Provenance : France | Éditeur : Blaq Out | Date de sortie : 02 avril 2024

Format vidéo
1080i50 – Ratio 2.39
SDR / BT.709 – Encodage AVC

Bande-son
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Chien de la casse
4/5

Artistique : 8.5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Professionnel SDR)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Comme chien et chat

Dog et Mirales, deux amis d’enfance, vivent dans un petit village du sud de la France où ils passent la majeure partie de leurs journées à traîner dans les rues. Pour tuer le temps, Mirales a pris l’habitude de taquiner Dog jusqu’à en faire son souffre-douleur. Mais cet été là, Dog rencontre Elsa avec laquelle il vit une histoire d’amour…

Préoccupée par la solitude et l’abandon, cette chronique sociale minimaliste dans la grande tradition du cinoche français des 70’s tord le cou aux archétypes narratifs pour évoquer le mal-être d’une jeunesse rurale délaissée. Et portée par les formidables Anthony Bajon (le mutique), Raphaël Quenard (la grande gueule) et Galatéa Bellugi (l’insoumise), touchants de maladresse, cette bromance contrariée qui a un cœur et une âme dispense tout du long une jolie mélancolie aride engendrée par la désillusion. Avec son coup double à la 49e cérémonie des Césars (meilleur premier film et meilleur espoir masculin), c’est à la naissance d’un jeune cinéaste à suivre (Jean-Baptiste Durand) que nous venons d’assister. Aussi cabossée soit-elle, l’amitié vaincra toujours !

« Si t'as pas de thunes, t'as pas de meuf; t’as pas de meuf, t’as pas de problèmes; t’as pas de problèmes, t’as pas de vie. »

IMAGE - Le village de l'ennui

Issue d’une captation numérique 1080i à 25 images/seconde avec l’usage d’optiques spécifiques ayant permis d’obtenir une granularité proche de l’argentique, la belle photographie de Benoît Jaoul est superbement restituée par le présent transfert HD à une poignée de plans près (l’encodage faiblard de 25 Mbps entrainant du bruit sur quelques aplats unis comme les murs).

La définition ne baisse pas une seule seconde et les détails sont globalement excellents (les visages, les vêtements et les décors naturels du sud de la France), dans la mesure où la légère douceur du cadre et le flou d’arrière-plan sont les résultantes d’une volonté artistique.

Les couleurs réalistes au parti pris marqué (une palette froide sable en journée et chaude tangerine la nuit) irradient et la plage de contraste, qui s’exprime le mieux à la lumière des réverbères de la place-haute du village, est admirable (en particulier lors de la poursuite dans les ruelles étroites de cette bourgade du midi) avec ses noirs sciemment décollés par endroits et d’une densité réfléchie le reste du temps.

Chien de la casse

SON - Chien qui aboie ne mord pas

S’il lui manque un poil de dynamique et que le canal LFE n’est que rarement sollicité (pour la diffusion des chansons voilà tout), cette bande-son multicanale (2.0 non testée) aux dialogues audibles (même quand ils sont marmonnés) soigne sa spatialisation avec des bruitages finement distillés. Les ambiances bénéficient plutôt bien des surrounds (cf. les passages en voiture) et la partition signée Delphine Malaussena ne manque pas d’entrain.

CONCLUSION - Je t’aime… moi non plus

Dans leur « niche dorée » au cadre naturaliste sublimé par le Blu-ray (des prestations A/V épanouies), deux « frères-fauves » de longue date bientôt séparés par une jolie demoiselle vont peu à peu desserrer la mâchoire pour mieux vivre leurs vies… Et pour mettre en exergue le talentueux cinéaste derrière ce cinéma d’auteur doux-amer ayant su rassembler la critique et le public, l’édition présente en HD (1080i) deux de ses courts-métrages : Il venait de Roumanie (2014, 21 min) et Vrai gars (2021, 18 min).

Autre article relatif à Chien de la casse sur MaG :

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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