Provenance : France | Éditeur : Disney | Date de sortie : 10 janvier 2024

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

Indiana Jones et le Cadran de la destinée
4/5

Artistique : 7 | Vidéo : 10 | Audio : 8

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Professionnel HDR)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar Max (Dolby Atmos | Dolby Surround), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Le dernier coup de fouet

1969. Après avoir passé plus de dix ans à enseigner au Hunter College de New York, l’estimé docteur Jones, professeur d’archéologie, est sur le point de prendre sa retraite et de couler des jours paisibles. Tout bascule après la visite surprise de sa filleule Helena Shaw, qui est à la recherche d’un artefact rare que son père a confié à Indy des années auparavant : le fameux cadran d’Archimède, une relique qui aurait le pouvoir de localiser les fissures temporelles.

À la recherche du temps perdu après l’effondrement de son monde, le professeur Jones se lance dans une dernière aventure pleine d’action, d’humour (toujours un solide sens du second degré) et de mélancolie… Le scénario est bien troussé même si mécanique, les nombreuses péripéties sont menées tambour battant, le duo Ford/Waller-Bridge régale et les références abondent. Du grand divertissement hollywoodien à l’ancienne qui, abstraction faite de quelques CGI discutables, offre une belle conclusion à la saga en restant fidèle aux recettes déjà éprouvées par le passé. C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe !

« Le désert me manque, la mer me manque, et me réveiller chaque matin en me demandant quel genre d'aventure le nouveau jour va nous apporter me manque. »

IMAGE - Les couloirs du temps

Captée en tout numérique, une première pour la franchise, mais sans l’aspect clinique qui va habituellement avec (dû à l’usage d’optiques anamorphiques et à l’application raffinée d’une texture argentique en post-production), la magnifique photographie de Phedon Papamichael (Le Mans 66) s’accorde comme jamais avec la signature visuelle de ses prédécesseurs de par un transfert UHD HDR10 totalement inattaquable…

La définition qui ne faiblit pas une seule seconde se voit renforcée (cf. la délimitation accrue des arrière-plans), le cadre large fourmille d’encore plus de détails (les costumes des nazis, le visage marqué d’Indy, les décors marocains) malgré une certaine douceur somme toute préméditée, et l’encodage HEVC n’est jamais pris en défaut (un bitrate moyen de 57.8 Mb/s).

Même si peu propice à tirer avantage des bienfaits du Rec. 2020 (il n’y a bien que les ballons, notamment lors du pot de départ du Dr Jones, qui en ont recours), la palette colorimétrique aux teintes régulièrement chaudes et mordorées (donc profondément respectueuses de son héritage) est superbement saturée. Puis il y a les contrastes qui profitent d’un élargissement bénéfique lors des passages nocturnes (pour une meilleure visibilité grâce à des noirs à la profondeur autrement mieux maîtrisée) et les sources lumineuses, sciemment retenues (une luminance moyenne de 144 cd/m²), qui s’affichent avec un peu plus d’intensité jusqu’à atteindre les 404 nits avec le faisceau de la lampe torche dans la grotte en Sicile.

Indiana Jones et le Cadran de la destinée

SON - On the road again 🎶

Précise et bien répartie, cette bande-son rythmée par le score nostalgique de John Williams (qui a pour l’occasion composé un nouveau thème pour le personnage féminin) manque néanmoins terriblement de punch…

La dynamique sonore est en effet réservée (si ce n’est la sono des voisins qui réveille Indy) et les basses bien peu impactantes. De fait, les coups de feu, les déflagrations et autres collisions routières n’ont absolument aucun poids. Fort heureusement, la spatialisation horizontale est excellente (les courses-poursuites dans New York et dans Tanger, les réverbérations dans la grotte de Dionysos) et les dialogues parfaitement audibles. Quant à la verticalité du mixage, même si peu sollicitée sur la durée, elle s’avère être fort sympathique (la chute des confettis lors de la parade new-yorkaise, les avions dans le prologue, la pluie).

Tout aussi modérée dans son ampleur, la VF est un peu plus ramassée dans ses effets et ambiances. Reste que le doublage (où Richard Darbois semble fatigué) est bien incorporé et les sept enceintes sérieusement actives.

CONCLUSION - Trop vieux pour ces conneries ?

Préoccupé par le vieillissement et la marche de l’Histoire, cet ultime chapitre naturellement testamentaire de l’aventurier le plus célèbre du cinéma, dans lequel James Mangold (qui s’en tire avec les honneurs) a pris la relève de Steven Spielberg après un 4e volet décevant, remonte le temps pour rendre un très bel hommage à Indiana Jones… Que le présent 4K Ultra HD bonifie avec justesse. À présent, l’heure de la retraite est venue !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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