Since X and PearlTi West has forged a strong reputation among nostalgic retro horror films. With his parody « gorific » announced in three parts, Mia Goth had a meta role that could give her career new impetus. Presented to NIFFF in preview, MaXXXine comes to close the arch opened in 2022 with X. Closer to the giallo than from the slasher to the Tobe HooperIs this epilogue the fireworks expected? Back on an anthology not like the others.
A Star is Porn
For the young audience, X and Pearl were the front door to the cinema of Ti West but also – and above all – the opportunity to discover the talent of Mia Goth, a new age ofA24. The one who made his first steps to the cinema in the sulphurous Nymphomaniac: Vol. 2 (2013) never completely distanced itself from subversive roles or violence (The Survivalist, High Life, Suspiria).
In X released in 2022, Mia Goth encamped the role of the daughter of a fundamentalist preacher. The young Maxine Minx then aspired to become a porn actress at the same time as the America of the seventies stoked. New eldorado, the « chic porn » Then explode America. Exits the butt movies distributed under the coat and in the peep shows as Ti West will then represent it with an amused look in Pearl. In full effervescence, porn will now be entitled to its rising stars in the image of the great Hollywood. Powered by the HSV industry, adult films invade the videoclub stalls in record time. It is also the golden age of horror films that know how to maintain a close relationship with the X industry in terms of both production and commercial target.
In the wake of post-1968 sexual liberation, the Beat Generation has shaken American society in its certainty. In the face of the puritanism of the old generations fed with benedicity, young people challenged the foundations of American society between underground and exploration of new possibilities. These years will also be the scene of reactionary counter-demonstrations and bitter legal battles over the definition and contours of obscenity. This societal framework in the midst of boiling, it was already found in watermark X.
Slasher decomplexed and regressive, X is located at the edge of the rape and revenge and Tronsaw Massacre (1974). We find the peaty side of the Bayou and its well-known caricature of the mutilated Red necks, all always sprinkled with a well-feeling black humour. Horror is never very far from eroticism, if not pornography, so there's nothing annoid that this porn movie shoot ends up in bloodbath. Magnetic archetype of female psychotic character, Maxine is the embodiment of madness, like the Psychosis (1960) whose echoes sound in certain plans and express references throughout the trilogy.
Porn to be wild
In 2023, Ti West this time took everyone short with Pearl, prequel de X, where Maxine's country youth was discovered. Shot in New Zealand in the midst of a pandemic, the Pearl stood at the heart of the crazy years in a post-World War I America in the throes of the Spanish flu epidemic that will take up to 100 million victims. Maxine is then far from the assurance that we know him in X. Rattrapée par des désirs refoulés qu’un profond appétit sexuel ne parvient pas à combler, la malheureuse est obligée de jongler entre une famille intégriste et un légume en guise de père. Maxine révélait un tout autre visage. Des premières déceptions sentimentales, des échecs répétés et autant de désillusions sonnèrent la fin de l’insouciance et la bascule inéluctable vers une industrie pornographique insatiable.
Totalement à contre-pieds du premier volet, Pearl s’amusait à représenter une anti-Maxine, grenouille de bénitier un peu bécasse et paradoxalement prête à tout pour assouvir sa soif de célébrité. Personne n’a oublié son iconique « I’m a staaaaar », prononcé avec un accent texan à couper au couteau. Une performance impressionnante pour une actrice britannique. A la croisée du Magicien d’Oz (1939) en version décadente et d’un hommage assumé aux films Technicolor de l’âge d’or d’Hollywood, Pearl était une opération destruction de tous les rêves de la jeunesse. C’est le vieil hymne de la décadence juvénile d’enfants corrompus par les vices de la pornographie comme le clamaient de farouches détracteurs à l’époque.
À des années-lumière de La petite maison dans la prairie (1974) que rappelle sa campagne natale, Pearl abattait une à une les fragiles digues de la santé mentale de son personnage principal, réduisant à néant ses représentations du monde réel. Un triple enfermement sanitaire, social et patriarcal comme l’expliquait avec justesse MrWilkes dans sa critical. Pearl est une proposition aux antipodes de la fougue qu’on lui connaissait dans X autant qu’une agréable surprise qu’on découvrait l’année dernière au NIFFF.
Maxine fucking Minx
With MaXXXine, Ti West rebat de nouveau les cartes et joue avec la machine à remonter dans le temps. Après les années folles et les seventies, le film nous embarque en 1985. « Cite moi cinq célébrités qui ont débuté dans des films d’horreur » demande Maxine à son ami gérant de vidéoclub. Jamie Lee Curtis, John Travolta, Demi Moore, Brooke Shields… Les noms de ne manquent pas. A chaque film, Ti West prenait le même point de départ sous une autre forme : comment devenir une star du cinéma dans la grande broyeuse d’Hollywood ? On sent l’influence de la célèbre affaire surréaliste du Dahlia noir en toile de fond. Sauvagement assassinée, la victime tristement légendaire s’était installée à Hollywood dans le but de devenir actrice comme le personnage de Maxine… et l’actrice Mia Goth qui, elle aussi, vit à Los Angeles aujourd’hui.
Autre temps, autres mœurs, les années 1980 offrent à voir des femmes libérées et carriéristes, prêtes à tout pour conquérir la cité des Anges. Plus proche du roman noir que du slasher, le dernier film de Ti West évite encore une fois l’écueil de la suite facile. Cette-fois ci un tueur en série sème le chaos dans la ville et vient raviver le traumatisme du massacre de X. Tous les codes du giallo sont déclinés avec succès. Les meurtres sont esthétisés à l’excès comme le psychopathe, modèle par excellence du genre. Habillé d’un imperméable mackintosh et muni d’une arme blanche brillante dans sa main gantée de noir, c’est l’image même du tueur sans visage du film Six women for the murderer (1964). Dans le sillage de Dario Argento, Ti West nous livre un pastiche de giallo moderne. Si la formule est bien calibrée, on regrettera toutefois que les idées, certes ingénieuses, ne soient pas toutes poussées jusqu’au bout.
Plus avare en scènes fortes, MaXXXne offre cependant d’excellents personnages secondaires et quelques gags bien sentis. Porté par un casting trois étoiles, MaXXXine se laisse savourer sans broncher. Kevin Bacon est parfait dans le rôle de détective privé véreux. Quant à Giancarlo Esposito, il est méconnaissable en tant qu’imprésario et protecteur de Maxine, enfin libérée du porno. Cette dernière est à deux doigts de décrocher le rôle de sa vie dans un film d’horreur ironiquement intitulé The Puritan. Du porno à l’horreur et de l’horreur au porno, la boucle est bouclée.
Là où des films comme Diabolik (2021) poussaient les potards au maximum, Maxxxine est étrangement un brin plus prude dans son épilogue, sans doute car il s’éloigne du slasher. Loin d’être raté pour autant, ce dernier film réussit tout ce qu’il entreprend mais avec un peu moins de panache que les précédents films. Reste cette fin qui tombe comme un cheveu dans la soupe. Avec cet épilogue en eau de boudin, le spectateur aurait certainement attendu davantage d’hémoglobine tout comme son héroïne amorale qui voudrait que cette frénésie ne s’arrête jamais. Nous aussi.
Un sentiment d’inachevé qu’on pardonnera au regard de l’articulation ingénieuse de cette anthologie. Ti West a su renverser la table en traversant les genres malgré des tournages réalisés dans des temps records. Et rien que pour cette prouesse, ne boudons pas notre plaisir pour sa sortie en salle prévue le 31 juillet 2024 en France. On souhaite dorénavant à Mia Fucking Goth de fracasser la porte d’Hollywood pour décrocher des rôles aussi incarnés et barrés que celui que Ti West lui aura offert pendant ces trois belles années. Mia Goth saura-t-elle s’affranchir de l’horreur désormais ?
Trailer of MaXXXine
Ti West - Réalisateur de la trilogie
Véritable artiste orchestre, Ti West est le plus souvent réalisateur, seul scénariste et monteur de ses films. Il a signé des séries et des long-métrages qui rendent hommage au cinéma de genre et à l’horreur. Il forge sa réputation avec The House of the Devil (2009), The Innkeepers (2011) ou encore le western In a Valley of Violence (2016). Sa trilogie X (2022), Pearl (2023) et MaXXXine (2024) rafle un succès critique même auprès de médias généralistes. Retrouvez nos tests techniques et critiques publiés sur MaG ci-dessous. Mieux avoir vu les précédents films avant de regarder MaXXXine au cinéma… vous voilà prévenus !
JV critic and film always ready to lead Interviews at festivals! Amateur of genre films and everything that tends to the strange. Do not hesitate to contact me by consulting my profile.
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