Provenance : États-Unis | Éditeur : Kino Lorber | Date de sortie : 20 février 2024

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Leviathan (1989)
3.5/5

Artistique : 6.5 | Vidéo : 8.5 | Audio : 8.5

L'édition standard est disponible à la vente en France auprès de notre partenaire Metaluna Store en cliquant ici 👉 Leviathan 4K

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Dolby Vision sombre)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - The Thing of the deep

Au large de la Floride, par 3500 m de fond, une équipe de géologues étudie l’exploitation des ressources océanographiques. Au cours d’une sortie, un des membres de la mission découvre l’épave d’un vaisseau soviétique. De retour à bord, il présente les symptômes d’une mutation génétique qui s’étend à d’autres membres du personnel…

Malgré un final qui prend l’eau (dans les toutes dernières minutes) et des soucis d’écriture, ce clone sous-marin d’Alien où une créature lovecraftienne (conçue par Stan Winston) tout droit sortie de The Thing sème la mort dans la base d’Abyss, est une série B fantastique des 80’s trop sous-estimée qui plonge peu à peu dans l’horreur non sans une bonne dose de suspense. La direction artistique fonctionne même si sous influence et les acteurs, alors au sommet de leur carrière (Peter Weller, Richard Crenna, Amanda Pays, Daniel Stern, Ernie Hudson), font croire à l’inimaginable. En somme, un générique de choix pour les fans du genre !

IMAGE - Le Grand Bleu

Issue d’un nouveau scan 4K de l’interpositif 35 mm (et non du négatif original), cette présentation vidéo UHD Dolby Vision à l’apparence solide est plutôt impressionnante. De fait, elle s’avère être une mise à niveau massive par rapport au master HD exploité en 2014 par Shout! Studios. Par respect pour mes yeux (un vulgaire upscale du DVD Zone 1 MGM) et pour le chef op’ Alex Thompson, je n’ai pu me résoudre à la comparer avec le disque français de l’éditeur pirate Rone.

D’une impeccable propreté (aucune saleté à l’horizon) et d’une remarquable stabilité, l’image encodée sur un BD-100 avec un débit binaire élevé (un bitrate moyen de 99.3 Mb/s) est pourvue de nouveaux détails (les gros plans sur les visages, les scaphandres, les coursives, les horreurs graphiques), d’une palette colorimétrique plus vibrante (les grands-fonds bleus, les éclairages rouges) et de contrastes autrement mieux gérés où les zones sombres aux noirs densifiés partagent les lieux avec des sources lumineuses, telles les lumières des équipements, à l’intensité accrue (les pics lumineux ont été mesurés à 1061 nits pour une luminance moyenne de 170 cd/m2). Mais si l’aspect filmique est bel et bien là, nul doute qu’un léger DNR a été appliqué au vu de sa discrétion.

Leviathan (1989)

SON - Sous l'océan, sous l'océan 🎶

Avec ses voix mal centrées à la dureté métallique, sa scène arrière tellement sous-mixée qu’elle en devient vague et son rendu étouffé, noyons rapidement la piste sonore 5.1 (qui évoque les heures sombres des DVD MGM aux mixages artificiels) pour s’intéresser à l’excellente bande-son 2.0 surround (semblant provenir du Dolby SR exploité lors de sa sortie en salles).

Un peu moins précise à l’arrière mais tellement plus immersive de par sa remarquable clarté, elle tire le meilleur parti des enceintes mises à sa disposition pour déployer des effets/ambiances travaillés. Les dialogues sont ici délivrés distinctement, la partition de Jerry Goldsmith sonne bien et les basses ne font pas de la figuration.

Une recommandation en passant, activez un DSP de virtualisation pour profiter d’une verticalité loin d’être anodine (la pression des profondeurs, les canalisations d’eau, la compression de la tôle).

CONCLUSION - On touche le fond ?

Si elle ne peut rivaliser avec ses illustres modèles, cette sympathique bisserie de contrefaçon regagne la surface dans un 4K Ultra HD qui ne manque vraiment pas d’air… Il faut dire que les prestations A/V résistent drôlement bien à la pression !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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