Retour aux affaires pour Étienne, qui revient avec le Mag.7 à une sélection plus traditionnelle de l’émission en invitant Baya. Auteur de deux bandes dessinées, ce passionné s’est prêté au jeu du micro pour proposer les films choisis pour l’occasion.
It was the next session!
Mag.7 isa podcast, produced and distributed by the association blésoiseThe Next Meeting. The principle is simple: in collaboration withlibraries of AgglopolysIn the town of Blois, the host Étienne invites people to walk through the music-cinema service and video games of the places and to choose DVDs there. More specifically, seven films, series, documentaries or concerts – seven corresponding to the borrowing capacity proposed by the library – then evoke their selection to the microphone. A monthly program based on the sharing and passion of the 7th art, and seeking to highlight the quality and quantity of films available in public libraries, all accessible for modest amounts, if not totally free in some communities.
Retour aux affaires
AfterThe Myceliadset une sélection spéciale établie pour l’occasion, Étienne revient à un épisode duMag.7plus traditionnel. Entendez par là que notre cher animateur invite une personne à venir arpenter les rayons DVD/Blu‑ray des bibliothèques d’Agglopolys afin de nous faire part de ses choix cinéphiliques.
Et pour ce nouvel épisode, c’est Baya qui se prête au jeu ! Il a beau être l’auteur de deux bandes dessinées, Baya est un passionné de cinéma avant toute chose, ayant même remporté une soirée Ciné‑quiz orchestrée par le ciné‑club vendômois41 Images/seconde.
Hugo Cabret (2011)
Title V: Hugo –Nationality: United States –Gender: Aventure, Drame –Implementation: Martin Scorsese –Distribution : Asa Butterfield, Chloë Grace Moretz, Ben Kingsley, Sacha Baron Cohen, Ray Winstone…
DVD Edition: France | Metropolitan Film & Video | 09 janvier 2013 –Blu-ray Edition: France | Metropolitan Film & Video | 14 avril 2022 –4K Ultra HD Edition: États-Unis | Arrow | 18 juillet 2023 –Dissemination platforms: Cinemasalademande, PremiereMax, VIVA, SOONER, Canal VOD, Orange et Pathé Home
The pitch: Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner.
Opinion ofMaG(le loup celeste) : Avec la précision d’un horloger et l’émerveillement d’un illusionniste,Hugo Cabretassemble ses rouages narratifs pour célébrer la magie du cinéma. Scorsese y déploie une mise en scène étincelante, des décors féeriques et une direction d’acteurs ciselée, rappelant que chaque image peut être un mécanisme de rêve. Hommage vibrant à Méliès, ce film‑automate rappelle que, de la pellicule à la 3D, la véritable étincelle reste intacte : celle qui transforme l’écran en machine à merveilles.
Opinion ofThe Next Meeting(Aurélie) : Pour un cinéphile, regarderHugo Cabret, c’est regarder la magie du cinéma se mettre en marche, parce qu’à travers les yeux d’Hugo et la recherche d’un message caché de son père décédé, c’est la vie de Georges Méliès, pionnier du cinéma, qui se déroule sous nos yeux.
Quant aux novices, ou spectateurs venus pour le plaisir, le film offrira un premier aperçu de ce que l’imaginaire humain a été capable de créer pour mettre en œuvre ses rêves les plus fous et les partager, dans un seul but : la distraction.
Il ne faut pas se leurrer : l’existence de ce film est un ovni dans la filmographie de Martin Scorsese et n’a pas été approuvée par tout le monde à sa sortie. Mais si l’on connaît l’amour que Scorsese porte au cinéma, on comprend qu’il se soit attelé à ce projet, qui est dans son entièreté un vibrant hommage à ce monde de créations.
Pour ceux qui veulent aller plus loin,Hugo Cabretest l’adaptation d’un roman :L’Invention de Hugo Cabret, de Brian Selznick. Et si vous souhaitez continuer de rêver les yeux grands ouverts, je vous conseille l’exposition consacrée à Georges Méliès à la Cinémathèque française, où vous aurez le plaisir de voir le pantin utilisé dans le film.
Beau-Père (1981)
Nationality: France –Gender: Drama, Romance –Implementation: Bertrand Blier –Distribution : Patrick Dewaere, Ariel Besse, Maurice Ronet, Nicole Garcia, Nathalie Baye…
DVD Edition: France | Studiocanal | 05 octobre 2010 –Blu-ray Edition: France | Studiocanal | 01 janvier 2021 –Dissemination platforms: Orange, LaCinetek, Canal VOD, VIVA et PremiereMax
The pitch: Rémi est un musicien à la dérive. Sa compagne, Martine, vient de mourir dans un accident de la route. Marion, 14 ans, la fille de Martine, reste vivre avec Rémi. Elle éprouve de l’attirance pour son beau-père. Après une longue résistance, Rémi succombe aux avances de Marion.
Joker (2019)
Nationality: États-Unis, Canada –Gender: Drama, Thriller –Implementation: Todd Phillips –Distribution : Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz, Frances Conroy, Brett Cullen…
DVD Edition: France | Warner Bros. | 12 février 2020 –Blu-ray Edition: France | Warner Bros. | 12 février 2020 –4K Ultra HD Edition: France | Warner Bros. | 12 février 2020 –Dissemination platforms: HBO Max, Netflix, Amazon Prime Video, Orange, PremiereMax, VIVA, Canal VOD, Pathé Home, SOONER, et Rakuten TV
The pitch: Le film, qui relate une histoire originale inédite sur grand écran, se focalise sur la figure emblématique de l’ennemi juré de Batman. Il brosse le portrait d’Arthur Fleck, un homme sans concession méprisé par la société.
Opinion ofMaG(le loup celeste) : Fini de rire, DC a trouvé son chef-d’œuvre dans cette vraie leçon de cinéma… Une grande œuvre dramatique transcendée par un Joaquin Phoenix ahurissant dans la peau d’un Joker psychopathe, héraut de la violence sociale d’une époque.
Opinion ofThe Next Meeting(Mia) : Todd Phillips nous présente une naissance du Joker à travers une œuvre qui lui est totalement dédiée. Le Joker n’est plus l’ombre maléfique de la chauve‑souris héroïque, mais un citoyen opprimé et harcelé, qui n’a pas d’autre moyen de défense que de répondre plus fort au risque de se faire écraser par la société et les classes dominantes. Dans ce film, le Joker ne perd rien de son aura iconique, au contraire, comme l’atteste la fameuse séquence de danse dans l’escalier, mais il est traité de manière sociale.
D’ailleurs, sa rébellion le dépasse : sans le vouloir, il déclenche un mouvement violent de révolution sociale. Le film n’est pas un film anarchiste (bien qu’il ait été perçu ainsi à sa sortie). Il porte un regard social sur ce personnage du Joker et sur la ville de Gotham, habituellement fantasmés sous le prisme d’un regard situé au niveau de Batman/Bruce Wayne. Le travail de perception de la ville est d’ailleurs fort : sous le regard de Bruce Wayne, qui bénéficie d’un cadre de vie plaisant malgré la perte de ses parents, la ville est constamment sous la pluie et montrée de nuit, alors que dans Joker, Gotham apparaît principalement de jour et sous un beau soleil.
Les méchants de l’univers cinématographique de Batman sont souvent des marginaux qui se rebellent contre les carcans d’une société qui les discrimine. DansBatman Returns, Catwoman est une femme célibataire vivant seule avec ses chats (et subissant la violence de son patron, un riche entrepreneur tyrannique incarné par Christopher Walken), tandis que le Pingouin est un enfant rejeté par ses riches parents à la naissance à cause de sa différence. On peut aussi citer Poison Ivy (incarnée par Uma Thurman) dansBatman & Robin, une scientifique écologiste ignorée, forcée de trouver sa force dans la séduction et devenant une écoféministe.
Once Upon a Time... in Hollywood (2019)
Nationality: United States –Gender: Comédie, Drame, Thriller –Implementation: Quentin Taratino –Distribution : Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie, Emile Hirsch, Margaret Qualley…
DVD Edition: France | Sony Pictures | 14 décembre 2019 –Blu-ray Edition: France | Sony Pictures | 14 décembre 2019 –4K Ultra HD Edition: France | Sony Pictures | 14 décembre 2019 –Dissemination platforms: HBO Max, Amazon Prime Video, SOONER, Canal VOD, Rakuten TV, PremiereMax, VIVA et Pathé Home
The pitch: En 1969, un acteur et sa doublure voient leur carrière péricliter au sein d’une usine à rêves qui change, entre mouvement hippie et arrivée d’un gourou.
Opinion ofMaG(le loup celeste) : Voyage cinéphile riche et foisonnant sur la fin de l’âge d’or d’Hollywood,Once Upon a Time... in Hollywoodis a fun as well as melancholy ride in the Los Angeles of 60s/70s worn by a crazy casting. Ode to the 7th art ultra-referenced and furiously nostalgic, this masterpiece « cache » without doubt the most personal film of its author-director, the immense Quentin Tarantino. A real movie pleasure!
Opinion ofThe Next Meeting(Sébastien) : Maintes fois, Quentin Tarantino a démontré au fil de sa filmographie qu’il est un cinéphile né. Il suffit de voir à quel point chacune de ses œuvres reprend des genres cinématographiques, allant du film de gangsters (Reservoir Dogs, Pulp Fiction) aux westerns (Django Unchained, Les 8 Salopards), en passant par le film de guerre (Inglourious Basterds). Il s’est même essayé à divers exercices de style pour rendre hommage à la blaxploitation (Jackie Brown), au chanbara (le diptyqueKill Bill) ou encore au cinéma d’exploitation (le diptyqueGrindhousewithBoulevard de la Mort). Mais jamais il n’avait frontalement parlé du 7ᵉ art au cours de sa carrière, jusqu’à la sortie de Once Upon a Time… in Hollywood, pièce maîtresse d’un grand passionné.
Outre le fait qu’il explore l’univers des productions hollywoodiennes à travers ce cascadeur et sa doublure, Quentin Tarantino fait de son neuvième long‑métrage (les deux parties deKill Billne comptant que pour une seule œuvre) une véritable lettre d’amour adressée au cinéma. Bien loin des délires auxquels il nous a habitués, le cinéaste propose ici une plongée plus soft au cœur même des plateaux de tournage. Certes, Tarantino use encore de ses longues discussions qui captivent l’attention, tout en s’adonnant à l’explosion de violence (le climax) et à l’envie de remodeler l’Histoire, à la manière d’Inglourious Basterds. Mais le réalisateur fait preuve ici d’une sobriété inhabituelle, qu’il utilise pour rendre hommage à cet art qu’il affectionne. Pour cela, il convoque diverses célébrités des années 60, époque de sa naissance et avènement du Nouvel Hollywood.Once Upon a Time... in Hollywoodse présente alors comme un musée vivant où l’on croise Sharon Tate, Bruce Lee, Steve McQueen ou encore James Stacy. Il filme ses personnages et ses décors avec des étoiles plein les yeux, et parvient à transmettre cet émerveillement à son public.
Le long‑métrage dresse également le portrait d’une époque ayant marqué Tarantino en dehors du cinéma : le mouvement hippie, la guerre du Viêt Nam, l’élection de Richard Nixon à la présidence… et bien évidemment la célèbre Famille Manson.Once Upon a Time... in Hollywood, c’est une carte postale animée qui permet à Tarantino de s’ouvrir aux spectateurs, faisant de ce titre son film le plus personnel. Alors que nous attendions tous sa dixième réalisation, annoncée comme la dernière, l’auteur livre ici son film ultime : celui qui réunit toutes ses références, thématiques et convictions, et qui résume à lui seul une carrière devenue culte au fil des décennies.
Voyage au Bout de l'Enfer (1978)
Title V: The Deer Hunter –Nationality: United States, Great Britain –Gender: Drame, Guerre –Implementation: Michael Cimino –Distribution : Robert De Niro, Christopher Walken, Meryl Streep, John Savage, John Cazale…
DVD Edition: France | Studiocanal | 09 juillet 1998 –Blu-ray Edition: France | Studiocanal | 23 septembre 2008 –4K Ultra HD Edition: France | Studiocanal | 18 septembre 2018 –Dissemination platforms: MUBI, SOONER, VIVA, Canal VOD, ARTE France, Rakuten TV, LaCinetek, Pathé Home, Orange, PremiereMax et ARTE Boutique
The pitch: Entre Amérique et Viêtnam, le parcours et le destin tragiques d’une bande d’amis soudés, confrontés aux horreurs et aux injustices de la guerre.
Opinion ofThe Next Meeting(Sébastien) : Dans la seconde moitié des années 70, parler de la guerre du Viêtnam est encore tabou du côté de chez l’oncle Sam. Peu de majors hollywoodiennes osent se lancer sur un tel sujet, la réponse revenant le plus souvent étant qu’« aucun Américain ne veut voir un film sur le Viêt Nam » (dixit Michael Deeley). Le projet aura même du mal à trouver des financements américains, trouvant preneur auprès de producteurs anglais, dont Deeley mais également Barry Spikings. Tous deux désirent alors adapter un scénario qu’ils trouvent brillant mais incomplet, sur une bande d’amis se rendant à Las Vegas pour jouer à la roulette russe. Avec l’envie de traiter du conflit et l’appui du réalisateur Michael Cimino, le scénario se transforme peu à peu pour faire deTrip to the end of hellle premier film à parler de la guerre du Viêtnam et de ses répercussions. D’où cette place prépondérante que le titre occupe au sein de la culture cinématographique, donnant ainsi naissance à bon nombre d’œuvres qui marqueront les esprits à leur tour :Revelation Now, Rambo, Platoon, Born on 4 July, Outrages… Mais outre sa posture, c’est également par son indéniable qualité que le long‑métrage se démarque.
Car en voyant le film, il est impossible de deviner que le scénario originel évoquait un périple à Las Vegas. Ici, il est plutôt question d’une fresque de plus de trois heures, évoquant le douloureux périple d’amis qui s’annonce comme la parfaite illustration du conflit. Ainsi, le film commence par une première partie rimant avec festivités et insouciance. Les personnages, ivres de joie et de patriotisme, sont heureux de partir sur le front afin de servir leur pays. Arrive alors la seconde partie qui, comme nos héros, nous propulse sur le terrain, où nous faisons face à la réalité et à l’horreur de la guerre. Il s’agit, sans l’ombre d’un doute, du moment le plus dur et le plus prenant du film. Puis l’ensemble se termine sur une troisième partie, qui évoque les répercussions sur les protagonistes et se présente comme l’exact contraire du début. Car à la fin, tout n’est que douleur, désespoir et folie. Par sa durée conséquente,Trip to the end of hellnous emmène dans une épopée en nous faisant passer par tous les états possibles. Un constat que nous devons à la mise en scène de Michael Cimino, mais surtout à l’interprétation sans faille de son casting de renom, soumis à des conditions de tournage extrêmes. Autant dire que l’uppercut ressenti en cours de visionnage peine à s’affaiblir une fois le générique de fin entamé !
Au final, il ne reste du premier scénario que la fameuse séquence de la roulette russe. Longtemps contestée pour sa véracité historique, elle résume pourtant à elle seule la guerre du Viêtnam : un « moment » d’une rare violence, régi par l’aveuglement, l’horreur et la folie, ayant marqué ses principaux acteurs à jamais. Beaucoup d’autres titres évoqueront cela, mais rarement avec l’intensité deTrip to the end of hell.
28 jours plus tard (2003)
Title V: 28 Days Later –Nationality: Great Britain –Gender: Horreur, Science-Fiction –Implementation: Danny Boyle –Distribution : Cillian Murphy, Naomie Harris, Brendan Gleeson, Megan Burns, Christopher Eccleston…
DVD Edition: France | 20th Century Studios | 09 janvier 2004 –Blu-ray Edition: France | 20th Century Studios | 05 janvier 2011 –4K Ultra HD Edition: France | Sony Pictures | 02 septembre 2026 –Dissemination platforms: Amazon Prime Video, Canal VOD, PremiereMax, Pathé Home, SOONER, Rakuten TV et VIVA
The pitch: En faisant irruption dans un laboratoire pour délivrer des chimpanzés, un commando de la Protection Animale libère un virus qui se propage rapidement à travers le pays. C’est dans un Londres devenu ville fantôme que Jim sort d’un profond coma…
Opinion ofMaG(le loup celeste) : En dynamitant le zombie movie avec des infectés lancés comme des bolides dans un Londres vidé de toute âme, Danny Boyle signe un cauchemar fiévreux filmé en DV, dont le réalisme court‑circuité glace le sang. L’intensité brute de Cillian Murphy, véritable déflagration à l’écran, propulse chaque scène comme une contamination émotionnelle. Entre tension virale et poésie post‑apocalyptique,28 days laterdemeure un choc sensoriel fulgurant, une renaissance du genre qui mord longtemps après le générique.
Opinion ofThe Next Meeting(Aurélie) : Ce film est, et restera, l’un de mes préférés tant je lui trouve de nombreuses qualités, et je me permets donc de prendre parti dès le début de cette critique : je n’ai pas de points négatifs ! Dès le début, la photo, la musique et la scène d’ouverture prennent aux tripes. Tout d’abord,28 days laterest une révolution dans le mythe du zombie : exit les monstres démembrés et en décomposition sortant de leurs tombes, qui ont longtemps rempli les nanars. Certes, ce ne sont pas réellement des zombies, mais des infectés qui reprennent les codes du genre.
Lors de mon premier visionnage, j’ai été conquise par le traitement et le rendu des attaques des infectés, qui leur confèrent une violence et une imprévisibilité rarement utilisées, l’imminence d’une attaque étant souvent mise en scène pour instaurer un climat de peur. C’est cette violence crue, accompagnée de la superbe musique de John Murphy, qui rend28 days lateraussi froid, comme une atmosphère de fin du monde où l’espoir n’est plus permis. Fin du monde qui constitue le sujet central du film, résumé dès les premières minutes par Cillian Murphy errant dans les rues désertes de Londres.
Le génie de ce film d’horreur réside dans le parallèle qu’il établit entre l’horreur sauvage et animale des infectés et l’horreur humaine, qui se révèle tout aussi brutale et irréfléchie lorsqu’il s’agit de soumettre ou de s’approprier l’autre. Finalement, qui est le pire, l’homme ou la bête ? La question continue de se poser dans la suite (que je conseille évidemment),28 weeks later. Ce n’est pas le seul film à explorer cette interrogation, mais les œuvres du genre horrifique s’y prêtent particulièrement, tant elles permettent d’exposer les instincts les plus sombres.
Allons z'enfants (1981)
Nationality: France –Gender: Drame, Guerre –Implementation: Yves Boisset –Distribution : Jean-Pierre Aumont, Lucas Belvaux, Jean Carmet, Eve Cotton, Jean-Claude Dreyfus…
DVD Edition: France | Tamasa Distribution | 04 mars 2014 –Dissemination platforms: Orange et Canal VOD
The pitch: Simon est la bête noire de son régiment, ne se soumettant à l’autorité de personne. Ses supérieurs décident de l’envoyer au bagne après avoir tenté de déserter…
Aux frontières de l'aube (1988)
Title V:Near Dark –Nationality: United States –Gender: Horreur, Fantastique –Implementation: Kathryn Bigelow –Distribution : Adrian Pasdar, Jenny Wright, Lance Henriksen, Bill Paxton, Jenette Goldstein…
DVD Edition: France | Studiocanal | 13 avril 2010 –Blu-ray Edition: France | Studiocanal | 25 septembre 2018
The pitch: Une nuit, Caleb, un jeune fermier de l’Oklahoma, rencontre la belle Mae. Fasciné, il tente de la séduire et obtient d’elle un baiser qui devient une morsure. Ce contact va entraîner Caleb dans le monde des compagnons de Mae, des vampires. Il devra apprendre à tuer pour s’abreuver du sang de ses victimes.
Opinion ofThe Next Meeting(Sebastian):Aux frontières de l’aubeest un film survenu alors que la culture populaire commençait à s’amuser avec la figure du vampire. Toujours rattaché à l’imagerie noble et châtelaine du comte Dracula, le suceur de sang devenait alors une personne lambda, un monsieur‑et‑madame‑Tout‑le‑monde dont les clichés et caractéristiques évoluaient. L’ail et les crucifix ne lui faisaient plus vraiment d’effet, l’invitation à entrer disparaissait peu à peu et, surtout, il devenait une créature capable de se fondre dans la masse. Mais contrairement à des œuvres telles queVampire, vous avez dit vampire ?orGénération perdue, Aux frontières de l’aubeparvient à se démarquer grâce à la vision et au travail de sa réalisatrice, Kathryn Bigelow.
Désireuse de diriger un western, genre alors en perdition, elle décide de conjuguer cette envie avec le mythe du vampire pour aboutir à une œuvre crépusculaire. Comme au temps des cow‑boys, le film suit une bande de hors‑la‑loi errant sur les routes, faisant halte ici ou là pour y provoquer le chaos. Les déserts américains deviennent des champs et des villes, le saloon se transforme en bar. La cinéaste va même jusqu’à conserver certains accessoires, comme les bottes à éperons, donnant lieu à une séquence horrifique d’une créativité folle. Mais l’inventivité de Bigelow ne s’arrête pas là : elle se poursuit dans la maîtrise de sa mise en scène. Outre ses vampires, principalement incarnés par le casting d’Aliens, return(Lance Henriksen, Bill Paxton et Jennette Goldstein), elle fait de la nuit un personnage à part entière. Sa représentation ténébreuse, presque sans étoiles, donne un cachet immense au film, tant visuel qu’atmosphérique. Je pense notamment à cette séquence de fusillade dans un motel où, la nuit laissant place au jour, la trajectoire des balles est dessinée par les rayons du soleil, mortels pour nos suceurs de sang.
Mais au‑delà de la réappropriation d’une figure emblématique,Aux frontières de l’aubese présente comme un renouveau hollywoodien. À une époque où il semblait impensable de voir une femme diriger des films tels queDie HardorRoboCop, Kathryn Bigelow fait preuve d’un talent et d’une maîtrise qui lui permettent de se hisser aux côtés de ses homologues masculins, tels que James Cameron, John McTiernan ou Paul Verhoeven. Sa carrière sera d’ailleurs marquée par divers essais dans le cinéma de genre : le policier (Blue Steel), l’action (Break item), la science‑fiction (Strange Days) ou encore le film de sous‑marin (K‑19). Oui, avant de devenir la cinéaste reconnue pour ses films politiques, Kathryn Bigelow a su se faire une place dans un Hollywood qui laissait peu de place aux femmes, alors qu’elles pouvaient livrer des œuvres tout aussi travaillées, voire plus réussies, que bien des réalisateurs.
The different podcasts ofThe Next Meetingare accessible atthis address.
Biberned to Steven Spielberg's films and passionate since the discovery of a certainAlienRidley Scott, I'm eating every movie that comes under my hand. The cinema for sharing and cultural gathering, I like to discuss it with lovers of 7th art.The Next Meeting
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