- Accueil
- 4K Ultra HD
- Test technique
- Le Bazar des 4K Ultra HD, volu ...
Bienvenue dans Le Bazar des 4K Ultra HD, votre rendez-vous mensuel pour tout savoir sur les dernières sorties du format 4K et l’expérience visuelle et sonore qu’elles offrent. Né de la passion de son auteur pour les supports physiques et de son désir de partager avec vous les plaisirs du cinéma à la maison dans sa forme la plus aboutie, chaque numéro est l’occasion pour le loup celeste de tester et évaluer les prestations audio/vidéo de nombreux disques parus en France et à l’international, vous guidant à travers les subtilités du HDR, les nuances du WCG et l’immersion des bandes-son 3D.
Que vous soyez un cinéphile aguerri à la recherche des meilleures éditions du marché ou un amateur souhaitant maximiser son installation home-cinéma, suivez les recommandations avisées de notre expert et préparez-vous à être émerveillé par une qualité d’image et de son que vous pensiez jusqu’à présent réservée aux salles de cinéma. Bonne lecture et profitez pleinement de chaque numéro à venir ! #WeLovePhysicalMedia 📀✨
Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation.
Diffuseur vidéo (QD-OLED 4K) : Sony Bravia XR-65A95L
Lecteur universel : Oppo UDP-203 Audiocom Reference
Lecteur multimédia : R_volution PlayerPro 8K Signature Edition
Enceintes (7.1.4) : Sennheiser AMBEO Soundbar Plus, SVS SB-4000
Modes de l’image : Professionnel (SDR ou HDR) | Dolby Vision sombre | IMAX Enhanced
Modes d’écoute : Dolby Atmos | Dolby Surround | DTS:X | DTS Neural:X
Sommaire
Cold Meat
Provenance : France | Éditeur : Spectrum Films | Date de sortie : 22 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.20
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 5.1
Sous-titres
Français
Artistique : 7 | Vidéo : 8 | Audio : 9
ŒUVRE – En hypothermie contrôlée, ce thriller en huis clos (l’intérieur d’une voiture), où le blizzard devient complice du suspense, ne réchauffe pas. Sébastien Drouin infuse une tension carnassière, Allen Leech incarne un homme en sursis (dans un cauchemar blanc), et dans les Rocheuses, le froid n’est pas la seule menace… Servi froid mais relevé d’un twist tapi sous la neige (Nina Bergman fait-elle craquer la glace ?), ce survival minimaliste à l’étau glacial s’imprime en silence, sous la peau.
IMAGE – Le transfert UHD DV sur BD100 offre une restitution solide, précise et contrastée, idéale pour l’ambiance polaire. Face au Blu-ray, l’écart se creuse : le piqué gagne en netteté, les noirs en profondeur, les blancs en mordant. La palette, froide avec des éclats de rouge, tranche comme des blessures dans la poudreuse. Si du bruit s’invite, ce sont les limitations de la captation qui l’imposent, pas l’encodage, ici irréprochable. Un rendu brut, presque organique… comme le gel qui brûle.
SON – La piste Atmos déploie une spatialisation efficace, avec une verticalité qui s’emballe dès que la tempête s’en vient. Les rafales s’abattent, les craquements fusent, et l’habitacle devient caisse de résonance. Les dialogues sont clairs, la dynamique cogne sec, comme une portière claquée dans l’urgence, et les basses, toujours à l’affût, grondent tel un prédateur prêt à fondre sur sa proie. Un mix immersif (plus contenu en DTS-HD) et tendu, qui fait du blizzard un personnage à part entière.
Æon Flux (2005)
Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 22 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8.5
ŒUVRE – Adapté mollement du dessin animé culte, Aeon Flux déploie un univers visuellement stylisé mais dramatiquement sous-exploité. Charlize Theron (Mad Max: Fury Road) traverse ce futur aseptisé avec grâce, mais le scénario reste en quarantaine narrative. L’ambition dystopique est là, mais elle se dilue dans une mise en scène trop lisse, où l’action semble chorégraphiée pour ne pas déranger l’ordre établi. Et malgré quelques idées intrigantes, le film manque de flux… et d’âme.
IMAGE – Exit le Blu-ray MPEG-2 poussiéreux : Æon Flux s’octroie un vrai bol d’air en UHD, avec un cadre élargi (un léger dézoom arrière) qui redonne souffle aux compositions et un encodage HEVC qui laisse respirer le grain 35 mm. L’étalonnage DV insuffle des contrastes plus naturels, une lumière mieux écrêtée (bye les excès blanchâtres) et des couleurs, des reflets irisés du costume aux verts luxuriants de Bregna, plus vivantes. Ambiances intérieures plus denses et détails faciaux plus précis.

SON – Pas de remix Atmos, mais la VO DTS-HD MA 5.1 s’en sort avec panache : dynamique solide, LFE bien ancré, spatialisation fluide et effets sensoriels enveloppants (les visions, les flux urbains). Si la conception sonore reste datée par sa surcharge gratuite (Finesse ? Connaît pas), cette piste sans perte (inédite jusqu’alors) lui insuffle clarté et verve, avec une musique pleine et des dialogues bien centrés. Trop floue, trop plate, la VF Dolby Digital 5.1 s’efface. Dans le Relical, c’est VO ou rien.
Dans le noir
Provenance : États-Unis | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 07 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Sous-titres
Anglais
Artistique : 7 | Vidéo : 4 | Audio : 4
ŒUVRE – Série B d’épouvante maîtrisée, Dans le noir éclaire le genre d’une mise en scène tendue et d’un concept simple mais redoutable : une créature ne se manifestant qu’en absence de lumière. Il déploie dès l’ouverture son dispositif de peur avec clarté, distille une tension continue sans sombrer dans le sursaut mécanique, et s’appuie sur un casting solide qui ancre l’horreur dans une cellule familiale troublée. Une ombre au tableau ? Sa prévisibilité. Mais dans l’obscurité, on ferme les yeux.
IMAGE – Alors que le danger vient de ce qu’on ne voit pas, ce transfert UHD Dolby Vision montre tout : un comble pour un film qui vit de ses zones d’ombre ! Les noirs sont délavés, la pénombre trahie, et l’ambiance s’évapore dans un gris permanent. Ironiquement, désactiver le HDR révèle une image plus contrastée, plus lisible, et bien plus proche de ce que le support promettait. À l’inverse, le Blu-ray paru en 2016 est autrement plus ténébreux. Qui a laissé la lumière allumée ?
SON – Côté son, le mix DTS-HD MA 5.1 fait aussi des siennes : loin d’être identique à celui du disque HD, il joue en sourdine. L’activité arrière reste présente, mais telle la peur elle-même hésitant à se faire entendre, à un volume dramatiquement bas. Les basses semblent s’être enfuies, la dynamique manque cruellement d’impact, et même les dialogues arrivent parfois à se noyer dans cette version feutrée de l’ancienne bande-son. Ne reste que le calme plat, y compris lorsque Diana apparaît.
Knock Knock
Provenance : États-Unis | Éditeur : Lionsgate Films | Date de sortie : 14 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Sous-titres
Anglais
Artistique : 6.5 | Vidéo : 7 | Audio : 8.5
ŒUVRE – Sous ses airs de home invasion torride, Knock Knock s’infiltre comme une satire vacharde de la vertu américaine. Eli Roth orchestre un jeu cruel où la tentation devient piège, et la morale, un miroir brisé. Si Keanu Reeves (Matrix, John Wick) semble sonné par tant de perversité (entre surjeu et apathie), les deux intruses décochent leurs répliques comme des lames. Féministe ou misandre ? Peu importe : c’est un thriller psycho-érotique qui sonne à la porte… sans demander la permission.
IMAGE – Au prix d’un rendu plus numérique, ce transfert UHD Dolby Vision gagne en piqué et en détails. Les ombres se dévoilent avec plus de précision, et à la lumière du jour, un éclat affriolant se fait promesse… avant la morsure. Cela dit, sous faible éclairage, la définition vacille et le bruit s’invite furtivement. Des scories héritées du précédent Blu-ray, comme le banding et le macrobloc, même si nettement atténuées. Plus ambiguës à l’intérieur, les couleurs se teintent d’un jaune maladif.

SON – Surprise bienvenue : le mixage Atmos enterre le DTS-HD MA 5.1 de l’édition précédente. La scène sonore se densifie, les effets surround fusent avec plus de malice, et les basses jouent leur partition sans retenue. Timide mais présente, la verticalité s’active sur la musique et les ambiances extérieures (cf. le violent orage). Les dialogues, eux, sont nets, bien placés, jamais noyés. Réaliste, intelligemment spatialisée et diablement efficace, l’immersion est là, sans esbroufe. Toc Toc !
L'Échelle de Jacob
Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 15 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 9 | Vidéo : 9.5 | Audio : 8
ŒUVRE – Alors que chaque marche de l’échelle mène plus bas que la précédente, ce cauchemar éveillé dissèque la psyché comme un scalpel tremblant, entre réalité fracturée et purgatoire urbain. Du reste, à la croisée du trauma et du transcendant, ce thriller métaphysique qui ne se regarde pas, mais s’endure, comme une fièvre qui refuse de tomber, murmure que la vérité pourrait bien être pire que la folie. Ascension inversée, rédemption voilée : la vérité n’apparaît pas, elle s’accepte.
IMAGE – Restauré en 4K à partir du négatif 35 mm sous la supervision d’Adrian Lyne, le film retrouve sa géométrie d’origine : fini l’étirement horizontal, les proportions sont enfin justes. La clarté et les détails surpassent nettement l’ancienne édition 1080p et le DV, de par des noirs renforcés, ajoute de la densité à l’obscurité. Sciemment terne et oppressante, la palette colorimétrique explose lors des hallucinations psyché (rouges et bleus exacerbés). Quant à la patine granuleuse, elle n’est plus lissée.
SON – Malgré un manque certain de naturel, la VO DTS-HD MA 5.1, reprise du Blu-ray, offre une spatialisation redoutablement efficace : dès les premières secondes, les hélicoptères nous frôlent, et le grondement du métro déclenche un canal LFE impressionnant. Les ambiances arrière sont bien réparties (la pluie, les échos de la rue), tandis que les effets surgissent sans prévenir, nous piégeant dans une paranoïa sonore. Les voix percent avec justesse. VF stéréo amorphe, sans nerf ni relief.
Edward aux mains d'argent
Provenance : France | Éditeur : Disney | Date de sortie : 05 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS 5.1
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 8 | Vidéo : 6.5 | Audio : 7.5
ŒUVRE – Dans ce conte gothique ciselé avec tendresse, Tim Burton (Sleepy Hollow, Dumbo) sculpte une pépite d’émotion pure, incarnée par Edward, créature d’innocence aux mains de lames, taillant dans le cœur du spectateur une mélancolie féerique. La neige s’incarne en mémoire, chaque topiaire devient un poème silencieux, et l’étrangeté se mue en grâce, dans un ballet de solitude et de beauté qui laisse une empreinte de givre dans l’âme. Coup-de-cœur… et coup-de-ciseaux.
IMAGE – Sublimée par des artisans aux mains d’argent, cette restauration 4K (exploitée avec le Blu-ray 25e anniversaire), de par un WCG efficient, voit ses contrastes chromatiques accentués entre la banlieue acidulée (aux pastels plus pimpants) et le manoir gothique (plus monochromatique dans sa lugubrité). Mais maltraitée par des encodeurs aux mains de plomb (bruit de chrominance persistant, arrière-plans instables), elle effleure la magie sans l’embrasser. Plage lumineuse contenue.
SON – Si elle relève la dynamique (l’arrivée de Peg Boggs et les découpes virevoltantes) de la piste DTS-HD MA 4.0 d’origine (cruellement absente du présent disque 4K), la VO Atmos reste très sage, concentrée sur les canaux frontaux, avec une verticalité quasi muette (sauf lors du cambriolage). L’ambiance surround, discrète, se limite à quelques effets environnementaux et à la belle résonance de la partition de Danny Elfman, noyau émotionnel du film. VF sans relief figée dans la façade avant.
Mort un dimanche de pluie
Provenance : France | Éditeur : Le chat qui fume | Date de sortie : 1er octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Français
Artistique : 7 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8
ŒUVRE – Adapté du roman glaçant de Joan Aiken, ce suspense domestique vénéneux, au casting marquant des 80’s, semble dissimuler une menace sous chaque goutte de pluie. Jouant habilement du huis clos psychologique, alors que le quotidien devient piège, il installe une tension rampante où l’angoisse s’infiltre comme l’humidité dans les murs : insidieuse, persistante, impossible à chasser. Dans ce drame feutré où l’horreur naît du familier, l’ordinaire se fissure, laissant place à l’effroi.
IMAGE – Pour sa première mondiale sur support Blu-ray, cette œuvre à (re)découvrir a bénéficié d’une restauration méticuleuse (issue du négatif original 35 mm) signée FPA France. Vis-à-vis du vieux DVD, le bond qualitatif du disque 4K est saisissant : copie purgée de ses impuretés, détails affûtés, stabilité retrouvée, contrastes rééquilibrés, et texture argentique maîtrisée. Et alors que les couleurs (ternes mais expressives) respirent à nouveau, la photo cesse de ruisseler dans le flou.
SON – Tirées du magnétique original Dolby Stéréo, les deux pistes DTS-HD MA (5.1 et 2.0) livrent une restitution sonore claire, fidèle à l’ambiance minimaliste du film. La stéréo préserve l’intimité du (quasi) huis clos, tandis que le mix 5.1 élargit subtilement l’espace sans trahir la sobriété de l’habillage sonore d’époque. Dialogues nets, silences pesants, et pluie omniprésente : non pas simple bruit de fond, mais souffle menaçant. La musique, discrète mais incisive, surgit par touches anxieuses.
La Fin des temps
Provenance : États-Unis | Éditeur : Shout Factory | Date de sortie : 07 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Anglais
Artistique : 4.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 8.5
ŒUVRE – Malgré un pitch diaboliquement prometteur (Schwarzy contre Satan), ce blockbuster apocalyptique s’effondre sous son propre poids. L’ambition biblique tourne au sermon creux, le scénario pactise avec la paresse, et les effets tape-à-l’œil sont datés. L’Apocalypse promise par Peter Hyams (Timecop) n’a jamais lieu : reste un purgatoire d’action confuse, où même le Diable semble blasé. Sans souffle… ni salut, La Fin des temps rate son exorcisme du genre.
IMAGE – Né d’un scan 4K du négatif original, validé par le Peter Hyams chef opérateur, ce transfert UHD prophétique, sublimé par un étalonnage Dolby Vision incandescent, embrase les flammes, les noirs (plus abyssaux) et les sources lumineuses avec une intensité quasi infernale. Le grain Super 35 gagne en subtilité, et la précision chirurgicale révèle chaque détail sous un jour nouveau. Sans enflammer la carnation (à la différence du Blu-ray), la saturation, puissante, acquiert en chaleur.

SON – Bien que légèrement bas, le mix DTS-HD MA 5.1 déploie des basses puissantes, une partition infernale signée John Debney et surtout, des ambiance larges et immersives, où New York bruisse de vie même hors action : bavardages de rue, klaxons, hélicoptère, et effets arrière (le ricochet des balles, l’agitation urbaine, le va-et-vient de véhicules) sculptent l’espace avec précision. Malgré un débit moyen modeste (seulement 2950 kbps), ce qui limite la dynamique générale, l’ampleur est là.
Martyrs
Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Eureka Entertainment | Date de sortie : 27 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Anglais
Artistique : 9 | Vidéo : 9 | Audio : 8.5
ŒUVRE – Interdite aux âmes sensibles, cette crucifixion filmée est un huis clos où la douleur devient doctrine. Pascal Laugier repousse les limites du genre avec une foi perverse, sculptant la souffrance comme d’autres la lumière. Morjana Alaoui et Mylène Jampanoï s’engagent dans une offrande de chair et de cri, jusqu’à l’abandon total. On en ressort vidé, écorché, presque converti à une mystique du supplice. Le martyre y devient rituel, et l’horreur, sacrement. Une passion… sans résurrection.
IMAGE – Issu d’une restauration chirurgicale du négatif original 16 mm, ce transfert UHD DV sublime le malaise : grain plus dense et organique, détails à la finesse insoupçonnée et textures viscérales. La palette volontairement froide (mis à part le sang) et l’étalonnage HDR discret (à quelques appliques murales près) respectent l’esthétique torturée de l’œuvre, y compris dans les noirs et les contrastes, dont les fluctuations, jadis hésitantes, sont ici assumées. L’encodage trace sa cicatrice sans bavure.
SON – Propre, ample, bien mixée… mais trop sage, la piste DTS-HD MA 5.1 privilégie la nuance à l’impact. Dialogues nets, dynamique expressive, musique aérée : tout respire, sauf l’horreur qui n’ose jamais la terreur sensorielle. Car la scène arrière, prometteuse en surface (la tempête), s’essouffle dans les sous-sols, là où elle aurait pourtant dû nous engloutir. Pas un défaut technique, non, juste une occasion manquée de nous faire trébucher avec Anna. Un mix plus témoin que bourreau donc.
Évanouis
Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 10 décembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 8 | Vidéo : 8.5 | Audio : 9
ŒUVRE – Alors que le récit choral se déploie tel un brouillard où chaque voix s’efface peu à peu, la peur ordinaire contamine foyers et institutions fragiles. Les préjugés s’érigent en armes invisibles, paralysant la mécanique sociale et policière, tandis que la mise en scène transforme l’absence en une présence obsédante. Ce jeu d’ombres, tendu et hypnotique, frappe par son vertige collectif et son silence assourdissant, donnant au thriller une intensité qui hante longtemps après la projection.
IMAGE – En dehors d’un gamma un brin capricieux et de rares scintillements, ce transfert UHD DV sublime la peur en pure clarté : les recoins obscurs dévoilent des détails engloutis sur le Blu‑ray, les environnements diurnes gagnent en nuances (la perruque carmine de Gladys, les verts forestiers), les scènes nocturnes s’enrichissent de sources lumineuses plus atmosphériques grâce à des teintes ambrées accrues, tandis que les textures urbaines s’affichent avec nettement plus de finesse.
SON – La VO Dolby Atmos enveloppe la pièce d’écoute dans une immersion saisissante : dialogues limpides, effets organiques et basses profondes qui secouent quand il le faut. Les surrounds et canaux de hauteur, exploités avec précision, renforcent l’atmosphère anxiogène. La partition trouve sa place sans étouffer l’action, et le 3e acte, saturé de poursuites, s’érige en un authentique festin auditif. Plus modeste, la VF lossy orchestre le frisson avec moins d’ampleur et de précision.
The Descent
Provenance : États-Unis | Éditeur : Lionsgate Films | Date de sortie : 11 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 7.1
Sous-titres
Anglais
Artistique : 9 | Vidéo : 9.5 | Audio : 10
ŒUVRE – Oppressant et viscéral, The Descent nous entraîne dans un survival souterrain à l’intensité hors norme, où chaque tunnel devient un piège et chaque ombre un cauchemar. La mise en scène, implacable, exploite nos peurs primaires (le noir, la claustrophobie, l’écrasement, l’inconnu) pour glacer le sang et broyer les nerfs. Loin des artifices hollywoodiens, ce huis clos infernal s’impose comme un sommet du genre. Un véritable gouffre de terreur… sans espoir de retour à la surface.
IMAGE – Supervisée par Pathé et Neil Marshall (Dog Soldiers), la restauration 5K du négatif 35 mm offre une image d’une netteté saisissante, où les détails respirent enfin. Le grain, dense mais raffiné, épouse les parois des grottes avec une précision organique. La palette adoucie gagne en naturel et en justesse, pour un équilibre inédit. Quant au DV, il libère des noirs abyssaux et des éclats lumineux raréfiés, transformant chaque lampe ou fusée en balises dramatiques. Ici, l’horreur devient beauté.

SON – Plus spacieux que les deux pistes 5.1 du disque UK 20th Century Fox, le mixage DTS-HD MA 7.1 s’impose. Les éboulements alentours, ainsi que les hurlements et les progressions furtives des Crawlers, circulent avec fluidité dans l’espace acoustique et créent une immersion totale. Les effets surround sont exploités avec intelligence, plaçant bruits et échos à l’arrière pour accentuer l’angoisse du confinement. Basses profondes et dynamique redoutable amplifient la menace. DSP 3D indiqué.
Cluedo (1985)
Provenance : France | Éditeur : Paramount Pictures | Date de sortie : 22 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français Dolby Digital 2.0
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 8 | Vidéo : 8 | Audio : 7
ŒUVRE – Un manoir, des invités, un meurtre : ce whodunit farceur orchestre son mystère avec une ironie jubilatoire. Les dialogues fusent comme des balles de revolver, et chaque personnage devient une pièce sur l’échiquier du crime. La mise en scène, volontairement théâtrale, transforme l’intrigue en un jeu de piste où l’humour noir domine. Le suspense, diablement ludique, reste intact jusqu’au dernier coup de chandelier. Un divertissement malin, où le spectateur joue… et soupçonne.
IMAGE – Ce nouveau scan 4K de 2023, issu du négatif original 35 mm, affiche une image plus nette et organique, avec un grain naturel parfois épais mais toujours cinématographique. Grâce aux WCG et au DV, la palette de rouges, verts et ors gagne en éclat, sans trahir le charme rétro. Les détails des costumes et du manoir se révèlent avec une profondeur accrue, même si une douceur inhérente persiste. Des traces compressives se glissent çà et là, sans jamais entamer la stabilité générale.

SON – Malgré une dynamique limitée et quelques aigus stridents, la VO monophonique délivre des dialogues clairs et une belle mise en valeur de la partition jazzy de John Morris. Les effets sonores (tonnerre, coups de feu, bris de verre) trouvent leur place sans distorsion, même si l’ADR se révèle parfois trop évident. Bien plus artificielle dans son doublage (uniforme) et aplatie dans sa répartition sonore, la VF 2.0 mono gomme la nuance et le caractère propre aux interprètes originaux.
The Mask
Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Arrow Films | Date de sortie : 10 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais LPCM 2.0
Sous-titres
Anglais
Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9
ŒUVRE – Vert fluo et sourire XXL, Jim Carrey (Ace Ventura, Sonic), en Looney Toon de chair et de latex, déboule à l’écran comme un cartoon sous amphétamines. La mise en scène, dopée aux effets spéciaux, déploie chaque gag comme un feu d’artifice. Le scénario, simple mais burlesque, libère ses pulsions les plus extravagantes. Et derrière l’exubérance, se dessine une satire grinçante de l’ego et du pouvoir débridé. Délirante, flamboyante et impossible à ignorer : une comédie culte.
IMAGE – Cartoonesquement ébouriffante et technicolorée à souhait, cette restauration 4K (issue du négatif 35 mm et approuvée par Chuck Russell) a enfilé son plus beau costume jaune. Des noirs densifiés (le pont embrumé) aux éclairages amplifiés (la lumière du Coco Bongo), l’élargissement des contrastes se remarque… comme l’usage du WCG, qui électrise les teintes les plus fantaisistes. Les détails et le grain, d’une finesse à se décrocher la mâchoire, sont à tomber. SSSSSPLENDIDE !!!

SON – Déchaîné, le mix Dolby Atmos chausse un masque acoustique à la réjouissante expressivité. Dès les premières notes de Randy Edelman, la scène s’ouvre et se déploie bien au‑delà du 5.1, offrant un tourbillon d’effets verticaux et latéraux qui exaltent les transformations et les séquences de foule. Les dialogues restent nets, tandis que la musique se propage avec vigueur à l’arrière. La spatialisation s’impose et la dynamique, même si loin des standards actuels, conserve son essence.
Dr. Caligari
Provenance : France | Éditeur : Carlotta Films | Date de sortie : 16 septembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.33 ou 1.85
SDR | BT.709
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Français
Artistique : 6 | Vidéo : 9 | Audio : 7.5
ŒUVRE – Dans un geste obscène et jubilatoire, ce Dr. Caligari souille les icônes familiales sanctifiées par l’Amérique reaganienne, révélant la pourriture sous le vernis moral. L’art savant, détourné et contaminé par un mauvais goût assumé, devient arme satirique. Les médias de masse et la culture populaire sont ridiculisés, réduits à des caricatures grotesques. Loin du cauchemar expressionniste de 1920, s’impose un pamphlet incandescent où la provocation règne en vérité. Psychédélique !
IMAGE – La restauration 4K de The Grainery, sous la supervision de Stephen Sayadian, exploite le négatif 35 mm pour restituer une image argentique naturelle, stable et d’une propreté exemplaire. Les couleurs, saturées avec justesse, conservent un équilibre parfait, soutenues par des contrastes et une luminosité calibrés qui révèlent des noirs profonds et une brillance énergique, sous contrôle. L’absence de HDR ne se fait jamais sentir, tant la palette chromatique et les ombres impressionnent.
SON – La bande-son, malgré un budget restreint, reste claire et intelligible, sans défaut d’encodage notable. Les dialogues sont nets, mais le mixage manque sensiblement de relief : la piste DTS-HD MA 2.0 surround est assez plate, avec une dynamique vite limitée, et l’arrière se résume surtout à une diffusion musicale, sans véritable spatialisation. Rien de rédhibitoire pour autant, dans la mesure où cet habillage audio modeste, fonctionnel et cohérent, reste suffisant pour ce cabinet halluciné.
La Nuit du chasseur (1955)
Provenance : France | Éditeur : Wild Side Video | Date de sortie : 14 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Français
Artistique : 10 | Vidéo : 8 | Audio : 8
ŒUVRE – Quand l’innocence se heurte à la noirceur, Charles Laughton signe un chef‑d’œuvre. La mise en scène, entre conte et expressionnisme, tisse des images symboliques qui enveloppent le spectateur. Le faux prêcheur, figure “LOVE/HATE” devenue légende, distille sa menace plan après plan. La rivière, berceuse funèbre, prolonge les peurs enfantines et guide le récit vers une parabole universelle. Ainsi naît un poème visuel, film-chimère inoubliable qui hante durablement la mémoire.
IMAGE – Issue du négatif original, la restauration 4K de l’UCLA Film & Television Archive restitue un rendu d’une belle finesse malgré des fondus adoucis. Grain argentique pleinement retrouvé, rares rayures et instabilités jamais perturbantes, piqué rehaussé, échelle de gris plus cohérente, contrastes mieux ajustés (noirs plus soutenus, blancs plus nuancés) : ce transfert UHD DV, dans son ratio 1.85 d’origine*, est d’une beauté singulière. Compression (un peu) fragilisée par une surcharge de bonus.
* Entre 1.66 (le format retenu sur disque jusqu’alors) et 1.85, La Nuit du chasseur s’inscrit au cœur d’une transition historique : produite sur négatif 1.37 par Stanley Cortez, l'œuvre fut pensée pour une exploitation en écrans élargis. À l’époque, les salles oscillaient entre les deux ratios, mais c’est finalement le 1.85 qui s’imposa ici, comme l’atteste le Box Office Weekly de juillet 1955.

SON – L’anglais 2.0 (dual mono) reste la valeur sûre : voix limpides, ambiances d’une grande pureté, partition de Walter Schumann dynamique. Le remix 5.1 de 2023 tente d’élargir la scène mais reste centré, n’apportant qu’un léger effet surround sur la musique. La VF monophonique conserve le charme vintage du doublage (la voix de Roger Trévill pour Robert Mitchum), sauf que son mixage manque d’homogénéité. Quelle que soit la version, l’écoute est exempte de défauts parasites.
Jurassic World: Renaissance
Provenance : France | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 12 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital Plus 7.1
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5
ŒUVRE – Après Le Monde d’après, perdu dans le Crétacé de la nullité, ce nouveau Jurassic World retrouve enfin de sa sève préhistorique. La mise en scène conjugue frisson et élégance, renouant avec l’ADN spielbergien. Les dinosaures ne sont plus simples attractions, mais forces dramatiques porteurs d’une vraie tension. Et s’il n’invente rien, allant jusqu’à rejouer les codes connus de la saga, Renaissance recycle ses fossiles avec une efficacité rugissante. Un retour aux sources salvateur.
IMAGE – Magnifiquement captée en pellicule KODAK 35 mm et sublimée en UHD Dolby Vision, la photographie de John Mathieson déploie une richesse visuelle saisissante : textures d’une précision redoutable (des écailles des reptiles aux ridules des visages), couleurs chaudes luxuriantes (la jungle aux verts émeraude), vernis argentique tangible, noirs profonds à la belle lisibilité (la pénombre reste détaillée). Un festin de dinos, malgré une patine nostalgique qui réduit l’avantage face au Blu-ray.
SON – Immersive mais déclenchée seulement quand l’action l’exige, la VO Atmos joue la carte de la retenue explosive. Les effets (hélicoptères, vagues, rugissements) sont puissants et parfaitement spatialisés, tandis que les voix sont clairement positionnées à l’avant. La dynamique impressionne, alternant tension feutrée et déferlantes sonores, avec un canal LFE percutant dans les temps forts. Aux dépens du score, les dinosaures occupent le devant de la scène. Même si bridée, la VF 7.1 gère.
Les Infiltrés
Provenance : France | Éditeur : Seven7 et L’atelier d’images | Date de sortie : 14 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 5.1
Sous-titres
Français
Artistique : 9 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9
ŒUVRE – Sous ses airs de polar classique, ce remake de la référence HK Infernal Affairs déploie une partie d’échecs où chaque pion tremble. Scorsese (Killers of the Flower Moon) transpose la paranoïa hongkongaise dans un Boston saturé de faux-semblants. DiCaprio (Shutter Island) et Damon (Elysium) s’y perdent en miroir, prisonniers d’une loyauté toujours piégée. Chaque regard devient menace, chaque silence une arme. Et au bout du jeu, l’undercover fait tomber les masques.
IMAGE – Achevé au Motion Picture Imaging avec la monteuse oscarisée Thelma Schoonmaker, ce remaster 4K conserve l’ossature visuelle d’origine tout en révélant une richesse de détails et de textures longtemps bridée. Une mise à niveau sans trahison, sublimée par un étalonnage Dolby Vision (le disque US se cantonne au seul HDR10) qui élargit la palette colorimétrique, renforce les ombres menaçantes et libère les hautes luminances. Authentique, la patine argentique est palpable.

SON – Les deux pistes DTS-HD MA 5.1 tirent à balles réelles : dialogues ciselés, basses profondes, front tendu et précision directionnelle… double jeu garanti jusque dans les effets et/ou ambiances (coups de feu, agitation urbaine, crissement des pneus), avec attaque incisive et décroissance maîtrisée. Dynamique exemplaire sur la musique, scène arrière parcimonieuse mais pertinente. Servi par une distribution de choix, le doublage français conserve tout l’impact dramatique de la VO.
Arcane – Saison 2
Provenance : France | Éditeur : All the Anime | Date de sortie : 05 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 2K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital 5.1
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 9 | Vidéo : 10 | Audio : 10
ŒUVRE – La S2 d’Arcane confirme l’alchimie entre virtuosité visuelle et tragédie intime. Chaque épisode est une fresque où la politique de Piltover et la rage de Zaun s’entrechoquent avec une intensité opératique. Les personnages, fracturés entre loyauté et survie, incarnent une dramaturgie digne des épopées théâtrales. La mise en scène, éclats de lumière mêlés aux ombres industrielles, impose une esthétique magistrale. Un chef‑d’œuvre animé, véritable Hextech émotionnel.
IMAGE – Cet upscale UHD DV impressionne par sa précision et sa fluidité. La ville haute resplendit dans ses lignes Art déco, tandis que les bas-fonds plongent dans un chaos d’Art nouveau. Les panoramas gagnent en netteté, les textures en relief, et la patine argentique comme les ‘scratchs’ de Jinx s’affichent avec une finesse accrue. HDR et WCG renforcent couleurs, contrastes et lumières, des néons aux flammes. Une restitution magistrale, épaulée par une compression HEVC solide.
SON – Au rythme d’une playlist foisonnante, la VO Dolby Atmos déploie une énergie spectaculaire, saturant l’espace de détails et d’effets pyrotechniques. Les graves et infra‑graves répondent avec autorité, tandis que la VF lossy reste combative et assurée. Les doublages, impeccables des deux côtés, renforcent la présence scénique des protagonistes. Dialogues nets, spatialisation immersive : un rendu incandescent, enchantement auditif où puissance et finesse se conjuguent avec éclat.
Le père Noël est une ordure
Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 12 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.66
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Français DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Français
Artistique : 8 | Vidéo : 8.5 | Audio : 7.5
ŒUVRE – Alors qu’il dynamite les conventions avec une cruauté jubilatoire, ce classique corrosif où la farce se fait vitriol, transforme la misère en éclat de rire, l’ordure en or. Chaque réplique est une gifle, chaque personnage une caricature poussée à l’extrême, chaque situation une bombe à retardement comique. Entre grotesque et satire sociale, un feu d’artifice verbal à l’humour noir intemporel, servi par une mise en scène minimaliste. Un cadeau empoisonné… et irrésistible.
IMAGE – Le Père Noël est une ordure retrouve une jeunesse insolente en 4K Ultra HD : les extérieurs parisiens scintillent comme jamais, la palette colorimétrique resplendit et le piqué révèle des détails insoupçonnés. Exit le fourmillement et les sous‑expositions, le grain s’affine et les hautes luminances gagnent en éclat. Les mimiques de Balasko ou les costumes criards de Félix/Josette s’affichent avec une précision réjouissante. Même l’infâme canapé rayé devient une star malgré lui…
SON – La bande-son reste fidèle à l’esprit du film : un mixage mono franc, sans fioritures, mais porté par une clarté constante des voix et la partition espiègle de Vladimir Costa. Restitué en DTS-HD MA 2.0, ce flux simple mais robuste, parfaitement raccord avec l’humour vachard de la troupe, fait respirer la contrebasse et jaillir les dialogues entre deux éclats de rire. Pas d’esbroufe, juste du frontal qui fait mouche, pour laisser éclater les piques assassines. Ça vous convient, Thérèse ?
Papy fait de la résistance
Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 12 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Français DTS-HD MA 2.0
Sous-titres
Français
Artistique : 7 | Vidéo : 9 | Audio : 8
ŒUVRE – Un délire burlesque où la Résistance se joue façon cabaret, entre quiproquos et répliques cultes. La troupe du Splendid transforme l’Occupation en terrain de jeu absurde, sans jamais perdre le rythme. C’est du théâtre filmé, mais dopé à l’humour ravageur et aux caricatures jubilatoires. Un ‘stalag gag’ permanent, où chaque scène détourne l’Histoire pour mieux la dynamiter. Résultat : une farce explosive, toujours résistante au temps, où la RIF triomphe… par éclats de rire.
IMAGE – Papy fait de la résistance s’offre une cure de jouvence éclatante en UHD DV : le grain se fait noble, les noirs gagnent en densité, la palette colorimétrique s’affirme davantage et les sources lumineuses se voient réhaussées. L’apport en définition révèle des détails inédits, des uniformes aux décors, qui retrouvent de la vigueur. Fini les faiblesses d’antan; les scènes cultes retrouvent une intensité visuelle digne d’une véritable résistance au temps. La guerre est finie : l’image a gagné !
SON – Limpide, nerveuse et d’une vigueur étonnante, la piste DTS-HD MA 2.0 prouve que deux seules voies (en dual mono) peuvent suffire à donner du souffle et de la présence. Les dialogues claquent avec une clarté réjouissante, la musique de Jean Musy se détache sans jamais écraser les voix, et l’ensemble garde une dynamique qui ridiculise bien des mixages modernes. Une bande-son qui marche au pas… pour faire résonner les punchlines comme une volée de coups de feu.
F1® Le Film
Provenance : Espagne | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 15 octobre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français (parisien) Dolby Atmos
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 8 | Vidéo : 10 | Audio : 10
ŒUVRE – Feu vert, moteur rugissant : ce bolide ciné aux lignes 90’s (Jours de tonnerre) carbure au spectacle pur. La mise en scène de Kosinski (Top Gun: Maverick) vrombit avec puissance, offrant des séquences de course spectaculaires. Le casting tient la trajectoire, même si le virage émotionnel manque de grip et que l’intrigue se retrouve reléguée sur la voie de service. En somme, un grand prix dopé à l’adrénaline et au chrome étincelant… mais le podium reste disputé (Rush, Le Mans 66).
IMAGE – Une véritable pole position visuelle : piqué chirurgical, textures acérées et rendu WCG/DV qui sublime freins incandescents, carrosseries étincelantes (le rouge Ferrari) et reflets spéculaires. Les circuits mythiques (Silverstone) dévoilent une profusion de détails, tandis que les intérieurs, du garage clinique aux suites VIP, affichent une netteté exemplaire. Une rigueur technique constante, épaulée par un encodage robuste qui avale la vitesse sans trembler. Ratio 1.90 réservé à la SVOD*.
SON – La bande‑son Atmos met les gaz dès le départ : blocs hurlants, pneus qui crissent, foule en délire et commentaires sportifs qui planent au‑dessus de la mêlée composent un paddock sonore d’une immersion totale. L’arrière suit chaque virage avec précision, les effets fusent comme des dépassements en ligne droite, la musique pulse dans les veines et les graves donnent du poids aux contacts. Et parce qu’en F1 rien ne se joue en solo, VO et VF roulent côte à côte. Trajectoire tenue !
* L'absence d'édition physique en France est liée à une stratégie volontaire. Sur certains territoires jugés moins rentables, Warner et Apple ont choisi de réserver l'exclusivité numérique aux plateformes de streaming, pour renforcer l’attractivité de leurs abonnements. Résultat : seuls les imports étrangers permettent de mettre la main sur une copie physique. Cap sur l’Espagne et le Benelux pour la VFF.
Les 4 Fantastiques: Premiers pas
Provenance : France | Éditeur : Disney | Date de sortie : 26 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital Plus 7.1
Sous-titres
Anglais
Français
Artistique : 7.5 | Vidéo : 10 | Audio : 10
ŒUVRE – Ils sont quatre, ils sont fantastiques, et Matt Shakman les réinvente dans une fresque rétrofuturiste où l’intime et le grand spectacle font équipe. L’élégance formelle s’est installée sur la Terre-828, le quatuor donne chair et densité à des archétypes trop souvent figés (cf. les adaptations puériles des années 2000), et un regain d’inspiration souffle sur le MCU… sans révolutionner pour autant la formule. Héroïque, ce retour allume la flamme et étire l’imaginaire. It’s clobberin’ time!
IMAGE – Un transfert UHD Dolby Vision qui exploite pleinement son master natif : textures captées en 6.5K affinées (costumes, épiderme lithique, décors, surfaces métalliques), palette chromatique subtilement ranimée (des bleus dominants aux oranges flamboyants) et contrastes sublimés (les noirs plongent dans les profondeurs quand les blancs s’élèvent vers des hauteurs éclatantes). La Surfeuse d’Argent scintille, les yeux de Galactus transpercent l’écran et l’univers s’embrase.
SON – La piste Dolby Atmos nous propulse littéralement vers des sommets sonores, exploitant la verticalité pour magnifier vols, décollages et affrontements cosmiques. Le mixage, riche en détails et en dynamique, profite d’une spatialisation étendue. Les basses frappent avec autorité, la partition de Michael Giacchino enveloppe et les dialogues restent limpides, même au cœur de l’action. La VF lossy, malgré sa puissance et son équilibre, reste loin de la précision et de la richesse de la VO.
Outland... Loin de la Terre
Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Arrow Films | Date de sortie : 03 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.35
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais LPCM 2.0
Sous-titres
Anglais
Artistique : 8 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9
ŒUVRE – Quand Peter Hyams transpose le western au cœur de l’espace, Le train sifflera trois fois se rejoue en combinaison pressurisée. Sean Connery, en shérif solitaire face à la corruption orbitale, est inébranlable. La mise en scène, froide et tranchante, exploite le décor lunaire comme une prison à ciel fermé. Thriller social autant que SF, Outland dénonce l’avidité industrielle avec une efficacité brutale. Un polar cosmique, sec et implacable, qui transforme la gravité zéro en gravité dramatique.
IMAGE – Cette restauration 4K propulse le négatif 35 mm vers une nouvelle orbite : ratio corrigé en 2.35, noirs densifiés par le DV et palette WCG qui vivifie les couleurs, des oranges stellaires aux bleus des uniformes. La granularité, parfois dense, est nettement mieux résolue, apportant texture et authenticité aux environnements miniers. Les gros plans gagnent énormément en relief, tandis que l’éclat des éclairages spatiaux transperce l’écran… au laser. L’espace n’a jamais été aussi tangible.

SON – La section audio se distingue par une piste 5.1 d’une immersion cosmique : diffusion ample des ambiances à l’arrière, explosions qui secouent le canal LFE, et dialogues toujours nets sur la scène frontale. Les fusils à pompe claquent avec une vigueur intacte, l’atterrissage d’un vaisseau secoue la pièce, et le score oppressant de Jerry Goldsmith, dans la lignée d’Alien, est parfaitement restitué. L’ajout de la piste stéréo originale parachève une édition qui conjugue fidélité et puissance.
Eyes Wide Shut
Provenance : États-Unis | Éditeur : Criterion | Date de sortie : 25 novembre 2025
Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.85
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K
Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Sous-titres
Anglais
Artistique : 10 | Vidéo : 10 | Audio : 9
ŒUVRE – Sous ses masques et ses silences, Eyes Wide Shut déploie une énigme où chaque regard devient piège. Stanley Kubrick (Shining) orchestre une valse nocturne, entre désir et vertige, où la vérité se cache derrière le voile. Les images hypnotisent, les sons enveloppent, et l’ombre des rituels nourrit l’inquiétude. Rien n’est jamais montré, tout est suggéré : le simulacre se poursuit dans l’esprit du spectateur. Un chef‑d’œuvre où l’œil ouvert reste… aveugle. Le testament onirique d’un maître.
IMAGE – Présenté au format 1.85 et supervisé par Larry Smith, ce master 4K restitue le montage international à partir du négatif original 35 mm, avec une colorimétrie ajustée grâce à une copie de référence fournie par Warner. La texture frappe immédiatement : le grain dense et organique fait son retour, accompagné d’un piqué résolument chirurgical. Les rouges fiévreux et les bleus glacés* s’imposent, portés par un contraste renforcé qui magnifie les éclairages (cf. les guirlandes de Noël).
* Là où le Blu-ray de 2007 trahissait l’œuvre avec ses dérives magenta typiques des années 2000, la présente édition UHD rétablit l'authenticité. Le second comparatif en témoigne sans équivoque : la copie 35 mm, dont la nouvelle restauration 4K reproduit l’image avec bien plus de fidélité, révèle l’altération colorimétrique du disque HD précédent. De fait, ce rêve éveillé retrouve enfin son éclat hypnotique.

SON – Se libérant du voile acoustique qui ternissait l’ancien mix LPCM 5.1, cette piste DTS-HD MA déploie une spatialisation plus ample et nuancée. Les dialogues gagnent en netteté, tandis que les attaques de piano sont autrement plus incisives. La Valse n° 2 de Chostakovitch profite d’une dynamique mieux équilibrée, et les ambiances citadines nocturnes, subtilement enveloppantes, se fondent avec plus d’élégance dans l’environnement sonore. La mascarade est mise à nu !
Le Top / Flop du mois
Cold Meat | 🇫🇷 : Telle une bête féroce, le blizzard rugit dans chaque recoin du mix Dolby Atmos
The Descent | 🇺🇸 : Véritable abîme sonore, la VO DTS-HD MA 7.1 terrifie et engloutit sans retour
The Mask | 🇬🇧 : Pétilllante et technicolorée, une restauration 4K au plus beau costume jaune
Les 4 Fantastiques (2025) | 🇫🇷 : Exit le « Dolby Atmouse », la VO dévore l’espace tel Galactus
Dans le noir | 🇺🇸 : Quand le Dolby Vision éclaire l’obscurité, il éteint la peur dans sa clarté
Edward aux mains d’argent | 🇫🇷 : À lifting 4K lustré, encodage rouillé… la coupe est ratée
Cluedo (1985) | 🇫🇷 : En VF, tout le charme des voix originales a été assassiné dans le salon
La Nuit du chasseur (1955) | 🇫🇷 : Entre la main gauche et la main droite, la compression vacille
La léchouille éditoriale
Arcane – Saison 2 | 🇫🇷 : Virtuosité graphique DV et pyrotechnie sonore Dolby Atmos (privilège de la VO) pour un sacre audiovisuel en harmonie tellurique avec la magie arcanique. Si Singed avait pu manipuler cette édition 4K, il aurait troqué ses fioles contre un home-cinéma.

Le coup de griffe
Dans le noir | 🇺🇸 : La pénombre est allumée, la bande-son éteinte… Diana n’a plus d’ombre où se tapir, plus de cris pour hanter l’obscurité. C’est là que l’image surexpose et le mix sous-performe : la peur, recalibrée en Dolby indifférence, s’est tue. Mais que s’est-il passé ?

Les tops du support :
- Les meilleurs Blu-ray 4K du support v.1, v.2
- Les meilleurs Blu-ray 4K pour tester le son 3D v.1, v.2
- Les meilleurs Blu-ray 4K de 2020, 2021, 2022, 2023, 2024
Les flops du support :
Les liens utiles :
Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia
Catégories
Posts récents
Que ma volonté soit faite, la fille
- 4 décembre 2025
- 2min. de lecture
Forspoken, Frey au pays générique
- 3 décembre 2025
- 13min. de lecture
Le Bazar des 4K Ultra HD, volume
- 28 novembre 2025
- 41min. de lecture
Le Mag.7 : le retour de Simon Riaux
- 27 novembre 2025
- 20min. de lecture
Adapter l’Etranger avec François Ozon, Benjamin Voisin
- 18 novembre 2025
- 9min. de lecture






