4K Ultra HD – Édition UK – Arrow Films – 129 min – 25 avril 2022

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : Dolby Vision
• Ratio : 1.85

Bande-son
• Anglais DTS-HD MA 5.1
• Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
• Anglais

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – S’échapper du temps

Nous sommes en l’an 2035. Les quelques milliers d’habitants qui restent sur notre planète sont contraints de vivre sous terre. La surface du globe est devenue inhabitable à la suite d’un virus ayant décimé 99 % de la population. Les survivants mettent tous leurs espoirs dans un voyage à travers le temps pour découvrir les causes de la catastrophe et la prévenir. C’est James Cole, hanté depuis des années par une image incompréhensible, qui est désigné pour cette mission.

Aux confins du rêve et de la réalité, cette dystopie terriblement d’actualité inspirée du court-métrage expérimental La Jetée (réalisé par Chris Marker en 1962) est une grande dinguerie au scénario brillant (une revisite du syndrome de Cassandre), à la mise en scène virtuose (hallucinée pour les spectateurs, oppressante pour son héros) et aux performances d’acteurs surréalistes (l’une des meilleures interprétations de Bruce Willis), où le monde consumériste court à sa perte. Et semant le doute alors même que le fou n’est pas celui que l’on croit, ce thriller de SF perturbant qui rend un bel hommage à Alfred Hitchcock se termine là où il commence. La fuite est-elle impossible ? Le futur est-il inéluctable ? Peu importe, ceci est l’histoire d’un homme marqué par une image d’enfance !

IMAGE – Greenpeace

Issue d’un scan 4K du négatif original, cette nouvelle restauration effectuée sous l’approbation de Terry Gilliam se présente à nous dans un transfert UHD Dolby Vision robuste où la boulimie visuelle de son metteur en scène s’exprime sans réserve.

La source a été parfaitement nettoyée, le grain argentique (une captation 35 mm) affiche sa structure plus ou moins lourde sans faux-semblant (le futur est poisseux), et les détails bénéficient d’une hausse conséquente de finesse et de netteté (la texture de la peau, le tissage des vêtements, l’usure des environnements) même quand la mise au point est plus douce (de nombreux objectifs ont été utilisés lors du tournage).

La palette colorimétrique aux teintes délibérément tamisées régénère la carnation (plus naturelle à présent) et redonne vie aux primaires (les bleus-verts de l’an 2035, le logo rouge de L’Armée des 12 singes) sans démesure aucune, les contrastes ajoutent de la profondeur aux lieux faiblement éclairés ou carrément sombres (les noirs sont plus affirmés) et de la fraîcheur là où la lumière se déploie (les blancs ont été réhaussés), et les sources lumineuses manifestent d’une intensité clairement augmentée (l’éclairage de l’asile, le rayonnement solaire) sans jamais qu’elles ne soient dénaturées (l’aspect ouaté perdure).

SON – Ni vérités ni mensonges, juste des opinions

Identique à celle du précédent Blu-ray paru en 2009 de par chez nous (chez UGC PH), la piste sonore DTS-HD MA 5.1 profite d’un bon placement des effets, d’une ouverture musicale conséquente, de canaux surround déterminés (la vapeur dans les tunnels souterrains, la foule et la circulation dans les rues de Baltimore, la voix intérieure de Cole, la casette avec les sons d’animaux) et d’un soutien approprié du canal LFE (le passage durant la Grande Guerre) même s’il n’est que trop rarement sollicité.

La dynamique n’est en revanche par vraiment intimidante et certains dialogues, par un curieux choix de mixage, sont çà et là engloutis par les bruitages ambiants.

CONCLUSION – L’antre de la folie ?

Entre les souvenirs du futur et les espoirs que le passé nourrit, cette grande œuvre d’anticipation où les repères se perdent brave les affres du temps en 4K Ultra HD !

Note artistique
9
Qualité vidéo
9
Qualité audio
8
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L'Armée des 12 singes

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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[…] perdus), le réalisme poétique de Marcel Carné et l’imaginaire bricolé de Terry Gilliam (L’Armée des 12 singes) se retrouvent dans un immeuble décati peuplé d’acteurs à trogne (entre autres Dominique […]

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