4K Ultra HD – Édition FR – Sony Pictures – 90 min – 20 avril 2022

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : Dolby Vision
• Ratio : 1.85

Bande-son
• Anglais Dolby Atmos
• Anglais DTS-HD MA 2.0
• Français DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
• Anglais
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – Sexe, drogue et rock’n’roll

Série de petites histoires dont la vedette est le Loch-Nar, une sphère lumineuse aux pouvoirs maléfiques.

Dernier souffle de la révolution contre-culturelle à sa sortie (il y a 40 ans), ce film d’animation rebelle où la science-fiction rencontre le magazine Playboy est une œuvre culte pour public averti. Car passant d’un genre à l’autre (polar noir, dark fantasy, comédie, horreur et j’en passe) durant les six segments qui composent son émoustillant programme sous acide, ce pur fantasme pour tous les fans de la revue française éponyme (créée en 1975) ne connaît ni tabous ni limites.

IMAGE – Que des bonnets D !

Issue d’une nouvelle restauration intégrale approuvée par le producteur Ivan Reitman et jamais dénaturée par l’usage d’outils numériques, l’image de ce transfert UHD Dolby Vision n’a plus à souffrir des défauts de copie qui émaillaient le Blu-ray de 2011.

Le grain argentique qui est bien homogène ne fourmille plus, la définition a fait un véritable bond en avant (tout en conservant à l’esprit que l’aspect artisanal de certaines techniques « old school » limite parfois son impact), les plans bénéficient d’un surplus de matières et de reliefs, la palette colorimétrique déjà psychédélique de base perfectionne la saturation et l’éclat lumineux de ses différentes tonalités (le vert de Loc-Nar, la peau de Den, le rouge du vaisseau extraterrestre) et les contrastes, plus marqués que par le passé, libèrent des noirs plus profonds (l’espace) et des blancs plus soutenus (les cheveux de Taarna).

SON – Il y a des jours où on a envie de hurler METAL !!!

Volontairement outrancière, cette modernisation sonore proposée en Dolby Atmos (en VO) est très impressionnante.

Les basses fréquences sont au taquet (un peu trop même), la dynamique est proprement démesurée, l’atmosphère épurée des 80’s comme les nombreux effets « too much » sont très bien répartis, la scène de hauteur s’active à la moindre occasion (le tonnerre, les engins volants), les surrounds sont sur le coup, le métal qui « tache » et la partition d’Elmer Bernstein envoient du bois, et les dialogues sont rigoureusement mixés avec le reste.

Beaucoup moins aérée et limpide même si puissante et immersive, la VF lossless fait pâle figure en comparaison.

CONCLUSION – Un pas au-delà de la science-fiction

Pour son 40e anniversaire, ce mythique dessin animé érotico-SF ayant bouleversé toute une génération dans les années 1980, s’est offert une splendide cure de jouvence (un master vidéo admirable et une bande-son 3D ébouriffante) en 4K Ultra HD !

Note artistique
8
Qualité vidéo
9.5
Qualité audio
9.5
0
Métal Hurlant (1981)

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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