Envie d’avis rapides sur un grand nombre de films et/ou sĂ©ries visionnĂ©s par une partie de la team MaG ? Levez le rideau, vous ĂŞtes dans la bonne salle. Silence… Action ! 

Sommaire

Previous slide
Next slide

Blaze

Blaze

Témoin de la violente agression d’une inconnue par un homme, Blaze se réfugie dans un monde imaginaire peuplé par un dragon. Ces quelques lignes de synopsis ne sont pas révélatrices de la beauté de ce film qui traverse toutes les étapes des victimes de violences sexuelles depuis la perspective des agressés.

D’une finesse folle, ce premier long métrage de la plasticienne Kathryn Barton ne tombe jamais dans la surenchère. Toujours sur la ligne de crête, c’est la suggestion qui guide le spectateur vers la révélation du malaise. Chaque plan obéit à sa propre grammaire de l’imaginaire de l’enfance tout en laissant deviner au spectateur les traumas béants des victimes. Magnifique de bout en bout, Blaze sait saisir la question du viol infantile avec intelligence, force et courage. Un film sans égal dans son approche sur ce fléau sociétal toutes classes sociales confondues. 🎟️🎟️🎟️🎟️🎟️

… par KillerSe7ven

Novembre

Novembre

Une plongĂ©e au cĹ“ur de l’Anti-Terrorisme pendant les 5 jours de traque qui ont suivi les attentats du 13 novembre 2015.

Un film d’enquĂŞte tendu Ă  la Zero Dark Thirty qui engage son casting 5 Ă©toiles dans l’urgence d’une traque haletante… Jusqu’aux dĂ©tonations assourdissantes des armes Ă  feu ! Car dans le chaos banal de la bureaucratie oĂą la chasse aux fantĂ´mes est ouverte, c’est bel et bien l’Ă©motion des protagonistes qui prĂ©domine avant que la poudre ne parle lors de l’assaut final. MaĂ®trisĂ©e et angoissante, cette Ĺ“uvre cathartique qui a le bon goĂ»t d’Ă©viter tout manichĂ©isme s’Ă©dicte ainsi en une onde de choc Ă  la pudeur bienvenue. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

Glass Onion – Une histoire à couteaux tirés

Glass Onion

Rian Johnson récidive, après A Couteaux tirés (2019), et cette fois-ci pour le compte de Netflix. L’enquêteur Benoît Blanc (Daniel Craig) s’incruste sur une île de milliardaires, entre des sosies d’Elon Musk et des influenceurs de bas étage, dans une murder party qui dérape.

Beaucoup trop long, servi par un duo de tête (Edward Norton / Daniel Craig) cabotinant à outrance, Glass Onion s’embourbe dans ses presque deux heures trente sans jamais hausser le niveau, ni par sa mise-en-scène, ni par son scénario. 🎟️

… par Mr Wilkes

Do the Right Thing

Do the Right Thing

Ă€ Brooklyn, c’est littĂ©ralement le jour le plus chaud de l’annĂ©e. Mookie, un jeune afro-amĂ©ricain, est livreur Ă  la pizzeria du quartier, tenue par Sal et ses deux fils, d’origine italienne. Chacun vaque Ă  ses occupations, mais la chaleur estivale va bientĂ´t cristalliser les tensions raciales.

Je ne suis pas grand amateur de Spike Lee. Ni de l’homme, ni du rĂ©alisateur. Seulement, ce film a toujours Ă©tĂ© pour moi l’un des plus grands mĂ©trages traitant de la vie de quartier. Ici, pas de gangs, pas une armes brandie, mais les gens…. les vrais, qui bossent (ou pas) et tentent, avec sourire et espoir, de vivre ensemble malgrĂ© les tensions ethniques et la prĂ©caritĂ©. La vraie vie d’un quartier pauvre et ce, qu’il soit amĂ©ricain ou français. Bien entendu, nous sommes chez Lee donc quelques grandiloquences et autres « trucs Â» faussement profonds et mĂŞme parfois gĂŞnants. Avouons tout de mĂŞme que, dans ce film grave au ton lĂ©ger, ça fonctionne. AidĂ© par une flopĂ©e d’acteurs comptant parmi les plus talentueux de la planète (surtout John Turturo, Danny Aiello et Giancarlo Esposito, magistraux). Notons encore la beautĂ© de cette photographie, jouant sur la couleur rouge tout du long, tranchant avec l’esthĂ©tisme et la mise en scène souvent peu inspirĂ©e et faussement innovante (bon, je trouve Clockers intĂ©ressant Ă  ce niveau) des autres rĂ©alisations de notre homme. Bref, un film brillant et tĂ©moin d’une Ă©poque (le groupe de hip hop Public Enemy, que mes oncles m’ont fait dĂ©couvrir, les ghetto blasters, les coupes, les fringues, reprĂ©sentant mon enfance) qui me rend nostalgique. 🎟️🎟️🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

Les Nuits de Mashhad

Les Nuits de Mashhad

Le cinéma iranien gagne d’autant plus en intérêt que les faits qu’ils dénoncent sont à l’avant garde de la révolte iranienne actuelle. Avant la révolution islamique de 1979 et malgré l’existence d’une forte censure sous le régime du chah, le cinéma iranien parvenait encore à produire des œuvres variées abordant tous les genres. Mais depuis l’avènement de la République islamique et aujourd’hui la révolte de la jeunesse iranienne, produire un film avec des visa d’exploitation est un casse-tête qui nécessite de faire preuve d’une inventivité folle comme de soutiens étrangers. Un pouvoir en fin de règne accroît la pression sur les artistes et cherche à faire du cinéma un vecteur idéologique de propagande. Alors que l’actrice Taraneh Alidoosti révélée par Leïla et ses frères vient tout juste d’être arrêtée, soutenir le cinéma iranien trouve une résonance toute particulière aujourd’hui.

Après La Loi de Téhéran de Saeed Roustayi ou encore Marché noir d’Abbas Amini, Les Nuits de Mashhad du réalisateur iranien (et danois) Ali Abassi m’a particulièrement remué cette année. « Un père de famille se lance dans sa propre quête religieuse : nettoyer la ville sainte de Mashhad des prostituées ». Une journaliste va alors mener l’enquête pour révéler l’origine du tueur alors que la police n’est pas pressée de résoudre l’enquête. Les Nuits de Mashhad révèle toute les fractures de la société iranienne dont une partie n’hésitera pas à faire du tueur un martyr. Tiré d’une histoire vraie, le film est un crève-cœur sur la transmission de valeurs mortifères par l’intégrisme et le fanatisme religieux. Un film saisissant du début à la fin. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par KillerSe7ven

Swan Song (2021)

Atteint d’une maladie incurable, Cameron Turner se voit proposer une solution expĂ©rimentale pour protĂ©ger sa famille du deuil. Mais sa dĂ©cision pourrait Ă  jamais changer leur destin…

D’une Ă©lĂ©gante froideur (une mise en scène clinique qui sert parfaitement le sujet) et empreint de tendresse, ce mĂ©lodrame d’anticipation (dont la vision futuriste est hautement crĂ©dible) Ă  l’Ă©coute des Ă©motions de ses personnages place un bouleversant Mahershala Ali face Ă  lui-mĂŞme ! Très bien ficelĂ©e et animĂ©e par un duo d’acteurs incandescent, cette Ĺ“uvre indĂ© Ă  la dĂ©marche sincère est l’antithèse du blockbuster dĂ©cĂ©rĂ©brĂ© Ă€ l’aube du sixième jour. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

White Noise

White Noise

Noah Baumbach poursuit sa collaboration avec Netflix via cette étrange histoire de science-fiction tiré d’un livre de Don Delillo, suivant une famille menée par Adam Driver et Greta Gerwig au quotidien bousculé par l’arrivée d’un nuage toxique sur leur ville.

Triptyque étonnant, où le cinéphile Baumbach s’amuse à citer ses références (dont la plus évidente est la Guerre des Mondes de Spielberg) tout en mâtinant son cinéma social de saillies d’action absolument spectaculaires. Le tout évidemment assorti d’un commentaire social sur l’époque (le moment de point de bascule civilisationnel, la crise sanitaire…) assez fin. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par Mr Wilkes

Satoshi Kon, l'Illusioniste

Satoshi Kon, l'illusionniste

Auteur de quelques bandes dessinĂ©es, d’une sĂ©rie TV et de quatre longs-mĂ©trages, Satoshi Kon a redĂ©fini le paysage de l’animation japonaise. Son Ĺ“uvre, cĂ©lĂ©brĂ©e dans le monde entier, est celle d’un visionnaire…

Très beau reportage sur l’un des plus grands gĂ©nies de l’animation, ayant fortement contribuĂ© Ă  ramener un public « autre Â» vers l’animation. Outre la rĂ©trospective de son Ĺ“uvre, on apprend un peu quel genre d’homme Ă©tait Satoshi Kon. Sans surprise, pour ceux qui connaissaient le bonhomme, il est dit Ă  demi-mot qu’il Ă©tait clairement imbuvable. Par exemple, Aronofsky, rappelant qu’il avait au dĂ©part donnĂ© son accord Ă  la reprise des plans de Perfect Blue, sans mentionner bien entendu qu’il avait par la suite hurlĂ© au plagiat. Il est aussi très plaisant de voir Maruyama s’exprimer sur leur collaboration, dĂ©montrant sans ambage que Madhouse fut un studio des plus singuliers quant Ă  son rĂ´le de passeur culturel. Le producteur de gĂ©nie rappelle aussi Ă  quel point Kon Ă©tait un personnage dur Ă  gĂ©rer, de mĂŞme que Oshii, revenant sur leur collaboration avortĂ©e. J’aurais aimĂ© que le film se penche davantage sur sa technique très personnelle et sur les Ĺ“uvres d’autres artistes sur lesquelles il a Ĺ“uvrĂ©, mais c’est tout de mĂŞme un très beau et Ă©mouvant moment que nous passons. Un grand monsieur qui manque Ă©normĂ©ment aujourd’hui. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

Huesera

Huesera

Cela fait depuis le festival Fantasia que j’ai vu Huesera et rencontrĂ© sa talentueuse rĂ©alisatrice Michel Garza Cervera. Parce que les interviews sont parfois soumises aux alĂ©as du direct, un souci technique a fait tomber notre entretien vidĂ©o aux oubliettes… Faisons notre deuil et profitons de l’après-sĂ©ance pour vous parler de ce film fantastique original et quelque peu effacĂ© ces derniers mois par d’autres films rĂ©compensĂ©s en festivals. Huesera c’est l’histoire banale d’une jeune femme qui tombe enceinte. Alors que son ĂŞtre tout entier change de l’intĂ©rieur, ValĂ©ria se sent dĂ©possĂ©dĂ©e de son propre corps.

Alors que bien des films ont dĂ©jĂ  su reprĂ©senter la grossesse comme un dĂ©chirement par le biais de l’horreur, Huesera propose une lecture plus psychologique d’un Ă©pisode de la vie d’une femme, pĂ©riode systĂ©matiquement reprĂ©sentĂ©e comme un “heureux Ă©vènement“. Au delĂ  des tabous, Huesera dresse un portrait clinique de la grossesse avec en filigrane le théâtre mexicain et son folklore. Un film qui rĂ©sonne avec le rĂ©el alors qu’Ă  l’issue de la sĂ©ance, la session Q&A fut l’occasion pour une spectatrice de tĂ©moigner elle-aussi du sentiment de “mort intĂ©rieure” qui s’Ă©tait emparĂ© d’elle lors de sa grossesse. Édifiant. 🎟️🎟️🎟️

… par KillerSe7ven

Warriors of Future

Warriors of Future

En 2055, une mĂ©tĂ©orite, qui porte une vie extraterrestre Ă  croissance rapide appelĂ©e “Pandora”, s’écrase sur une Terre stĂ©rile ravagĂ©e par la pollution et le rĂ©chauffement de la planète. Purifiant la planète mais tuant tout sur son passage, l’armĂ©e fortement blindĂ©e de Hong Kong dĂ©cide de la dĂ©truire…

KalĂ©idoscope d’influences SF mal digĂ©rĂ©es (Ă©manant du cinĂ© et des JV) qui aligne les gimmicks, cette bande dĂ©mo gĂ©nĂ©rique mise sur une surenchère de CGI (mal incrustĂ©s parfois) au dĂ©triment de tout le reste. Les personnages sont engoncĂ©s dans leurs archĂ©types, l’histoire dĂ©jĂ  familière souffre d’incohĂ©rences et l’ennui poli pousse rapidement entre les (grosses) scènes d’action qui tentent de combler artificiellement le vide. Pas de quoi s’enraciner en somme ! 🎟️🎟️

… par le loup celeste

Mes rendez-vous avec LĂ©o

Mes rendez-vous avec LĂ©o

Film tournĂ© en pleine pandĂ©mie, avec trois bouts de ficelles et un crĂ©neau de quelques jours de tournage, Mes Rendez-vous avec LĂ©o de l’australienne Sophie Hyde est une belle surprise. Une histoire simple : Nancy (Emma Thompson), une enseignante veuve Ă  la retraite, dĂ©cide de s’offrir les services d’un escortboy pour dĂ©couvrir, enfin, le plaisir sexuel.

Malgré un filmage relativement plat, ce film se démarque par ses dialogues finement ciselés et le décalage comique qui s’opère entre Nancy et son garçon d’un soir. Moderne dans son propos, Hyde ne tient pourtant pas sa promesse jusqu’au bout en alourdissant son scénario d’un twist malvenu. En reste un bel objet de cinéma, une jolie réflexion sur le vieillissement et la joie communicative d’Emma Thompson. 🎟️🎟️🎟️

… par Mr Wilkes

Hades Project Zeorymer

Hades Project Zeorymer

Toshiki Hirano est un nom qui fait rĂŞver tout amateur d’anime. Directeur de l’animation sur Crusher Joe, Megazone 23 ou Macross, rĂ©alisateur de Hokuto no Ken: La Lègende de Kenshiro et plus rĂ©cemment des sĂ©ries Baki produites par Netflix, le gars est un taulier. Hades Project Zeorymer rappelle d’ailleurs le travail que ce dernier avait effectuĂ© sur le très bon Fight!Iczer-1. Produit la mĂŞme annĂ©e que Gunbuster, on est alors en plein boom mecha. La petite sĂ©rie OAV de quatre Ă©pisodes s’inscrit visuellement dans cette tendance et Ă©poque, et tous les nostalgiques apprĂ©cieront. C’est de plus court et bien Ă©crit. Le scĂ©nario est assez classique : une organisation veut conquĂ©rir la terre grâce Ă  des robots gĂ©ants et seul un jeune ado perdu est capable de piloter le mecha susceptible de contrecarrer le projet funeste (cc Shinji Hikari). En revanche, les personnages sont approfondis et mĂŞme les antagonistes sont individualisĂ©s et attachants. Le hĂ©ros, oscillant entre le pauvre ado dĂ©boussolĂ© et tueur quasiment psychotique est dotĂ© d’un traitement assez original pour l’Ă©poque. Seul bĂ©mol, l’animation et la mise en scène des combats est un peu molle surtout si on la compare Ă  celle de Fight ! Iczer-1 ou Ă  d’autres prods du studio AIC. Du bien bel ouvrage cependant. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

Confession (2022)

Confession (2022)

Dernier film du jeune réalisateur Yoon Jong-Seok, Confessions est un thriller haletant dans la pure tradition des films coréens. Rythme tendu, rebondissements permanents et des situations ubuesques qui semblent toujours suspendues à un fil. Yoo est soupçonné d’avoir assassiné sa maîtresse. Libéré sous caution, Yoo s’isola avec une brillante avocate qui n’a jamais perdu un procès. S’engage alors un échange entre le présumé meurtrier et son conseil pour élaborer une défense. Présenté au festival Fantasia cet été, Confessions est un huis-clos classique mais efficace. Porté par cet interrogatoire musclé qui révèle avec parcimonie l’intrigue, cette production sud-coréenne est inspirée du film espagnol Invisible Guest.

C’est un exercice pĂ©rilleux d’évoquer Confessions sans spoiler l’histoire. Mais je peux juste vous dire que le film use d’un procĂ©dĂ© narratif qui sera dĂ©ployĂ© jusqu’à l’épuisement. Toute l’intrigue se dessine au travers des Ă©changes de Yoo et son avocate. Cette dernière veut des gages d’honnĂŞtetĂ© de la part de Yoo avant de prendre sa dĂ©cision pour reprĂ©senter son client. Cette femme dĂ©terminĂ©e et soucieuse de prĂ©server sa rĂ©putation n’hĂ©sitera pas Ă  prĂŞcher le faux pour rĂ©vĂ©ler le vrai. Yoo dit-il toujours la vĂ©ritĂ© ? 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par KillerSe7ven

Sweet Girl

Sweet Girl

RĂ©cemment veuf, un homme se fait la promesse de se venger des individus responsables de la mort de sa femme, tout en protĂ©geant sa fille…

Dans la lignĂ©e d’un Taken tout en gris (la photographie est tristounette), cette sĂ©rie B vengeresse qui a un cĹ“ur gros comme ça (une Ă©motion prĂ©gnante) dĂ©coche un twist « de boxeuse Â» (certes bourrin mais faisant gagner en cohĂ©rence ce qui prĂ©cède) pour rebondir efficacement. En mode cavale et mue par le drame, elle suit sa propre route en double itinĂ©raire (le dĂ©ni puis l’acceptation) aux cĂ´tĂ©s de deux acteurs investis (Jason Momoa y trouve lĂ  l’un de ses meilleurs rĂ´les). Justice aux poings est faite ? 🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

Le Tourbillon de la vie

Le Tourbillon de la vie

Film d’Olivier Treiner racontant la vie de Julia (Lou de Laâge), et de toutes les charnières qui auraient pu, à un moment ou à un autre, faire basculer sa vie vers une tout autre direction.

Explorant la théorie du chaos, Treiner se perd complètement dans les multiples arcs narratifs qu’il déploie pour nous servir, au final, une histoire mièvre et brouillonne que son solide casting (Lou de Laâge, Personnaz, Gadebois) ne parvient pas à sauver. 🎟️

… par Mr Wilkes

Babylon

Babylon (2022)

Los Angeles des annĂ©es 1920. RĂ©cit d’une ambition dĂ©mesurĂ©e et d’excès les plus fous, l’ascension et la chute de diffĂ©rents personnages lors de la crĂ©ation d’Hollywood, une ère de dĂ©cadence et de dĂ©pravation sans limites.

MĂŞme si Chazelle a ici vraiment tendance Ă  trop faire du Chazelle, on est lĂ  devant un objet filmique au moins intĂ©ressant. DĂ©claration d’amour ou de haine pour le septième art ? Certainement un peu des deux. Seulement, Ă  la fin du visionnage, et mĂŞme après, on ne sait trop quoi conclure. Frangin dĂ©gĂ©nĂ©rĂ© de La La Land, le film en fait parfois trop. L’outrance et la vulgaritĂ©, ici totĂ©miques, semblent bien trop forcĂ©s pour ĂŞtre honnĂŞte, comme si Chazelle voulait jouer Ă  la canaille qu’il n’est visiblement pas. On pense Ă©videmment Ă  Scorsese, mais aussi Ă  Anderson (Boogie Nights) et Tarantino (Once Upon a Time… in Hollywood). L’apparition de Brad Pitt, clin d’Ĺ“il Ă  Inglourious Basterds, est sĂ»rement moins anodin qu’elle n’en a l’air, tout comme le rĂ©veil de Margot Robbie après une morsure de serpent. Coucou Madame Wallace. Le film est plaisant, appliquĂ©e. Ça fourmille souvent d’idĂ©es et de mouvements de camĂ©ra parfaits. Peut-ĂŞtre ĂŞtre justement trop. En effet, nous conservons au final la sensation d’un film assez surfait et trop sĂ»r de lui, ce qui gâche un peu l’immersion… Comme un mauvais arrière goĂ»t d’exercice de style un peu vain. 🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

Diabolik

Diabolik

Les Fumetti (BD italienne pour ceux du fond) ont été créées en 1962 par les sœurs Giussani. Diabolik est encore aujourd’hui l’une des BD les plus vendues au monde avec plus de 150 millions d’exemplaires écoulés, rien que ça ! Dans la pure tradition de la BD éponyme, les frères Manetti ont pris la relève pour ce film vintage à la croisée de Fantômas et James Bond. Dans les années 1960, la cité de Clerville est terrorisée par un mystérieux et insaisissable voleur. Le crime parfait : chacun de ses larcins est une énigme à faire pâlir Arsène Lupin !

Ses forfaits sont tous marquĂ©s du nom de Diabolik qui noue une relation avec Eva Kant, une partenaire et future complice de cĹ“ur. RĂ©solument rĂ©tro dans son style et sa rĂ©alisation, ce film italien n’hĂ©site pas Ă  revisiter les classiques du cinĂ©ma avec un humour bien senti. Un plaisir coupable malgrĂ© un dĂ©but un peu long au dĂ©marrage. Rien que pour Miriam Leone et son personnage envoutant, Diabolik vaut le dĂ©tour. Et ce n’est pas Blue qui dira le contraire ! 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par KillerSe7ven

Shanghai Fortress

Shanghai Fortress

Un homme suit les traces d’une gĂ©nĂ©rale hĂ©roĂŻque dont il est tombĂ© amoureux pour dĂ©fendre la Terre contre des envahisseurs en quĂŞte d’une prĂ©cieuse source d’Ă©nergie.

Visuellement en deçà de ses ambitions et trop proche du modèle hollywoodien (l’univers mis en place est rebattu et les ressorts scĂ©naristiques attendus), cet Independence Day Wish Ă  l’action constante et Ă  l’innocence touchante reste une agrĂ©able romance de science-fiction au budget consĂ©quent. Car mĂŞme si l’histoire d’amour, mignonnette, est classique et les divers affrontements, rythmĂ©s, plutĂ´t confus, il se dĂ©gage quelque chose d’attachant dans ce mĂ©lange des genres non dĂ©pourvu d’intĂ©rĂŞt. 🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

Le Petit Nicolas - Qu'est-ce qu'on attend pour ĂŞtre heureux ?

Le Petit Nicolas - Qu’est-ce qu’on attend pour ĂŞtre heureux ?

Amandine Fredon et Benjamin Massoubre relèvent le défi risqué de mettre en animation le dessin en aquarelle de Goscinny pour narrer la rencontre de ce dernier avec Sempé, et la naissance du Petit Nicolas.

Ă€ cheval entre la fiction et la vie rĂ©elle de ces deux amis, Le Petit Nicolas se hisse Ă  la hauteur des touts grands films d’animation de 2022 (aux cĂ´tĂ©s, notamment, du Chat PottĂ© 2). PortĂ© par un très beau casting vocal, dont un Chabat parfait en Goscinny, le film offre de magnifiques moments d’amitiĂ© tout en nous dĂ©chirant le cĹ“ur avec cette question : qu’est-ce qui nous survivra ? 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par Mr Wilkes

The Prodigal Son (1981)

The Prodigal Son (1981)

Leung Chang, fils d’un riche homme du Canton, se pense le meilleur combattant de kung-fu de toute la rĂ©gion, sans savoir que son père paye ses adversaires pour perdre avec panache. Quand il est dĂ©fait par un modeste acteur de théâtre, le jeune homme dĂ©cide de se former auprès d’un nouveau professeur, et de devenir vĂ©ritablement celui qu’il croyait ĂŞtre.

Yuen Biao et Lam Chin Ying au top de leur forme, nous sommes donc bien devant un Sammo Hung comme on les aime : dĂ©complexĂ©, paillard mais brillantissime au niveau de l’action. Le film est un condensĂ© des obsessions de notre rĂ©alisateur et la première d’entre elles est très sĂ»rement la transmission, le legs. Lui, l’ancienne petite fortune formĂ© Ă  la dure, ne s’Ă©tant fait que grâce Ă  cela, a passĂ© sa carrière Ă  courir après cette question. Attaquant frontalement la question devant ou derrière la camĂ©ra. RĂ©cemment dans Septet, il nous avait dĂ©jĂ  gratifiĂ© du très bon Painted Faces (Alex Law, 1988), chassant ses dĂ©mons en incarnant lui mĂŞme son sĂ©vère maĂ®tre Yu. Toute la filmographie de notre homme revient Ă  cette question. Blade of Fury et la question de l’hĂ©ritage, Pedicab Driver oĂą le mĂ©chant tyran s’appelle maĂ®tre Yu (comme le sien), les Ă©lèves gauches et ingĂ©nues de ses Ghost Kung Fu Comedy en proie Ă  leur sifu pas toujours très clean non plus, Enter the Fat Dragon revenant sur les difficultĂ©s d’une jeune aspirant au physique peu adaptĂ© et j’en passe. La transmission, l’apprentissage. Encore une chose prouvant que Sammo Hung, en sus d’ĂŞtre un directeur de l’action de gĂ©nie, est aussi un vĂ©ritable auteur. 🎟️🎟️🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

Carter (2022)

Carter (2022)

Deux mois après le dĂ©but d’une pandĂ©mie mortelle qui a dĂ©vastĂ© la CorĂ©e du Nord, un homme se rĂ©veille en CorĂ©e du Sud sans aucun souvenir de son passĂ©. Dans sa tĂŞte, un mystĂ©rieux dispositif. Dans l’oreille, une voix inconnue qui lui donne des ordres tandis que dans sa bouche, une bombe risque d’exploser s’il ne sauve pas la fille qui possède le seul antidote contre le virus…

DĂ©pourvu de bon sens et de scĂ©nario, ce concentrĂ© d’action non-stop en (faux) plan-sĂ©quence est une expĂ©rimentation kamikaze (les angles singuliers sont lĂ©gion) en ultra-mouvement perpĂ©tuel qui repousse les limites du mĂ©dium cinĂ©. Choc visuel s’il en est, il fait se succĂ©der Ă  un rythme frĂ©nĂ©tique affrontements hyper-violents et autres courses-poursuites plus folles les unes que les autres pour injecter aux spectateurs un bon shoot d’adrĂ©naline. Pauvre John Wick ! 🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

Totem (2021)

Totem (2021)

ComĂ©die horrifique belge de Fred De Loof, sortie sur la plateforme Shadowz, Totem narre l’histoire de François Vandenberg qui, pour conjurer un trauma d’enfance, reconstitue avec ses potes scouts d’enfance, le moment de la disparition de leur ami.

Entre rats gĂ©ants, explosion de matières fĂ©cales et blagues potaches, Totem avait de quoi devenir une bonne comĂ©die horrifique un peu lourdingue mais divertissante. Elle s’enlise malheureusement dans trop de longueurs – et peut-ĂŞtre dans trop de genres (comĂ©die, SF, horreur, fantastique) et de thĂ©matiques – pour tenir en un tout cohĂ©rent. Reste que Fred De Loof nous prouve qu’il sait construire son propre univers barrĂ© ! Ă€ suivre dans ses prochaines rĂ©alisations… 🎟️🎟️

… par Mr Wilkes

Golgo 13: The Professional

Golgo 13: The Professional

Froid comme le mĂ©tal de son fusil Ă  lunettes, Duke Togo, alias Golgo 13, accepte une nouvelle mission : Ă©liminer Quenn Bee, une beautĂ© fatale chef d’un mouvement rĂ©volutionnaire, avant qu’elle ne tue un candidat Ă  la prĂ©sidence.

Quittant le studio Madhouse (dont il compte parmi les fondateurs) en 1980 pour aller rĂ©aliser, entre autres, la sĂ©rie Cobra, Osamu Dezaki livre en 1983 cette indĂ©niable et inclassable masterpiece tirĂ©e du manga de Takao Saito. Duke Togo, aka Golgo 13, version hardcore et trash de 007, sorte de Ogami Itto en mode chasseur de prime, nous entraĂ®ne dans son quotidien sanglant et Ă©rotique, oĂą balles et femmes tombent comme des mouches. Sensei  Dezaki livre ici une Ĺ“uvre sans compromis, politiquement incorrecte et d’une classe formelle du plus bel Ă©crin. Premier anime Ă  incorporer des CGI (dans le gĂ©nĂ©rique et le climax final), se caractĂ©risant par une mise en scène, un montage et un jeu de lumière ultra rĂ©aliste, le tout dans une ambiance calquĂ©e sur le film noir et l’actioner 80’s, Golgo 13 n’a, Ă  ce jour, que très peu d’Ă©quivalent. Influençant fortement l’Ĺ“uvre Ă  venir d’artiste tels que Yoshiaki Kawajiri, prĂ©figurant certains plans du Time and Tide de Tsui Hark, il s’agit d’un must see, un polar pulp et impitoyable, une dĂ©monstration de maĂ®trise incontournable. 🎟️🎟️🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

Troll (2022)

Quand une explosion dans les montagnes de Norvège rĂ©veille une crĂ©ature mythique, une bande de hĂ©ros hĂ©tĂ©roclites se mobilise pour l’empĂŞcher de semer le chaos.

DĂ©gĂ©nĂ©rĂ© (les dĂ©fauts inhĂ©rents au genre sont du voyage) mais monstrueusement efficace, ce kaijĹ« eiga norvĂ©gien Ă  la sauce 90’s (cf. le Godzilla de Roland Emmerich) voit un gĂ©ant vert des fjords semer la terreur des massifs de Dovre Ă  la ville d’Oslo. Le scĂ©nario n’est donc qu’un prĂ©texte, les personnages humains jamais attachants et les rĂ©fĂ©rences faciles (Jurassic Park, King Kong), mais le grand monstre vedette vient marquer de son empreinte tous les passages (spectaculaires et pourvus de vrais moyens) oĂą il intervient. Hypernature ! 🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

Pacifiction – Tourment sur les îles

Pacifiction - Tourment sur les îles

Haut-Commissaire de la République à Thaïti, De Roller (Benoît Magimel) hante l’île entre ses bouges à proxénètes et ses magouilles politiciennes, sous fond de reprise des essais nucléaires.

Albert Serra signe avec cet OVNI de presque trois heures sans doute le plus grand film de l’année. Parfois totalement hermétique, souvent vénéneux et hypnotique, Pacifiction est traversé de scènes qui gravent la rétine (cf. le segment des vagues) et d’une ambiance qui hante le spectateur.  🎟️🎟️🎟️🎟️🎟️

… par Mr Wilkes

L'Ĺ’uf de l'ange

L'Ĺ’uf de l'ange

Une petite fille fait un rĂŞve Ă©veillĂ©. Perdue dans un monde dĂ©vastĂ© par un Ă©vĂ©nement inconnu, elle se rattache Ă  un Ĺ“uf qu’elle a trouvĂ© dans une ruine. Projetant sur l’Ĺ“uf toute sa fibre maternelle, elle lui apporte son affection et sa protection.

Yoshitaka Amano, crĂ©ateur visuel du mythique Vampire Hunter D, offre ici un panorama somptueux de toutes ses obsessions graphiques : un monde sombre, gothique et lugubre, dĂ©gageant pourtant un onirisme et une poĂ©sie envoĂ»tante, nous prĂ©sentant une fillette aux cheveux filandreux si caractĂ©ristiques du style de dessinateur. Rien Ă  dire, c’est beau. Cerise sur le gâteau, Mamoru Oshii Ă  la rĂ©alisation qui, comme il aime Ă  le faire, livre une rĂ©alisation totalement expĂ©rimentale. Dialogues et personnages (et mĂŞme intrigue) sont rĂ©duits Ă  la portion congrue afin de nous immerger par les sens dans une promenade au sein de cet univers en dĂ©crĂ©pitude, plein de symbolisme oĂą chacun, selon les dires mĂŞmes de l’homme, est invitĂ© Ă  donner le sens qu’il souhaite (ou plutĂ´t ressent) aux diffĂ©rentes allĂ©gories (notamment bibliques) qui s’offrent Ă  son regard. Lent, beau, triste, contemplatif, les amateurs d’anime survoltĂ© seront forcĂ©ment dĂ©contenancĂ©s. Mais le voyage vaut le coup. Ne serait-ce que pour avoir vu au moins une fois cette Ĺ“uvre unique, au style si reconnaissable des annĂ©es 80, portant en mĂŞme temps la patte inĂ©dite et intemporelle de son dessinateur. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

As Bestas

As Bestas

Antoine et Olga, un couple de français, sont installĂ©s depuis longtemps dans un petit village de Galice. Ils pratiquent une agriculture Ă©coresponsable et restaurent des maisons abandonnĂ©es pour faciliter le repeuplement. Tout serait idyllique, si leur opposition Ă  un projet d’éolienne ne faisait progressivement naĂ®tre une tension avec leurs voisins…

Prenant le pouls d’une sociĂ©tĂ© espagnole agonisante, ce thriller rural Ă  la terreur latente mĂ©nage ses effets afin que la rancĹ“ur sociale qui l’habite ne laisse aucune Ă©chappatoire Ă  ses protagonistes. Et comme les mots sont plus douloureux que les coups, ce nĂ©o-western oĂą les face-Ă -face armĂ©s laissent place aux joutes verbales, confie sont âme (sombre) Ă  la remarquable prestation de ses excellents acteurs (Denis MĂ©nochet, Marina FoĂŻs, Luis Zahera). Ainsi, cette variation des Chiens de paille de Sam Peckinpah est un choc ! 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

Fumer fait tousser

Fumer fait tousser

Quentin Dupieux s’offre un succédané des Power Rangers avec ses Tabac Force, un groupe de justiciers qui sauve l’humanité de l’influence néfaste de l’Empereur du Mal, le terrible Lézardin.

Synopsis lunaire pour un film qui l’est tout autant. TraversĂ© de sketchs incroyables (celui avec Blanche Gardin qui dĂ©coupe son neveu, un sommet d’humour noir et de rires nerveux), il s’agit aussi d’un Dupieux relativement sombre, presque nostalgique. Hyper rĂ©fĂ©rencĂ© (on y passe des Super SentaĂŻ aux Feebles en un claquement de doigts), Dupieux sonde Ă  sa manière un « changement d’époque en cours Â» qui ne semble pas le mettre en joie. 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par Mr Wilkes

The Thousand Faces of Dunjia

The Thousand Faces of Dunjia

Un jeune combattant rejoint un clan secret de guerriers volants, dotĂ©s de pouvoirs magiques. Sa mission : sauver le monde d’une force malĂ©fique.

Deux de mes hĂ©ros, soit Tsui Hark et Yuen Woo Ping, se retrouvent ici; le premier Ă  la production et au scĂ©nario, le second Ă  la rĂ©alisation. Autant le dire de suite, on est déçu lorsque l’on connaĂ®t le talent de ces deux-lĂ  et que l’on voit le rĂ©sultat. MalgrĂ© quelques IdĂ©es visuelles intĂ©ressantes et deux ou trois sĂ©quences sympas, le film, plutĂ´t bien amorcĂ©, s’enlise dans un rĂ©cit peu comprĂ©hensible et des longueurs inutiles. Yuen Woo Ping n’est pas en grande forme. Tsui Hark, quant Ă  lui, n’en Ă  visiblement pas grand chose Ă  faire. Les scĂ©narios alambiquĂ©s sont sa spĂ©cialitĂ©, mais le gĂ©nie du bonhomme rattrape souvent les errements Ă©ventuels, ce qui n’est pas vraiment le cas ici. Immanquable pour les dingos de Hark et Ping tels que moi. Visible pour les amateurs de fantasy chinoise. Évitable pour les autres. 🎟️🎟️🎟️

… par PGaussem

Black Crab

Black Crab

Pour mettre fin Ă  une guerre apocalyptique et sauver sa fille, une militaire accepte une mission dĂ©sespĂ©rĂ©e : transporter une cargaison secrète Ă  travers une mer gelĂ©e.

Alors qu’il rĂ©sonne tristement avec l’actualitĂ© (la guerre en Ukraine) et dĂ©nonce les conflits armĂ©s, ce Call of Duty qui patine derrière les lignes ennemis (la trouvaille qui fait un boucle piquĂ© au genre) brise la glace sur Netflix avec ses magnifiques espaces gelĂ©s (la photographie de Jonas Alarik est superbe), son rĂ©alisme glaçant, sa froide tension et son casting dĂ©terminĂ© (Noomi Rapace n’est pas loin d’obtenir un 50 en note artistique). 🎟️🎟️🎟️🎟️

… par le loup celeste

Critique JV et ciné toujours prêt à mener des interviews lors de festivals ! Amateur de films de genre et de tout ce qui tend vers l'Etrange. N'hésitez pas à me contacter en consultant mon profil.

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

Buvant les Stephen King comme la sirupeuse abricotine de mon pays natal, j’ai d’abord découvert le cinéma via ses (souvent mauvaises) adaptations. Épris de Mrs. Wilkes autant que d’un syndrome de Stockholm persistant, je m’ouvre peu à peu aux films de vidéoclub et aux poisseuses séries B. Aujourd’hui, j’erre entre mes cinémas préférés, les festivals de films et les bordures de lacs helvétiques bien moins calmes qu’ils en ont l’air.

En grand écart comme Jean-Claude entre l'Asie et l'Amérique, j'aime autant me balader sur les hauteurs du Mont Wu-Tang que dans un saloon du Nevada, en faisant la plupart du temps un détour dans les ruelles sombres d'un Tokyo futuriste.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Commentaires sur Inline
Voir tous vos commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x