Bienvenue dans Le Bazar des 4K Ultra HD, votre rendez-vous mensuel pour tout savoir sur les dernières sorties du format 4K et l’expérience visuelle et sonore qu’elles offrent. Né de la passion de son auteur pour les supports physiques et de son désir de partager avec vous les plaisirs du cinéma à la maison dans sa forme la plus aboutie, chaque numéro est l’occasion pour le loup celeste de tester et évaluer les prestations audio/vidéo de nombreux disques parus en France et à l’international, vous guidant à travers les subtilités du HDR, les nuances du WCG et l’immersion des bandes-son 3D.

Que vous soyez un cinéphile aguerri à la recherche des meilleures éditions du marché ou un amateur souhaitant maximiser son installation home-cinéma, suivez les recommandations avisées de notre expert et préparez-vous à être émerveillé par une qualité d’image et de son que vous pensiez jusqu’à présent réservée aux salles de cinéma. Bonne lecture et profitez pleinement de chaque numéro à venir ! #WeLovePhysicalMedia 📀✨

Logo 4K Ultra HD

L’aboutissement d’une vie de formats : joyeux anniversaire, 4K Ultra HD

Chapitre après chapitre, format après format, j’avais déjà tout traversé avant le support 4K UHD.

J’ai connu la VHS, ses souffles, ses rembobinages, ses couleurs qui vibraient malgré tout. J’ai connu le LaserDisc, cette révélation qui m’a fait comprendre que l’image pouvait être un territoire à explorer. J’ai connu le DVD, qui a structuré ma manière de collectionner. J’ai connu le Blu‑ray, qui a redonné du relief à mes films.

Alors non, le 14 février 2016 n’était pas une première pour moi… Mais c’était un tournant. Le moment où le support physique atteignait une forme de maturité, de précision, de respect absolu pour le cinéma.

Quand les premiers 4K UHD sont sortis, j’ai senti que tout ce chemin prenait sens. Ce n’était pas juste un nouveau format : c’était l’aboutissement d’une fidélité partagée. Le même geste, mais plus précis. Le même rituel, mais plus noble. La même passion, mais plus assumée.

En ce mois de février, je célèbre cette date qui compte pour moi. Et je me sens parfaitement à ma place. Construite sur des décennies de visionnage, cette passion est faite de patience, de transmission, de gestes répétés, de disques qu’on ouvre, qu’on protège, qu’on partage.

Dix ans. Et je suis toujours là, comme tant d’autres, à défendre ce qui nous rassemble : la matérialité, la mémoire, le respect du film, la joie simple et immense de tenir le cinéma entre nos mains… et de lui donner une place dans nos vies.

Célébrons donc ce qui nous fait vibrer : le support physique. Nous l’aimons. Nous le défendons. Nous le faisons vivre, encore et toujours, avec la même ferveur.

4K Ultra HD
4K Ultra HD

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation.

Téléviseur QD-OLED : Sony Bravia XR-65A95L
Lecteur universel : Oppo UDP-203 Audiocom Reference
Lecteur multimédia : R_volution PlayerPro 8K Signature Edition
Pack home‑cinéma modulaire (5.1.2) : Yamaha True X Surround 90A

Modes de l’image : Professionnel (SDR ou HDR) | Dolby Vision sombre | IMAX Enhanced
Modes d’écoute : SURROUND:AI (Dolby Atmos, DTS:X, Auro-3D) | 3D MUSIC Auro‑Matic (LPCM, DTS-HD, Dolby TrueHD, DTS, Dolby Digital) | STRAIGHT (2.0 Dual Mono, 1.0)

Sommaire

Les Bad Guys 2

Provenance : États-Unis | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 07 octobre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (québécois) Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

Les Bad Guys 2
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 10 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Cette suite réussit le casse le plus délicat : dépasser son propre concept. Plus affûtée, plus rythmée, elle jongle avec humour et panache entre action cartoonesque et vraie tendresse. La bande de “Good Guys” retrouve une dynamique savoureuse, portée par une animation éclatante et des gags qui font mouche. Ce n’est pas un braquage parfait, mais un divertissement franchement jubilatoire, mené avec une malice qui ferait sourire même le plus coriace des loups. Un joli coup.

IMAGE – Ce transfert UHD dégote des textures ciselées, des couleurs éclatantes et des contrastes qui mordent comme un véritable coup de maître de l’équipe. Les environnements regorgent de détails tandis que les personnages conservent un style plus épuré et parfaitement assumé. Le DV dynamise chaque scène, du hangar à l’orbite, sans artefacts ni faiblesses. Face à son complice HD, le gain de précision saute aux yeux. Une image qui roule aussi bien que ces “experts en discrétion”.

SON – Ce mix Atmos plonge immédiatement dans l’action, avec une scène sonore ample, précise et toujours en mouvement. Les moteurs grondent, les poursuites fusent, et les ambiances, du ring déchaîné aux séquences spatiales, profitent d’une spatialisation vive et parfaitement contrôlée. Les dialogues restent nets, le canal LFE frappe juste, et l’ensemble maintient les enceintes en alerte permanente. La VFQ, moins audacieuse et enveloppante, fait un peu figure de “coup discret”.

Le Mécano de la Générale

Provenance : France | Éditeur : Factoris Films | Date de sortie : 28 janvier 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.33
SDR | BT.709
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Musical DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Français

Le Mécano de la Générale
Noté 4 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 8 | Audio : 8

ŒUVRE – Une mécanique burlesque lancée à pleine vapeur : souffle romanesque, gags à 100 à l’heure et virtuosité acrobatique s’imbriquent dans un spectacle muet parmi les plus onéreux de son époque. Inspirée du raid d’Andrews de 1862 (Great Locomotive Chase), l’intrigue file comme un train indomptable, chaque engrenage trouvant sa note dans une véritable symphonie d’acier où Buster Keaton règne en maître stoïque. Un tourbillon d’invention délicieusement drôle et irrésistible d’élan.

IMAGE – Tirée d’un scan 4K du négatif original 35 mm, la restauration de la version N&B (et non sépia) signée Cohen Film Collection révèle une image d’une pureté inattendue : stabilité exemplaire, nettoyage rigoureux, grain fin qui respire naturellement. La définition, souvent spectaculaire, dévoile une foule de détails insoupçonnés, tandis que des contrastes plus affirmés modèlent la gamme de gris avec une subtilité renouvelée. Précision et encodage, malgré un débit léger, surpassent le BD.

À l'époque, Le Mécano de la Générale n’était pas soumis à une cadence uniforme : chaque projectionniste ajustait la vitesse, généralement entre 18 et 22 images par seconde. Les archives indiquent toutefois qu’environ 22 i/s correspondent à son rythme « naturel ». Cela dit, si les puristes du muet rechigneront face à cette présentation moderne en 24 fps, les rares saccades n’altèrent guère l’expérience.

SON – La piste DTS‑HD MA 5.1 propulse les compositions de Carl Davis (1987) avec une ampleur qui évoque la puissance d’une locomotive lancée au galop : timbres pleins, attaques nettes et souffle orchestral généreux. La dynamique, souple et expressive, donne du relief à chaque envolée, tandis que la chaleur du mix exalte la malice rythmique et l’élégance cinétique propre au cinéma de Keaton. Les accompagnements de Lee Irwin, Robert Israel et Joe Hisaishi sont absents de cette édition.

À armes égales

Provenance : Australie | Éditeur : Imprint | Date de sortie : 26 janvier 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais LPCM 2.0

Sous-titres
Anglais

À armes égales
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 7 | Audio : 9

ŒUVRE – Une plongée musclée dans la ténacité humaine, soutenue par une mise en scène qui frappe juste et dominée par une G.I. Moore (The Substance) d’une dureté magnétique, taillée pour chaque affrontement. Le récit d’émancipation féminine avance avec la précision d’un entraînement intensif, mêlant sueur, volonté et éclats d’héroïsme sans sombrer dans la caricature. Et si quelques facilités dramatiques affleurent, elles n’entament pas la puissance d’un parcours qui défie les codes.

IMAGE – Issu d’un scan 4K d’un internégatif 35 mm, ce transfert UHD DV gagne en définition, révélant un grain plus franc et des détails nettement affûtés. Mais ce changement de calibre, épaulé par des contrastes plus vigoureux (de la densité des noirs à l’éclat des blancs) et des couleurs plus naturelles à la saturation rehaussée (même si l’abandon des filtres d’époque tient de la réécriture esthétique), souffre d’un tir clairement mal ajusté : le cadre, trop resserré, rogne bas et côtés.

À armes égalesÀ armes égales

SON – Le mixage DTS-HD MA 5.1 pulse comme un terrain d’instruction sous tension : grondements profonds, tirs cinglants, hélicoptères qui fendent l’espace avec la rigueur d’une manœuvre militaire. Les voix claquent, les ordres fusent, et les pas, mêlés aux heurts du métal, composent un décor sonore en perpétuel mouvement. Le score martial enveloppe l’ensemble d’une chaleur nerveuse, tandis que chaque impact, chaque rotor, chaque ambiance de zone renforcent l’immersion brute.

Une bataille après l'autre

Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 04 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.78
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Anglais
Français

Une bataille après l'autre
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 10 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Une charge politique aussi féroce que ludique, où PTA (Boogie Nights) transforme la paranoïa contemporaine en carburant narratif. Leonardo DiCaprio, Sean Penn et Benicio Del Toro s’amusent de leurs propres mythes tout en révélant la folie d’un monde en révolution permanente, ce qui nourrit l’élan nerveux du récit. Entre humour acide, tension sociale et mise en scène virtuose, le film transforme chaque scène en escarmouche jubilatoire qui frappe juste et longtemps.

IMAGE – Ce transfert UHD, plus que maniaque dans son exigence technique, impressionne par une définition chirurgicale, un grain VistaVision somptueusement préservé et une stabilité d’image exemplaire. Les textures foisonnent, les plans larges débordent de détails et les visages révèlent chaque micro-relief. Le Dolby Vision, mesuré mais précis, renforce une palette tantôt austère, tantôt chaleureuse, sans jamais trahir la densité de la photographie. Compression solide et noirs propres.

SON – Une bande-son Atmos d’une précision redoutable : dialogues limpides, dynamique nerveuse, spatialisation ample et transitions fluides entre les canaux. Les effets directionnels, rares mais parfaitement ciblés, exploitent les hauteurs avec une justesse calculée, qu’il s’agisse d’explosions, d’hélicoptères ou des pulsations obsessionnelles de la musique. Basses fermes, scène sonore large, séparation nette : c’est immersif, tendu, en parfaite résonance avec la paranoïa rampante.

Re-Animator

Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Second Sight | Date de sortie : 15 décembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0
Anglais LPCM 1.0

Sous-titres
Anglais

Re-Animator
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 8

ŒUVRE – Quand la série B se mue en opéra gore sous l’impulsion d’une énergie macabre, la mise en scène, traversée d’une tension étrange, fait glisser l’humour noir avec une précision chirurgicale. Jeffrey Combs y incarne un Dr. délicieusement obsessionnel, dont la présence insuffle au récit une folie maîtrisée. De là, les SFX, outranciers mais assumés, prolongent l’impression d’être l’invité d’un laboratoire détraqué où le « sérum » concocté, entre horreur et satire, demeure vivace. Culte !

IMAGE – Approuvée par Brian Yuzna, la restauration 4K, tirée d’un nouveau scan 35 mm et étalonnée en Dolby Vision, révèle une précision stupéfiante sans trahir la crasse délicieuse de la photographie : grain fin intact, textures organiques, noirs profonds et couleurs plus franches. Les chairs gagnent en naturel, les verts toxiques en éclat, et les effets gores retrouvent une lisibilité presque indécente. Fort d’un encodage robuste, cette résurrection visuelle est digne du Dr. West.

Re-AnimatorRe-Animator

SON – Les trois pistes (mono restaurée, stéréo 2.0 et remix 5.1) offrent chacune une identité sonore distincte. La mono, brute et authentique, restitue fidèlement le mix d’époque. La stéréo, plus ample et mieux équilibrée, clarifie dialogues et musique sans trahir le matériau. Le DTS-HD MA 5.1, plus propre mais moins charpenté, reste (trop) discret dans ses ambiances. Un choix généreux, qui sonne résolument bien, et devrait ravir autant les puristes que les amateurs de bande-son en « relief ».

Lake Mungo

Provenance : Australie | Éditeur : Umbrella Entertainment | Date de sortie : 17 décembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.77
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Lake Mungo
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Brumeux comme un souvenir mal rangé, ce found footage avance à pas feutrés jusqu’à fissurer le réel, puis laisse l’inquiétude domestique s’installer comme une présence de plus dans la pièce. De silence en silence, il glisse un frisson, transforme l’image trouvée en piège émotionnel, et son faux documentaire, d’une sobriété trompeuse, se mue en séance de spiritisme moderne où chaque révélation pèse lourd. Un mirage funèbre qui hante longtemps après la dernière coupure.

IMAGE – Cette restauration 4K étalonnée en DV mise sur la précision plutôt que sur l’esbroufe. Grain maîtrisé, noirs denses et profondeur de champ subtile renforcent l’illusion documentaire. Les segments 16 et 35 mm respirent ; les sources « amateurs » HDCAM restent brutes mais propres, sans artefacts indésirables (un encodage FiM). Couleurs sobres (terres nuancées, ciels feutrés, intérieurs ambrés), peaux naturelles, textures plus ou moins fines : hantée, elle scrute chaque recoin.

SON – Avec un mix précis, quasi clinique, où chaque souffle, parasite ou micro‑distorsion s’inscrit comme un indice, la bande‑son DTS-HD MA 5.1 (piste 2.0 non testée) joue la retenue. Les surrounds privilégient l’air, la distance, l’hors‑champ, nourrissant l’impression de captation sur le vif. Les basses, discrètes mais bien fermes, soutiennent sans jamais chercher l’impact. Dialogues nets, placements stables, variations volontaires : tout sert cette atmosphère de spectre sonore qui glisse sous la peau.

Les Enfants loups, Ame & Yuki

Provenance : France | Éditeur : All the Anime | Date de sortie : 21 janvier 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.78
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Japonais DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Les Enfants loups, Ame & Yuki
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 9.5 | Vidéo : 9 | Audio : 9.5

ŒUVRE – La délicatesse de cet anime frappe d’abord par la justesse de son regard sur la maternité, puis s’épanouit dans une animation à la grâce instinctive, glissant du quotidien au merveilleux sans jamais rompre l’élan. La métamorphose des enfants, cœur battant du récit, devient alors le miroir d’une éducation faite de doutes, de courage et d’amour sauvage. Puis, lorsque tout s’apaise, reste une douceur tenace, comme un souffle revenu des sous‑bois, un parfum de forêt et de liberté.

IMAGE – L’UHD magnifie Les Enfants loups avec une précision nouvelle : lignes affinées, textures plus lisibles, couleurs revitalisées sans trahir l’esthétique d’origine. Le HDR, respectueux, souligne la profondeur des noirs, les variations lumineuses et le modelé dans les paysages comme dans les métamorphoses. Absence d’artefacts, rigueur de l’encodage et stabilité de l’image, pour une mise à niveau 4K mesurée mais éclatante, révélant la tendresse et la puissance visuelle de ce chef‑d’œuvre.

SON – La bande‑son déploie une richesse sonore remarquable, portée par un mixage 5.1 qui respire pleinement. Dialogues limpides, spatialisation précise et dynamique ample : tempêtes, école, forêts et autres ambiances prennent vie avec un naturel saisissant. Les graves apportent du poids aux élans émotionnels, et le score mélancolique de Masakatsu Takagi enveloppe avec une grâce délicate. Le doublage français, bien intégré et fidèle au ton intimiste du film, en préserve toute la sensibilité.

Animale

Provenance : Allemagne | Éditeur : Plaion Pictures | Date de sortie : 11 décembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Français DTS-HD MA 5.1
Allemand DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Allemand

Animale
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Sous ses dehors tranquilles, le récit se déploie comme une fièvre qui prend corps, laissant remonter une violence intime où l’irruption du désir, surgie d’un instinct enfoui et difficile à contenir, devient la métaphore d’une reconstruction après l’effraction. La mise en scène, charnelle et sous tension, épouse ce parcours intérieur sans jamais le réduire, tandis que l’interprétation d’Oulaya Amamra porte le trouble avec une dignité farouche. Une trajectoire qui brûle autant qu’elle relève.

IMAGE – La photographie gagne en précision : textures mieux définies, lumière camarguaise plus nuancée et noirs parfaitement maîtrisés. Le DV renforce éclats solaires et zones d’ombre sans lisser la rugosité voulue. Du bruit électronique, hérité de la captation (la signature de la RED V‑Raptor en haute sensibilité), persiste en basse lumière, mais reste nettement atténué grâce à une compression plus robuste. Une présentation 4K qui exalte la charge sensorielle et intensifie la tension organique.

SON – Une piste multicanale qui affirme sa présence : dialogues clairs (un phrasé local, dépouillé et souvent elliptique), ambiances ciselées et dynamique contrôlée. Le mixage sculpte l’espace avec naturel, entre grondements sourds, respirations intimes et surgissements plus âpres. La musique, ample sans envahir, soutient les inflexions affectives avec une intensité mesurée. Un paysage sonore qui enveloppe, renforce la sensation d’étreinte et prolonge la tension sous‑jacente de l’ensemble.

Les Orphelins

Provenance : France | Éditeur : Gaumont | Date de sortie : 20 décembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Français
Anglais

Les Orphelins
Noté 4 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9

ŒUVRE – Tout en imposant sa propre cadence, ce buddy movie hexagonal assume son héritage avec L’Arme fatale  non sans un aplomb réjouissant. La mise en scène, sèche comme un coup de semonce mal luné, aligne les séquences d’action à la lisibilité exemplaire. Les personnages, calibrés au millimètre, trouvent un équilibre rare entre gouaille et gravité, si bien que le duo central, véritable moteur dramatique, transforme l’ensemble en petite bombe de tension et de tendresse. Distrayant !

IMAGE – Enrichi par la texture singulière des optiques anamorphiques Panavision (cf. la sensation de relief), ce transfert UHD à la précision redoutable impose sa tenue. Le HDR10 soutient puissamment les éclats lumineux, les noirs profonds et les explosions, tout en préservant une colorimétrie chaude aux saturations mesurées. Profitant d’une compression d’une grande discrétion, garantissant rigueur visuelle quasi tactique et stabilité de roc, l’image gagne en micro‑détails et ne rate jamais sa cible.

SON – Le mixage Dolby Atmos orchestre un espace acoustique large, où les dialogues se détachent avec une netteté irréprochable. Les coups de feu, embardées et autres fracas de tôle surgissent avec une impulsion nerveuse, tandis que la partition circule avec ampleur dans le champ sonore. Les latéraux enveloppent l’auditeur d’effets précis, les voies supérieures interviennent avec parcimonie mais efficacité, et le canal grave, ferme et profond, donne du poids à chaque assaut. Ça cogne juste.

Minority Report

Provenance : France | Éditeur : 20th Century Studios | Date de sortie : 11 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Minority Report
Noté 4 sur 5

Artistique : 9 | Vidéo : 8.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Dans un futur en clair‑obscur, ce thriller d’anticipation déroule une mécanique implacable où chaque vision devient un piège et chaque décision un vertige. La mise en scène de tonton Spielberg, au tempo quasi programmé, orchestre une fuite en avant qui ausculte avec acuité notre obsession du contrôle. Entre technologie intrusive, paranoïa élégante et précision clinique, l’étau se resserre comme si l’avenir lui‑même se crispait. Un tour de précog dont l’écho persiste longtemps.

IMAGE – Ce master 4K insuffle une netteté nouvelle à Minority Report, magnifiant la photographie* froide et les surfaces futuristes. Le Dolby Vision affine les contrastes et renforce les éclats lumineux, tout en affermissant une palette volontairement austère. Les textures profitent d’un surcroît de définition, et le grain Super 35, préservé, conserve son authenticité… même si l’encodage, un peu raide, bride sa respiration. Malgré cette retenue, une restitution nettement supérieure au Blu-ray.

* Signée Janusz Kamiński, elle repose sur un traitement sans blanchiment (l'effet bleach bypass), réduisant la saturation, augmentant le contraste et conservant l'argent métallique. Combinée à une surexposition contrôlée, une diffusion optique marquée et des sources directionnelles agressives, elle génère blancs brûlés, bleus aciers, noirs comprimés et grain abrasif, sculptant un monde dur et clinique.
Minority ReportMinority Report

SON – Soutenant chaque accélération du récit, la VO DTS-HD MA 5.1 fait valoir une spatialisation affûtée, des effets généreusement distribués, une dynamique nerveuse et des dialogues nets. La VF, cantonnée au Dolby Digital (contre DTS par le passé), reste correcte mais perd en ampleur face à l’énergie de sa consœur. Compte tenu des moyens aériens propres à Précrime, l’activation d’un DSP 3D renforce sensiblement l’immersion, la verticalité ajoutée n’ayant rien d’anecdotique.

Tron: Ares

Provenance : France | Éditeur : Disney | Date de sortie : 11 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

Tron: Ares
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 10 | Audio : 10

ŒUVRE – Une suite qui tisse habilement son code avec celui des deux premiers volets : héritage esthétique préservé, mythologie prolongée, mais architecture narrative plus programmée. Néanmoins, quand les échos au parcours du pionnier et à la rébellion suivante s’alignent avec l’action, gravant sa propre signature lumineuse entre énergie brute et élégance géométrique taillée au laser, la Grille se réinvente et l’on sent ce vieux frisson de data-vertige revenir, presque vintage.

IMAGE – Un transfert UHD d’une pureté clinique : captation 8K exploitée à plein régime, micro-détails lisible jusque dans les interfaces et les décors tentaculaires de la Grille. Le DV embrase la nouvelle palette rouge, propulse néons et trainées lumineuses avec beaucoup de vigueur, tandis que les gros plans gagnent en relief et en texture. Mais si la démonstration visuelle est là, reste une frustration : le ratio figé en 2.39, qui écarte toute variation d’ouverture lors des séquences IMAX.

SON – Un mix Atmos d’une ampleur redoutable : spatialisation 3D d’une précision quasi acrobatique, objets sonores circulant avec une logique implacable, et basses qui ancrent chaque impact avec une autorité réjouissante. Les effets (moteurs, matières numériques, découpes lumineuses) fusent avec une netteté bluffante, tandis que la partition de NIN, tonitruante, enveloppe l’espace multicanal sans jamais étouffer les dialogues. Même si claire et bien timbrée, la VF 7.1 reste moins expansive.

Danger Diabolik

Provenance : France | Éditeur : Sidonis Calysta | Date de sortie : 16 janvier 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Danger Diabolik
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 8 | Audio : 7

ŒUVRE – Du pop-cinéma jubilatoire où chaque plan semble ourlé de désir, de vitesse et d’insolence. La mise en scène de Mario Bava (Les Trois Visages de la peur), toute en courbes et en couleurs, glisse d’un braquage à l’autre avec une élégance presque criminelle. Le duo s’enlace, conspire, électrise, donnant au film son magnétisme fiévreux. Le résultat : un pur geste de style, un « casse » esthétique qui s’assume jusqu’au vertige. Un plaisir coupable ? Plutôt un plaisir Diabolik !

IMAGE – Issu de la récente restauration KL, ce transfert UHD insuffle à la luxuriante photo d’Antonio Rinaldi une aura plus vénéneuse. Le DV, tout en réchauffant les épidermes, libère une palette d’une intensité folle, où verts toxiques, jaunes acides et rouges fiévreux dynamitent le cadre. Malgré des résidus argentiques, texture organique et piqué redoutable maintiennent une présence féline. Le Blu‑ray Shout! Factory est distancé, quand celui de l’édition, trop lumineux, affadit l’univers criminel.

Danger DiabolikDanger Diabolik

SON – La section audio, toute de mono immaculée vêtue, reste fidèle au matériau d’origine… et à ses limites, préservées telles quelles : la VO, plus ample et mieux intégrée, offre une restitution solide de la partition d’Ennio Morricone malgré des voix parfois anémiques et une dynamique d’époque. La VF, correcte mais plus étriquée, impose souvent de monter le volume. À noter l’absence de doublage italien, le montage national étant plus court que la version internationale restaurée.

Way of the Gun

Provenance : France | Éditeur : L’atelier d’images | Date de sortie : 03 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Français

Way of the Gun
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9

ŒUVRE – Atmosphère tendue et éclats de violence s’imposent d’emblée, soutenus par la verve des dialogues qui claque comme une détonation. Les acteurs, James Caan (Le Solitaire) et Benicio del Toro (The Phoenician Scheme) en tête, y injectent une intensité trouble qui renforce les échanges. Quelques longueurs scénaristiques freinent toutefois l’élan, comme si l’intrigue, pourtant pleine de nerfs, se perdait par instants en terrain poussiéreux. Reste un polar sec, animé d’un mordant certain.

IMAGE – Ce transfert UHD révèle une image nettement plus stable et détaillée, issue d’un nouveau scan 35 mm qui restitue pleinement la rugosité visuelle de la photo signée Dick Pope. Le grain fin, l’encodage solide et un WCG mesuré renforcent la chaleur sèche des paysages et la densité des visages. Les couleurs retrouvent une vitalité ocre, loin des dérives magenta d’antan. Décors, matières et sueur gagnent en présence brute. Grâce au Dolby Vision, la sous-exposition n’est plus.

Way of the GunWay of the Gun

SON – Dialogues nets, musique du Far West percussive, ambiances fouillées et fusillades n’ayant rien à envier à Heat : la VO Atmos déploie une scène sonore ample et nerveuse. Lors des échanges de tirs, s’élevant modérément çà et là, les surrounds et le LFE sont sollicités avec justesse. La VF DTS-HD MA 5.1, large et dynamique malgré un doublage un peu en avant, reste taillée pour ce western dévoyé. Que vous optiez pour l’une ou l’autre, la bande-son garde la gâchette très sûre.

Histoires de fantômes chinois (1987)

Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 14 février 2026

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Cantonais DTS-HD MA 5.1
Cantonais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Histoires de fantômes chinois (1987)
Noté 4 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8.5

ŒUVRE – Déployant un romantisme fiévreux où l’élégance du wu xia pian rencontre une imagerie spectrale délicieusement baroque, ce ghost kung-fu comedy enchaîne ses sortilèges avec une fluidité envoûtante, transformant chaque apparition en danse macabre et tendre. Dans ce mouvement continu, la mise en scène virevoltante de Ching Siu-tung et l’humour brumeux scellent la naissance d’une saga légendaire, dont l’aura continue d’irradier le cinéma fantastique chinois.

IMAGE – Issu d’un scan 4K du négatif original 35 mm, ce transfert UHD DV dévoile un grain fin et vivant, ainsi qu’une définition inédite où décors, costumes et maquillages gagnent en précision… jusqu’aux câbles et transparences d’époque, bien visibles. Les teintes (rouges fantasmagoriques, indigo lunaires) retrouvent leur éclat irréel, tandis que la pénombre, autrefois étouffée, apparaît éclaircie. Défauts de pellicule balayés, filtre bleu exorcisé et stabilité digne d’un esprit apaisé.

Histoires de fantômes chinois (1987)Histoires de fantômes chinois (1987)
Histoires de fantômes chinois (1987)Histoires de fantômes chinois (1987)

SON – Qu’ils soient en 5.1 remixé ou en 2.0 d’origine, les quatre mixages, d’une grande clarté, offrent une restitution étonnamment cohérente et respectueuse : dialogues nets, équilibre contrôlé, basses discrètes, musique ample. Les effets atmosphériques (vents, murmures, assauts surnaturels) se déploient avec aisance sur la scène frontale, et les pistes multicanales accèdent à un petit surplus de profondeur sans modernisation inopportune. Doublage français appliqué, mais trop mis en avant.

Cadrage serré sur : le contenu éditorial de Histoires de fantômes chinois - La Trilogie

Histoires de fantômes chinois - La Trilogie

Aux côtés des deux suites proposées en Blu-ray via de solides restaurations 2K, le coffret révèle un dédale de brumes et de secrets digne d’un sanctuaire taoïste. Le livret de 44 pages, photos et affiches en constituent la première porte, avant de s’enfoncer dans une série de modules particulièrement riches : l’échange fleuve HK Revisited, où Christophe Ganz, David Martinez et Léonard Haddad revisitent la trilogie avec passion, le documentaire rétrospectif consacré à Leslie Cheung, véritable cœur émotionnel de l’ensemble, puis les épisodes Hong Kong Confidential, où Grady Hendrix replace chaque film dans son contexte culturel et politique. Les entretiens avec James Wong, Yun Bun et les analyses de David West complètent ce cheminement foisonnant, mêlant mémoire, technique et histoire du ciné hongkongais.

RoboCop (2014)

Provenance : États-Unis | Éditeur : Shout Factory | Date de sortie : 18 juin 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA  2.0

Sous-titres
Anglais

RoboCop (2014)
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Succéder à Verhoeven (Starship Troopers) relève du casse‑cou, mais José Padilha livre un remake étonnamment sûr de lui. Exit le vernis cyberpunk : l’action reste vive, mais l’ultra‑violence s’efface au profit d’une tension dramatique où l’homme découvre sa part mécanique. Satire sociale, corruption, manipulation des médias, bioéthique : les thèmes fondateurs demeurent, remis au goût du jour avec précision et clins d’œil complices. À rebours des attentes, une relecture qui fonctionne.

IMAGE – Avec cette remastérisation 4K de l’intermédiaire numérique original, la réactualisation de RoboCop profite d’un surcroît de détail sur les textures faciales, surfaces métalliques et interfaces numériques. Les couleurs s’affirment davantage, entre blancs cliniques, rouges vifs et bleus acier, tandis que les noirs gagnent en profondeur. Même si la luminosité demeure sage pour le format, le contraste vise plus juste. Une mise à niveau aboutie, calibrée pour satisfaire même OmniCorp.

SON – Sans mise à jour par rapport au Blu-ray, ce mixage 5.1 redoutablement immersif exploite néanmoins pleinement son potentiel : basses profondes, explosions percutantes et déploiement multicanal fermement structuré accompagnent chaque tir et déplacement mécanique. Les voix s’imposent avec la même rigueur qu’une directive, la musique soutient efficacement la dramaturgie, et les surrounds restituent avec ampleur drones, unités robotiques, débris et ambiances de bureau.

Tai-Chi Master

Provenance : France | Éditeur : Factoris Films | Date de sortie : 03 décembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Cantonais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Français

Tai-Chi Master
Noté 3.5 sur 5

Artistique : 8 | Vidéo : 8 | Audio : 7

ŒUVRE – Ce film d’arts martiaux déploie l’énergie d’un coup de paume bien placé : direct, nerveux, jubilatoire. Sous la direction inspirée de Yuen Woo‑ping, le chaos devient harmonie, où humour, fraternité et fureur se répondent sans fausse note. Jet Li et Michelle Yeoh y dansent autant qu’ils combattent, transformant chaque échange en calligraphie martiale. Entre virtuosité, philosophie de comptoir et espièglerie assumée, ce classique triomphe par sa fougue et respire la maîtrise.

IMAGE – Plus stable et nuancée grâce à une restauration 4K issue des négatifs originaux, elle révèle un grain 35 mm nerveux, des détails nettement rehaussés et une colorimétrie aux teintes plus franches. Les textures, des crânes rasés aux étoffes complexes, gagnent en relief, et les noirs en profondeur. Quelques hautes lumières surexposées subsistent, mais l’ensemble, proprement encodé, surclasse les précédents Blu-ray. Étalonnage Dolby Vision réservé aux disques US/UK.

Tai-Chi MasterTai-Chi Master

SON – Plus limitée que l’image mais cohérente avec son âge, la VO repose sur un dual‑mono clair mais mince, manquant de basses et rapidement à court d’aigus, avec un mix parfois brouillon où la musique se fait systématiquement écraser par l’action et ses bruitages totalement artificiels. Malgré une légère sibilance, les voix restent audibles. La VF 5.1, bien doublée, offre davantage d’ampleur et une poignée d’ambiances arrière (les gazouillis d’oiseaux), mais perd les paroles d’une chanson.

Certains utilisateurs équipés de lecteurs Oppo ou de consoles PS4 rapportent des plantages lors de la navigation, l’absence de son sur le menu et la version originale, ainsi qu’une VF quasiment inaudible même volume au maximum. Après vérification, l’éditeur exclut tout défaut de pressage et attribue ces problèmes au manque de mises à jour sur les appareils concernés.

G.O.A.T. (HIM)

Provenance : États-Unis | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 11 novembre 2025

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (québécois) Dolby TrueHD 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

G.O.A.T.
Noté 4 sur 5

Artistique : 6 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

ŒUVRE – Cette fable narcissique avance comme un drive interminable, chaque yard gagné coûtant une part d’âme. Le mentorat toxique vire au playbook de domination, la pression mentale de l’élite sportive cogne plus fort qu’un sack à l’aveugle, et le réel se dérobe, happé par des hallucinations qui rappellent les dérives mentales de L’Échelle de Jacob. L’ambition est là, mais le récit finit par perdre le ballon dans ses propres visions, incapable de contrôler le match qu’il voulait imposer. Fumble ?

IMAGE – Ce transfert UHD DV affiche une signature visuelle tranchée : (faux) grain sculpté, noirs abyssaux, textures chirurgicales captées en 4.6K, et éclats lumineux presque liturgiques. La palette aux teintes ascétiques renforce la fièvre du récit, tandis que les rouges, plus vifs, tranchent comme des stigmates. Les plans X‑Ray, d’une précision démonologique, ajoutent un trouble organique à la photographie, et les prises “traditionnelles” profitent d’un net surcroît de définition. Touchdown !

SON – La VO Dolby Atmos plonge immédiatement dans l’action : jets qui déchirent l’espace sonore, cris du public, thème triomphal enveloppant la salle, hard contact et lancers de ballons qui fusent avec une directionnalité exemplaire. Le mix se resserre brièvement au sein du domicile familial, avant de retrouver une ampleur orchestrale dans le complexe isolé de White, soutenue par du gros rap US, des basses profondes et des effets qui gravitent à 360°. Sans atteindre la end zone, la VF progresse.

Le Top / Flop du mois

Le Top / Flop du mois

Une bataille après l’autre | 🇫🇷 : Le VistaVision expose l’image comme le film expose le monde

Les Enfants loups, Ame & Yuki | 🇫🇷 : Quand le mixage 5.1 inspire, la forêt se remet à battre

Way of the Gun | 🇫🇷 : Un transfert qui crache sa poussière et mord chaque recoin du cadre

Histoires de fantômes chinois (1987) | 🇫🇷 : Sort bleuâtre levé, voilà que chaque esprit renaît

Le Top / Flop du mois

À armes égales | 🇦🇺 : Tel un instructeur mal luné, le cadrage tranche bas et flancs sans sommation

Minority Report | 🇫🇷 : Si la granularité Super 35 veut filer, l’encodage lui lit déjà ses droits

Danger Diabolik | 🇫🇷 : Luxuriance pop vs scories argentiques, le braquage visuel se fait voler

Tai-Chi Master | 🇫🇷 : Devant le Dolby Vision des dojos extérieurs, le HDR10 n’est qu’un disciple

La léchouille éditoriale

Tron: Ares | 🇫🇷 : Ares trace ses glyphes dans la lumière, la Grille répond en spirales de données, et l’UHD découpe la réalité comme un rituel optique, ouvrant la voie à une transe algorithmique A/V où le DV pulse en rouge sacré et l’Atmos résonne en mantra binaire. Le dieu‑programme est là !

Tron: Ares

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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