4K Ultra HD – Édition US – Disney – 107 min – 21 septembre 2021

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : HDR10
• Ratio : 2.40

Bande-son
• Anglais DTS-HD MA 5.1
• Français (parisien) DTS ES 6.1 Matrix

Sous-titres
• Anglais
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – Un super-héros qui s’ignore

Unique survivant d’une effroyable catastrophe ferroviaire, David Dunn se demande pourquoi il a échappé à la mort sans même une égratignure. Un mystérieux étranger, Elijah Price, a une fascinante théorie pour tout expliquer. Une théorie qui menace de bouleverser à jamais la vie de David…

Quelle est notre place dans ce monde ? C’est à cette question essentielle que ce thriller fantastico-dramatique « désespéré » s’attaque… Mais en déconstruisant la figure du sauveur américain pour mieux questionner le monde des comics !

Parvenant à séduire et à accrocher l’esprit (une réflexion profonde sur le mythe du héros) autant que l’œil (une grande leçon de mise en scène), Incassable se livre à une fascinante quête de sens (menée par un Bruce Willis qui n’aura jamais été aussi bon dans sa carrière) qui atteint des sommets de tension à intervalle régulier. La singulière trilogie Eastrail 177 (Split, Glass) venait alors de débuter…

IMAGE – Le « bonhomme de verre » est son opposé

Vis-à-vis du Blu-ray paru en 2008 qui s’apparentait plutôt à un DVD de moyenne qualité (!), ce transfert UHD HDR10 issu d’un scan 4K du négatif original constitue une imposante amélioration.

Les pétouilles (des points blancs) de l’ancien master HD ont disparu, l’absence de netteté est à présent contrecarrée par une définition soignée (malgré des douceurs dues à la captation), les améliorations de bord ont laissé place à des détails naturels (les traits du visage, les couvertures de comics) et la texture organique précédemment grossière s’affiche désormais avec l’aspect filmique escompté.

Autrefois sans vie (même celles prévues pour se détacher !), les couleurs généralement froides sont maintenant magnifiquement rendues avec des nuances nouvelles (les tons gris bleutés) et une saturation beaucoup plus fidèle (les teintes violettes, jaunes et rouges) à la photographie signée du chef opérateur Eduardo Serra. Et comme les contrastes franchement moyens (les scènes sombres n’étaient que trop rarement profondes) sont un lointain souvenir, elles sont renforcées par des sources lumières plus audacieuses (les éclairages intérieurs, les reflets sur la canne de verre d’Elijah) et un meilleur équilibre entre les noirs (d’encre) et les blancs (authentiques).

SON – Sous la pluie, la renaissance !

Aussi à l’aise dans les moments calmes (c’est d’ailleurs là où la sensation d’espace se fait la plus prégnante) que lorsque ça bouge (notamment lors du passage dans la gare), ces pistes sonores profitent d’une dynamique parfaitement dosée, d’effets/ambiances excellemment placés dans l’espace acoustique (la foule au stade, la piscine), de canaux surround actifs lorsque la narration l’exige (la pluie), d’un score ample enveloppant et de basses bien senties (rares mais justifiées).

À la différence du précédent mixage LPCM 5.1, les voix ne sont plus légèrement étouffées sur la VO et sont au contraire d’une grande clarté. Il est également à noter que cette bande-son n’a pas à souffrir du « syndrome » Disney puisque le volume de référence est respecté et le canal LFE loin d’être anémique.

CONCLUSION – Croire et accepter son destin ?

De son ouverture glaçante à sa magistrale clôture, Incassable s’est imposé année après année comme le chef-d’œuvre absolu de M. Night Shyamalan. Mais pour savourer le sens du cadrage, du rythme et du découpage juste inouï dont fait montre le metteur en scène (comme autant de vignettes sorties d’un comic book), il n’y a bien que le 4K Ultra HD qui soit à la hauteur !

Note artistique
10
Qualité vidéo
9
Qualité audio
8.5
0
Incassable

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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