• Testé sur PC avec une RTX 4070 TI en 3440 X 1440 écran ultra large à plus de 120 fps.
  • Pathtracing gourmand donc désactivé pour profiter la fluidité maximale.
  • Code transmitted by the publisher
  • Cinq jours successifs pour une quarantaine d’heures de jeu en mode Nightmare en boostant ces paramètres :
    • Damage to the player in %: 250/500
    • Damage to demons in % : 100/1000
    • Maximum aggression of demons in %: 150/150
    • Maximum speed in %: 150/150
    • Maximum projectile speed: 5/5
    • Resource efficiency: 2/5
    • % stunning effect: 75/150
  • Je dois encore trouver 5 clés astrales pour prendre ma retraite de Slayer… Ce sera fait !
  • Gameplay maison en difficulté boostée au maximum.

As with The Ancient Gods, le DLC Revelations a été conçu pour les plus fanatiques amoureux de la franchise. Présenté comme « l’aboutissement de 35 ans de Doom », Revelations tient-il ses promesses ? Retour sur une lettre d’amour qui pourrait bien sonner comme le dernier baroud d’honneur du Slayer. Va de retro Microsoft !

Licencier pour mieux régner

En une décennie, quel chemin parcouru par ID Software pour donner un nouveau souffle à la franchise Doom. Cinq ans après le rachat par Microsoft de la maison mère Zenimax, jamais le studio texan n’avait semblé aussi fragilisé par l’incurie et la bêtise crasse d’un éditeur sans autre gouvernail que le profit à court terme. Depuis leur brillante stratégie d’acquisition visant à aligner des dizaines de milliards de dollars pour « enrichir » leur catalogue d’IP pour mieux fermer les studios ensuite, Microsoft n’a cessé de licencier à tour de bras. Malgré l’indignation générale des joueurs et même des grèves historiques des premiers concernés, les développeurs, l’horizon est sombre

Cachez-moi ce torse velu que je ne saurais voir !

Vous l’aurez compris, impossible de commencer à parler de Doom sans évoquer ces récentes vagues de licenciements savamment présentées comme des restructurations internes par Microsoft. Un jargon bien huilé qu’on ne connaît que trop bien pour maquiller des plans de licenciements massifs. Avec près de 70% des effectifs poliment congédiés, on préfèrera donc utiliser le terme adéquat de « purge ». ID Software paye le prix fort et s’inscrit dans la nouvelle « stratégie » du géant américain qui s’est séparé de 2,1% de son effectif mondial. Certes le studio n’est pas encore directement menacé de fermeture comme Arkane Lyon. Cependant, en se séparant de tous les ténors qui ont ressuscité la franchise, Microsoft se prive d’un savoir-faire qui aura mis des décennies avant d’arriver à une telle maturité.

Les Maykrs… Microsoft… la lettre « M » du Malin... Incidence ou coïncidence ? Je ne pense pas...

Comment imaginer un instant qu’un nouvel épisode puisse égaler les précédents après un tel carnage dans les rangs d’ID Software ? On ne le répétera jamais assez mais les concentrations dans le jeu vidéo, comme dans n’importe quel marché, conduisent toujours au désastre. C’est donc chahuté par la nouvelle qu’on a engloutie ce DLC comme si c’était le dernier. A chaque démon éventré, on s’imaginait rendre coup pour coup à ces actionnaires débiles qui ont conduit à un tel marasme. « Qu’on leur coupe la tête » comme dirait l’autre.

La lance et le bouclier

Comme le veut la formule éprouvée dans le jeu principal, on retrouve une difficulté à la carte avec les options de customisation de l’agressivité des ennemis, de la vitesse de projectiles et de déplacement. Autant de paramètres qu’on s’est empressé de pousser au maximum. Là où le dernier jeu assumait fièrement sa philosophie du « stand and fight » et un retour plus terre à terre du gamedesign, ce DLC rebat les cartes de la gravité par l’ajout d’une lance au gameplay. Au lieu de parer les projectiles verts et les attaques adverses avec notre bouclier, ce DLC propose de riposter à la lance. Ce nouveau joujou du Slayer n’a rien d’un gimmick. Un clic droit de la souris permet de lancer un grappin qui nous expédie dans les airs à toute allure. A chaque parade, la lance, une fois améliorée, prend une couleur rouge et peut alors être projetée entre les deux yeux des démons, pour peu qu’on sache viser sous pression.

Dans Doom, les méchants ont toujours ce petit côté sympathique qui nous donne envie de les prendre dans nos bras !

A l’image du bouclier qui devenait dévastateur au terme de The Dak Ages, la lance aura elle-aussi droit à son lot d’améliorations qu’on débloque en récoltant de précieux cristaux. Un léger ralenti s’actionne quand on quitte le sol et qu’on brandit fièrement sa lance, un headshot bien placé renvoie des éclats vers les ennemis autour, etc.. Ce DLC multiplie les possibilités de gameplay comme jamais. Une fois le bouclier récupéré, on pourra même alterner entre le gameplay du jeu original et celui du DLC, ce qui requière une certaine adresse à toute allure, quelques techniques étant assignées au même endroit sur la souris. Les énigmes et secrets apportent de la diversité sans jamais constituer un frein sérieux à l’action. Enfin ID Software a même cajolé ses fans avec des séquences rétro reprenant le gameplay et les graphismes du tout premier Doom sorti en 1993.

Time To Kill Demon

A la fin du jeu, les devs ont pensé à tout et il vous faudra réunir sept clés astrales pour voir la vraie fin. Un défi pensé pour les fans assidus de la franchise tout en donnant un léger côté Metroidvania à l’ensemble (léger j’ai dit). Comme The Ancient Gods qui faisait passer le jeu principal pour un apéricube, Revelations s’amuse à vous faire du mal. Autant dire qu’en mode Nightmare et tous les paramètres de difficulté boostés, on apprend à cracher du sang et à le ravaler aussitôt jusqu’au succès. L’aventure prend alors des airs de die and retry sacrément corsé.

Ce nouveau DLC aime les pirouettes dans l’hyperespace et le jeu nous propose pour la première fois des séquences glaciaires bienvenues.

Dieu bénisse les SSD pour les temps de chargements quasi instantanés. Certains passages m’auront coûté des heures avant d’y arriver mais quelle satisfaction de réduire à néant les démons toujours plus vite. Un art qu’on résumera sous quatre lettres innocentes : TTKD. Le Time To Kill Demon, dans le jargon autoproclamé des initiés, c’est une unité de temps et un indicateur de mise à mort des ennemis. Plus le TTKD est proche de 0, plus les chances de survivre aux assauts adverses augmentent selon une bonne vieille recette éprouvée : la meilleure défense, c’est l’attaque.

Le purgatoire c’est fini ?

Nul doute que Revelations vous pousse à travailler votre TTKD comma jamais et ce d’autant plus pour ceux qui ont traficoté les paramètres du jeu. Le jeu tire même vers une sorte de Sekiro sous amphétamines lors de ses séquences de toute beauté, où on pare à la fraction de seconde près les attaques adverses pendant qu’on plante notre grappin dans le bedon d’un démon. Notre cerveau slayerien ne cesse de nous surprendre par son adaptation permanente à ce joyeux bain de tripes et d’hémoglobine. Ici un démon se téléporte à la vitesse de l’éclair tout en invoquant des hordes d’ennemis non-stop, là deux araignées géantes vous barrent la route dans une arène ouverte.

Moi qui invoque le Slayer pour qu’il punisse Microsoft et ses apôtres du capitalisme !

Revelations multiplies les configurations les plus sadiques et reculer n’est jamais une bonne idée. Si vous ne l’aviez pas encore intégré, la couardise n’est jamais récompensée dans la saga Doom, où tourner le dos une seconde à l’ennemi est systématiquement synonyme d’abdiquer. Comme tout arena shooter qui se respecte, le gameplay repose donc sur des vagues d’ennemis incessantes. Ce barrage de monstres en tous genres nous pousse dans nos derniers retranchements, les boucles de sbires des enfers n’hésitant pas à enchaîner les boss en cascade. Ce DLC est aussi sublimé par une OST bien plus entraînante et percutante que le jeu principal The Dark Ages qui se situait quelques crans en dessous de l’OST de Mick Gordon. La question nous brûle désormais les lèvres : a-t-on touché au meilleur Doom ? Avec sa difficulté à la carte et le retour de la verticalité mariée à la posture défensive adoptée par The Dark Ages, Revelations est bien la somme de tous les Doom, celui qui les réunira tous et qui m’aura scotché une quarantaine d’heures sur mon PC en quelques jours. Amen !

Home Sweet Home !
Après la flambée d’adrénaline et le générique de fin qui s’affiche, vient la descente. Notre organisme comprend alors qu’il vient peut-être de jouer au dernier vrai Doom. Merci à ID Software pour toutes ces tripes et boyaux partagés ces dix dernières années. Si le studio est encore loin d’être enterré, les dernières décisions de Microsoft nous font craindre un resserrage éditorial pour les prochains jeux des texans afin de toucher un public plus large. Le Slayer renaît toujours de ses cendres et pourvu qu’ID Software puisse s’éloigner le plus possible de Microsoft. On conclura cette critique par quelques paroles de Mireille Mathieu (si, si). « Et pourtant cette valse, aurait pu durer toujours. Ainsi va la vie, tout est bien fini. Il me reste une valse et mes larmes... » En toute cordialité… « Allez au diable Microsoft ». Le Doomguy saura vous y accueillir comme il se doit.
For
  • Gameplay « verticalorizontal »...
  • ... Le meilleur des deux mondes
  • La lance ultra badass
  • DLC généreux
  • Fait par des fans pour des fans
  • Optimisation graphique pour toutes les configs
  • OST bien meilleure que celle de The Dark Ages
  • Un jeu qui ne renonce jamais à la difficulté
Against
  • Et si c'était le dernier Doom ?

JV critic and film always ready to lead Interviews at festivals! Amateur of genre films and everything that tends to the strange. Do not hesitate to contact me by consulting my profile.

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