Provenance : France | Éditeur : Warner Bros. | Date de sortie : 24 avril 2024

Format vidéo
2160p24 – Ratio 1.78
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Atmos

Sous-titres
Anglais
Français

Aquaman et le Royaume perdu
3.5/5

Artistique : 6.5 | Vidéo : 10 | Audio : 8.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Dolby Vision sombre)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar Max (Dolby Atmos), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Deux frères et un poulpe

Alors qu’Arthur Curry affronte ses responsabilités de Roi des Sept Mers, un pouvoir antique enfoui depuis longtemps se déchaîne. Après avoir été témoin de l’effet de ces forces obscures, Aquaman doit forger une alliance difficile avec un vieil ennemi et se lancer dans un voyage périlleux pour protéger sa famille, son royaume et le monde d’une dévastation irréversible.

Malgré un tsunami d’effets spéciaux numériques par trop visibles et une narration noyée par les concessions, les coupures, les réécritures et autres reshoots, ce buddy movie décérébré aux blagues lourdes fait se rencontrer cinéma d’aventure et sea opera pour un divertissement pop coloré et décomplexé où la métaphore écologiste, aussi discrète qu’un grand cachalot dans une piscine, n’est qu’une justification aux généreuses confrontations armées qui coulent à flots. Pas la catastrophe annoncée non, plutôt une grosse série Z à plus de 200 millions de dollars !

« Je suis un père, un frère, un guerrier... Je suis le roi de l’Atlantide ! »

IMAGE - Le kitsch des mers

Issu d’une source IMAX 8K (des caméras numériques Panavision Millennium DXL2) et présenté dans son intégralité au format 1.78, ce transfert UHD Dolby Vision pourvu d’un époustouflant encodage HEVC (un bitrate moyen dépassant légèrement les 64 Mb/s) est digne de toutes les éloges, puisque irréprochable techniquement (pour qui aime le numérique bien clinquant) en plus de mettre en évidence l’exotisme de la photographie du chef opérateur Don Burgess où le grand angle hyper-tridimensionnel a été priorisé lors des prises de vue.

La définition déjà fantastique du Blu-ray a été (un peu) bonifiée pour des plans (même les plus sombres) à la netteté exceptionnelle, les détails sont encore plus saisissants (les costumes, les décors, les navires de guerre, les armes) et la palette colorimétrique aux primaires invariablement luxuriantes se voit plus richement saturée (la magie verte de Kordax, le kaléidoscope fluorescent de l’Empire atlante, les larges yeux rouges de la combinaison de Black Manta).

Les contrastes renforcés arborent des noirs d’encre et des blancs immaculés (sans qu’aucune information ne soit éclipsée dans les basses et hautes luminances) et les sources lumineuses, ouvertement impressionnantes (un Average Peak Nits de 713 cd/m² et un MaxCCL de 1348 nits), profitent d’une intensité joliment accrue (les faisceaux énergétiques, la bioluminescence marine, les reflets sur les étendues aqueuses, la chaleur des flammes).

Aquaman et le Royaume perdu

SON - BOOOOM, GLOU-GLOU, TSING

Aussi générique que la composition épique (signée une fois de plus Rupert Gregson-Williams) qui l’accompagne, ce mixage Dolby Atmos (en VO comme en VF) frustre dans son exploitation limitée des canaux de hauteur (quelques notes de musique et c’est tout) alors même que les fonds marins et l’acte final (les craquements et effondrements de la glace) se prêtaient à l’exercice. Fort heureusement, ses autres composantes assurent.

La gamme dynamique ne fait pas de la demi-mesure, les voix qui peuvent se déplacer dans la scène sonore sont parfaitement intelligibles, la spatialisation horizontale est loin d’être mesurée (des bruitages en veux-tu en voilà), les arrières sont sémillants (le hors-champ afflue) et l’impact des basses, même si plus modéré que sur le premier opus, ne manque pas de punch (les coups portés, le canon sonique, les explosions).

CONCLUSION - Fin de règne ?

Achevant la première formule de l’univers cinématographique DC vieux de 10 ans, le second volet des aventures consacrées au plus marin des super-héros est un nanar friqué s’assumant à 100% dont l’apparente exubérance trouve un allié de poids en la personne d’un 4K Ultra HD de pointe (les technologies Dolby Atmos et Dolby Vision) qui, tels les océans, se déchaîne !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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KillerSe7ven
Administrateur
11 jours

Oh mais c’est le cousin d’Akwakwak ?

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