Provenance : France | Éditeur : Sony Pictures | Date de sortie : 03 janvier 2024

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Equalizer 3
4/5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (Dolby Vision Filmmaker)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos | DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Papy fait de la résistance

Depuis qu’il a renoncé à sa vie d’assassin au service du gouvernement, Robert McCall peine à enterrer les démons de son passé et trouve un étrange réconfort en défendant les opprimés. Alors qu’il pense avoir trouvé un havre de paix dans le sud de l’Italie, il découvre que ses amis sont sous le contrôle de la mafia locale…

Baroud d’honneur en Italie (avec les clichés dans la valise) pour le justicier prolo dévoué à la cause du bien (le flegmatique Denzel Washington continue de revêtir le costume) qui va cette fois-ci s’en prendre à la Camorra napolitaine aux côtés de Dakota Fanning, presque 20 ans après Man on Fire.

Plus posé que ses prédécesseurs pour mieux se pencher sur la quête morale de son antihéros (plus vulnérable aujourd’hui) convoitant le calme, ce polar au scénario habile (un certain mystère perdure jusque dans les dernières minutes) étreint le mélo sans pour autant sacrifier la violence implacable (même si plus nuancée que par le passé) ayant fait la renommée de la franchise.

Moins spectaculaire donc (les tueries convoquent le slasher et non l’actioner) mais plus humain, ce 3e opus (et normalement dernier) à la mise en scène adroite (où la surenchère n’est pas du voyage à l’inverse de l’iconographie catholique) nous venge de la décevante course Equalizer 2.

IMAGE - Là où il doit être

Issu d’un tournage numérique 4.6K (Arri Alexa 35), ce sublime et très solide transfert UHD Dolby Vision (aucune anomalie compressive pour un bitrate moyen mesuré à 60.9 Mb/s) rend justice à la photo volontairement tristounette (aucune teinte solaire « traditionnelle » aux paysages italiens) de Robert Richardson (Once Upon a Time… in Hollywood).

La définition est inébranlable (les rares plans plus doux sont dus à la source), les détails sont encore plus tranchants qu’en HD (les gros plans sur les visages, l’architecture des petites ruelles d’Atranie), la palette colorimétrique froide et désaturée (hormis de rares teintes luxuriantes comme le rouge cramoisi du sang, le bleu turquoise de la mer et le vert chlorophylle des plantes) manifeste d’une profondeur accrue (une carnation certes toujours pâlotte mais bien plus naturelle), l’opacité des ombres est intensifiée par des noirs plus denses et les sources lumineuses, affectionnant tout particulièrement s’attaquer à l’obscurité absolue des lieux (de par l’éclairage public et les phares des véhicules), sont autrement plus vives que sur le Blu-ray (une luminance moyenne de 333 cd/m2 avec des pics à 1057 nits).

Equalizer 3

SON - C'était la dolce vita 🎶

Étonnamment nuancée (les ambiances prédominent sur les effets pyrotechniques) et préférant user d’un paysage sonore modéré (une discrétion somme toute apaisante) où la circulation routière et les bavardages de la foule animent les arrières, cette bande-son Dolby Atmos (attribuée à la seule VO) en impose néanmoins dès que l’action (sèche et brutale) et la partition de Marcelo Zarvos s’en viennent grâce à une dynamique emportée et des basses au punch avéré (cf. la brutalité des coups lors de la torture du Carabinieri). Les dialogues sont d’une belle clarté et la scène aérienne a le mérite d’exister (pour le chant des oiseaux, la pluie et le souffle d’une explosion).

Ample et bien répartie sur les cinq canaux, la VF DTS-HD MA au doublage soigné (en plus d’être idéalement intégré au mixage original) est aussi bonne que sa consœur 3D.

CONCLUSION - L'heure de rendre les armes ?

Dernier volet de la trilogie d’action d’Antoine Fuqua, ce western rital crépusculaire voit la convalescence de son vigilante améliorée par un 4K Ultra HD particulièrement bien armé (des prestations A/V en pleine forme) !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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