Provenance : États-Unis | Éditeur : Kino Lorber | Date de sortie : 20 juin 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Ronin
4.5/5

Artistique : 8 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A80J (Dolby Vision lumineux)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - La marchande de mallette

Cinq hommes et une femme qui ne se connaissent pas se rencontrent dans un entrepôt de la banlieue parisienne. Ces hommes de l’ombre sont d’anciens soldats de la guerre froide qui survivent en louant discrètement leurs services à des commanditaires anonymes. La jeune Irlandaise qui les a réunis manque d’expérience. Leur mission est d’arracher une précieuse mallette dont ils ignorent le contenu à une équipe adverse solidement armée…

Derrière le scénario elliptique de ce polar d’espionnage abstrait se cache un pur film d’action où des personnages taiseux (Robert De Niro, Jean Reno, Sean Bean, Stellan Skarsgård, Jonathan Pryce) courts derrière un MacGuffin (la fameuse mallette) dans notre belle France. Un prétexte pour offrir aux spectateurs des courses-poursuites (inspirées par Bullit et French Connection) devenues des modèles du genre (et réalisées sans trucage par le vétéran John Frankenheimer) dans une ambiance néo-noire à la Melville (Le Samouraï n’est jamais bien loin). Mission réussie !

IMAGE - Sur les routes de l'Hexagone

Loin derrière dans le rétroviseur, le vieux Blu-ray encodé en MPEG-2 (paru en avril 2008 de par chez nous via MGM) n’est pas équipé pour atteindre la même vitesse que le présent transfert UHD Dolby Vision (dont la perfection est entravée par un trait vertical furtif) issu d’un nouveau scan 4K du négatif original 35 mm (au format Super 35). Pour votre information, le disque HD inclus au sein de l’édition embarque le transfert amélioré.

Particulièrement robuste grâce à un encodage exemplaire, l’image délivre une patine argentique d’une belle finesse et des détails d’une fantastique précision (les pores de la peau, les tissages des vêtements, les rues pavées). D’une grande clarté et profitant d’un bond de définition loin d’être anodin, elle délimite de fait les moindres recoins du cadre large (cf. la netteté des arrière-plans) avec une supériorité évidente vis-à-vis de son homologue 1080p, dont la mollesse du piqué n’est plus qu’un lointain souvenir.

Évitant les primaires (plus luxuriantes lorsqu’elles s’affichent) autant que faire se peut, la palette colorimétrique presque monochromatique équilibre les teintes aciers de la photographie signée Robert Fraisse et approfondit les tonalités les plus sombres, épaulée pour cela par des contrastes plus affirmés accordant aux noirs une tout autre densité et aux blancs un éclat exalté. Ce n’est d’ailleurs pas pour rien que les sources lumineuses (les reflets sur les carrosseries, le soleil, les éclairs à la sortie des canons) brillent comme jamais auparavant.

Ronin

SON - Tout le monde veut aller à la fête

Alors que la musique d’Elia Cmíral est réduite à son strict minimum, la puissance dynamique de cette bande-son multicanale démarre en trombe aux côtés d’une spatialisation s’en donnant à cœur joie dans le trafic routier (nous tenons le volant !).

Les explosions exploitent pertinemment le canal LFE, les coups de feu et autres collisions ne manquent pas d’ampleur, les dialogues sont exsudés par la centrale avec efficacité et les plages « silencieuses » bénéficient d’une répartition sonore (les effets comme les ambiances investissent les arrières non sans régularité) aussi réaliste que celle des passages où la pyrotechnie prédomine.

CONCLUSION - Le goût du travail bien fait

Avec des prestations A/V de tout premier ordre, le 4K Ultra HD lustre avec le plus grand soin l’un des derniers grands films de De Niro, classique moderne mal-aimé aux mémorables séquences motorisées, afin qu’il résiste plus longtemps à l’épreuve du temps… La Peugeot 406 et la BMW M5 du final le méritant sans nul doute !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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[…] Mbps semble mieux refléter la vision du réalisateur et de son chef opérateur Robert Fraisse (Ronin) que son vieillissant homologue 1080p. Et s’il ne cherche pas à nous en mettre plein la vue, […]

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