4K Ultra HD – Édition FR – The Jokers – 96 min – 19 avril 2023

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : Dolby Vision
• Ratio : 1.85

Bande-son
• Japonais DTS-HD MA 6.1
• Japonais DTS-HD MA 2.0
• Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Diapositive précédente
Diapositive suivante

ŒUVRE – Jeux de mer, spectres en vue

Un soir, seules à la maison, deux lycéennes se font peur en se racontant une mauvaise blague. Une étrange rumeur circule à propos d’une cassette vidéo qui, une fois visionnée, déclenche une terrible malédiction : une mort annoncée sept jours plus tard. Après le décès de sa cousine Tomoko Oishi, Reiko Asakawa, une jeune journaliste, enquête, mais très vite le maléfice la rattrape…

Réalisé par Hideo Nakata, cet incontournable du J-Horror adapté du roman du même nom est un conte cauchemardesque sur les légendes urbaines (et les superstitions qui en découlent) au charme suranné qui mise sur la suggestion et la psychologie (et non la violence graphique) pour créer une atmosphère pesante. Le scénario est intriguant, les acteurs impliqués (Nanako Matsushima, Hiroyuki Sanada) et la mise en scène minimaliste en apparence. Une terreur à voir !

IMAGE – La TV tue !

Issu d’un scan 4K du négatif original 35 mm dont l’étalonnage a été supervisé et approuvé par le chef op’ Jun’ichirō Hayashi, ce transfert UHD Dolby Vision respectueux de la photographie de l’œuvre permet de redécouvrir au mieux LA vidéo connue de tous.

Le master est d’une grande propreté, la définition excellente (le léger manque de piqué par moments est dû à la source), l’amélioration des détails plus que significative (les visages, les cheveux, les vêtements, les décors), le grain argentique joliment affinée (hors les fausses images VHS volontairement granuleuses) et la compression irréprochable.

La palette colorimétrique froide aux teintes naturelles (et délibérément éteintes) gagne en profondeur, les contrastes fort bien nuancés dévoilent des noirs plus maîtrisés (cf. les détails dans les recoins les plus sombres du cadre) et des blancs à l’éclat mesuré, et les sources lumineuses peu démonstratives par nature se parent d’une nouvelle brillance (l’éclairage intérieur, la lampe d’inspection manuelle dans le puits à eau).

SON – Dring Dring !

Remasterisée à partir des fichiers audio originaux, la bande-son japonaise proposée en DTS-HD MA 6.1 où chaque canal s’anime avec autant de sophistication que de discrétion, use d’une dynamique à-propos lors des passages angoissants et d’une partition effrayante signée Kenji Kawai. Les dialogues sont clairs et les effets surround, même si peu exploités, très habiles (comme les réverbérations et les sons émanant des téléviseurs).

Ample et enveloppante, la VF DTS-HD MA 5.1 pâtit malheureusement d’intonations surfaites.

CONCLUSION – Vos 7 derniers jours

À l’origine de la saga mythique, le culte Ringu (de son vrai nom) voit Sadako sortir de l’ombre avec une édition 4K Ultra HD (un digipack collector) aux prestations techniques chevelues !

Note artistique
8
Qualité vidéo
9
Qualité audio
8
0
Ring (1998)

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
2 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Commentaires sur Inline
Voir tous vos commentaires
trackback

[…] vaporisation, ne reste de la peur que les larmes d’une enfance dévastée ! Après Ring, le maître du J-Horror Nakata continuait de draguer le mélodrame d’épouvante comme […]

trackback

[…] Signé Hideo Nakata, parrain du cinéma d’horreur japonais à qui l’on doit les mémorables Ring et Dark Water, le film trahit un budget rachitique et une ambition qui frise le je-m’en-foutisme. […]

2
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x