Provenance : France | Éditeur : 20th Century Studios | Date de sortie : 12 juillet 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 1.78
HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Avatar
3/5

Artistique : 9 | Vidéo : 5 | Audio : 9.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A80J (Expert HDR)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos | Dolby Surround), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Pocahontas, une légende Na'vi

Sur le monde extraterrestre luxuriant de Pandora vivent les Na’vi, des êtres qui semblent primitifs. Jake Sully, un ancien Marine paralysé, redevient mobile grâce à un Avatar et tombe amoureux d’une des leurs. Alors qu’un lien grandit entre eux, il est entraîné dans une bataille pour la survie de son monde…

En 2009, douze ans après Titanic, le conteur fantastique James Cameron nous était revenu avec Avatar, une œuvre de science-fiction à la beauté rare et à la fibre écologique certaine livrant un vibrant plaidoyer pour l’amour entre les peuples.

La planète Pandora à l’imaginaire foisonnant (la faune et la flore sont extraordinaires) prenait vie grâce à d’incroyables CGI (une prouesse technologique à sa sortie), le récit initiatique (même si classique et balisé) était d’une puissance émotionnelle rare, les assauts guerriers (aériens et terrestres), tous plus spectaculaires les uns que les autres, côtoyaient la romance la plus pure (teintée par un choc des cultures), et le casting s’était réellement imprégné des personnages (Sigourney Weaver y signait d’ailleurs un flamboyant retour).

En 2022, treize ans après sa sortie originale, ce blockbuster humaniste dénonçant le pillage des ressources naturelles (un thème encore plus pertinent aujourd’hui) n’a quasiment pas vieilli et continue de fasciner… Avec une légère modification toutefois : À la fin, Parker Selfridge (Giovanni Ribisi) ne se contente plus de passer devant Jake et Neytiri mais s’arrête devant eux pour leur dire “C’est loin d’être terminé”.

Il s’agit à ce jour de la Director’s Cut (162′), le metteur en scène considérant la Special Edition (171′) et la Extended Cut (178′), non intégrées à la présente édition, comme des bonus pour les fans. Et il a raison, tant le montage ciné est bien mieux rythmé… Car les ajouts, même si passionnants pour la plupart, amoindrissent considérablement la force de son épure.

IMAGE - Ce n'est pas le Kansas mais Pandora !

Issue d’un upscaling 4K effectué par une IA maison (élaborée par le réalisateur) sur la base du matériel 2K d’origine, cette version remasterisée réétalonnée en HDR (HDR10 sur le disque et Dolby Vision en streaming) et exploitée en 3D HFR TrueCut Motion dans les salles obscures (le 48 fps n’est malheureusement pas pris en charge par le standard Blu-ray Ultra HD, d’où son absence) souffle le chaud et le froid ! James Cameron aurait-il ouvert une boîte de Pandore ? Est-il retombé dans ses travers déjà à l’œuvre sur le transfert UHD de Terminator 2: Le Jugement dernier ?

Clairement oui lors des scènes incluant des prises de vue réelles puisque la mise à l’échelle y est grossière avec des artefacts de partout… Sans même parler d’une réduction numérique du bruit (DNR) au taquet et d’un renforcement des contours (edge enhancement) extrêmement agressif pour un rendu artificiel au possible. Les détourages sont approximatifs (avec parfois des doubles contours), les arrière-plans brouillons, les détails lissés et/ou trop accentués (par moments dans le même cadre), les visages cireux ou craquelés et de trop nombreux éléments (notamment les acteurs) se détachent anormalement des autres (dans et hors les locaux de la RDA). C’est navrant !

Pas vraiment lors des scènes en full CGI où l’IA donne l’impression d’être dans son élément (les images de synthèse se prêtant particulièrement bien à la précision clinique). La netteté accrue des détails (les visages des Na’vis, les accessoires, les vêtements), la justesse des contours (le paysage végétal) et l’accentuation du relief ne trahissant que rarement l’usage d’une conversion ascendante en mode automatique. C’est bluffant !

Si ce n’est ce « ravalement de façade » trop hétérogène pour convaincre, la palette colorimétrique luxuriante par nature voit certaines de ses nuances rehaussées (la peau bleue, les multiples teintes des fleurs exotiques, la végétation verte), les contrastes plus affirmés déploient des noirs affermis (les ombres sont mieux dessinées) et des blancs plus éclatants (les graines sacrées), et les sources lumineuses affichent une intensité moins contenue que par le passé (les champignons et animaux bioluminescents, le soleil passant au travers du toit végétal, les moniteurs informatiques, l’Arbre des Voix, les reflets sur les surfaces humides) sans pour autant céder à un excès de nits (MaxCLL = 297).

Avatar

SON - Ce rêve bleu 🎶

Rythmée par la musique orchestrale aux sonorités new age/ethniques de James Horner, la bande-son Dolby Atmos (uniquement sur la VO), qui ne souffre aucunement du syndrome « Atmouse » (trop régulièrement rencontré chez Disney) mais nécessite tout de même de pousser le volume pour pleinement en profiter, épate à plus d’une reprise… Surtout qu’elle se distingue du précédent mixage DTS-HD MA 5.1 par son assise dans le bas du spectre et sa dimension verticale.

Parfaitement équilibrée et profitant d’une dynamique non aplanie, elle délivre une écoute vivante au champ sonore ultra-enveloppant (les ambiances de la jungle) où le plein potentiel des surrounds et des canaux de hauteur (cf. le vol à dos de banshee) semble atteint. La centrale exsude les dialogues avec beaucoup de clarté et le canal LFE confère un poids véritable à de nombreux passages (les déforestations, la destruction de l’Arbre-Maison et les pas lourds de l’exosquelette AMP du Colonel Miles Quaritch).

Faiblarde en comparaison, la VF a troqué la piste DTS 5.1 des anciennes éditions 2D pour un encodage Dolby Digital 5.1 « tombé » du disque 3D. C’est fort regrettable !

CONCLUSION - Second life

S’il a su (re)créer l’évènement pour mettre en avant la salle de cinéma (4K, 3D, HDR et HFR) le 21 septembre dernier et préparer la sortie de sa suite, Avatar premier du nom n’est malheureusement pas en mesure de réitérer l’exploit sur support physique (malgré une bande-son Dolby Atmos immersive à souhait)… La faute à un upscaling « à la ramasse » dès que les humains prennent part à l’action. Et c’est bien dommage puisque entre Na’vis, la planète Pandora est plus chatoyante que jamais. À n’en point douter, ce mastodonte technologique méritait mieux !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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[…] qu’il ne soit trop tard, cette deuxième vague de la grande saga écologique Avatar (treize ans après son premier raz-de-marée) continue de plaider pour la nature en nous forçant […]

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