Provenance : France | Éditeur : Rimini Éditions | Date de sortie : 17 octobre 2023

Format vidéo
1080p24 – Ratio 1.85
SDR / BT.709 – Encodage AVC

Bande-son
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Bunker Palace Hôtel
3.5/5

Artistique : 7 | Vidéo : 7.5 | Audio : 8

Le Blu-ray est disponible à la vente en France auprès de notre partenaire Metaluna Store en cliquant ici 👉 Bunker Palace Hôtel

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (Filmmaker Mode)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - La fin d'un monde

Dans un pays inconnu, dans un ville inconnue lors d’une guerre inconnue, s’agite sous terre l’élite d’un régime inconnu. Tout semble se dérouler pour le mieux. Cependant, les rebelles sont de plus en plus actifs et le personnel androïde commence à dysfonctionner…

Malgré un scénario obscur et des personnages secondaires sacrifiés, cette œuvre de science-fiction saupoudrée d’espionnage s’apprécie avant tout comme une métaphore politique (même s’il s’effondre, le système autocratique renaîtra toujours de ses cendres) prenant place dans un gigantesque tombeau (les décors rétrofuturistes sont très soignés) où la patte graphique d’Enki Bilal est immédiatement reconnaissable. Car dans ce huis clos accablant, des marionnettes déglinguées (une distribution étonnante dont Jean-Louis Trintignant et Carole Bouquet) vont s’ébattre en vain alors même que le chaos révolutionnaire du dehors n’est là que pour masquer la nouvelle ascension de l’homme qui détient déjà le pouvoir. Vous avez dit visionnaire ?

IMAGE - Trou à rats

Si l’univers fascinant du célèbre auteur de BDs fait son petit effet en haute définition (la magnifique photo faussement terne de Philippe Welt y faisant beaucoup), les problèmes de compression (ça fourmille pas mal) et les défauts de pellicule (le nettoyage laisse à désirer) viennent quelque peu salir les lieux.

N’empêche, la stabilité de l’image est bonne à une poignée de plans près, le grain 35 mm est homogène même si épais, la définition est solide tout du long, les détails sont remarquables (les visages, les costumes et les décors), la palette colorimétrique à l’étalonnage froid (des teintes grises et bleues) reste à juste titre limitée et les contrastes, parfaitement cohérents, délivrent des noirs soutenus et des blancs purs sans vivacité malvenue.

Bunker Palace Hôtel

SON - Logorrhées désespérées

Ni souffle ni distorsion pour cette excellente bande-son 2.0 monophonique (le mixage d’origine dopé au DTS-HD MA) qui vient remplacer (alors qu’elle aurait juste pu accompagner) la piste sonore Dolby Digital 5.1 du DVD paru en 2005 chez TF1 Vidéo.

La dynamique générale est vraiment bonne, les ambiances et effets sont bien répartis (les tirs hors-champ, la respiration de l’androïde féminine, les bruits inquiétants émanant de la surface), la musique composée par Arnaud Devos et Philippe Eidel est intégrée harmonieusement, et les dialogues sont intelligibles si ce n’est lors d’un échange complètement inaudible (!) vers la demi-heure.

CONCLUSION - L’immuabilité de la caste dirigeante

Pertinent dans son propos et audacieux dans ses visuels, le singulier Bunker Palace Hôtel nous arrive pour la première fois en Blu-ray dans un écrin à sa mesure (un digipack à trois volets surmonté d’un beau fourreau dans le ton). Les prestations A/V sont dans l’ensemble convaincantes et les suppléments assurément passionnants (interview, documentaire, reportage, etc.). Une pièce de choix pour les fans d’Enki Bilal, auteur-réalisateur et figure tutélaire de la BD de SF politique, dont c’était le premier long-métrage.

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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