4K Ultra HD – Édition FR – Le chat qui fume – 92 min – 1er avril 2021

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : SDR
• Ratio : 1.85

Bande-son
• Italien DTS-HD MA 2.0 Mono
• Français DTS-HD MA 2.0 Mono

Sous-titres
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation.

ŒUVRE – Non mais dites donc, c’est bien ou pas ?

Boris Karloff en personne vient jouer le maître de cérémonie afin de nous présenter les trois histoires qui vont suivre. Tout d’abord, Le Téléphone, huis-clos oppressant dans lequel une jeune femme est harcelée au téléphone par un inconnu qui la menace de la tuer. Ensuite, Les Wurdalaks, une sombre histoire de vampires errant dans la lande où vit recluse une famille de paysans, dans la Russie du XIXème siècle. Enfin, La Goutte d’eau, où une infirmière venue au chevet d’une vieille femme mourante va regretter de lui avoir dérobé sa bague. Terreur et surnaturel, esprits des morts et créatures de la nuit sont donc au menu de ces contes macabres qui incarnent Les Trois Visages de la peur !

Unique film à sketches réalisé par Mario Bava, Les Trois Visages de la peur adapte des nouvelles respectives d’Ivan Chekhov, Tolstoï et F.G. Snyder. Dans cette étrange anthologie de contes macabres baignée d’un enivrant parfum gothique, chaque histoire s’intéresse à une forme de terreur (et de mort), en l’espèce le giallo, l’horreur et l’épouvante. Jamais précipités et peuplés de personnages (un nombre restreint) guidés par leurs pulsions, ces récits montent en puissance jusqu’au tétanisant segment final (un petit chef-d’œuvre). Toujours aussi surprenants et réussis, ces trois courts-métrages gothico-horrifiques à la beauté plastique fantastique forme l’une des pièces majeures du « Maestro of the Macabre » !

IMAGE – Tout le monde il est beau, vous êtes sûrs ?

Restaurée en 2019 par la société Cinématographique Lyre à partir des négatifs originaux travaillés en 4K au laboratoire L’Immagine Ritrovata et L.E. Diapason, l’image du présent 4K Ultra HD rend un vibrant hommage à l’esthétique virtuose de la photographie. Car des éclairages expressifs, qui ne sont pas sans rappeler le théâtre, aux couleurs primaires, qui éclaboussent l’écran, le style inimitable de son maître d’œuvre (Mario Bava était un chef op’ hors pair) transparaît comme jamais auparavant… Même si l’encodage ne profite pas du HDR !

La copie est propre, la compression maîtrisée, le grain argentique bien restitué, la définition tout sauf hésitante, les contrastes retranscrits avec goût et la colorimétrie (une copie 35 mm d’exploitation française a servi de référence pour l’étalonnage), poussée régulièrement au maximum, parfaitement saturée.

Pour un film de 1963, il est impossible de nier que le rendu de ce transfert UHD SDR a vraiment fière allure.

SON – Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

Expressive de par sa conception (cf. l’amplification des gouttes d’eau lors du dernier récit), la bande-son mono 2.0 offre un confort d’écoute certain même si bien évidemment incomparable avec les mixages d’aujourd’hui.

Très correctes, les deux pistes sonores sont propres et d’une grande clarté, même si la version italienne est mieux mixée que son homologue français (où les voix sont enregistrées à un niveau un peu élevé). Et ne versant plus autant dans les aigus (en comparaison du précédent DVD), elles ont le mérite d’avoir évolué (en bien) avec le temps.

CONCLUSION – Toute bonne chose a une fin…

À l’occasion de son passage (inespéré) sur support 4K Ultra HD, Les Trois Visages de la peur appuie son rang de classique du cinéma d’horreur transalpin. Sublimé au-delà des mots, il s’impose d’autant plus comme un incontournable pour tous les fans du genre.

Note artistique
8
Qualité vidéo
9
Qualité audio
8.5
0
Les Trois Visages de la peur

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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