Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 22 mars 2024

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Français

Hunger Games: La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur
4.5/5

Artistique : 8 | Vidéo : 9.5 | Audio : 9.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Dolby Vision sombre)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Aux origines des Jeux

Le jeune Coriolanus est le dernier espoir de sa lignée, la famille Snow autrefois riche et fière est aujourd’hui tombée en disgrâce dans un Capitole d’après-guerre. À l’approche des 10ème Hunger Games, il est assigné à contrecœur à être le mentor de Lucy Gray Baird, une tribut originaire du District 12, le plus pauvre et le plus méprisé de Panem…

Basé sur l’excellent roman de Suzanne Collins, la saga Hunger Games revient sous forme de préquel en se consacrant à la période des « Jours Sombres » alors que le futur président de Panem n’est qu’un des mentors des « Jeux de la Faim ». Volet le plus abouti de la franchise, autant esthétiquement (du rétrofuturisme inspiré) que scénaristiquement (un récit puissant à l’épaisseur surprenante), ce blockbuster stoïque dont les rares rayons de soleil émanent de l’idylle (maudite) entre le tribut féminin du District 12 (la performeuse Rachel Zegler) et un brillant lycéen du Capitole (l’ambigu Tom Blyth), s’impose comme une dystopie résolument nihiliste qui s’engage rapidement, à travers sa dimension sociale et politique, à dépeindre les mécanismes menant au fascisme. Un retour aux sources victorieux !

« M. Snow, après tout ce que vous avez vu dans le monde, dites-nous à quoi servent les Hunger Games ? »

IMAGE - De la blancheur à l’ombre

Ce solide transfert UHD Dolby Vision (un bitrate moyen de 69 Mb/s), issu d’une captation numérique 4.5K finalisée en 4K, restitue avec encore plus de finesse, de précision et de relief que son homologue 1080p le Panem (très sombre) d’après-guerre où la grisaille, dévorant les murs décrépits de bâtiments évoquant l’ère mussolinienne, domine la verdoyance d’une nature désertée.

La définition est au rendez-vous, le piqué affiche une précision encore plus redoutable (les maquillages, les coiffures, les costumes, les décors naturels et/ou numériques) et les couleurs, sépia dans le District 12 et bleues à tendance froide au Capitole, bénéficient de primaires plus audacieuses (les vestes rouges, la verdure des prés), de nuances nouvelles (les teintes brunes et turquoises) et d’une carnation un peu plus chaleureuse.

La plage de contrastes se libère avec des noirs magnifiquement débouchés (pour des ombres toujours détaillées) et des blancs divinement naturels (les chemises) là où et les sources lumineuses, élégantes et subtiles (toute proportion gardée, il y a parfois du Terrence Malick dans la lumière du jour), gagnent en authenticité sans que les nits ne ressentent le besoin de beaucoup s’envoler.

Hunger Games: La Ballade du serpent et de l'oiseau chanteur

SON - Nothing You Can Take From Me

Entre emphase et discrétion, cette bande-son Dolby Atmos (aucune différence entre la VO et la VF) délivre un mixage notablement enveloppant où l’ampleur de la dynamique (cf. la séquence d’attentat) côtoie la finesse de la répartition multicanale.

Les ambiances environnementales (la foule, les écrans de la salle de contrôle, la faune et la flore) comme les effets pyrotechniques (les coups de feu, la grosse explosion) usent de tous les canaux avec une précision avérée, le score de James Newton Howard ainsi que les chansons de Lucy Gray Baird bénéficient d’un traitement de faveur, les dialogues restent parfaitement limpides sur les deux pistes proposées (le doublage de la VF est bien intégré) et le canal LFE ponctue l’action de basses percutantes.

Quant à la verticalité acoustique, déjà bien sollicitée par la pluie, les drones, le bruissement des feuilles et les oiseaux, elle se veut mémorable lorsqu’elle accueille les participants qui entrent dans l’arène et voit l’arrivée de la citerne remplie de serpents.

CONCLUSION - Un dictateur en devenir

Huit ans après la révolte de Katniss Everdeen (les quatre films parus entre 2012 et 2015), ce nouveau Hunger Games toujours réalisé par Francis Lawrence revient sur la jeunesse de son antagoniste principal dans une sombre odyssée faite de tricheries et de trahisons que le présent 4K Ultra HD, armé de prestations A/V résolues à se battre jusqu’à la mort, mène à la victoire !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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