Alors est-ce que Saros est meilleur que Returnal ? Tout dépendra certainement de comment vous aviez trouvé le dernier. Ceux qui avaient été rebuté par la mort permanente trouveront peut-être cette formule plus à leur goût, puisque c’est à eux qu’elle se destine. Housemarque excelle dans l’arcade pure et dure et Saros est une démonstration de gameplay maîtrisé de bout en bout. En se mettant au niveau du joueur, la philosophie du jeu perd cependant une partie de sa radicalité. L’inconnu s’apprivoise avec moins d'erreurs de parcours et mauvaises surprises qui faisaient pourtant tout le sel de Returnal. Plus conventionnelle, l’aventure emprunte malheureusement tous les travers de l’industrie avec une histoire qui manque l'essentiel. Une tentative maladroite de raconter un drame sans en maîtriser les enjeux. Qu’on ne s’y méprenne pour autant, Saros reste un excellent TPS qui figure sans mal parmi les meilleures exclusivités de la console. Un titre arraché sans gloire sur une génération où Sony n’a pas fait grand-chose pour caracoler en tête des ventes de consoles. Quoiqu’il en soit, Housemarque démontre une fois encore son talent et sa montée en puissance, rappelant que l'adrénaline est un art que les Finlandais maîtrisent à merveille !
Pour
- Gameplay riche et grisant
- Le côté Ikaruga assumé
- Graphismes magnifiques
- Fluidité remarquable
- Effets de particules époustouflants
- Sound design exceptionnel
- La meilleure utilisation de la Dualsense
- Vibrations haptiques sensationnelles
- L'ambiance lovecraftienne
- Arsenal excellent
- Le système de difficulté à la carte
Contre
- Mécaniques moins punitives
- Level design moins éclatant et répétitif
- Le système d'éclipse sous-exploité
- Jeu plus « conventionnel »
- Histoire qui manque l'essentiel
- Personnages insipides
- Pourquoi avoir inséré des PNJ ?
- Quelques armes aux fraises
- Arbre de compétences factice
- Moins surprenant que Returnal
- Critique superficielle du capitalisme




