Provenance : France | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 05 juillet 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 1.85
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby TrueHD 7.1
Français Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

The Fabelmans
4.5/5

Artistique : 9 | Vidéo : 9 | Audio : 9

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (Dolby Vision Filmmaker)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Surround), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Naissance d'une vocation

Passionné de cinéma, Sammy Fabelman passe son temps à filmer sa famille. S’il est encouragé dans cette voie par sa mère Mitzi, dotée d’un tempérament artistique, son père Burt, scientifique accompli, considère que sa passion est surtout un passe-temps. Mais lorsque ses parents décident de déménager dans l’ouest du pays, il découvre une réalité bouleversante sur sa mère qui fait basculer son avenir et celui de ses proches.

En même temps qu’il porte un regard tendre et bienveillant sur sa famille, Spielberg raconte sa jeunesse et son désir de cinéma dans cette autobiographie intime à l’interprétation d’une épatante justesse (Gabriel LaBelle, Michelle Williams, Paul Dano et Seth Rogen crèvent l’écran). Et alors que l’émotion née de la puissance évocatrice des images (capables de transcender le réel), le petit prodige d’Hollywood nous rappelle qu’il faut toujours croire en ses rêves. Loin d’être réservé aux cinéphiles, ce magnifique hommage au 7e art est une œuvre universelle qui parlera à chacun.

IMAGE - Le garçon à la caméra

Captée en numérique et en pellicule (16 mm et 35 mm), la superbe photo de Janusz Kamiński trouve en ce solide transfert UHD Dolby Vision (aucun problème de compression à signaler) un allié de poids.

La texture argentique (naturelle ou ajoutée en post-prod par souci de cohérence) qui est parfaitement homogène (volontairement moins lors des extraits de films amateurs dont le rendu 8 mm évolue vers du 16 mm) gagne en finesse et l’apport de définition, même si modeste, se laisse apprécier avec des détails fins plus minutieux (le grain de la peau, les fibres textiles, la structure des décors).

La palette colorimétrique à l’étalonnage chaud et à la saturation nuancée profite de teintes plus chatoyantes (cf. le rouge à lèvres de Mme. Fabelman, les guirlandes de Noël, la journée à la plage et les costumes lors du bal de promo) et d’une carnation plus saine, les sources lumineuses qui sculptent l’espace affichent une acuité visuelle relevée (la danse de Mitzi dans les phares de la voiture familiale, le faisceau des projecteurs), et la gestion des contrastes s’avère améliorée avec des noirs que le Blu-ray ne peut atteindre (pour des scènes nocturnes encore plus belles).

The Fabelmans

SON - Cri d'amour au cinéma

Calme par nature et essentiellement frontale même si prompt à user de la scène surround en de multiples occasions (le déraillement du train, la progression de la tornade, le tournage du film de guerre, la foule dansante au bal), la VO Dolby TrueHD 7.1 est une piste agréablement subtile aux dialogues clairs, à la dynamique perspicace et au score ample (une partition à fleur de peau signée John Williams). S’il ne s’active que très rarement, le canal LFE ne fait pas de la figuration quand la narration a besoin de lui.

Un peu moins ouverte et plus « flottante » dans sa spatialisation, la VF Dolby Digital Plus 7.1 n’en reste pas moins proche de sa consœur HD et est pourvue d’un doublage soigné.

CONCLUSION - Rien n'arrive par hasard !

En se remémorant sa jeunesse, le prolifique Tonton Spielberg (Jurassic Park, Il faut sauver le soldat Ryan, Ready Player One, le West Side Story de 2021, etc.) retourne aux sources de son art et nous offre non sans modestie une remarquable leçon de cinéma. Et puisqu’il laisse toute sa place à l’imaginaire et au pouvoir d’attraction des images, c’est avec l’édition 4K Ultra HD (des prestations A/V ayant l’âme d’un artiste) que l’émerveillement opère davantage !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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