Provenance : France | Éditeur : ESC Editions | Date de sortie : 23 décembre 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 2.0
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais
Français

Le Cinquième Élément
4.5/5

Artistique : 8.5 | Vidéo : 9 | Audio : 10

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (Dolby Vision Filmmaker)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos | DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Taxi Driver in space

New York, XXIIIème siècle. Une boule de feu fonce sur la Terre. Pour l’arrêter il faut retrouver le Cinquième Élément, l’être suprême, qui associé aux quatre éléments vitaux – l’air, l’eau, le feu et la terre – peut seul repousser Le Mal. Cornélius reçoit l’aide de Korben, taxi et ancien agent secret, et de Leeloo, extraterrestre qui a pris la forme d’une jeune femme aux cheveux oranges.

Mariant à merveille humour et action dans un époustouflant univers visuel à l’identité propre (les planches préparatoires de Jean-Claude Mézières et les délires vestimentaires que l’on doit à Jean-Paul Gaultier) même si sous influences (Star Wars, Blade Runner, Stargate et bien évidemment les livres de la série culte Valerian), ce film de SF made in France est une bande dessinée hautement divertissante et jouissive qui met sur le devant de la scène des personnages attachants et inoubliables (la désirable et mystérieuse femme « parfaite », le héros sans peur à l’humour pince-sans-rire, l’animateur de radio déjanté et efféminé, le méchant grotesque) incarnés par des acteurs au top (Bruce Willis, Milla Jovovich, Gary Oldman, Ian Holm, Chris Tucker). Et malgré des CGI quelque peu vieillissants, cet excellent divertissement reste un pur concentré de fun aussi spectaculaire que drôle.

IMAGE - Aziz, lumière !

Comparée aux précédentes sorties sur support Blu-ray, cette version UHD les surclasse dans tous les domaines… L’image a été entièrement nettoyée, le grain argentique (une captation en Super 35) est plus organique sans excès, la définition est plus stable, les détails sont beaucoup plus fins (les textures gagnent en netteté), la profondeur de champ est comme décuplée, la palette colorimétrique qui est plus chaleureuse affiche des couleurs plus vives et profondes (le débardeur orange de Korben Dallas, la peau bleue de la Diva Plavalaguna), les contrastes sont plus ciselés (des noirs plus riches et des blancs plus purs), et les sources lumineuses sont largement plus intenses (les étoiles dans l’immensité de l’espace, les différents plafonniers, les moniteurs du poste de commandement présidentiel, les multiples explosions, les projecteurs lors de la scène de l’opéra, les réacteurs des vaisseaux spatiaux).

Et puisque tiré du master Dolby Vision exploité par Studiocanal en 2020 sur le territoire britannique, les différences sont notables vis-à-vis du 4K Ultra HD HDR10 édité par Sony Pictures en 2017 aux États-Unis… La compression est meilleure (les fourmillements se sont égarés dans les locaux de Zorg Industries), le piqué bien plus naturel (le renforcement des contours est parti avec les Mondoshawan il y a trois siècles), la texture filmique encore affinée, le color grading plus doré (la carnation est autrement plus chaude), la luminosité relevée avec un écrêtage corrigé et le taux de contrastes moins dur (les scènes sombres sont débouchées). À n’en point douter, le plein potentiel visuel de l’œuvre semble aujourd’hui atteint.

Le Cinquième Élément

SON - Big badaboum ! Bada big boum !

Un mixage Dolby Atmos d’anthologie (réservée à la VO) où les ambiances enveloppent littéralement l’auditoire (l’aéroport de New York, l’accueil sur le Fhloston Paradise) et où les scènes d’action explosives en mettent plein les oreilles.

La dynamique est phénoménale, la spatialisation complètement folle (le show de l’animateur radio), la scène arrière en perpétuelle mouvement, les effets de hauteur animée (la réverbération des voix, le trafic aérien, le souffle des explosions, etc.), la musique d’Éric Serra ultra-ample, l’intégration des dialogues précis et les basses titanesques (dès les premières notes en passant).

Même si moins étendue et saisissante, la VF DTS-HD MA 5.1 assure le spectacle puisque très pêchue et généreuse sur tous les canaux.

CONCLUSION - Super green ?

Projet gargantuesque (pas que pour l’époque) et premier blockbuster international français, cette science-fiction populaire décomplexée qui a marqué l’histoire embarque au sein d’une édition prestige steelbook bien remplie (le multipass de Leeloo, un livre de 80 pages, la boîte d’allumettes de Korben, un livret storyboard de 32 pages, une planche de stickers, un livret artwork de 36 pages et j’en passe) qui réunit le plus beau fleuron de ses deux prédécesseurs Blu-ray Ultra HD (un encodage Dolby Vision, une VO Dolby Atmos, une VF DTS-HD MA et des bonus). Balance tout mec ! Euh… Salut.

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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