Last episode of the franchise Predator shot in 2021 in absolute discretion, the new component of the most iconic Rasta alien of cinema arrives on the Hulu platform in the United States and on Disney+ in France. What to question about this once inescapable saga of dark rooms, today relegated as a simple Friday evening streaming program...
If he can bleed, we can kill him... over and over
Planned to be a simple mixture between Rambo and Alien (two huge successes at that time), the first Predator quickly became a seminal masterpiece under the leadership of producer Joel Silver (Fatal weapon, Commando, Crystal Trap), his star Arnold Schwarzenegger, director John McTiernan and Stan Winston, a special effects genius who took over the design of the creature following the inconclusive trials of the first version (incarnate in his time by a certain Jean-Claude Van Damme before being fired manu militari by Joel Silver, tired of the constant complaints of the actor). We're not going to put a piece back in the machine but confront Schwarzy (until then hero indestructible) with a giant of space in an epic battle, returning to the primary sources of David's fight against Goliath in a film mixing the most spectacular warring action, the most innovative science fiction and the most terrible horror, had everything from an alignment of the most unlikely planets.
And yet, the film was a success when it was released (in 1987 before the video medium made it cult), so that studio 20th Century Fox decided to put the cover back three years later for a sequence « Bigger and welder », moving action in the caniculous urban jungle of Los Angeles in the midst of gang war. Pure suite comic book by Stephen Hopkins, comic strip athete for Marvel UK and talented director of good peloches (Dangerous Game and Freddy – Chapter 5: Child of the nightmare), Predator 2 Sends wood all along: monstrous gunfight on the opening stage where Danny Glover (in a role planned at the base for Patrick Swayze and even Steven Seagal, Schwarzenegger having left on another mousse suite: Terminator 2) shows that it is not too old for this bullshit, charclage in rule of rastas cocainées to the dreadlocks by the Yautja magnified by the insane photo of Peter Levy (Freddy 5 but also Pirates Island or Broken Arrow), massacre in a métro crowded with armed quidams (and therefore perfect targets for the hunter) up to a mano mano in the beast's window. Not to mention a casting of mouths like we don't do more: Gary Busey (Fatal weapon, Break item), Bill Paxton (the only actor to have been stomped by a Terminator, an Alien and a Predator!), Maria Conchita Alonso (Running Man, Extreme harm), or Robert Davi (Crystal Trap, The Goonies, Permit to Kill), and the monumental percussion martial by composer Alan Silvestri. Despite the sum of the talents committed, Predator 2 is a disappointment at the box office (the public finds the film more disgusting and violent than the original) and it will take fourteen years before seeing the space hunter again...
So it was in 2004 that the Predator returned, but this time accompanied by another beast from space: the no less famous xenomorph for a crossover: Alien vs. Predator. Directed by Paul W. S. Anderson, capable of the best (Horizon Event) as worst (The Three Musketeers et ses bateaux volants), le film n’apporte rien aux sagas respectives de la Fox, si ce n’est quelques scènes d’action ludiques, un cadre cinégénique (en l’occurrence une pyramide enfouie sous la glace) et un boulot formidable d’Alec Gillis et Tom Woodruff Jr., responsables des magnifiques créatures du film (dont une reine Alien de toute beauté). Le film fait suffisamment d’entrées pour voir débarquer trois ans plus tard une suite sobrement intitulé Alien vs. Predator: Requiem, une série Z abyssale d’une crétinerie sans nom qui annihile tout ce qui faisait les qualités des précédents métrages. Filmé en gros plan, de nuit et sous une pluie battante, le Predator n’a droit qu’à un court et magnifique plan de quelques secondes où on le voit sur sa planète natale. L’heure et demie qui reste n’est que fouillis et situations extrêmement gênantes avec son casting d’huîtres avariées et ses expérimentations moisies (le Predalien). La fin évoquait une suite qui ne se fera, heureusement, jamais.
C’est encore trois ans plus tard que le Predator revient, ou plutôt les Predators. Produit par Robert Rodriguez, recyclant un de ses scripts autrefois refusé, le film voit plusieurs individus de triste réputation (autrement dit des tueurs de tout horizon) débarquer sur la planète-réserve des rastas pour servir de proies à plusieurs chasseurs extraterrestres dont un Berserker, Predator monstrueusement dangereux. Sous-produit et cheap au possible (la planète-réserve des Predators ressemble à n’importe quelle forêt du fin fond de la Creuse), l’histoire de base devait voir revenir Arnold Schwarzenegger, accompagné de Bruce Willis et… Jean-Claude Van Damme. Las, le présent métrage nous gratifie à la place d’un Adrien Brody, certes ayant passé du temps à la salle de sport, mais trop peu impressionnant et d’un Topher Grace en sérial killer de la loose. Seule Alice Braga s’en sort avec les honneurs, rappelant l’innocence d’Elpida Carrillo du premier film et la combativité de Maria Conchita Alonso du deuxième. Malgré la motivation évidente du réalisateur prometteur Nimrod Antal (Motel, Blindés), le film peine à se hisser à un niveau respectable de la franchise.
Le studio Fox va jouer alors son va-tout : aller chercher Shane Black, scénariste star des années 80 (Fatal weapon, The Last Samaritan) devenu réalisateur reconnu (Kiss Kiss Bang Bang, The Nice Guys, Iron Man 3), pour mettre en branle un nouveau Predator. De plus, Black connaissant bien la créature, ayant joué le rôle de Hawkins dans le premier (et accessoirement responsable des dialogues les plus salés du film), il était donc tout désigné pour relever la franchise de sa torpeur. Encore une fois c’est une déception,The Predator privilégiant la vanne au détriment du scénario qui essaie tant bien que mal de raccrocher les branches à la mythologie d’origine (le fils de Gary Busey joue le rôle du fils du personnage de… Gary Busey dans Predator 2). Sa troupe de pieds nickelés, bien que sympathique au demeurant, ne convainc pas et semble presque anachronique, comme si on les avait sortis d’une comédie et qu’on aurait mis là par hasard. Peut-être est-ce voulu mais en l’état, la mayonnaise ne prend pas.
Quand la proie devient prédatrice
Le box-office non plus ne prend pas, renvoyant le Predator dans les placards de la Fox. Pourtant, en parallèle au tournage du film de Shane Black, Dan Trachtenberg (réalisateur de 10 Cloverfield Lane) travaille sur un scénario titré Skulls. Emma Watts, alors présidente de la Fox, accélère le développement du film juste avant sa démission et le rachat du studio par Disney. Patrick Aison (scénariste sur quelques séries TV comme Wayward Pines or Jack Ryan) peaufine l’histoire et change de titre pour Prey. Malgré un secret bien gardé, les fuites ne tardent pas à tomber : le Predator sera de la partie !
Bien que la firme aux grandes oreilles n’ai aucun plan sur la saga, préférant miser sur Star Wars and Marvel Cinematic Universe, le tournage est lancé et prendra fin en septembre 2021. Au mois de novembre de la même année, lors du Disney+ Day, le film est officiellement annoncé pour une sortie directement sur les plateformes Hulu aux States et Disney+ dans le reste du monde. Alors, faux événement histoire de tuer dans l’œuf une relique du passé ou vraie surprise de l’été ?
« Dans le ciel, j'ai vu un signe : l'oiseau tempête ! »
Naru à son frère Taabe
Puisque les suites ne donnent pas entière satisfaction au public, Trachtenberg décide de situer l’action en 1719, dans un territoire Comanche ou la jeune Naru s’entraîne à devenir chasseuse. Les traditions sont ce qu’elles sont et sa tribu l’en empêche. Mais un visiteur venu d’ailleurs va obliger la guerrière en devenir à prouver qu’elle n’est pas qu’une simple soigneuse, ce que semble croire ses compagnons d’armes.
Sorti du huit clos oppressant avec la suite de Cloverfield, Dan Trachtenberg retrouve le grand air des paysages forestiers et gratifie notre Predator d’un film du plus bel écrin. Si Prey n’a pas la viscéralité d’un Apocalypto, dont le film s’inspire indéniablement, le réalisateur soigne néanmoins ses cadres et propose une expérience qu’on avait pas vu depuis… le premier film de McTiernan. Une scène sur un arbre évoque The Hobbit de Peter Jackson, un autre plan de course dans les hautes herbes rappelle Le Monde Perdu de Steven Spielberg. Trachtenberg connaît ses classiques et les transpose avec brio et application. La musique composée par Sarah Schachner (les jeux vidéos Assassins Creed Origins and Valhalla), très différente du score de Silvestri dans les deux premiers opus, s’avère suffisamment épique pour retenir l’attention.
Bien que connu de tous, le film ménagera son suspense quant à l’apparition du chasseur alien… iconique en diable sous une mare de sang, et bien que la limite du budget se fasse sentir sur certains effets spéciaux, la générosité de ses scènes prennent le dessus. Quant à la jeune Naru, Comanche en pleine initiation forcée qui passera de proie à prédatrice, son interprète Amber Midhunter vole quasiment la vedette au Yautja, étant présente sur quasi tous les plans avec une force et une ténacité rarement vu à l’écran.
If Prey n’est pas exempt de défauts (l’apparition des trappeurs casse le rythme et la scène finale n’est finalement qu’un copier-coller du climax du premier film, tout comme certains dialogues et easter-eggs pas franchement utiles), il est suffisamment spectaculaire, prenant et dénué d’humour pour emporter le morceau. Un morceau qu’on espère se renouveler dans une suite « bigger and louder »… À la Predator 2, qui sait ?
Biberned very early at the cinema, I swallowed film like others green berets at breakfast! Curious of everything and today casanier in the soul, it is in the sweet atmosphere of the home that I quench my thirst without limit of 7th art.
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[…] ne font pas dans la dentelle), la saga de l’extraterrestre aux dreadlocks (déjà le 5e opus pour la créature de Stan Winston) prend une grande calebasse de sang bien frais. […]