4K Ultra HD – Édition FR – Warner Bros. – 148 min – 21 avril 2021

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : Dolby Vision
• Ratio : 2.39

Bande-son
• Anglais Dolby Atmos
• Anglais Dolby Digital 5.1
• Français Dolby Atmos
• Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
• Anglais
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – Retour dans la Matrice

Dix-huit ans après les événements de Matrix Revolutions, Thomas A. Anderson (alias Neo) ne se souvient plus de rien et mène une vie d’apparence normale à San Francisco. Il se rend régulièrement chez un psychiatre à qui il raconte ses rêves étranges et qui lui prescrit des pilules bleues. Après la réapparition de visages familiers et en quête de réponses, Neo repart à la recherche du lapin blanc. Il rencontre un certain Morpheus, qui lui offre le choix entre rester dans la Matrice et prendre son envol.

Loin du fan service facile malgré les références « hackées » à la trilogie, ce demake déconcertant qui s’emploie à déjouer les attentes tout en faisant un réjouissant doigt d’honneur à l’industrie hollywoodienne (l’anti-Marvel par excellence), est un labyrinthe méta qui déconstruit son propre univers (mythe ?) pour mieux se le réapproprier.

À l’ère des reboots et autres suites automatisés, ce blockbuster rebelle qui n’a de cesse de s’auto-analyser, sans ignorer les scènes d’action (certes déjà-vues) et les effets visuels (afin de s’en détourner une bonne fois pour toute) qui ont fait sa renommée, agit tel un bug où la vision d’auteur « pirate » la machine mercantile.

Et si la pilule risque d’être dure à avaler pour une partie du public, cette provocation maline (non, ce n’est pas une resucée de la franchise) régie par l’amour saura faire vibrer le cœur et l’esprit de ceux qui trouveront la lumière au bout du tunnel.

IMAGE – De l’autre côté du miroir

Premier volet à avoir été tourné en numérique (une captation en 6K et 8K), Matrix Resurrections se paie un transfert UHD Dolby Vision (tiré d’un master intermédiaire 4K) de démonstration où la « mise à jour » vis-à-vis de son homologue HD est loin d’être une illusion.

Tirant avantage d’une netteté accrue et d’une compression plus robuste (les scènes en basse lumière sont nettement moins bruitées), les détails s’illustrent par une précision d’orfèvre grâce à un piqué plus ciselé encore. Saisissants, les gros plans comme les plans larges se délectent d’une finesse que le Blu-ray n’est qu’en mesure de rêver.

Plus colorée que jamais (la Matrice a changé et n’est plus « prisonnière » des teintes verdâtres) et adoptant la lumière naturelle, l’image parfois irisée profite d’une palette colorimétrique mieux saturée (les rouges de la liberté et les bleus du contrôle), de contrastes optimisés (cf. la cité refuge de IO) aux noirs insondables et aux blancs d’une infinie pureté (le programme d’entraînement), et de sources lumineuses relevées (les levers/couchers de soleil, la chaleur des explosions, l’éclairage urbain nocturne, les diodes électroluminescentes des machines).

SON – Avoir foi en l’amour

Proposée en Dolby Atmos en VO comme en VF, cette bande-son puissante et ultra-enveloppante (dès l’apparition des lignes de code) soutient avec efficacité la narration.

La dynamique tourne à plein régime (les coups de feu, l’affrontement à bord du train à grande vitesse), les dialogues sont clairs (le volume du doublage français est un peu plus poussé), la répartition des effets/ambiances fait montre d’une grande générosité avec une scène surround « débordée » (l’attaque des locaux du studio Deus Machina) et une présence verticale notable (les déplacements du Mnemosyne, la pluie, l’arrivée des hélicoptères, etc.), le score de Johnny Klimek et Tom Tykwer (déjà à l’œuvre sur Sense8 des Wachowski) a du corps (notamment lors du final sur le toit) et le canal LFE, même s’il frappe moins fort que par le passé, ne manque pas de profondeur (le bouclier de force de Neo).

CONCLUSION – Pilule bleue ou pilule rouge ?

Via une itération différente, ce nouveau programme qui a permis la résurrection salvatrice d’un univers, toujours plus foisonnant, aux nouveaux niveaux de lecture est à découvrir, plus que jamais, en 4K Ultra HD pour ouvrir (grands) nos yeux et nos oreilles afin de décoder les multiples codes de la Matrice. Prenez donc la pilule rouge !

Note artistique
8.5
Qualité vidéo
9.5
Qualité audio
9.5
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Matrix Resurrections

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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