Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 1er septembre 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.40
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K (Expendables 3) et 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Français

Expendables - La Trilogie
4/5

Artistique : 7 | Vidéo : 8 | Audio : 10

Expendables - La Trilogie

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A80J (Dolby Vision lumineux)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos | DTS Neural:X), SVS SB-4000

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Expendables: Unité spéciale, sons of anarchy

Expendables - La Trilogie

Vivant en marge de la loi, un groupe de mercenaires aguerris accepte une opération secrète financée par la CIA pour infiltrer un pays sud-américain, le Vilena, et renverser son impitoyable dictateur…

Cet hommage nostalgique aux films d’action des années 80 qui réunit l’élite du cinéma de genre d’hier et d’aujourd’hui (Sylvester Stallone, Jason Statham, Jet Li, Dolph Lundgren, Mickey Rourke, etc.), est un divertissement jubilatoire aux scènes d’action ahurissantes (ça défouraille, tranche et castagne à tout-va) et à la dimension humoristique bienvenue (la rencontre culte Willis / Schwarzenegger / Stallone). Et si le résultat n’est pas exempt de défauts (un scénario « excuse » et un montage trop cut), on passe tout de même un très agréable moment en compagnie de ces attachants héros burinés.

Un niveau de détails élevé (plus subtil qu’en HD surtout dans les ombres), une précision des contours à toute épreuve, des contrastes intenses, une palette colorimétrique d’une grande richesse et un grain volontaire qui texture agréablement le tout. Et s’il est un peu plus visible que sur le Blu-ray, la meilleure compression de ce transfert UHD Dolby Vision l’empêche à l’inverse de se muer en fourmillements sur les arrière-plans. Les couleurs sont plus nuancées (les bleus et les gris) et/ou chaudes (les teintes rouges/oranges), les éclairages beaucoup plus réalistes (les extérieurs) et éclatants (les phares des motos, les néons du bar/garage/salon de tatouage de Tool), et les scènes sombres pourvues de noirs bien plus riches. Revers de la médaille, les quelques CGI sont maintenant plus visibles.

Des pistes sonores cataclysmiques (dont la VF qui repart de plus belle) où les explosions, les tirs et les combats à mains nues sont puissamment distribués sur tous les canaux en plus d’être judicieusement appuyés par des basses omniprésentes. Sur la VO, l’apport des surrounds arrières (très employées lors de l’explosif final) et des enceintes dédiées à l’Atmos (les vibrations de la carlingue du Grumman HU-16 Albatross, « l’arrosage » de la zone portuaire) permettent de mieux s’immerger dans l’action. Un véritable feu d’artifice acoustique.

Artistique : 7 | Vidéo : 8 | Audio : 10

Expendables 2, les chiens de guerre

Expendables - La Trilogie

Après une opération qui semblait facile mais qui a entraîné la mort de l’un d’entre eux, l’équipe de Barney Ross va tenter d’empêcher un dangereux terroriste de s’emparer de cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales…

Avec son casting de vieux briscards ressuscités, son humour hyper référencé (il y a même une « Chuck Norris Facts » hilarante), ses répliques cinglantes qui rendent souvent hommage aux films cultes de chaque acteur et ses scènes d’action sévèrement burnées (l’assaut inaugural et l’attaque de l’aéroport face à la team JCVD sont anthologiques), cette nouvelle mission de nos « Sacrifiés » préférés est plus drôle, plus musclée et mieux menée que la précédente, même si plus simpliste et moins bien torchée, et n’hésite jamais à sortir l’artillerie lourde pour rassembler les nostalgiques des films d’action des 80’s. Un spectacle ultra-jouissif.

Comme pour son homologue HD, les volontés artistiques de l’œuvre (la photographie est signée Shelly Johnson) ainsi que les problèmes de mise au point lors du tournage (beaucoup de plans flous) ne permettent pas au présent transfert UHD Dolby Vision de ravir en permanence la rétine car le rendu oscille constamment entre le médiocre et le sublime. La définition est globalement correcte mais continue de chuter parfois drastiquement, le piqué fluctue d’un plan à l’autre même si les plans larges et les gros plans sont bien plus détaillés ici (la plupart des saletés/poussières visibles sur les armes, les vêtements et les véhicules ne le sont pas sur le Blu-ray), et le grain sciemment prononcé peut toujours virer en fourmillements (mais moins souvent quand même). Pour le reste, les couleurs généralement terreuses sont bien rendues, les contrastes ont vraiment de la gueule et une fois n’est pas coutume, les CGI paraissent mieux intégrés. Ce disque 4K améliore de fait l’expérience vécue dans les salles obscures, mais le rendu particulier de l’image fera forcément des mécontents. Cependant, ce serait oublier la palette colorimétrique plus froide aux primaires plus réalistes (le vert des feuilles), aux ciels parfaitement bleus et aux explosions plus brûlantes (de meilleures nuances de jaunes, rouges et oranges), les sources lumineuses plus éclatantes (le soleil, les flammes à la sortie des canons, les brillances sur les surfaces métalliques) et les scènes sombres mieux découpées grâce à des noirs plus profonds.

Des pistes sonores bourrines à souhait (encore plus la VF) et parfois même épuisantes (mais dans le bon sens du terme) à la spatialisation subtile (oui oui c’est possible), aux effets pyrotechniques (les tirs en rafale) riches et bien maniés dans l’espace, aux bruits ambiants omniprésents (des personnes qui parlent, des passages de véhicules), aux enceintes surround très sollicitées, au score énergique et aux basses dévastatrices. Le gain en directionnalité ainsi que l’épaulement d’une scène aérienne efficace (déflagrations, coups de feu, hélicoptères, musique, etc.), permettent au mixage Atmos de nous propulser totalement au cœur du champ de bataille. Ça envoi du lourd, du très lourd même !

Artistique : 7.5 | Vidéo : 7 | Audio : 10

Expendables 3, kill the gringo

Expendables - La Trilogie

Barney, Christmas et le reste de l’équipe doivent affronter un redoutable trafiquant d’armes, Conrad Stonebanks, qui fut autrefois l’un des fondateurs des Expendables…

Moins violent mais toujours aussi abondant en scènes d’action hautement spectaculaires et en humour référencé, ce troisième opus mené par un réalisateur assez doué et porté par un casting encore plus étoffé en stars d’antan (Antonio Banderas, Harrison Ford, Mel Gibson, Wesley Snipes), convoque bien évidemment les vieux briscards adeptes de la vieille école mais aussi les jeunes pouces (Glen Powell, Kellan Lutz, Ronda Rousey) expertes en high-tech, pour un choc des cultures et des générations qui évoque les différences entre les actionners hollywoodien des années 80 et ceux d’aujourd’hui. Aussi décérébrée que couillue, cette série B d’action n’est certes pas à la hauteur de ses prédécesseurs (elle est trop édulcorée pour s’y frotter) mais reste réjouissante.

Globalement superbe (même si les CGI sont à présent beaucoup moins réalistes), ce transfert UHD Dolby Vision délivre une définition de pointe, un piqué de premier ordre (il y a une nette amélioration des détails visible par exemple sur les visages aux pores plus creusés ou sur les décors aux textures plus visibles), des couleurs vives, des contrastes soutenus et des noirs sans faille. De plus, les plans bruités ou floutés de son homologue HD ne le sont plus. La palette colorimétrique gagne en vitalité (les plaques lumineuses dans le bar, les dorures sur la chevalière porte-bonheur de Barney, la chaleur émise par les flammes et/ou explosions), les éclairages en luxuriance (les phares des véhicules, les luminaires, le rayonnement solaire), les ciels en clarté (les nuages sont plus volumineux) et les scènes sombres en précision (les ombres sont mieux découpées).

Des pistes sonores démonstratives à la dynamique saillante (davantage en VF), à la spatialisation hyper-précise et riche en micro-détails, aux surround généreux, au score explosif (encore et toujours composé par Brian Tyler) et aux basses véhémentes. D’ailleurs, dès que les scènes mouvementées pointent le bout de leurs artilleries lourdes sur la VO, la scène Atmos arrive en renfort avec tout un tas d’effets pyrotechniques (hélicoptères, grue, avion, tirs en rafale, missile, etc.) particulièrement bien balancés. L’immersion est palpable.

Artistique : 6.5 | Vidéo : 9 | Audio : 10

« - On dit que tu as été mordu par un cobra Royal. - Oui c’est vrai… mais après cinq jours d’agonie épouvantable… le cobra est mort. »

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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[…] de la réunion décomplexée des gros bras des années 80-90 qu’elle était, la franchise Expendables reprend péniblement les armes sous la houlette de Scott Waugh. L’intrigue famélique est […]

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