Provenance : Allemagne | Éditeur : Turbine Medien | Date de sortie : 23 juin 2023

Format vidéo
2160p25 – Ratio 2.39
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS 5.1 et 2.0
Allemand Dolby Atmos
Allemand DTS 5.1 et 2.0

Sous-titres
Anglais
Allemand

The Deep House
3.5/5

Artistique : 6.5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 9.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A80J (Dolby Vision lumineux)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos), SVS SB-4000

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ŒUVRE - La Petite Maison dans la flotte

Un jeune couple américain spécialisé dans l’urbex décide d’aller explorer une maison qui a été ensevelie sous un lac artificiel. Mais celle-ci semble se refermer sur eux et le couple se retrouve prisonnier de cet endroit chargé des plus sombres histoires alors que leurs réserves d’oxygène diminuent dangereusement…

Malgré une dernière partie qui prend l’eau (de l’horreur aux codes éculés) et un acting en manque d’oxygène, ce film d’épouvante à l’ancienne qui joue sur plusieurs phobies (la claustrophobie, la phasmophobie et la thalassophobie) tient son high concept sans faillir (une maison hantée sous-marine). L’environnement est anxiogène, le récit épuré, les effets minimalistes (de rares jump scares), la mise en scène tantôt subjective (du found footage) tantôt objective (pour désorienter) et les personnages malmenés. Inspirez profondément et plongez pour un cauchemar en apnée !

IMAGE - En eaux profondes

Issu d’une captation 2.8K au format 25 ips à partir de multiples sources (des GoPro, des drones, des ARRI et Panasonic Lumix GH5), ce transfert UHD Dolby Vision à la compression insubmersible (color banding et bruit des profondeurs sont restés sur la terre ferme) affiche une visibilité la plupart du temps totale et fait donc honneur à la photographie de Jacques Ballard (Le Chant du loup), chef opérateur spécialisé dans les scènes aquatiques.

Comme de bien entendu, filmer dans l’eau est un véritable défi puisque éclairage, netteté et fluidité des mouvements ne sont pas faciles à concilier. Il y a de fait certains flous et autres perspectives bancales, sans parler du manque d’homogénéité entre les différentes caméras utilisées (notamment du côté de la définition et de la finesse du piqué), mais l’ensemble n’en reste pas moins abouti et se permet même de jouer à loisir sur les reflets (sur les éléments métalliques et les étendues aqueuses) et les jeux de lumière.

Vis-à-vis de celle du Blu-ray où les artefacts de compression ont suivi la progression sous-marine, l’image tire ici le meilleur du matériel source. Les détails sont accrus de partout (les cheveux de Tina, les ondes à la surface de l’eau, les fonds marins, les décors et autres objets macabres de la maison), l’espace colorimétrique étendu avec des primaires plus riches (la lueur rouge, la bouteille d’O2 jaune et à l’évidence le bleu), le rapport de contraste amélioré (l’obscurité ambiante n’est plus laiteuse) et les éclairages, à présent mieux dessinés (le miroitement de l’eau), beaucoup plus éclatants (les lampes de poche des plongeurs, le projecteur du drone).

The Deep House

SON - Glou glou bouh !

Pourvue d’une spatialisation en dôme palpable, cette bande-son Dolby Atmos idéalement appropriée au lieu de l’action use de tous ses atouts pour nous immerger dans l’eau.

La dynamique augmente considérablement lorsque la narration en ressent le besoin, les dialogues restent intelligibles tout du long (communications sous-marines bien évidemment comprises), la verticalité du mixage s’active dès les premières secondes (les sons de la nature et les rotors du drone aérien) pour ne plus nous quitter une fois sous l’eau (les bulles d’air, le drone aquatique, les voix des protagonistes, la chute de matériaux et la constante pression du milieu aquatique), la scène surround n’est pas en reste avec en sus la sonorisation de quelques phénomènes surnaturels, le score effrayant de Raphaël Gesqua est ventilé sur les différents canaux et les basses viennent consolider le tout avec une solide assise.

CONCLUSION - Méfiez-vous de l'eau qui dort

Comme un poisson dans l’eau, cette édition 4K Ultra HD à la combinaison parfaitement étanche (trois mediabooks limités aux superbes illustrations) et aux prestations A/V bien préparées (à pratiquer la plongée sous-marine) propulse le trip subaquatique du tandem MauryBustillo vers de terrifiantes profondeurs !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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