4K Ultra HD – Édition UK – Eureka Entertainment – 100 min (HK Cut) / 121 min (Extended Cut) / 96 min (HK Cut) – 26 septembre 2022

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : Dolby Vision
• Ratio : 2.35

Bande-son
• Cantonais Dolby Atmos (Police Story 3)
• Cantonais DTS-HD MA 5.1 (Police Story, Police Story 2)
• Cantonais LPCM Stereo Home Video Mix (Police Story 3)
• Cantonais LPCM Mono
• Anglais DTS-HD MA 5.1 (Police Story 2)
• Anglais LPCM Mono (Police Story, Police Story 3)

Sous-titres
• Anglais

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – Le flic de Hong Kong

Membre de la Royal Hong Kong Police Force, Chan Ka Kui est un inspecteur assoiffé de justice qui met tout en œuvre pour protéger les personnes et les biens.

Entre polar et kung-fu comédie, la trilogie Police Story voit l’action survoltée (l’anthologique ouverture pré-Bad Boys 2 du 1er, la baston dans le parc pour enfants du 2e et la course-poursuite finale pré-Mission impossible: Fallout du 3e) faire équipe avec le vaudeville et le burlesque dans une sarabande décomplexée où les cascades, toutes plus spectaculaires les unes que les autres, mènent la danse. En somme, des divertissements stimulants aussi drôles qu’explosifs.

IMAGE – Cascades Story

Issus des masters 4K exploités pour les Blu-ray de 2018 (ceux de l’éditeur Eureka, non compris dans la présente édition limitée), les transferts UHD Dolby Vision des volets 1 et 2 sont ainsi diminués par les mêmes choix douteux; à savoir la modification de la palette colorimétrique (une température beaucoup plus chaude, des blancs crémeux et l’ajout d’un filtre brunâtre), l’aplanissement de la dynamique (des éclairages comprimés) et l’existence de noirs surélevés (tirant vers le gris foncé). Toutefois, les images s’avèrent être plus homogènes ici grâce à des couleurs plus fleuries (les primaires respirent mieux) et des sources lumineuses plus adaptées (les néons retrouvent du lustre).

Au demeurant, déjà superbes sur la précédente remastérisation 1080p, la stabilité, la netteté et la densité le sont assurément toujours (la douceur de certains plans est inhérente à la captation vidéo) avec en prime, une fiche couche de grain affinée et des détails fins renforcés (sans amélioration artificielle des bords).

Hormis quelques « sauts » mineurs dans le bas du cadre (en Malaisie), le transfert 4K Dolby Vision de Police Story 3 est absolument fabuleux. Véritable cure de jouvence où la photographie native est respectée, il affiche un piqué plus affûté (les gros plans sur les visages, les éléments de décors), des teintes davantage nuancées, un taux de contraste plus équilibré (les zones sombres profitent d’une meilleure délimitation des ombres) et des lumières élevées avec minutie.

SON – L’art de la destruction

Si elles ne peuvent bien évidemment pas rivaliser avec les standards actuels (une scène frontale à la priorité marquée, des variations de volume au sein d’une même séquence, un léger souffle sur Police Story et des effets datés), les pistes DTS-HD MA 5.1 des deux premiers opus sont très efficaces à l’avant (cf. les bruitages lors des affrontements physiques) et mettent à contribution les enceintes latérales dès que ça pète (les explosions et les coups de feu). Les voix (parfois postsynchronisées) ne sont jamais étouffées, l’aération multicanale se fait agréablement (surtout avec le mixage de Police Story 2), les ambiances sont bien distillées, le score est toujours d’attaque et la dynamique, à l’inverses des basses (trop gentillettes), ne manque pas de caractère.

Étonnamment agressive mais fâchée avec le canal LFE, la bande-son Atmos réservée au 3e épisode étend son mixage à la moindre occasion (surtout lors des scènes d’action) même si elle reste limitée par sa source (mono d’origine). Et exceptée la présence des canaux de hauteur (les chutes de débris en Thaïlande, les survols de l’hélicoptère), parfois ignorés par le mixeur (le rotor principal se cantonne à la frontale), cette piste sonore est très proche de ses consœurs DTS-HD MA 5.1.

Forcément plus plates mais très saines (les dégâts liés à l’âge ont été gommés), les propositions monophoniques sont restituées avec autant de clarté que possible. Pour les puristes, il s’agit à n’en point douter du choix de la raison.

CONCLUSION – Le crime ne paie pas

Emmenée par un Jackie Chan survolté dont défier la mort est le passe-temps favori, la trilogie Police Story (qui aura fait de lui une superstar mondiale) est appelée en renfort dans un beau coffret 4K Ultra HD qui contient en son sein tout ce que les fans de l’acteur pouvaient souhaiter (une pléthore de suppléments, un livret de 100 pages et une restauration A/V soignée en dépit de choix discutables). Une inoubliable mandale !

Note artistique
9
Qualité vidéo
8
Qualité audio
8
0
Police Story - La Trilogie

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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