Provenance : Royaume-Uni | Éditeur : Arrow Films | Date de sortie : 26 juin 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 1.85
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Anglais DTS-HD MA 5.1 et 2.0

Sous-titres
Anglais

Waterworld
4/5

Artistique : 8 | Vidéo : 8 | Audio : 9

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A80J (Dolby Vision lumineux)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Max Rockatansky lève l’ancre

À la suite d’une catastrophe écologique, la Terre est recouverte par les océans. Les rares survivants vivent sur des atolls artificiels et rêvent d’une contrée mythique, Dryland, recouverte de vastes forêts et de profondes vallées.

Film maudit par excellence (inflation budgétaire, catastrophe naturelle ayant englouti les décors, mésentente entre Kevin Costner et Kevin Reynolds), ce Mad Max aquatique n’en reste pas moins un divertissement d’aventure post-apocalyptique parfaitement calibré. Le scénario est original, les personnages délirants (Le Diacre), la bande originale mémorable, le message écologique plus que bienvenu, les bateaux rafistolés avec style, la cité flottante incroyable et les cascades maritimes spectaculaires. Toujours aussi impressionnant, ce blockbuster mésestimé est à reconsidérer.

IMAGE - L’océan à perte de vue

Si le master UHD est identique à celui concocté par Universal en 2019 (qui avait d’ailleurs reçu l’approbation de Dean Semler), le présent transfert encodé en Dolby Vision (et non plus HDR10) qui profite d’une compression autrement plus solide (effectuée par David Mackenzie de Fidelity in Motion) frappe par la finesse accrue de ses détails (les plans larges de l’atoll), le plus grand raffinement de son grain et la meilleure composition de sa chrominance. La mise à niveau est donc encore plus mastoc vis-à-vis du Blu-ray Universal (paru en 2009) sans pour autant se dépêtrer d’un rendu assez inégal d’un plan à l’autre (même restauration 4K oblige).

Il peut ainsi arriver à la définition de vaciller malgré des textures nettement plus riches, certains plans sont encore flous (difficile de s’affranchir de la source) même si le piqué est bien plus pointu que par le passé (la rouille des environnements et l’usure des vêtements), la palette colorimétrique n’est pas toujours uniforme (notamment sur les grandes étendues d’eau) mais affiche des teintes plus profondes et nuancées (les nuages gris, le ciel bleu, la carnation) et l’attaque du vieux zinc présente un étrange fourmillement (une irrégularité certainement due à l’insert des effets spéciaux) dans quelques recoins du cadre.

Les défauts de pellicule (comme les poussières) ont par contre été très bien nettoyés, la structure argentique est moins épaisse, les contrastes sont plus prononcés (des noirs approfondis et des blancs assainis) et les sources lumineuses clairement plus intenses (les reflets sur l’eau, la lumière du jour, les flammes).

Comparée à la TV-Cut et au « Ulysses » Cut (une restauration 2K résultant d’un scan 4K du négatif original avec des éléments intermédiaires 35 mm pour les séquences supplémentaires), l’image expose des couleurs plus naturelles (la peau n’est plus aussi brulée par le soleil et les primaires moins gratuitement saturées), une plage dynamique forcément étendue et des détails un peu plus précis (alors qu’un léger DNR a été appliqué).

Waterworld

SON - Houle ou vague déferlante ?

Très certainement issue du même mixage 3D que la VO DTS:X livrée par Universal, cette toute aussi renversante proposition Dolby Atmos livre un spectacle acoustique de tous les instants en accentuant d’une goutte la précision de la spatialisation (l’océan semble plus agité) et en améliorant l’assise du canal LFE dans les basses fréquences.

L’agressivité est là, chaque canal est bien utilisé, les effets comme les ambiances sont très détaillés, le score de James Newton Howard fait montre d’une grande largeur, les dialogues sont d’une confortable clarté et le caisson de basse appui le tout avec beaucoup d’efficacité (cf. la profondeur de l’attaque de l’atoll par les Smokers). Cependant, certains bruitages n’ont aucun impact (comme lorsque le harpon est arraché) et dénotent du coup avec le reste.

S’harmonisant sans peine avec la couche inférieure, la scène aérienne est bien intégrée et délivre un surplus d’information au calme relatif du vaste étendue d’eau salée (le craquement du mât, la brise, le claquement des voiles) et au chaos des attaques (des coups de feu, un avion, des projectiles enflammés et plusieurs explosions).

Malgré la perte du dôme acoustique entraînant un enveloppement moindre, la bande-son DTS-HD MA 5.1 des coupes TV et Ulysse conserve une large plage dynamique, des panoramiques sonores attrayants, une partition enlevée (un peu intrusive parfois) et des ambiances actives.

CONCLUSION - L’appel du large

Moins sujet au mal de mer (même si de nouveau hétérogène l’image a été consolidée) et toujours aussi étanche (la bande-son DTS:X laisse place à une piste Dolby Atmos encore plus à l’aise dans les profondeurs de l’océan), cet Ultra HD Blu-ray qui a eu la bonne idée d’embarquer à bord d’un ensemble vraiment complet (une grande collection de bonus incluant Maelstrom: The Odyssey of ‘Waterworld‘, le formidable documentaire consacré au tournage) composé de trois disques (un 4K Ultra HD pour la Theatrical Cut de 135 min, et deux Blu-ray pour la TV-Cut de 176 min et la « Ulysses » Cut de 178 min), s’impose comme l’effort ultime (?) pour que cette œuvre post-apo atypique ne s’échoue pas et atteigne les rives de Dryland !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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