Pour frissonner le soir d’Halloween, quoi de mieux qu’un bon film d’horreur avec quelques friandises ? Voici donc une liste non-exhaustive où entre les feuilles mortes et les décorations à base de citrouilles, se terrent fantômes, monstres, tueurs en série, sorcières, zombies… Prenez votre courage à deux mains et affrontez vos peurs !

Sommaire

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Massacre à la tronçonneuse (1974)

Massacre à la tronçonneuse (1974)

Jeunes et inconscients, cinq amis traversent le Texas à bord d’un minibus. Ils entrent à leur insu dans un territoire étrange et malsain, à l’image du personnage qu’ils prennent en stop : un être vicieux et visiblement dégénéré en proie à des obsessions morbides. Ce dernier ne tarde pas à se montrer menaçant…

Véritable matrice du slasher, cette œuvre fondatrice du cinéma d’horreur moderne qui pose un regard impitoyable sur le Texas, berceau ingrat de l’Amérique, est un cauchemar éveillé terriblement malsain qui traverse les décennies sans rien perdre de sa puissance traumatisante.

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Suspiria (1977)

Suspiria (1977)

Suzy, une jeune américaine, arrive à Fribourg afin de suivre des cours dans une académie de danse prestigieuse. L’atmosphère générale dans l’école surprend la jeune fille, c’est une atmosphère étrange et inquiétante. Puis cela tourne au cauchemar lorsque surviennent des accidents terribles : un jeune élève est assassiné, un pianiste aveugle est égorgé par son propre chien… Suzy est par ailleurs souvent prise de malaises. Elle apprend que l’académie était autrefois la demeure d’une terrible sorcière surnommée la Mère des Soupirs. Et si l’école était encore sous son emprise ?

Classique du giallo, ce conte de sorcières situé dans une Allemagne de cauchemar est un film d’horreur anxiogène et baroque esthétisé à l’extrême (une explosion bariolée), où la descente aux enfers vécue par Suzy Bannion est parsemée de meurtres à la violence gore. Plus de 40 ans après sa sortie, cet(te) Alice au pays des merveilles plongé(e) dans un théâtre onirique du Mal, chef‑d’œuvre de Dario Argento, reste une expérience sensorielle unique dans son genre.

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Halloween (1978)

Halloween (1978)

La nuit d’Halloween 1963. Le jeune Michael Myers se précipite dans la chambre de sa sœur aînée et la poignarde sauvagement. Après son geste, Michael se mure dans le silence et est interné dans un asile psychiatrique. Quinze ans plus tard, il s’échappe de l’hôpital et retourne sur les lieux de son crime. Il s’en prend alors aux adolescents de la ville.

Non content d’avoir imposé les codes du slasher « moderne », lancé la carrière de John Carpenter et introduit The Shape, l’implacable machine de mort mutique, le premier Halloween continue d’être une œuvre majeure du genre horrifique à la mise en scène chirurgicale et aux personnages bien exploités où l’angoisse et la terreur montent crescendo. Souvent copié, jamais égalé !

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Zombie (Dawn of the Dead)

Zombie (1978)

Des morts-vivants assoiffés de sang ont envahi la Terre et se nourrissent de ses habitants. Un groupe de survivants se réfugie dans un centre-commercial abandonné. Alors que la vie s’organise à l’intérieur, la situation empire à l’extérieur.

Pièce maîtresse d’une saga en six chapitres débutée en 1968 et close en 2009, Zombie est un grand classique du cinéma d’horreur moderne qui s’érige en un pamphlet sur notre société de consommation.

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Alien, le huitième passager

Alien, le huitième passager

En 2122, le Nostromo, vaisseau de commerce, fait route vers la Terre avec à son bord un équipage de sept personnes en hibernation et une cargaison de minerais. Il interrompt soudain sa course suite à la réception d’un mystérieux message provenant d’une planète inexplorée. Réveillé par l’ordinateur de bord, l’équipage se rend sur place et découvre les restes d’un gigantesque vaisseau extraterrestre dont le seul passager semble être mort dans d’étranges circonstances…

Première apparition de la créature la plus effrayante de l’histoire de la SF et fondateur d’une mythologie énorme, ce huis clos horrifique très raffiné (la réalisation de Scott est toujours une référence après plus de 40 ans) au rythme assez lent, procure des montées d’épouvante hors-norme dès lors que son espèce vedette fait son apparition et met en scène un héros inhabituelle pour l’époque, une femme, qui deviendra aussi une icône du cinéma d’horreur dans ses trois suites. Plus qu’un classique intemporel, ce fabuleux cauchemar s’est imposé comme un chef-d’œuvre incontestable du 7e art.

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Shining

Shining

Jack Torrance, gardien d’un hôtel fermé l’hiver, sa femme et son fils Danny s’apprêtent à vivre de longs mois de solitude. Danny, qui possède un don de médium, le « Shining », est effrayé à l’idée d’habiter ce lieu, théâtre marqué par de terribles événements passés…

S’il nous plonge progressivement dans la terreur absolue, ce classique de l’horreur à la construction brillante, à la mise en scène sophistiquée et à l’atmosphère pesante, a été rendu inoubliable par la prestation de folie d’un Jack Nicholson habité par la démence. Une œuvre aussi fascinante que marquante.

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Le Loup-garou de Londres

Le Loup-garou de Londres

Deux jeunes routards américains se lancent dans un voyage en Europe de plusieurs mois. Mais alors qu’ils se trouvent au beau milieu d’une campagne anglaise désolée, les gens du pays les mettent en garde : « Restez sur la route, ne vous aventurez pas dans la lande » et « Attention à la Lune ». Les deux garçons s’enfoncent pourtant dans l’obscurité, lorsqu’ils sont surpris par un hurlement terrifiant… Ils ne savent pas encore qu’ils sont traqués par une créature mythique et assoiffée de sang.

Cumulant les scènes cultes (le métro, le cinéma porno) et les hommages aux Universal Monsters, cette comédie horrifique revisite avec ironie le mythe du loup-garou.

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The Thing (1982)

The Thing

Au cœur de l’Antarctique, douze scientifiques voient débouler un chien poursuivit par des Norvégiens hystériques qui tentent de lui tirer dessus depuis un hélicoptère. Celui-ci s’écrase laissant les douze hommes avec le chien et des interrogations. Mais pendant la nuit, le chien est pris de convulsions…

Fascinant, captivant, effrayant et paranoïaque, The Thing est un chef-d’œuvre intemporel au suspense éprouvant, au scénario implacable, au casting parfait (même les chiens c’est dire) et aux effets spéciaux toujours aussi impressionnants près de 40 ans après leurs confections (la chose est une créature extraterrestre vraiment cauchemardesque). Tout simplement le film d’horreur le plus marquant de l’histoire du cinéma avec Alien, le huitième passager !

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Christine

Christine

La première fois qu’Arnie vit Christine, il tomba en extase devant cette beauté aux formes éblouissantes. C’était dit, ils allaient lier leurs destins pour le meilleur et pour le pire. Mais Christine, la belle Plymouth, modèle 57, n’aime pas trop les rivales…

Avec sa mise en scène au sommet, son scénario simple mais accrocheur, sa voiture maléfique mythique, ses personnages attachants, son casting convaincant, ses attaques mémorables, son ambiance angoissante et sa musique inoubliable, cet incontournable de l’horreur des 80’s est aujourd’hui absolument culte. Pour les fans du grand cinéaste John Carpenter, Christine est à ne rater sous aucun prétexte.

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L’Étrange Noël de Monsieur Jack

L’Étrange Noël de Monsieur Jack

Jack Skellington, roi des citrouilles de la ville Halloween, découvre un beau jour la ville de Noël et décide illico de célébrer lui-même cette fête étrange…

Premier long métrage à exploiter la technique de stop motion, L’Étrange Noël de Monsieur Jack est un conte macabre et poétique d’une originalité incroyable, qui fait s’entrecroiser l’univers féerique de Noël et l’univers terrifiant d’Halloween sous la forme d’une pseudo comédie musicale (la bande originale du grand Danny Elfman est mythique) parsemée d’étonnantes créatures (le personnage culte de Jack). Un beau conte de Noël qui sort des sentiers battus.

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Scream (1996)

Scream

Terrorisée par un serial killer s’inspirant des plus grands films d’horreur pour exécuter ses crimes, une petite ville devient le terrain d’une vaste enquête où tout le monde est suspect…

Classique de l’horreur des 90’s, Scream est un méta-slasher constamment désarmant et rempli d’humour dont le script intelligent se joue allégrement des codes du genre et des personnages stéréotypés sans pour autant désamorcer les sensations fortes qui vont avec. Bien construit et solidement interprété, ce « film d’une génération » reste pourtant indémodable.

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Jeepers Creepers, le chant du diable

Jeepers Creepers

Les vacances d’été sont enfin arrivées et comme chaque année, Trish et Darry, deux étudiants frère et sœur, prennent la route pour rendre visite à leurs parents. Sur le chemin, un routier agressif emboutit l’arrière de leur voiture sans raison apparente. Quelques kilomètres plus loin, Trish et Darry revoient le même camion à côté d’une église abandonnée. Ils aperçoivent le conducteur, entièrement vêtu de loques, qui jette un corps dans une canalisation. Malgré les protestations de Trish, Darry veut en avoir le cœur net. Dès que la voie est libre, il va voir et s’engage dans le conduit. Il va y faire une découverte terrifiante…

Conforme aux conventions du genre mais exécuté avec le plus grand soin, ce road-movie horrifique qui a donné naissance à un monstre mémorable est une petite bobine d’épouvante aussi dérangeante qu’effrayante.

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28 jours plus tard

28 jours plus tard

Un commando de la Protection Animale fait irruption dans un laboratoire top secret pour délivrer des dizaines de chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus, bondissent sur leurs « sauveurs » et les massacrent. 28 jours plus tard, le mal s’est répandu à une vitesse fulgurante à travers le pays, et Londres n’est plus qu’une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux « contaminés » assoiffés de violence. C’est dans ce contexte que Jim, un coursier, sort d’un profond coma…

En renouvelant le zombie movie en lâchant ses infectés sprinters dans un Londres post-apocalyptique empoigné en DV pour un aspect documentaire particulièrement réaliste, Danny Boyle a accouché d’un film d’horreur oppressant à l’ambiance désespérée et aux scènes violentes, où l’intensité du jeu de Cillian Murphy fait des éclaboussures. Une pépite du genre !

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Dog Soldiers

Dog Soldiers

Une unité de six soldats anglais effectue un exercice militaire de routine dans une nature sauvage, vaste et hostile d’Écosse. Ils ne tardent pas à découvrir les corps ensanglantés d’un autre bataillon. Ils n’ont plus de munitions et la radio ne fonctionne pas. Isolés dans une forêt par une nuit de pleine lune, ces hommes inexpérimentés réalisent que leurs attaquants sont des loups-garous hauts de deux mètres, vicieux et sanguinaires.

Bien saignant, ne faisant pas dans la dentelle et bourré d’humour noir, ce survival à quasi huis clos est une série B rondement menée qui a dépoussiéré l’horreur britannique il y a de cela 20 ans. Le peloton de chiens de guerre est donc prêt à se battre pour tenter de survivre à cette nuit d’enfer !

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Saw

Saw

Deux hommes se réveillent enchaînés au mur d’une salle de bains. Ils ignorent où ils sont et ne se connaissent pas. Ils savent juste que l’un des deux doit absolument tuer l’autre d’ici huit heures, sinon ils seront abattus tous les deux. Les victimes sont prêtes à tout pour s’échapper mais, pour réunir toutes les pièces de ce terrifiant puzzle, il faudra jouer selon les règles qu’un génie du crime leur impose…

Entre Cube et Se7en, ce thriller horrifique bien alambiqué qui a bouleversé les codes à sa sortie (mais aussi présenté le « Grand Méchant Loup » Jigsaw) est aujourd’hui un classique instantané du genre. Absolument diabolique et pourvu d’une ambiance glauque à souhait, il s’agit d’une expérience de cinéma âpre et maligne qui ne cesse de remuer les tripes. Comment ne pas se prendre au jeu ?

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The Descent

The Descent

En plein milieu du massif des Appalaches, six jeunes femmes se donnent rendez-vous pour une expédition spéléologique. Soudain, un éboulement bloque le chemin du retour. Alors qu’elles tentent de trouver une autre issue, elles réalisent qu’elles ne sont pas seules. Quelque chose est là, sous terre, avec elles. Quelque chose de terriblement dangereux décidé à les traquer une à une…

Extrêmement oppressant et sanglant, The Descent est un excellent survival souterrain qui nous glace, nous angoisse et nous prend aux tripes comme aucun autre avant lui en misant sur nos peurs primaires (le noir, la claustrophobie, l’écrasement, l’inconnu). Bien loin des codes hollywoodiens, ce cauchemar éveillé est un SOMMET du genre.

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La Colline a des yeux (2006)

La Colline a des yeux (2006)

Pour leur anniversaire de mariage, Big Bob Carter, un ancien policier de Cleveland, et sa femme Ethel ont demandé à leur famille de partir avec eux en Californie, espérant ainsi resserrer les liens familiaux. Personne n’est ravi d’être là. Ils le seront encore moins en empruntant une route désertique qui va les conduire en plein cauchemar…

Avec son scénario particulièrement cruel et sa violence d’une barbarie et d’une audace hors du commun, La Colline a des yeux version 2006 est un monument du genre survival à l’ambiance poisseuse et dérangeante, à la réalisation soignée et aux acteurs impliqués. Particulièrement percutant, il supplante avec une aisance déconcertante l’original de Wes Craven.

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Silent Hill (2006)

Silent Hill (2006)

Contre l’avis de son mari, Rose décide d’emmener sa fille Sharon à Silent Hill, une ville abandonnée qui semble irrésistiblement attirer l’enfant…

Cette adaptation cinématographique de la franchise vidéoludique culte Silent Hill, que l’on doit à notre frenchie Christophe Gans, est un film d’horreur oppressant et mystérieux qui dépeint une ville abandonnée surréaliste peuplée de créatures horribles et d’humains fanatiques. La mise en scène est très esthétique, les interprètes sont convaincants (une mention spéciale à la jeune Jodelle Ferland), le scénario à la fois étrange et intriguant est prenant, l’ambiance (visuelle et auditive) surnaturelle, malsaine et glauque des jeux est retranscrite avec minutie, les décors qui coexistent dans plusieurs niveaux de réalité sont saisissants de réalisme, l’abominable bestiaire est toujours une réussite (les enfants qui se consument, les infirmières déformées, la tête de pyramide, etc.) malgré des SFX aujourd’hui un peu voyants et la partition de Akira Yamaoka (le compositeur attitré des jeux) donne des sueurs froides. Une incontestable réussite scénaristique, visuelle et sonore qui comblera les fans des jeux mais aussi les cinéphiles curieux.

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[°REC]

[°REC]

Une jeune journaliste et un collègue suivent des pompiers pour une intervention dans un appartement. Prise à son propre piège, la journaliste est enfermée avec le scoop qu’elle désirait ardemment… Un nouveau virus transforme les infectés en dangereux zombies.

À la façon de l’excellent Cloverfield, cette bombe de terreur hyper-réaliste est captée en « live » tel un reportage. Et malgré un scénario linéaire et un début long à se mettre en place, cette plongée viscérale dans un huis clos terrifiant fait vraiment froid dans le dos.

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Insidious

Alors qu’un jeune couple s’installe dans sa nouvelle maison, l’aîné de leurs enfants tombe dans un coma inexpliqué. Peu après, des phénomènes paranormaux jamais vus viennent hanter leurs nuits…

Entre Poltergeist et Amityville, Insidious est un film vraiment terrifiant (cf. les fugitives visions cauchemardesques) et angoissant, soutenu par un scénario malin comme le diable et porté par une mise en scène sobre et virtuose qui distille parfaitement ses effets et instaure une atmosphère tendue d’une redoutable efficacité.

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Frankenweenie

Frankenweenie

Après la mort soudaine de Sparky, son chien adoré, le jeune Victor fait appel au pouvoir de la science afin de ramener à la vie celui qui était aussi son meilleur ami. Victor va tenter de cacher la créature qu’il a fabriquée mais lorsque Sparky s’échappe, ses copains de classe, ses professeurs et la ville tout entière vont apprendre que vouloir mettre la vie en laisse peut avoir quelques monstrueuses conséquences…

Cette relecture toute personnelle du mythe de la créature de Frankenstein, est une fable gothico-macabre infiniment poétique et mélancolique peuplée de personnages réjouissants et de références aux classiques du cinéma d’horreur, dont l’animation en stop motion (la technologie n’a jamais été aussi bien utilisée) et l’utilisation d’un noir et blanc spectral sont justes merveilleuses. Grâce à ce bijou de l’animation, Tim Burton retrouve son génie créatif et ressuscite comme Sparky. Une pépite cinématographique !

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Sinister

Sinister

Cherchant à renouer avec le succès, Ellison, auteur de livres policiers inspirés de faits réels, emménage avec sa famille dans une maison dont les anciens occupants ont été retrouvés pendus. La découverte de vieilles bobines 8 mm le met sur la piste d’un mystère surnaturel. Pendant ce temps, tous les soirs à la nuit tombée, des bruits étranges se font entendre dans la maison…

Ce film d’horreur angoissant à l’atmosphère inquiétante, à la tension horrifique permanente, aux nombreuses scènes éprouvantes pour les nerfs, à la distribution convaincante (Ethan Hawke en tête), au boogeyman terrifiant et au scénario bien plus recherché qu’à l’accoutumé, détourne les codes du found-footage avec intelligence pour proposer une mise en abyme habile (le personnage principal regarde des vidéos amateurs perturbantes que nous visionnons par la même occasion) et une réflexion sur le pouvoir de l’image ambitieuse. Une expérience cinématographique extrêmement flippante et malaisante.

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American Nightmare (The Purge)

American Nightmare (The Purge)

Dans une Amérique minée par le crime et les prisons surpeuplées, le gouvernement a décidé d’autoriser toutes sortes d’activités criminelles une fois par an. Sur ces 12 heures autorisées, la police n’existe plus et les hôpitaux ne peuvent plus aider les citoyens. Une famille qui ne souhaite pas participer à ce déchainement de violence reste enfermée chez elle, jusqu’à ce qu’un homme vienne demander de l’aide…

Ce thriller d’anticipation à la charge politico-sociale certaine (la société américaine contemporaine en prend pour son grade), est un home invasion d’une grande tension doté d’un scénario corrosif et réflexif, d’un rythme trépidant, d’une violence graphique effective et d’acteurs habités. Scotchant !

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Conjuring: Les dossiers Warren

Conjuring: Les dossiers Warren

Ed et Lorraine Warren, enquêteurs paranormaux réputés dans le monde entier, viennent en aide à une famille terrorisée par une présence inquiétante dans leur maison isolée…

Conduit par le nouveau maître de la peur au cinéma (le surdoué James Wan), ce film d’épouvante à l’ancienne qui respecte les codes du genre et qui sait jouer avec nos nerfs est un « train fantôme » d’une redoutable efficacité dont la mise en scène posée, la précision du rythme, la qualité de l’interprétation, les rebondissements du récit et l’intensité grandissante de l’effroi ressenti en font une véritable pépite de la terreur. Allez-vous être possédés ?

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Evil Dead (2013)

Evil Dead (2013)

Décidée à en finir une bonne fois pour toutes avec ses addictions, Mia se rend dans une cabane isolée dans les bois, en compagnie de son frère et d’un groupe d’amis. Sur place, la découverte d’un livre très ancien va les plonger dans l’horreur…

Ce reboot approuvé par les créateurs originaux met de côté l’humour de son modèle pour plonger dans l’horreur pure à travers un déferlement de scènes gores insensées qui vont crescendo dans la cruauté et l’outrance graphique. Le résultat est hyper-sanglant, parfois effrayant et toujours dérangeant, et évoque le cinéma de genre des années 70 comme La Colline a des yeux ou encore Massacre à la tronçonneuse; surtout que les effets spéciaux sont réalisés à l’ancienne. Une pépite à la fois rouge comme le sang et noire comme l’âme des démons !

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Mama

Mama

Il y a cinq ans, deux sœurs, Victoria et Lily, ont mystérieusement disparu le jour où leurs parents ont été tués. Depuis, leur oncle Lucas et sa petite amie Annabel les recherchent désespérément. Tandis que les petites filles sont retrouvées dans une cabane délabrée et partent habiter chez Lucas, Annabel tente de leur réapprendre à mener une vie normale. Mais elle est de plus en plus convaincue que les deux sœurs sont suivies par une présence maléfique…

Sous ses aspects de ghots movie lambda, Mama est en fait un conte d’épouvante émouvant et angoissant à la poésie macabre saisissante dont le scénario intriguant, l’ambiance lourde, les passages effrayants d’une réelle efficacité, la mise en scène élégante, le talent de l’ensemble du casting (avec en tête les deux jeunes actrices) et l’étrange beauté du spectre tiennent en haleine jusqu’à un magnifique dénouement qui ne pourra que marquer les esprits.

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Mr. Babadook

Mister Babadook

Six ans après le décès de son mari, Amelia éprouve le plus grand mal à élever son fils de six ans, Samuel, particulièrement turbulent et sujet aux pires cauchemars. Lorsque le livre pour enfants Mister Babadook apparaît mystérieusement dans sa bibliothèque, Samuel est convaincu que le Babadook en question est celui-là même qui vient hanter ses rêves, en menaçant de les tuer, lui et sa mère. Quand Amelia, à son tour, croit apercevoir celui dont son fils lui a parlé avec frayeur, elle prend soudain conscience que la créature pourrait être alors bien réelle…

Porté par deux acteurs exceptionnels et par une mise en scène instaurant durablement le malaise, Mister Babadook est un film d’épouvante psychologique au récit dramatique fort et émouvant où l’horreur n’a pas qu’un seul visage. Intense et fascinant, il nous entraîne au cœur d’une peur réaliste (là où nous sommes les plus vulnérables) pour évoquer avec beaucoup de justesse le deuil et la difficulté d’être mère, et fait surgir du placard son terrifiant croque-mitaine (comme les souvenirs d’une tragédie) qu’on ne peut chasser mais qu’on peut apprivoiser. Bien plus qu’un film d’horreur, cette œuvre métaphorique sur la folie dépressive transcende le genre et s’impose comme l’un des meilleurs films d’horreur de ces dernières années.

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It Follows

It Follows

Après une expérience sexuelle apparemment anodine, Jay se retrouve confrontée à d’étranges visions et à l’inextricable impression que quelqu’un, ou quelque chose, la suit. Face à cette malédiction, Jay et ses amis doivent trouver une échappatoire aux horreurs qui ne semblent jamais loin derrière…

Cette œuvre d’épouvante viscérale à l’ambiance melancolico-poétique naturaliste, fait monter la pression lorsque son entité maléfique, métaphore des MST, poursuit lentement mais inexorablement ses victimes. Une perle du genre.

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The Witch

The Witch

1630, en Nouvelle-Angleterre. William et Katherine, un couple dévot, s’établit à la limite de la civilisation, menant une vie pieuse avec leurs cinq enfants et cultivant leur lopin de terre au milieu d’une étendue encore sauvage. La mystérieuse disparition de leur nouveau-né et la perte soudaine de leurs récoltes vont rapidement les amener à se dresser les uns contre les autres…

Un conte horrifique macabre sur la sorcellerie à la mise en scène chirurgicale, à l’interprétation magistrale et à l’ambiance glauque, dont la critique sur le fondamentalisme religieux et le plaidoyer pour l’émancipation féminine en font un classique du genre.

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Ça (2017)

Ça (2017)

À Derry, dans le Maine, sept gamins ayant du mal à s’intégrer se sont regroupés au sein du Club des Ratés. Rejetés par leurs camarades, ils sont les cibles favorites des gros durs de l’école. Ils ont aussi en commun d’avoir éprouvé leur plus grande terreur face à un terrible prédateur métamorphe qu’ils appellent Ça.

Cette adaptation fidèle à l’une des œuvres-phares de Stephen King, est un récit d’apprentissage sur la perte de l’innocence enfantine et le passage à l’adolescence où le Club des Ratés, les Goonies d’aujourd’hui interprétés par des gamins au top, nous embarque dans un cirque de cauchemars à l’ambiance malsaine et aux visions d’horreur mémorables. Le suspense est solide, la direction artistique très soignée, le personnage terrifiant du Clown Grippe-Sou particulièrement bien iconisé, et il n’est pas rare de passer du rire à l’effroi. Une réussite majeure !

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Get Out

Couple mixte, Chris et sa petite amie Rose filent le parfait amour. Le moment est donc venu de rencontrer la belle famille, Missy et Dean lors d’un week-end sur leur domaine dans le nord de l’État. Chris commence par penser que l’atmosphère tendue est liée à leur différence de couleur de peau, mais très vite une série d’incidents de plus en plus inquiétants lui permet de découvrir l’inimaginable…

Cette rencontre inquiétante et pleine de faux semblants entre deux catégories sociales, est un thriller psychologique cauchemardesque sur fond de question raciale qui renoue avec les films d’horreur des 70’s. Très doué dans la précision de l’écriture, les changements de tons (l’ironie, le second degré, l’inquiétude, l’effroi, la violence), la gestion du rythme, l’installation d’une atmosphère anxiogène, la direction d’acteurs et l’exécution de sa mise en scène, Jordan Peele se joue des clichés du genre jusqu’à l’inattendu dénouement final. Hantée par les angoisses de tout un peuple, Get Out est une vraie perle noire qu’il faut absolument voir !

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Sans un bruit

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.

Fort d’un postulat original, Sans un bruit est un exercice de style sensoriel profondément suffocant. Tout autant série B horrifique d’une efficacité redoutable (toutes les attaques sont mémorables) que chronique familiale émouvante, ce survival intime à la maîtrise technique impressionnante et au casting remarquable vaut la peine d’être « vécu ».

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Ça: Chapitre 2

Ça: Chapitre 2

Vingt-sept ans après les événements de la première attaque, le clown diabolique Pennywise revient hanter les rues de Derry, une ville paisible dans le Maine. Les membres du Club des Ratés, désormais adultes, se retrouvent alors après avoir été séparés les uns des autres depuis longtemps.

Un peu moins réussie par excès de longueur (d’inévitables petites baisses de rythme) et de numérique, cette suite toujours adaptée du roman de Stephen King ne manque pas d’efficacité. Mêlant adroitement drame, humour et horreur, ce film fantastique au casting 5 étoiles est visuellement léché et met en scène des « ratés » (devenus adultes) touchants, dont les rencontres avec le terrifiant clown Pennywise vont donner lieu à plusieurs moments marquants.

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Midsommar

Midsommar

Dani et Christian sont sur le point de se séparer quand la famille de Dani est touchée par une tragédie. Attristé par le deuil de la jeune femme, Christian ne peut se résoudre à la laisser seule et l’emmène avec lui et ses amis à un festival qui n’a lieu qu’une fois tous les 90 ans et se déroule dans un village suédois isolé. Mais ce qui commence comme des vacances insouciantes dans un pays où le soleil ne se couche pas va vite prendre une tournure beaucoup plus sinistre et inquiétante.

En digne héritier du Wicker Man de 1973, ce cauchemar en pleine lumière s’impose comme un excellent film d’horreur folk au cadre maîtrisé, à l’ambiance tendue, aux acteurs habités, à la narration complexe (les thématiques abondent) et aux séquences ouvertement choquantes. Tel un poison lent, cette cérémonie qui célèbre le solstice d’été vire en un « mauvais trip » hallucinatoire singulièrement perturbant. Âmes sensibles s’abstenir !

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Scary Stories

Scary Stories

Dans un manoir abandonné, un groupe de jeunes trouve un livre qui raconte des histoires terrifiantes. Mais cette trouvaille n’est pas sans conséquence : la lecture du livre permet à ses effroyables créatures de prendre vie… La petite ville va alors faire face à une vague de morts particulièrement atroces, et chacun devra affronter ses pires peurs pour sauver les habitants et arrêter ce carnage.

Malgré un cheminement prévisible (qui prend la forme d’une anthologie) et des évènements horrifiques gentillets, Scary Stories reste un très honnête film d’épouvante à la facture classique soignée, aux créatures chimériques réussies, à l’ambiance morbide prenante et aux personnages sympathiques comme tout. Une bonne petite surprise adaptée des livres d’Alvin Schwartz.

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« Les âmes les plus sombres ne sont pas celles qui choisissent de se terrer dans l’enfer des abysses, mais celles qui décident de se libérer des tréfonds pour se glisser en silence parmi nous. »

Le docteur Samuel Loomis dans Halloween (1978)

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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