Provenance : France | Éditeur : Blaq Out | Date de sortie : 20 mars 2024

Format vidéo
1080p24 – Ratio 2.35
SDR / BT.709 – Encodage AVC

Bande-son
Français DTS-HD MA 5.1
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Gueules noires
3.5/5

Artistique : 7 | Vidéo : 7.5 | Audio : 9

L'édition standard est disponible à la vente auprès de notre partenaire Metaluna Store en cliquant ici 👉 Gueules noires

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Professionnel SDR)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Descente aux enfers

En 1956, dans le nord de la France. Une bande de mineurs de fond se voit obligée de conduire un professeur faire des prélèvements à mille mètres sous terre. Là-dessous, ils découvrent une crypte d’un autre temps et réveillent sans le savoir une créature légendaire assoiffée de sang.

Entre The Descent et Germinal, la nouvelle proposition de Mathieu Turi s’enfonce peu à peu dans la claustrophobie pour qu’au plus profond de la mine, le survival à la dimension lovecraftienne fonctionne… Surtout que tapi dans l’ombre, le monstre (dont la raideur trahit les limites budgétaires) fait son petit effet (en particulier lorsque sa présence n’est que suggérée).

Le crescendo horrifique (malgré des effets surannés) de la seconde moitié œuvre aussi bien que le réalisme social (la description du monde des mineurs) dépeint dans la première, la tripaille déferle généreusement, le casting de seconds couteaux (Samuel Le Bihan, Amir El Kacem, Jean-Hugues Anglade) va au charbon, la mise en scène est étouffante et l’ambition formelle, nonobstant des maladresses techniques, est à saluer. Sous les terrils, qui vous entendra crier ?

« Tu sais comment on nous appelle nous les mineurs ? Les Gueules noires. Parce qu'une fois en bas, italien, espagnol, français ou arabe ont a tous la même couleur, celle du charbon. »

IMAGE - Dans les ténèbres

Si plusieurs plans sont excessivement bruités et la définition grandement variable (tout est net dans les hauteurs mais évasif dans les profondeurs), ce transfert HD plongé exclusivement (ou presque) dans l’obscurité ne fait pas pour autant grise mine.

Les détails de la captation numérique restent éloquents dès que l’éclairage le permet (les visages des mineurs, les inscriptions sur les murs), la palette colorimétrie volontairement « éteinte » affiche des beiges nuancés et des rouges cramoisis vibrants, et le débit moyen a été mesuré à 34.2 Mb/s. Quant aux contrastes, bien soutenus, ils affichent des noirs profonds non bouchés et des blancs d’une belle billance (cf. les lampes frontales).

Gueules noires

SON - Au nord, c'étaient les corons 🎶

Parvenant à nous immerger pleinement malgré les espaces confinés dans lesquels évoluent les protagonistes, cette bande-son multicanale ample et bien répartie ne touche pas le fond si ce n’est du côté des basses, dont l’aptitude à descendre (vraiment) bas dans le spectre audio saisit.

Les ambiances de la mine (ses résonnances et ses éboulements) comme les bruits de la créature (ses déplacements et ses grognements) usent adroitement de toutes les enceintes, la terrifiante musique d’Olivier Derivière enveloppe durablement, les dialogues sont clairs à tout instant et la dynamique fait montre d’une largeur certaine.

CONCLUSION - Mauvaise pioche ?

Expédition cauchemardesque au cœur des ténèbres minières, ce huis clos anxiogène qui nous enferme dans une veine effondrée aux côtés de son sanguinaire résident est à (re)découvrir en Blu-ray (des prestations A/V prêtent à abattre le roi charbon) pour que l’atmosphère des lieux soit encore plus suffocante !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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