• Testé sur PC une quinzaine d’heures en solo et en coop
  • Code transmis par l’éditeur
  • Campagne solo finie lors de la sortie en duo en normal. Rebelotte avec le DLC en difficile cette fois-ci et une fois en solo en mode très difficile avec Shiva. Quelques missions finies en mode le plus dur Maniac +.
  • Mode boss rush fini en classement S s’il vous plaît !
  • Personnages favoris : Shiva, Cherry, Blaze !
  • Mode survie essayé mais sur un temps relativement court ! 
  • Plaisir coupable : dans la mêlée, en profiter pour mettre des tatanes à Bennj qui râle ! 

S’il y a bien un éditeur indépendant à surveiller, c’est très probablement Dotemu. Dans le giron de Devolver par l’esprit rock’n’roll qu’il insuffle et par les projets résolument retro qu’il soutient, ce jeune éditeur parisien compte bien prendre sa part du gâteau du marché de la nostalgie. Ce crédo est un iceberg qui croît de jour en jour et ce malgré la 8k, le ray tracing et autres promesses d’un jeu vidéo lisse, garanti sans accrocs. A rebours de cette industrie qui se toise, les développeurs ont réussi un exploit : faire renaître Streets of Rage de ses cendres tout en remportant succès critique et commercial. Avec la sortie du DLC cet été, on a remis le couvert et on vous explique les apports de ce contenu additionnel sensé relancer la formule déjà bien rodée du roi du Beat’Em Up

Un casting augmenté

Ce nouveau DLC permet déjà d’incarner quatre nouveaux personnages qu’on croisait dans la campagne principale. Roo, le kangourou boxeur peut être débloqué de la même manière que dans l’épisode 3 en appuyant sur les touches Haut, Option/Start et Carré/X pendant quelques secondes. A cela s’ajoute également la policière Estel Aguirre, le catcheur Max Thunder et Shiva expert en arts martiaux. Trois nouvelles approches complètement différentes au niveau du style. Cela amène le casting à 8 personnages modernes et 9 variantes old school avec un visuel pixelisé et des attaques propres ! J’ai pour ma part tout particulièrement pris goût à jouer Shiva qui apporte énormément de nervosité au jeu par sa rapidité d’exécution et ses contre défensifs. Etant volontiers amateur de personnages véloces, c’est naturellement que je me suis dirigé vers lui. Avec sa gamme de coups plus développés, Shiva est un personnage résolument aérien.

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Une double pression sur la croix directionnelle lui permet de rusher à toute allure vers son adversaire avec au choix soit un final smash soit un coup de pied aérien. Il suffit de lancer un coup pour élancer le pauvre bougre dans l’air, un coup défensif aérien et la reprise de volée et assurée. Un coup du plus bel effet pour renvoyer les marauds à notre camarade de jeu. En plus de son efficacité redoutable, cela permet de cibler aisément plusieurs ennemis en même temps. Au sol, les coups avec Y sont également un régal. La technique offensive Senretsu Ken rappelle l’attaque Godly display de notre bon vieux San goku ultra instinct pour les puristes. Selon la distance, le coup projettera les ennemis, idéal pour les jeter dans le vide ou à défaut fera office de défense avec un court laps de temps durant lequel vous serez protégé des attaques adverses. 

Attention à bien surveiller votre jauge de vie car si le jeu favorise très clairement l’offensive, il vous faudra cependant récupérer votre vie en frappant les ennemis à chaque fois que vous utilisez vos coups spéciaux. Il faut donc veiller à trouver un équilibre pour ne pas trop s’exposer et risquer de perdre les trois quarts d’une barre de vie par excès de gourmandise à force de spammer le bouton triangle… On peut également réaliser des jump cancel pour débloquer des combos un peu plus développés. Une idée sympathique mais dangereuse en combat, car certains ennemis ont l’uppercut facile !

Anticiper la patate de forain d’un boss en pleine charge permet au bon moment de passer derrière lui en une myriade de coups invisibles. Subtil mélange entre DBZ et Jackie Chan, Shiva a une palette de coups étendue. Pour contrebalancer cette souplesse, ce personnage a tout de même un handicap qui n’en est pas vraiment un : impossible de ramasser des armes. Shiva se paye même le luxe de fanfaronner à l’écran de sélection : « I am the weapon ». Ce supposé handicap se renverse même à son avantage puisque cela lui permet de renvoyer tout ce qu’il ramasse au sol et de récupérer en plein vol jusqu’à destruction dudit objet. Un gimmick qui a beaucoup amusé l’auteur de ses lignes, toujours très enthousiaste à l’idée de jeter tout et n’importe quoi à la tronche de ces pauvres diables. Enchaîner les combos est un véritable challenge pour exécuter des sessions de jeu sans dommages. Jouer avec les coins de l’écran est aussi un bon moyen de poursuivre les enchaînements ! Si en multi, il est assez facile de distribuer des mandales à son compagnon d’infortune [RIP Benoist], le mode solo est peut-être plus propice à des exécutions parfaites. Ce qu’on perd en convivialité, on le gagne en précision et lisibilité. Cependant qu’on soit seul ou à deux, c’est toujours un délice !

Survival instinct

En plus de ces deux nouveaux personnages à la barre, les développeurs ont sans doute voulu redonner du souffle à la campagne principale qui se terminait en une poignée d’heures intenses mais efficaces. Un boss rush est désormais de la partie pour mesurer votre skill. En outre un mode survie a été rajouté à l’écran titre. Au menu des défis hebdomadaires et des niveaux générés aléatoirement avec tout ce qu’il faut pour assaisonner la formule. Des météorites qui tombent du ciel, des obstacles qui apparaissent, des trous au milieu d’un ring électrifié et des boss couplés à des ennemis robustes. Les niveaux s’enchaînent à toute allure avec à l’issue un choix entre deux bonus histoire de gagner en témérité face à la difficulté croissante. Des coups enflammés ou électrifiés, des sorts d’empoisonnements ou armes renforcés, etc.

Le tout se combine afin que chaque joute soit différente et que l’expérience se renouvelle d’elle-même. En proposant des défis hebdomadaires, c’est aussi l’occasion de garder le jeu sagement sur son bureau windows. En défiant ces vagues d’ennemis, on obtient des points qui permettent de développer de nouvelles capacités pour nos personnages. Une manière intéressante de renouveler les parties en variant notre style de jeu. Si vous voulez changer d’air, un mode duel est également de la partie même si l’intérêt reste à prouver. Je n’ai pour ma part pas réussi à trouver un joueur en ligne avec qui m’escarmoucher. Enfin le mode entraînement et les tutos gagnent en finesse et intelligence avec de savants conseils pour maîtriser le gameplay plus subtil qu’il n’y paraît quand il s’agit d’enchaîner d’interminables combos.

Dotemu
Dotemu, un catalogue retro en pleine explosion

Avec ces ajouts, Streets of Rage 4, qui était déjà une très bonne pioche, gagne en intérêt sur le long terme. Les amateurs de score ont également de quoi faire. Conserver un combo pour le style est un exercice périlleux. On se plaît à imaginer des sessions sans subir aucun dommage et en conservant son combo jusqu’au score final. Avec ce contenu additionnel, l’OST s’étoffe également de nouveaux titres punchy et toujours aussi soignés. Vendu au prix de 7,99 €, ce DLC est vendu à prix raisonnable et ajoute même de nouveaux niveaux de difficulté pour les plus téméraires ! En mania +, les ennemis sont non seulement plus nombreux mais aussi nettement plus rapides et agressifs. Un challenger pour les durs à cuire ! Streets Of Rage 4 est un jeu qui respire la passion, comme nous l’avions déjà remarqué lors de notre échange avec Julian Nguyen You, l’un des artistes du jeu rencontré à la Gamescom 2019, alors que la formule n’était pas encore aussi riche qu’aujourd’hui ! Lizardcube et Guard Crush peuvent se targuer d’avoir relancer la mode du Beat’Em Up avec le retour de vieilles franchises comme Battletoads ou encore Teenage Mutant Ninja Turtles : Shredder’s Revenge de Tribute Games. Bref on vous recommande chaudement cet épisode dans la plus pure tradition du combo pizza bières bourre pif, en duo, bien lové sur le canapé ou en solo, à l’affut du combo parfait !

Critique JV et ciné toujours prêt à mener des interviews lors de festivals ! Amateur de films de genre et de tout ce qui tend vers l'Etrange. N'hésitez pas à me contacter en consultant mon profil.

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Nosphor68
Nosphor68
1 année il y a

Déjà que j’avais plutôt apprécié le jeu de base (un très bon Come-Back 25 ans après Street Of Rage 3) Bravo aux équipes d’avoir eu les couilles de sortir un jeu dont la licence était aux oubliettes de l’industrie du JV et des joueurs. Bravo pour la prise de risque (aussi bien financière que du travail de développement etc….)

Merci Monsieur Killer 7 de donner envie de prendre le DLC (je le ferai quand j’aurais du temps promis !!!! , j’ai trop de jeux à faire j’en peux plus !!!!)

Et Bravo pour cette critique (oui j’ai abusé des Bravo dans mon pavé désolé)

Encore une fois gros soutien au site , à l’équipe, et continuer comme ça vous êtes sur le bon chemin !!!

J’ai vraiment de hâte de découvrir vos prochaines critiques !!!!

le loup celeste
Administrateur
1 année il y a
Répondr à  Nosphor68

Un excellent jeu oui et j’ai profité de l’achat du DLC pour le faire découvrir à mon fils… Qui l’adore lui aussi. 🙂

Merci de nous suivre Nosphor68.

Ummagumma
Éditeur
1 année il y a

J’attends Metal Slug Tactics comme le messie !

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[…] Critique – Streets Of Rage 4 Mr. X Nightmare DLC – Retrolove at the first sight ! […]

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[…] malgré quelques défauts de prime jeunesse. Mélange à la croisée de Streets Of Rage (testé ici), de Blood Dragon et de Hot Line Miami, Mother Russia bleeds est le premier jeu du studio qui […]

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