If Étienne still remembers his recording in public with Mathieu Amalric, our dear host was able to take advantage of the event organized by the libraries of Agglopolys to get to know musicologist Guillaume Kosmicki. Neither one nor two, he hastened to call to the microphone this new guest to be ready for the game of Mag.7: choose DVDs and share his selection with our dear listeners.
It was the next session!
Mag.7 is a podcast, produced and distributed by the association blésoise The Next Meeting. The principle is simple: in collaboration with libraries of Agglopolys In the town of Blois, the host Étienne invites people to walk through the music-cinema service and video games of the places and to choose DVDs there. More specifically, seven films, series, documentaries or concerts – seven corresponding to the borrowing capacity proposed by the library – then evoke their selection to the microphone. A monthly program based on the sharing and passion of the 7th art, and seeking to highlight the quality and quantity of films available in public libraries, all accessible for modest amounts, if not totally free in some communities.
Cinema and musicology
In a previous episode, our host Étienne had the chance to meet Mathieu Amalric, who came to Blois to present his documentary films on American saxophonist John Zorn. But it should be noted that this event was accompanied by a conference on scholarly music. The latter was animated by musicologist Guillaume Kosmicki, whose works you can find via its website. You're starting to get to know Étienne: he's obviously eager to invite this new personality to the microphone of his show, so that she can tell us about his selection. In this edition of the Mag.7, a brand new floppy DVD punctuating both in the world of feature films and TV series that must be (re)discovered.
On the road to Madison (1995)
Title V : The Bridges of Madison County – Nationality : United States – Gender : Drama, Romance – Implementation : Clint Eastwood – Distribution : Meryl Streep, Clint Eastwood, Annie Corley, Jim Haynie, Victor Slezak...
DVD Edition France | Warner Bros. | 06 April 2011 - Blu-ray Edition France | Warner Bros. | 12 November 2014 - Dissemination platforms : PremiereMax, La Cinetek, VIVA, Orange, ARTE Boutique, Rakuten TV, Canal VOD, Pathé Home and SOONER
The pitch Michael Johnson and his sister Caroline return to their childhood farm to settle the succession of their mother, Francesca. They will discover a whole part of their mother's life ignored by all: her brief, intense and unforgettable connection with a visiting photographer...
Opinion of The Next Meeting (Marie): If only one film from the 1990s were to be retained, would it not be this one? So intense and dizzying...
Vertiginous, because it opens up to the loss of a mother and the discovery of what she leaves behind. Or rather what she chose to hide. Vertiginous, because going back and forth between the past and the present in similar places makes resurgence an evanescent moment, so powerful that it will have sufficed to fill the rest of a life.
Intense, because he explores the ambivalence of the choices we can make, the decisions we make, the roads we leave behind, the renunciations that shape us. How then not to make Francesca's reply resonate: « We are the choices we have made. » Intense also thanks to Meryl Streep, who carries the whole film and reminds us how much this actress manages to take us in each of her performances, would it not be time for us to dedicate a Mag.7 All to this actress? This is the look of his character we follow. The latter is inhabited by fatigue and fatigue, filled with desire, hope and, finally, duty and morality. It is his character who gives the tempo to this story. So yes, intense because it's not so common in our film history, so male-oriented.
And finally intense by the original tape of the film, notably directed by Dinah Washington and Johnny Hartman. How not to vibrate to the depth of the voice of this one? I don't know if On the road to Madison tells love or the beginnings of love. I believe above all that he is staging something much bigger, a destiny so familiar to women.
Our Best Years (2003)
Title V : The Meglio gioventù – Nationality : Italy – Gender : Drama, History, Romance – Implementation : Marco Tullio Giordana – Distribution : Alessio Boni, Luigi Lo Cascio, Adriana Asti, Sonia Bergamasco, Fabrizio Gifuni...
DVD Edition France | Paradis Films | 08 April 2004 - Blu-ray Edition : France | Pyramide Vidéo | 02 novembre 2016 – Dissemination platforms : Canal VOD, Orange, SOONER et LaCinetek
The pitch : À la fin des années soixante, deux frères d’une famille italienne partagent les mêmes rêves et les mêmes espoirs, jusqu’au jour où la rencontre avec Giorgia, une jeune fille souffrant de troubles psychiques, détermine le destin de chacun…
Le Ruban blanc (2009)
Title V : Das Weiße Band – Eine deutsche Kindergeschichte – Nationality : Autriche, Allemagne, France, Italie – Gender : Drama – Implementation : Michael Haneke – Distribution : Christian Friedel, Ernst Jacobi, Leonie Benesch, Ulrich Tukur, Ursina Lardi…
DVD Edition : France | TF1 Studio | 03 mars 2010 – Blu-ray Edition : France | TF1 Studio | 03 mars 2010 – Dissemination platforms : Paramount+, SOONER, LaCinetek, PremiereMax, ARTE Boutique, VIVA et Orange
The pitch : Un village protestant de l’Allemagne du Nord à la veille de la Première Guerre mondiale (1913/1914). L’histoire d’enfants et d’adolescents d’une chorale dirigée par l’instituteur du village et celle de leurs familles : le baron, le régisseur du domaine, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans… D’étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d’un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?
Opinion of The Next Meeting (Sébastien) : Bien loin du simple brassard porté par les enfants du film, le ruban blanc du titre possède une portée ô combien symbolique. Et pour cause, il représente à lui seul la pureté et l’innocence. Cette métaphore, Michael Haneke s’y rattache par son parti pris du noir et blanc, offrant un visuel tout aussi épuré que magnifique. Il le fait également par son envie de planter sa caméra dans un village protestant allemand d’avant la Première Guerre mondiale, où semble régner un esprit de convivialité et d’entraide constant. Mais s’arrêter à cette simple interprétation serait se voiler la face, le cinéaste s’amusant de cette approche pour mieux la détourner. Tout comme le pasteur qui dénature la signification dudit ruban blanc en un objet de honte et de punition, Haneke transforme cette image idyllique en quelque chose de plus froid et malsain.
S’il dépeint un village où semblent régner la paix et l’harmonie, le réalisateur de Funny Games met en lumière les vices de cette communauté, la part d’ombre de chaque habitant. Entre le pasteur qui inculque son éducation religieuse d’une main ferme, la position autoritaire du baron, le traitement réservé aux femmes par certains hommes, l’enfant handicapé que beaucoup renient, les jeunes qui sont sévèrement punis, le médecin qui abuse sexuellement de sa propre fille… Chaque porte, chaque maison réserve son lot d’horreurs, obligeant le spectateur à se mettre dans une position de voyeurisme gênante. Ce dernier assiste, impuissant, à ce qui se produit et, tout comme la majorité des personnages, ne peut que se taire et fermer les yeux sur certaines atrocités… le plan le plus évocateur, à mon sens, étant cette porte qui se referme sur ces deux enfants se faisant frapper par leur père. L’arrivée de la guerre sera d’ailleurs le point culminant de l’intrigue, passant sous silence tout ce que vit le village, comme si de rien n’était. Le noir et blanc de base si pur devient un parti pris ingénieux, renforçant l’atmosphère lourde et malfaisante du cadre , qui plus est accompagné par un silence musical prononcé, le film ne proposant quasiment aucun thème ni composition.
Et comme le ruban blanc est détourné en une image punitive, c’est également par des actes criminels que tout sera mis au jour. Si le film dépeint toute une collectivité, l’élément déclencheur de ce terrifiant portrait se traduit par une série d’événements mystérieux qui visent les hautes instances du village. Le baron et sa famille, le pasteur, le régisseur, le médecin… Tous, quel qu’en soit le degré, sont victimes de ces nombreux drames qui viennent briser la paix de ce groupe. Si le long-métrage garde le doute sur l’identité des coupables, il pointe toutefois du doigt les enfants. Ces êtres, de base si innocents, sont les témoins des atrocités commises par les adultes, par leurs parents… eux aussi assistent impuissants à ce qu’il se passe, comme ce garçon faisant face aux abus de son père sur sa fille. Imprégnés par cette éducation religieuse, ils décident de punir à leur manière les personnes cachant leur perversité derrière une belle image. À leur tour, ils corrompent la symbolique de ce ruban blanc, se proclamant eux-mêmes acteurs de la honte et de la punition d’une société falsifiée. C’est ce qui fait de cette Palme d’or de 2009 un objet filmique aussi complexe qu’intrigant.
La Leçon de piano (1993)
Title V : The Piano – Nationality : Nouvelle-Zélande, Australie, France – Gender : Drama, Romance – Implementation : Jane Campion – Distribution : Holly Hunter, Harvey Keitel, Sam Neill, Anna Paquin, Kerry Walker…
DVD Edition : France | Carlotta Films | 02 juin 2026 – Blu-ray Edition : France | Carlotta Films | 02 décembre 2025 – 4K Ultra HD Edition : France | Carlotta Films | 02 décembre 2025 – Dissemination platforms : France TV, SOONER et MUBI
The pitch : Ada, mère d’une fillette de neuf ans, s’apprête à partager la vie d’un inconnu, au fin fond du bush néo-zélandais. Son nouveau mari accepte de transporter toutes ses possessions, à l’exception de la plus précieuse : un piano, qui échoue chez un voisin illettré. Ne pouvant se résigner à cette perte, Ada accepte le marché que lui propose ce dernier : regagner le piano, touche par touche en se soumettant à ses fantaisies…
Opinion of The Next Meeting (Sebastian): La Leçon de piano est clairement une Palme d’or que nous nous devons de retenir. Non pas que le film prenne place dans la Nouvelle-Zélande du XIXe siècle, cadre spatio-temporel peu utilisé au cinéma. Mais plutôt pour ce qu’il représente. Nous sommes en 1993 et le cinéma est, comme beaucoup de milieux aussi bien sociaux que culturels, pleinement masculin. Peu de réalisatrices sont mises à l’honneur ou à la tête de projets d’envergure. Sort alors sur les écrans ce long-métrage dirigé par Jane Campion, une cinéaste qui va se voir offrir la reconnaissance du métier en remportant la Palme d’or au Festival de Cannes, mais également divers prix lors de cérémonies, dont les Oscars l’année suivante : trois statuettes sur huit nominations. En valorisant ainsi l’œuvre d’une femme, le cinéma fait un pas vers une révolution sociale encore en pleine ébullition. Et si La Leçon de piano possède cette aura si symbolique, ce n’est pas juste grâce à la notoriété alors grandissante de Jane Campion au sein du milieu cinématographique, mais également en raison de ce qu’elle raconte par le biais de cette œuvre.
S’il s’agit, à première vue, d’un drame conjugal somme toute classique, la cinéaste use de son intrigue pour donner la parole à une femme. Le paradoxe veut que celle-ci soit muette. Mais le silence peut être tout aussi parlant et évocateur que n’importe quel son. Et c’est par ce mutisme que le personnage d’Ada McGrath exprime tout son ressenti, toutes ses émotions. Le deuil en est évidemment la cause, mais c’est surtout la colère qui ressort le plus de son attitude. Cette haine est tournée vers son père, qui l’envoie dans les bras d’un homme qu’elle ne connaît pas. Elle vise également ce mari qui ne la comprend pas, que ce soient ses sentiments ou bien sa passion pour le piano, et, de ce fait, se montre sévère, voire cruel, avec elle. C’est ainsi qu’Ada, ne pouvant plus garder tout ce silence pour elle, toute cette pression patriarcale, va se rapprocher d’un voisin quelque peu ambigu. Un homme certes bourru et discutable dans son approche, mais dont le mode de vie, proche de la nature et de la culture maorie, fera naître une relation synonyme de sensibilité et de liberté pour Ada. Car si tout commence comme un chantage affectif pour aboutir à une relation charnelle, l’héroïne va enfin y trouver l’occasion de s’émanciper.
C’est dans cette thématique que La Leçon de piano puise toute sa force. Au-delà d’une simple romance, le long-métrage raconte surtout l’émancipation d’une femme, de manière générale. Par le personnage d’Ada, Jane Campion parvient à dire ce que beaucoup ne parviennent pas à exprimer et gardent en elles. Par ce personnage muet, elle leur donne une voix qui en dit long sur leur condition sociale. Et si les choses ont beaucoup changé, il reste encore tant d’injustices à corriger, faisant de La Leçon de piano une œuvre toujours d’actualité. Outre quelques jolis morceaux de piano, le film est avant toute chose une leçon de vie, portée par une impériale Holly Hunter et sublimée par les paysages néo-zélandais. Et c’est en cela qu’il peut sans mal être vu comme une œuvre charnière du cinéma.
La Dernière Tentation du Christ (1988)
Title V : The Last Temptation of Christ – Nationality : Canada, États-Unis – Gender : Drame, Historique – Implementation : Martin Scorsese – Distribution : Willem Dafoe, Harvey Keitel, Barbara Hershey, Victor Argo, Verna Bloom…
DVD Edition : France | MEP Vidéo | 03 novembre 2010 – Blu-ray Edition : France | Universal Pictures | 23 mai 2013 – Dissemination platforms : Pathé Home, Orange, PremiereMax, VIVA, ARTE Boutique et Canal VOD
The pitch : L’évocation de la vie de Jésus Christ, écartelé entre son humanité et sa divinité.
Il était une fois dans l'Ouest (1968)
Title V : Once Upon a Time in the West – Nationality : Italie, États-Unis – Gender : Drame, Western – Implementation : Sergio Leone – Distribution : Henry Fonda, Charles Bronson, Claudia Cardinale, Frank Wolff, Gabriele Ferzetti…
DVD Edition : France | Paramount Pictures | 13 mai 2008 – Blu-ray Edition : France | Paramount Pictures | 15 mai 2024 – 4K Ultra HD Edition : France | Paramount Pictures | 15 mai 2024 – Dissemination platforms : Cine+ OCS, VIVA, PremiereMax, Orange, LaCinetek, Rakuten TV, Pathé Home, SOONER et Canal VOD
The pitch : Alors qu’il prépare une fête pour sa femme, Bet McBain est tué avec ses trois enfants. Jill McBain hérite des terres de son mari, convoitées par Morton, le commanditaire du crime, car elles prennent de la valeur avec l’arrivée imminente du chemin de fer. Cependant, les soupçons se portent sur un aventurier, Cheyenne…
Opinion of MaG (le loup celeste) : Loin des conventions hollywoodiennes, ce western désacralise la mythologie pionnière en étirant la durée jusqu’à la tension pure. Les silences, le grincement de l’éolienne et l’immensité des cadrages instaurent une liturgie visuelle saisissante. La musique ne se contente pas d’accompagner l’action : elle la précède et la dicte. Face à la progression inéluctable du chemin de fer, le récit devient une vaste oraison funèbre où la violence s’exécute comme une chorégraphie tragique.
Opinion of The Next Meeting (Mia) : Sergio Leone nous dresse le portrait d’un Far West bien loin de celui des westerns de John Wayne. Dès la première séquence, les meurtres s’enchaînent au rythme de l’harmonica et des revolvers sans épargner ni femmes ni enfants. La chaleur oppressante du désert plane sur l’image et le spectateur. Le réalisateur italien vient déconstruire les mythes de la conquête de l’Ouest, un monde sans justice où règne seule la loi du plus fort.
Il était une fois dans l’Ouest est un film à écouter. La pratique italienne permet en effet à Sergio Leone un contrôle total du son : le film est entièrement post-synchronisé. Entre silences et musique retentissante d’Ennio Morricone, Sergio Leone façonne le son magistralement. Si bien que finalement, c’est le son qui guide l’image et les personnages, provoque leurs actions et leur impose la narration.
Treme (2010-2013)
Nationality : United States – Gender : Drama – Création : David Simon et Eric Overmyer – Distribution : Wendell Pierce, Clarke Peters, Khandi Alexander, Kim Dickens, Melissa Leo…
DVD Edition : France | HBO | 09 avril 2014 – Dissemination platforms : HBO Max, Canal VOD et Orange
The pitch : Des musiciens, membres du même groupe, tentent de reconstruire leurs vies dans la Nouvelle-Orléans post Ouragan Katrina. Le doué tromboniste de jazz, Antoine Batiste, est coincé dans une vie avec sa partenaire et leur bébé, alors qu’il court secrètement après son ancienne épouse, Ladonna. Celle-ci est cependant occupée à essayer de maintenir son bar à flot. De son côté, Albert Lambreaux, un grand chef de la White Feather Nation, essaie de ramener les membres de la tribu à la maison.
Outrages (1989)
Title V : Casualties of War – Nationality : United States – Gender : Drame, Histoire, Guerre – Implementation : Brian De Palma – Distribution : Michael J. Fox, Sean Penn, Don Harvey, John C. Reilley, John Leguizamo…
DVD Edition : France | Sony Pictures | 22 mars 2006 – Blu-ray Edition : France | Sony Pictures | 08 janvier 2025 – Dissemination platforms : Pathé Home, Orange, PremiereMax, VIVA, ARTE Boutique et Canal VOD
The pitch : 1966, pendant la guerre du Vietnam. Eriksson, une jeune recrue, est sauvé de la mort par son commandant, le charismatique sergent Meserve. Quelques jours plus tard, la radio de l’escouade est abattue dans un village allié. En représailles, Meserve décide d’enlever une jeune villageoise…
Opinion of MaG (rédacteur) : Loin des célébrations héroïques, ce film de guerre transforme le conflit vietnamien en une étouffante tragédie morale. À travers une mise en scène virtuose qui traque le moindre renoncement éthique, le récit oppose la conscience d’un soldat à la barbarie collective. La caméra, d’une précision chirurgicale, dissèque l’engrenage de la faute et la perte d’humanité. Un drame où l’effroi ne réside pas dans le combat, mais dans le poids indélébile du remords.
Opinion of The Next Meeting (Sébastien) : Depuis Trip to the end of hell, les cinéastes américains n’ont cessé de dépeindre l’horreur de la guerre du Vietnam et ses répercussions. Francis Ford Coppola et Revelation Now, Stanley Kubrick et Full Metal Jacket, Oliver Stone avec Platoon and Born on 4 July… Les exemples ne manquent pas, y compris dans le cinéma de divertissement, comme Rambo de Ted Kotcheff. Mais quoi qu’il en soit, tous évoquent cette horreur que subissent les hommes envoyés sur le front, où certains voient leur bestialité et leur animalité prendre le dessus face au carnage auquel ils participent. La frontière éthique n’existe plus, la monstruosité devient aussi bien un réflexe qu’une normalité, voire un acte héroïque. C’est ce que tendent à pointer ces longs-métrages, mettant en scène des personnages poussés dans leurs derniers retranchements au point de tuer par plaisir. Mais le meurtre n’est pas la seule atrocité à relever au sein de cette guerre. En effet, bien d’autres crimes se sont retrouvés banalisés par le conflit, ce que Brian De Palma tente de mettre en évidence dans Outrages.
Fort du succès des Incorruptibles, De Palma s’attaque ici à un fait déjà traité en 1966 dans le film allemand O.K. and in Les Visiteurs d’Elia Kazan en 1972, à savoir l’incident de la colline 192. Ou comment une escouade américaine s’est retrouvée à violer et assassiner une jeune villageoise vietnamienne, prise en otage pour satisfaire les vices de ses ravisseurs. Par le prisme du personnage de Michael J. Fox, qui refuse de prendre part à l’horreur et sert de repère au spectateur, Outrages montre sans aucun fard le crime enduré par la jeune femme, auquel nous ne pouvons qu’assister, impuissants. Bien évidemment, De Palma ne se contente pas des faits : Outrages raconte le combat de ce jeune soldat désireux de dénoncer les méfaits de ses camarades. Malheureusement, ce dernier se heurte à une hiérarchie préférant taire le viol collectif pour ne pas ternir l’image de l’armée américaine. L’acte se voit même attribuer une justification par ce qu’endurent quotidiennement les hommes face à l’ennemi et par les conditions de combat (météo, jungle, morts au front…). Le personnage se confronte à la camaraderie de ses pairs, qui refusent de voir la vérité et la réputation des leurs salie par un novice. Et si l’issue de l’affaire apporte une part de justice, cela n’empêche pas le protagoniste de vivre avec ses démons : le fantôme de la victime venu le hanter, mais aussi la paranoïa de voir ses bourreaux le retrouver au coin de la rue pour se venger de lui.
You will understand, Outrages n’est pas un film facile à appréhender, ne serait-ce que par son sujet et la franchise avec laquelle il l’aborde. Certains pourraient reprocher à Brian De Palma de verser dans le sensationnalisme lors de la séquence du viol. Il n’empêche que le titre reste une œuvre charnière du film de guerre, orchestrée d’une main de maître grâce à la technicité de son réalisateur. Le tout s’appuie sur une distribution de comédiens très investis, qui parviennent à retranscrire l’humanité de leurs rôles respectifs par leur fragilité, mais aussi, paradoxalement, par leur monstruosité.
The different podcasts of The Next Meeting are accessible at this address.
Biberned to Steven Spielberg's films and passionate since the discovery of a certain Alien Ridley Scott, I'm eating every movie that comes under my hand. The cinema for sharing and cultural gathering, I like to discuss it with lovers of 7th art. The Next Meeting
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