Scindée en 2 parties, la 4ème saison du hit rétro 80’s de Netflix est arrivée le 27 mai sur la plate-forme. Au total, 7 épisodes de plus d’une heure chacun sont disponibles en attendant les 2 derniers le 1er juillet prochain.

The Breakfast Club of the Dead

Dès les premières notes de musique du générique devenu culte, le sourire transparaît sur nos visages. Nous sommes à la fois heureux de retrouver notre groupe d’ados si attachant et inquiets de voir comment ils vont s’embringuer encore dans une histoire à base de monde parallèle et de Démongorgons visqueux.

Six mois se sont écoulés depuis les événements de la saison 3 et de l’attaque dans le centre commercial. La fine équipe est séparée et la vie normale tente de reprendre ses droits. Mais celle-ci se relève bien plus complexe à gérer pour tout le monde. Beaucoup de tensions apparaissent dû à l’éloignement et au passage au lycée : Mike et Dustin faisant partis d’un club Donjons & Dragons sont considérés comme parias (il faut savoir que dans les années 80, les geeks étaient considérés comme bizarres, voire attardés), Lucas a intégré l’équipe de basket et tente de se faire une place parmi les « sportifs », Max s’est éloignée de tout le monde depuis la mort de son frère. Quand à « Onze », privée de ses pouvoirs et cachée loin d’Hawkins, elle peine comme tout à s’intégrer dans un milieu scolaire qui ne lui fait pas de cadeaux, devant Will témoin de cette acharnement envers elle. Quand à Joyce, la maman (Winona Ryder, toujours aussi pétillante), elle continue à chercher Jim Hopper (David Harbour en mode berserk), persuadée qu’il est toujours en vie et qui la conduira jusqu’en Russie.

C’est dans cette ambiance loin de l’innocence des épisodes précédents que la ville d’Hawkins se retrouve encore au cœur d’attaques particulièrement violentes. Des adolescents sont retrouvés morts, les os brisés et les yeux arrachés. Il n’en faut pas plus pour la bande de faire le rapprochement avec l’upside, le monde à l’envers. L’occasion rêvée de repartir à l’aventure pour notre troupe de « Goonies »…

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Diviser pour mieux régner

Après un 1er épisode (Le Club du Feu de l’Enfer) qui pose les personnages dans leur nouvel environnement façon gueule de bois, la création des Duffer Brothers monte d’un cran. Clairement influencé par la saga de Freddy Krueger (clins d’œil à l’appui) avec une pointe de Hellraiser et de slasher, Stranger Things change de ton et se montre bien plus mature, sombre et trash qu’à l’accoutumée. Les attaques de « Vecna », le nemesis de cette saison, ne font pas dans la finesse, l’ambiance de cauchemar éveillé ne nous lâche pas tout du long durant.

Fini l’ambiance pop 80 avec ses cosplays de Ghostbusters, ses salles d’arcade et ses centres commerciaux, ici, il fait gris, on vit dans des mobile-homes crasseux, on visite une maison abandonnée tout droit sortie de ÇA de Stephen King, les parents sont désemparés et la ville est sous couvre-feu.

Répartie en 3 actes (Hawkins/Nevada/Russie), la série prend définitivement son envol à travers un épisode 4 (Cher Billy) qui ne laissera aucun répit à tout ce beau monde. Mais c’est le 7ème (Le massacre du laboratoire d’Hawkins) qui se montre incontournable. Car en plus de révéler une part importante de l’intrigue, celui-ci cite ouvertement Akira, le chef-d’œuvre intemporel de Katsuhiro Otomo, l’un des personnages ressemblant fortement à Tetsuo, à la fois dans son comportement et dans ses actions.

Sans en dévoiler d’avantage, la 1ère partie se conclut avec bon nombre de personnages en mauvaise posture et nous laisse dans l’attente d’une 2ème partie qui comportera 2 épisodes d’une durée respective de 1h25 et 2h30.

« Vous avez tout détruit, le moment est venu d’abréger vos souffrances. »

Vecna

Un grand final en perspective donc, pour une série d’une grande qualité qui a su marier la nostalgie old school et la modernité des shows tv d’aujourd’hui, aussi bien madeleine de Proust pour les quadras qu’incontournable pour la nouvelle génération.

Biberonné très tôt au cinéma, j'avalais de la pellicule comme d'autres des bérets verts au petit déjeuner ! Curieux de tout et aujourd'hui casanier dans l'âme, c'est dans la douce atmosphère du foyer que j'étanche ma soif sans limite de 7e art.

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