Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 30 novembre 2022

Format vidéo
2160p24 | Ratio 1.78 et 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital 5.1

Sous-titres
Anglais
Français

Westworld – Saison 4: Le Choix
Noté 4.5 sur 5

Artistique : 8.5 | Vidéo : 10 | Audio : 9

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images (extraites des comptes Patreon de DigitalCiné et Matt Paprocki) servent d’illustration et ne peuvent être considérées comme représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Dolby Vision sombre)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar Max (Dolby Atmos | Dolby Surround), SVS SB-4000

ŒUVRE - Sa Majesté des mouches

Plusieurs années se sont écoulées depuis les émeutes, et chacun tente de reprendre le cours de sa vie. Mais dans l’ombre, William et Charlotte fomentent un plan qui pourrait de nouveau bouleverser l’ordre mondial.

Continuant de s’adresser à l’intelligence de son public, cette 4e (et dernière) saison qui confirme à chaque instant toute l’ambition et la richesse de la série HBO créée par Lisa Joy et Jonathan Nolan en 2016, retrouve sa complexité temporelle d’autrefois, façonne de nouvelles illusions (afin d’interroger notre perception de la réalité) et opère un virage scénaristique à la Matrix renversant, pour étendre son questionnement sur les notions de libre-arbitre, de liberté et de servitude à travers le prisme de l’humanité (qu’elle soit native ou robotique).

La mise en scène est sophistiquée, la narration chorale savante, le casting impérial (Evan Rachel Wood, Aaron Paul, Thandiwe Newton, Ed Harris, etc.) et les (gros) moyens déployés manifestes. Mais suite au désintérêt des spectateurs qui l’ont jugée trop compliquée, cette (trop ?) ambitieuse série n’aura pas de saison 5 finale. Néanmoins, une dernière chance d’éviter l’extinction a été donnée à la vie humaine… Surtout que son co-créateur ne semble par avoir dit son dernier mot.

« Certaines personnes choisissent de voir la laideur dans ce monde. Je choisis de voir la beauté. De croire qu’il y a un sens, un but. »

IMAGE - En route vers le Sublime

Majoritairement issu d’une captation en pellicule 35 mm finalisée en 4K, ce transfert UHD Dolby Vision à l’encodage HEVC infaillible (un bitrate moyen de 61.3 Mb/s) domine son homologue 1080p dans absolument tous les domaines. Comme pour ce dernier, les (rares) changements de ratio (du 1.78 ou du 2.39 au gré des besoins narratifs) sont de la partie.

Tout y est plus détaillé (de la pilosité faciale aux fibres textiles en passant par les décors en arrière-plan) et l’augmentation de la clarté est une évidence lors des plans larges (les gratte-ciels de la ville, les étendues désertiques). Quant à la texture argentique, d’une belle homogénéité (sa croissance lors du cadre large est une volonté artistique), elle fait montre d’un raffinement accru.

Pourvue d’une multitude de schémas chromatiques (en fonction des lieux et des époques visités), la palette colorimétrique raisonnablement futuriste de la photographique (qui conserve de fait un réalisme certain) est plus richement nuancée (les bleus, les verts, les rouges et les oranges).

Très lumineuses et mieux définies dans les ombres (le chalet de Maeve, le Westworld des « années folles »), les images tirent merveilleusement profit de la technologie HDR. Les noirs gagnent en profondeur sans être bouchés pour autant, les blancs en brillance tout en dévoilant davantage les hautes luminances (les fenêtres d’Olympiad Entertainment), et les sources lumineuses en intensité (la journée éclaboussée de soleil, l’éclairage artificiel des labos et de la tour).

SON - C'est l'histoire de la vie 🎶

Toujours soutenue par l’inquiétante étrangeté du formidable score de Ramin Djawadi (Game of Thrones), cette bande-son Dolby Atmos (16-bit, 2775 kbps en faisant la moyenne des trois disques) réservée à la VO est aussi puissante que bien répartie.

La dynamique ne manque pas d’élan, les bruits ambiants abondent (les effets météorologiques, la foule), la spatialisation est spectaculaire (les fusillades, le final de l’épisode 7), les canaux de hauteur coïncident systématiquement avec les évènements se déroulant à l’écran (les mouches, les alarmes de sécurité, certains moyens de transport), les basses sont vigoureuses (les explosions, les tonalités de contrôle) et les dialogues, justement équilibrés avec le reste du mixage, sont d’une grande clarté.

Proposée en Dolby Digital 5.1 (640 kbps), la petite VF Dolby Digital 5.1 (640 kbps) ne fait bien évidemment pas le poids avec son ampleur réduite, sa précision moindre et son canal LFE sous-exploité. Même si soigné, le doublage est très moyennement incorporé de par sa proéminence.

CONCLUSION - Le Jugement dernier ?

Alors qu’une touche de chaos s’ajoute à chacune de ses itérations, ce 4e chapitre de l’inachevée boucle narrative Westworld (du moins pour l’instant) trouve son ultime issue dans un 4K Ultra HD lucide dont la mort cérébrale, pour cause de prestations A/V à la pointe de la technologie, lui est étrangère !

Autre article relatif à Westworld sur MaG :

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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