Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Second Sight | Date de sortie : 11 septembre 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais

It Follows
4.5/5

Artistique : 10 | Vidéo : 10 | Audio : 9

L'édition standard est disponible à la vente en France auprès de notre partenaire Metaluna Store en cliquant ici 👉 It Follows 4K

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A80J (Dolby Vision lumineux)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos), SVS SB-4000

Diapositive précédente
Diapositive suivante

ŒUVRE - La mort aux trousses

Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d’étranges visions et à l’inextricable impression que quelqu’un, ou quelque chose, la suit. Face à cette malédiction, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire aux horreurs qui ne semblent jamais loin derrière…

Alors qu’elle traite avec subtilité du passage à l’âge adulte et des angoisses que cela peut engendrer, cette œuvre d’épouvante viscérale follement amoureuse du style carpenterien (cf. Halloween) fait monter la pression en continu et offre de beaux moments de frissons lorsque son entité maléfique, métaphore des IST (infections sexuellement transmissibles), se met à poursuivre lentement mais inexorablement ses victimes. La mise en scène au naturalisme contemplatif de David Robert Mitchell arpente la banlieue pavillonnaire américaine tel Terrence Malick, les acteurs sont très prometteurs (Maika Monroe l’a bien confirmé depuis), l’ambiance mélancolique est affamée et le score électro sous l’influence des années 80 dénote l’omniprésente menace avec une entêtante morbidité. Loin des poncifs du genre, It Follows est un classique instantané du cinéma fantastique.

IMAGE - Regardez derrière vous !

Entériné par le réalisateur, ce nouveau master 4K produit à partir de la source d’origine exploitée lors de la post-production (le DI 2K existant n’a donc pas été utilisé ici) est tout simplement époustouflant et améliore sensiblement le rendu pourtant digne d’éloges du Blu-ray édité par Metropolitan Vidéo le 04 juin 2015.

Les quelques fourmillements sont de l’histoire ancienne, la définition a fait un bond en avant (les bâtiments décrépis en arrière-plan) et les détails sont restitués avec plus de finesse (la texture de la peau, les fibres textiles des vêtements, le sol sableux, les revêtements de routes, etc.).

La palette colorimétrique bénéficie de primaires plus entreprenantes (les rouges et les bleus profitent d’une vibrance à toute épreuve) et de secondaires plus luxuriantes (la végétation), la carnation auparavant blafarde recouvre la santé et la plage de contrastes s’est notablement élargie, renforçant l’impact des sources lumineuses (l’éclairage public, les reflets sur les carrosseries, la lumière du jour) et la profondeur inquiétante de la pénombre (les noirs sont mirifiques).

It Follows

SON - I follow you, dark doom, honey 🎶

Approuvé par le metteur en scène, ce nouveau mixage Dolby Atmos reprend les éléments de la précédente piste DTS-HD MA 5.1 (présente sur le disque) en apaisant la musique (elle ne prend plus le pas sur le reste), en adjoignant des effets de hauteur et en améliorant les basses. De fait, c’est à une expérience auditive encore plus réaliste que nous sommes conviés…

La spatialisation y gagne en précision (chaque bruitage sonne bien mieux), le paysage sonore est immersif au possible (les environnements se déploient à 360°, les effets hors-champ inquiètent et les canaux aériens en rajoutent une couche), les dialogues proprement exsudés par la centrale semblent naturels et l’anxiogène composition de Disasterpeace, soutenue par un canal LFE vigoureux (l’infra-basse est là pour mettre mal à l’aise), n’en reste pas moins toujours la vedette.

CONCLUSION - Sortez couverts !

Procurant autant de plaisir que d’effroi comme le mystère qui entoure le sexe (ce qui contribuerait à son prestige d’après Montaigne), cet elevated horror « obsédé » par sa MST (malédiction sexuellement transmissible) se fait déflorer par le présent 4K Ultra HD (aux prestations A/V expertes) pour que puisse s’exprimer toute sa languidité et son insidiosité !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
2 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Commentaires sur Inline
Voir tous vos commentaires
KillerSe7ven
Administrateur
6 mois

Incroyable ce film sauf peut être la fin un peu carabinée.

2
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x