4K Ultra HD – Édition US – Paramount Pictures – 115 min – 05 avril 2022

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : Dolby Vision
• Ratio : 2.39

Bande-son
• Anglais DTS-HD MA 7.1
• Français (parisien) Dolby Digital 5.1

Sous-titres
• Anglais
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Previous
Next

ŒUVRE – Ghostface est (encore) de retour !

Vingt-cinq ans après que la paisible ville de Woodsboro a été frappée par une série de meurtres violents, un nouveau tueur revêt le masque de Ghostface et prend pour cible un groupe d’adolescents. Il est déterminé à faire ressurgir les sombres secrets du passé.

Si cette renaissance (non désirée) n’a de cesse de rendre hommage au premier épisode (et à Wes Craven) jusqu’à revenir sur les lieux du crime, elle ne parvient jamais à renouveler la formule (usée jusqu’à la corde) du slasher et se vautre dans un discours méta faussement malin (le concept était bien plus tranchant il y a 25 ans).

Peu inspirée, parcourue d’attaques paresseuses et peuplée de personnages à claquer, cette suite qui a oublié le suspense sur le pas de porte (Billy Loomis ne hante pas le film) « hurle » de toutes ses forces le déjà-vu (un pastiche des meilleurs moments de la saga).

Pour revenir (le 6e opus a officiellement été lancé), la franchise va devoir se remettre en question (et pas qu’un peu) car elle tourne en rond depuis très longtemps. Mais alors qu’elle se réfugie dans le passé, le peut-elle seulement ?

IMAGE – Un couteau bien affûté ?

Prenant les devants sur son homologue 1080p, ce transfert UHD Dolby Vision tout sauf plat (il y a de la texture et de la profondeur) délivre des images plutôt éloquentes.

L’apport de définition est réellement significatif (cf. la netteté des arrière-plans), les détails qui sont plus intimes révèlent des visages plus marqués (les rides, le maquillage, les pores de la peau, la pilosité) ou encore des décors/vêtements/accessoires mieux exposés (la cuisine lors de l’ouverture, le masque en latex du tueur), et la compression HEVC ne se fait pas ressentir.

La palette colorimétrique se perfectionne avec une carnation plus saine et des primaires plus vives (le ciel bleu, la verdure de la petite ville, le sang rouge), les contrastes se voient optimisés avec des noirs plus précis et des blancs plus éthérés (la séquence dans le couloir sombre de l’hôpital en est le parfait exemple), et les sources lumineuses s’exercent à une meilleure brillance (l’éclairage intérieur, les phares et autres gyrophares).

SON – Même plus peur !

Malgré l’absence (incompréhensible) d’une bande-son Dolby Atmos alors même qu’elle avait été exploitée au cinéma, le mixage DTS-HD MA 7.1 (réservé à la VO) ne doit être négligé car solide et équilibré avec soin.

La dynamique devient féroce dès qu’une lame est dégainée (et tranche les corps), les dialogues sont clairs et intelligibles, la scène surround est occupée par des effets parfois détonants (comme la « classique » sonnerie de téléphone) et de nombreuses ambiances environnementales, le caisson de basses est stimulé à la moindre occasion violente (les coups de feu) et la musique fréquente toutes les enceintes.

Moins large et précise, la VF(F) n’en reste pas moins vivante et engagée hors un doublage peu concerné.

CONCLUSION – Le téléphone se remet à sonner

Inutile d’attendre un coup de fil pour deviner qui se cache (pour le 5e fois) derrière le masque de Ghostface, suffit de lancer le présent 4K Ultra HD qui, à la différence de l’œuvre qu’il assiste, n’est pas à l’agonie ! Écoutez donc le conseil de la  « final girl » et préférez définitivement Mister Babadook.

Note artistique
4
Qualité vidéo
9
Qualité audio
9
0
Scream (2022)

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
0 Commentaires
Commentaires sur Inline
Voir tous vos commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x