• Testé sur PC via le Xbox Game Pass
  • Configuration de test : RTX 4090 + i9-9900K
  • Jeu terminé en environ 4 heures
  • « Mieux vaut une œuvre courte et maîtrisée plutôt qu’un titre qui tire trop longtemps sur la corde ! » — Sun Tzu, L’Art de la guerre

Les développeurs de Frictional Games sont de retour avec un nouvel opus de leur série horrifique, Amnesia, qui en est déjà, mine de rien, à son quatrième épisode. Si Amnesia: Rebirth nous faisait endurer une grossesse paranormale dans le Sahara algérien des années 1930 sur fond de colonialisme français, Amnesia: The Bunker a choisi d’opter pour le théâtre tragique et plus classique de la Première Guerre Mondiale. Pour quel résultat ?

Les poilus sont résolus / Les poilus sont résolus / À tirer de tous ces bandits vengeance / Jusqu'à ce qu'il n'en reste plus !

Dans ce nouvel épisode, le studio suédois nous propose d’enfiler l’uniforme d’Henri Clément, un jeune soldat français qui, après avoir frôlé la mort sur le champ de bataille, reprend connaissance dans l’infirmerie d’un bunker souterrain de l’armée tricolore. Le hic ? Le réseau de tranchées semble avoir été abandonné et tous ses compagnons de bravoure y gisent déchiquetés à même le sol.

Chaque balle compte, comme dirait Novak Djokovic.

Oh, et j’oubliais : une aberration cauchemardesque et assoiffée de sang rôde dans les couloirs sombres du blockhaus, dont la sortie s’est effondrée, Quant aux « boches », ils pullulent encore dans les vallées environnantes. À vous de trouver comment vous sortir de là. Autant le dire tout de suite, votre convalescence ne sera pas de tout repos.

Ne vous approchez pas de trop près...

La meilleure façon de décrire Amnesia: The Bunker serait de le résumer à un Alien: Isolation, version « der des ders », en beaucoup plus succinct, seules quatre éprouvantes heures de jeu étant nécessaires pour avoir le fin mot de l’histoire. On se retrouve ainsi à errer dans le noir, souvent à la faible lueur de notre briquet, en quête de l’équipement qui nous permettra de faire sauter les gravats qui nous séparent de l’extérieur.

Les rats représentent également un danger.

À l’instar de notre xénomorphe préféré, la créature du titre n’aura de cesse de vous traquer, où que vous soyez et au moindre son que vous émettez ! Qu’il s’agisse de recharger votre bruyante lampe de poche à dynamo, de briser une porte en bois voire de le faire exploser à l’aide d’une grenade, cette menace omniprésente à l’ouïe affutée aura tôt fait de vous retrouver au moyen des galeries souterraines qu’elle a creusées un peu partout.

L'atmosphère est poisseuse au possible.

Vous ne disposerez à chaque fois que de quelques secondes pour vous planquer sous une table ou prendre la poudre d’escampette dans l’obscurité. Les interactions avec l’environnement ont toujours fait partie de l’ADN de la série des Amnesia et il vous sera une nouvelle fois possible de progresser de différentes façons, selon votre approche et votre analyse de la situation, même si la variété des stratégies à disposition reste assez limitée.

Brûler les rats vous permettra certes de progresser, mais générera beaucoup de fumée.

Le monstre évoluant principalement dans la noirceur, Henri devra impérativement veiller à maintenir le générateur électrique du hub principal allumé, sous peine de voir le fortin entier plonger dans les ténèbres. C’est dans ces moments là qu’Amnesia: The Bunker se révèle le plus stressant : lorsqu’on déambule à tâtons dans les couloirs obscurs et qu’on tâche de correctement localiser les cris de la bête à notre poursuite. Quant aux ressources et provisions, très limitées (survival-horror oblige), on y réfléchit à deux fois avant de les utiliser.

Les effets de lumière sont très travaillés et le clair-obscur est souvent de rigueur.

Véritable cache-cache meurtrier, Amnesia: The Bunker dégage une ambiance maussade et funeste de tous les instants et restitue avec brio l’horreur indicible des tranchées, tant au travers des décors qu’au moyen des divers documents écrits, dont la plume de Poilu désespéré fait souvent mouche.

Le générateur sera votre meilleur allié.

Si l’on regrette que certains panneaux indicateurs in game apparaissent en anglais, ce qui nuit un peu à l’immersion étant donné que l’action se déroule dans un bunker français des années 1910, la proposition courte, mais intense de Frictional Games prend aux tripes. Si vous avez aimé le principe d’Alien: Isolation, nul doute que ce nouveau jeu du chat et de la souris, indubitable condensé d’angoisse, saura vous faire frémir de plaisir. Le meilleur Amnesia à ce jour, parole de Poilu !

Résident permanent dans la petite bourgade de Raccoon City et prosélyte du génial Rain World depuis 2017, on l'entend parfois jurer à pleins poumons lorsqu'il perd lamentablement face au singe de Sekiro à un poil de lemming près. En quête d'une 3080 depuis bientôt un an, le malheureux espère une réception de sa commande en 2022 : l'important c'est d'y croire ! Son TOC préféré ? Recenser dans un PDF tous les jeux auxquels il a joué dans sa vie.

0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notifier de
guest
4 Commentaires
le plus ancien
le plus récent le plus populaire
Commentaires sur Inline
Voir tous vos commentaires
KillerSe7ven
Administrateur
11 mois

Encore une critique qui donne diablement envie. Ca me rappelle les frayeurs sur Alien Isolation, jeu cultissime.

KillerSe7ven
Administrateur
11 mois
Répondr à  Ummagumma

Pas dit que ça revienne malheureusement.

le loup celeste
Administrateur
11 mois
Répondr à  KillerSe7ven

🙁 🙁 🙁

4
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x