque certes inférieur à son illustre aîné n’en reste pas moins beaucoup plus fun et décomplexé tout en se révélant comme l’œuvre la plus personnelle d’un Big John plus amère que jamais.

IMAGE – Los Angeles la décadente

Sortant du chaos, ce transfert UHD Dolby Vision largement supérieur à son vieillissant homologue HD prospère dans les rues malfamées de la Cité des Anges.

Magnifiquement organique et pleinement nettoyée, l’image écoule des détails largement plus nets que par le passé (les pores de la peau, les environnements délabrés), des couleurs bien mieux reproduites à l’éclat retrouvé (cf. les explosions), des contrastes autrement plus robustes (fini, les noirs ternes et les blancs crémeux) pour une meilleure gestion de l’obscurité ambiante, et des sources lumineuses autrement plus vives (les projecteurs, l’éclairage intérieur, les phares des véhicules).

SON – Appelez-moi Snake !

Faisant place à un encodage DTS-HD MA 5.1 (le précédent Blu-ray proposait une piste Dolby TrueHD 5.1), le présent mixage manifeste d’une ampleur et d’une immersion volontairement outrancières.

Le score est très enveloppant, la clarté n’est jamais un problème, le placement des effets/ambiances est cohérent, la présence de la scène arrière est excellente et les basses puissantes (les tremblements de terre). Si vous disposez d’un DSP de virtualisation, l’activer vous permettra de récupérer de nombreuses informations dans les hauteurs comme l’effondrement du pont, les annonces dans les haut-parleurs ou encore le survol des hélicoptères.

⚠ Souci connu de l’éditeur, les voix sont légèrement dupliquées sur les surrounds. Comme un programme d’échange du disque va être mis en place pour obtenir une version corrigée, la note audio ne tient pas compte de ce désagrément.

Manquant cruellement de puissance, la VF a bien du mal à s’évader de Los Angeles.

CONCLUSION – Valait-il mieux qu’il ne revienne pas ?

Jouissive leçon de subversion balancée à la tronche du Nouvel Hollywood, ce gros délire d’initié scandé par la fureur d’un Carpenter remonté est encore plus séditieux en 4K Ultra HD !

Note artistique
7.5
Qualité vidéo
8.5
Qualité audio
8.5
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Los Angeles 2013

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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