Provenance : Allemagne | Éditeur : Capelight Pictures | Date de sortie : 06 juin 2024

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.00
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Français DTS-HD MA 5.1
Allemand DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Allemand

Mars Express
4/5

Artistique : 8 | Vidéo : 9 | Audio : 8

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Dolby Vision sombre)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar Max (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Ghosts of Marx

En l’an 2200 sur Mars, Aline Ruby, détective privée obstinée, et Carlos Rivera, son partenaire androïde, sont embauchés pour enquêter sur la disparition d’une étudiante en cybernétique…

Quand la science-fiction cyberpunk se mêle au film noir parano des 70’s dans un style graphique dépouillé où le réalisme s’allie à la japanime, les maux de notre société moderne sont au cœur d’une enquête influencée par les meilleurs (Blade Runner, Chinatown, Ghost in the Shell, Terminator 2). Et alors que l’oppression du prolétariat se rappelle à nous par l’exploitation des robots (comme métaphore des minorités opprimées), Jérémie Périn critique dans sa dystopie intemporelle le capitalisme, le libéralisme et l’utopie spatiale d’Elon Musk & Co. Bien animé et clairvoyant dans ses réflexions, ce long-métrage d’animation français (pour un public adulte) vient confirmer la vitalité du genre dans l’Hexagone.

« Qu'est-ce que Jun Chow a fait à ce robot ? »

IMAGE - Futur animé

Élaborée et produite en numérique (un DI 4K), cette animation élégante et sans fioritures qui combine à merveille la 2D (pour les humains) et la 3D (pour les robots), gagne en clarté sur support 4K Ultra HD même si le colour banding d’une poignée de plans perdure. Réflexion faite, ne serait-il pas simplement inhérent à la source ?

Le master est d’une propreté absolue (la légère émulsion argentique est consentie), la définition se montre un brin supérieur, le niveau de détails se fait plus précis (cf. la netteté accrue des environnements) et la compression est de haute tenue (un bitrate moyen de 82.1 Mbit/s).

Les belles couleurs (typées polar d’antan) affichent une saturation encore plus remarquable et une vivacité augmentée (les éléments lumineux), les contrastes sont mieux incarnés avec des noirs parfaitement nuancés (l’espace) et des blancs plus purs (les nuages, le débardeur long de Roberta Williams), et les éclairages font montre d’un éclat multiplié (les néons sont stupéfiants).

SON - Human After All

Faussement épuré et pourvu d’une dynamique à la vivacité appréciable, ce mixage encodé en DTS-HD MA 5.1 fourmille de détails sonores pour rendre crédible le 23e siècle.

Précis, ample et généreux dans son exploitation arrière (les scènes d’action, le passage en boîte de nuit), il use à bon escient d’un canal LFE percutant (l’explosion d’une voiture, le décollage d’un vaisseau) et se voit rythmé par une musique électro-rock aux sonorités éthérées signée des compositeurs français Fred Avril et Philippe Monthaye.

Mais si les dialogues sont clairs, le doublage français (les voix de Léa Drucker, Mathieu Amalric et Sébastien Chassagne) est quant à lui terriblement plat (le fait qu’ils aient travaillé sans image, uniquement le texte, n’a pas dû aider)… À l’inverse de l’allemand, beaucoup plus expressif.

CONCLUSION - Sur Mars, ça repart ?

Portrait glaçant du futur libéral rêvé par certains, cette hard SF racée qui questionne l’humanité se révèle être un ambitieux spectacle high-tech dont la grande richesse visuelle et le soin particulier porté au design sonore s’expriment pleinement sur support 4K Ultra HD. Mais pour ceux qui voudraient profiter de bonus, c’est vers le Blu-ray made in France (paru chez Blaq Out) qu’il faudra vous tourner (un entretien du réalisateur et du co-scénariste, le long-métrage en version animatique et un très long making-of de 238 min produit par Everybody On Deck) puisque l’édition allemande en est dépourvue. Dessine-moi un robot !

Autre article relatif à Mars Express sur MaG :

Interview de Jérémie Périn

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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