• Tested on PC using a code provided by the editor.
  • Configuration de test : RTX 4090 + AMD Ryzen 7 9800X3D = 60 FPS constants en 4K avec DLSS Équilibré et tous les réglages au max.
  • Le jeu m’est tombé des mains au bout d’une quinzaine d’heures.

Premier titre du jeune studio Rebel Wolves composé en partie d’anciens de CD Projekt, The Blood of Dawnwalker, sitôt lancé, rappelle beaucoup The Witcher 3 jusqu’à en reprendre ses envoûtants « LO-LÉ-LÈÈÈ ! LO-LÉ-LO-LÉ-LÈÈÈ ! ». Parvient-il à égaler ses qualités narratives pour autant ?

Vue subjective

Lorsqu’un jeu nous déplaît, il y a des signes qui ne trompent pas : les baîllements à répétition, le fait de souvent mettre la pause, la vérification sur le site Web de How Long To Beat du temps restant pour voir dérouler les crédits et j’en passe. Allons droit au but : je n’ai malheureusement pas du tout accroché à The Blood of Dawnwalker. Non pas qu’il s’agisse d’un mauvais jeu, loin de là, mais certains de ses défauts m’ont fait soupirer à de si nombreuses reprises que j’ai fini par lâcher la manette, un peu dépité, au bout d’une grosse quinzaine d’heures. Explications.

Coen est plutôt sensible, ce qui le rend relativement attachant.

Tout semblait pourtant répondre présent sur le plan narratif pour captiver mon attention : une quête tragique qui voit notre héros Coen partir à l’aventure pour sauver sa famille des canines d’un seigneur vampire tyrannique, des embranchements scénaristiques en fonction de nos choix, un récit mature… Si l’histoire se laisse suivre et bénéficie d’une écriture correcte pour un RPG, elle ne m’a à aucun moment transcendé, la faute peut-être à des personnages secondaires un peu fades et à un éclatement volontaire des quêtes pour une structure originale de progression à la carte. À moins que ce ne soit à cause de l’interface envahissante ou de certains systèmes vieillots vus et revus comme la traque d’objets en surbrillance pour faire avancer de petites scénettes d’enquête ultra scriptées. C’est bien simple, une fois sorti du prologue, rien ne m’a plus tenu en haleine.

Parade, riposte, parade, riposte, pierrade, composte.

Si au moins le jeu se rattrapait sur ses scènes d’action… Les combats de Dawnwalker se révèlent vite être ex-trê-me-ment répétitifs, en plus de pâtir d’un verrouillage des ennemis très imprécis, d’un protagoniste pataud (le comble pour un vampire), d’adversaires sacs à PV et d’une caméra régulièrement aux fraises qui ferait passer celle des productions From Software pour une référence en la matière. Cette foutue caméra vous fera perdre de nombreuses rixes, quand Coen ne se bloquera pas simplement dans des éléments du décor insignifiants comme un fil de tente ou un tabouret.

De la première joute à la dernière, vous vous batterez toujours de la même façon dans Dawnwalker. Parade, riposte, parade, riposte : c’est tout. Il est certes possible d’améliorer un arbre de compétences pour enrichir notre panoplie de mouvements, mais cela arrive bien trop tard, après que la lassitude se soit durablement installée. Il s’agit par ailleurs principalement de capacités à cooldown, qu’on peut utiliser une fois toutes les 20 secondes avant de reprendre la sempiternelle danse de la parade / riposte. Aucune de ces capacités ne change fondamentalement l’approche du combat. Ajoutez à cela l’impossibilité de fuir du fait que toutes les portes deviennent mystérieusement infranchissables une fois un affrontement amorcé et vous tenez la recette de la frustration. Les combats constituent le principal défaut du jeu et sont barbants au possible.

Plutôt joli, l'open world n'en demeure pas moins inintéressant à explorer.

En ce qui concerne l’exploration, The Blood of Dawnwalker a tôt fait d’évoquer tous les mondes ouverts sortis ces dernières années, avec son lot de tours d’observation à escalader, de brigades ennemies à occire et de camps à nettoyer. L’open world, qu’on ne s’approprie jamais, est assez vide et peuplé de PNJ qui ont la fâcheuse tendance de répéter leurs tirades comme un animatronique en peine. On y suit les points d’intérêt jaunes indiqués par notre boussole, tandis que rien ne favorise ou n’encourage à une exploration organique, comme on le ferait dans un Skyrim or Breath of the Wild pour ne citer qu’eux. Quant au système jour / nuit, il n’apporte aucune franche différence de gameplay, d’autant plus que Cohen se joue à peu de choses près de la même façon aux deux moments de la journée.

Coen le vampire, ici capturé en pleine séance d'épouillage.

Les systèmes de Dawnwalker paraissent tous à moitié terminés, un peu foutraques, à l’image de l’inventaire ô combien bordélique et désagréable à arpenter. On s’y emmêle les pinceaux et même les statistiques d’équipement y sont insatisfaisantes et peu claires, comme si un temps insuffisant avait été accordé à leur équilibrage (+2 % de chance de coup critique, mazette en voilà une statistique excitante !).

Ce sont toutes ces petites anicroches qui, mises bout à bout, m’ont fait abandonner Dawnwalker. S’il s’agit d’un premier titre tout à fait honorable, il aurait à mon sens bénéficié d’une structure sans monde ouvert et de plusieurs mois de polissage supplémentaires pour son ergonomie et ses graphismes, clairement en retard pour un jeu vendu plein pot à 80 euros. Si le bilan peut paraître sévère, j’encourage tout de même les curieux en manque de The Witcher à se laisser tenter après quelques patchs d’équilibrage et une petite promotion. Qui sait ? Peut-être saurez-vous mieux lui pardonner que moi ses défauts et son bilan technique un peu daté.

Permanent resident in the small town of Raccoon City and proselyte of the genius Rain World Since 2017, he is sometimes heard swearing to full lungs when he loses lamentably in front of the monkey of Sekiro To a lemming hair. In search of a 3080 for almost a year, the unfortunate man hopes to receive his order in 2022: the important thing is to believe it! His favorite TOC? Identify in a PDF all the games he played in his life.

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