Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 21 septembre 2022

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.40
HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Français Dolby Digital 2.0

Sous-titres
Anglais
Français

Génération Perdue
4/5

Artistique : 7 | Vidéo : 9.5 | Audio : 8

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A80J (Expert HDR)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X | Dolby Surround), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Born to be bad

Sam et son grand frère sont de typiques adolescents américains aux centres d’intérêts tout aussi typiques. Mais les choses commencent à changer après qu’ils déménagent avec leur mère dans la paisible ville californienne de Santa Clara. Michael n’est plus lui-même. Et sa maman ne va pas aimer son nouveau style de vie…

Culte pour beaucoup d’entre nous, ce teen-movie horrifique ayant inspiré la série Buffy continue de déchainer les passions à 35 ans de sa sortie. Mélange de fantastique gentiment gore et d’humour régressif à la Goonies (Alan et Edgar Frog sont à l’initiative des scènes les plus mémorables), ce film de vampires « modernisé » à la sauce 80’s (mise en scène clipesque et tubes du Top 50) nous fait tomber sous la coupe (cheveux au vent) d’une horde marginale de Nosferatu au look gay-friendly. Et c’est justement lors de son climax (où se joue avant l’heure Maman, j’ai raté l’avion ! ) entre nos loubards tout sauf romantiques (les œuvres d’Anne Rice ne sont décidément pas pour les rebelles) et nos mioches badass (biberonnés à Rambo) que ce divertissement de l’ère MTV (comme le dirait si bien Sam Emerson) abandonne son insouciance dans un « bain de sang » réjouissant.

IMAGE - Aux frontières du kitsch

La présente édition comprenant un nouveau disque HD (non vendu à l’unité) issu de la même remastérisation que celle employée par le transfert UHD HDR10 (un scan 4K des négatifs originaux), c’est avec le Blu-ray de 2008 que j’ai effectué mes comparaisons.

Conservant le grain argentique de la captation 35 mm avec une belle finesse, cette image stylisée (une photographie typique des années 80) qui retrouve la stabilité de son cadre est en tout point remarquable. La définition est nettement plus pointue que par le passé (cf. la précision des arrière-plans), les textures sont autrement plus fortes (les visages, la taxidermie, les vêtements, la décoration de l’antre des vampires), la palette colorimétrique criarde (mais plus équilibrée aujourd’hui) affiche des primaires renforcées (les rouges sont mémorables) et une carnation plus saine, les contrastes très marqués par nature sont mieux ajustés pour des noirs encore plus soutenus et des blancs particulièrement vifs, et les sources lumineuses (partout, tout le temps) étalent leur folle énergie sans retenue (l’éclairage de la fête foraine, les néons). Du flashy qui claque !

Génération Perdue

SON - La mort en stéréo !

Si l’omission du mixage Dolby Stéréo d’origine est à déplorer, la VO DTS-HD MA 5.1 (contre du Dolby TrueHD 5.1 sur le précédent Blu-ray) est une bande-son s’adonnant à beaucoup d’agressivité malgré des limitations dues à l’âge de ses éléments sources.

Les dialogues sont ainsi un peu étouffés, les canaux arrière ne se détachent que trop rarement de la scène frontale et le canal LFE manque d’autorité. Il n’empêche que la dynamique a du mordant, que les effets/ambiances sont délivrés avec une grande clarté et que la musique (la reprise de People Are Strange des Doors étant le cœur et l’âme du film) sonne comme jamais auparavant.

À la traîne, la VF stéréophonique encodée en Dolby Digital (la même piste depuis le DVD de 1998) n’a ni le punch ni l’ouverture de se sa consœur lossless.

CONCLUSION - Génération 80

Pour ses 35 ans, le classique vampirique de Joel Schumacher (Batman Forever, Batman et Robin) a flairé l’odeur du sang émise par une des plus belles éditions 4K Ultra HD (même si les nombreux bonus ne sont pas inédits) concoctées par le studio Warner pour l’un de ses titres de catalogue. Plus vivant que jamais depuis, bien lui en a pris !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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[…] ce néo-western aux péripéties effrénées qui avait dépoussiéré le genre en son temps (comme The Lost Boys avec les vampires). Et malgré un scénario convenu et une mise en scène téléfilmesque, cette […]

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