Provenance : France | Éditeur : Metropolitan Vidéo | Date de sortie : 29 février 2024

Format vidéo
2160p24 – Ratio 1.85
HDR10 / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Français

Saw X
3.5/5

Artistique : 7 | Vidéo : 8 | Audio : 9

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (HDR Filmmaker Mode)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos), SVS SB-4000

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ŒUVRE - La vengeance de Jigsaw

Dans l’espoir d’une guérison miraculeuse, John Kramer se rend au Mexique pour une procédure médicale risquée et expérimentale, pour découvrir que toute l’opération est une arnaque visant à escroquer les plus vulnérables. Armé d’un nouvel objectif, le tristement célèbre tueur au puzzle va prendre sa revanche sur les escrocs dans un terrible « jeu » dont il a le secret.

Situé chronologiquement entre le premier et le deuxième volet, ce préquel plus intimiste marque le retour de son anti-héros vengeur (présenté une fois n’est pas coutume comme une victime) reprenant des sévices comme au bon vieux temps. Et porté par un Tobin Bell qui montre l’humain derrière Jigsaw, ce torture porn aussi sadique que ludique (les pièges sont toujours aussi macabres) relance la saga d’horreur sous les meilleurs viscères. Do you wanna play a game ?

IMAGE - Ça va saigner !

Issu d’une captation numérique 4K via des Sony VENICE CineAlta, ce transfert UHD HDR10 qui améliore notablement la présentation 1080p se délecte des visuels très stylisés (une constante dans la franchise) du directeur de la photographie Nick Matthews.

La texture gentiment poisseuse (quand même loin du 35 mm crado de la trilogie inaugurale) ajoutée en post-prod est bien plus visible qu’en HD, la netteté des plans se voit grandie (les détails fins des visages, des vêtements et des blessures) même lors de l’acte d’ouverture qui use de filtres doux (tel un rêve éveillé), la palette colorimétrique maladive qui est plus richement saturée (les jaunes fiévreux et les verts fluo) se montre plus froide (les bleus sont plus glacials et les oranges moins grossiers), l’amélioration des contrastes intra-image est significative (des noirs plus denses et des blancs plus brillants) et les sources lumineuses, bien dégoûtantes comme il faut (l’éclairage malsain de l’entrepôt), s’affichent avec plus de puissance (le rayonnement de la radiothérapie) alors même qu’elles ne dépassent pas les 170 nits (pour une luminance moyenne de 104 cd/m2).

Étonnamment, la compression est loin d’être discrète sur certains arrière-plans (du macrobloc et des clignotements de surfaces) malgré un bitrate moyen de 70 Mb/s. En sachant que le disque US est dépourvu d’artefact(s), que s’est-il passé ?

Saw X

SON - Hello John

Jonchées d’énormes balayages acoustiques (les rotations autour des captifs) et pourvues d’une plage dynamique démesurée, ces deux pistes sonores grandiloquentes proposées en Dolby Atmos sont douloureuses à souhait.

La spatialisation s’illustre de manière étendue, les effets surround sont incroyablement lestes (et omniprésents lors des pièges), la verticalité est mémorable même si brève (l’intrus dans le manoir, le « joueur » suspendu au-dessus du sol) et grandement limitée par l’atmosphère claustrophobe des lieux, le canal LFE frappe fort (plus encore en VO), la partition de Charlie Clouser use pleinement de toutes les enceintes et s’il peut arriver aux dialogues de se perdre un peu dans ce déchaînement de sons (pas en VF où le doublage reste intelligible), la voix rustre et feutrée de Kramer ne simplifiant pas les choses, ils restent le plus souvent clairs.

CONCLUSION - On va jouer à un jeu

Faisant partie des meilleurs épisodes de la saga aux pièges mortels, ce 10e opus dans lequel se dévoile John Kramer, alias Jigsaw, augmente sa dose de gore en 4K Ultra HD. Les prestations A/V sont de fait fantastiques, même si la présence visuelle de plusieurs traces compressives donne envie d’utiliser la scie chirurgicale sur le responsable ! Vivre ou mourir, à toi de choisir…

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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KillerSe7ven
Administrateur
1 mois

Vous êtes trop gentils mon bon Brice, j’ai trouvé que c’était un gros navet.^^ Les histoires qui cherchent à expliquer l’origine du mal, ça casse tout le mythe ! Cependant je ne me suis pas farci les autres depuis le deuxième volet.

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