Allah n’est pas obligé est l’adaptation du roman éponyme d’Ahmadou Kourouma publié il y a 25 ans aux éditions du Seuil et ayant reçu le prix Renaudot la même année. Près d’un quart de siècle plus tard, alors que le sujet des enfants soldats semblent moins occuper les chefferies occidentales comme l’opinion publique, Zaven Najjar remet sur le devant de la scène le sort de ces jeunes enfants pris en étau entre les gangs des guerres civiles qui sévissaient dans l’Afrique de l’Ouest des années 80/90’. De la Guinée, au Sierra Leone, au Liberia et à la Côte d’Ivoire, le jeune Birahima va devoir survivre, glissant irrémédiablement vers les armes.

Interview de Zaven Najjar

Derrière ces dessins aux couleurs chattoyantes, on retrouve le style si singulier de Zaven Najjar qui signait la direction artistique de La Sirène de Sepideh Farsi, réalisatrice iranienne avec qui nous échangions sur la guerre Iran-Irak en 2023 (et dont Put your soul on your hand and walk avait ébranlé le festival de Cannes). Comme pour son précèdent film, on retrouve une démarche à la croisée du documentaire et de la fiction, Zaven ayant recueilli nombre de témoignages de locaux qu’il a d’ailleurs impliqué sur la partie musicale du film. Également porté par un humour propre au caractère bien trempé de Birahima accompagné de son oncle marabout pas très conventionnel, Allah n’est pas obligé rappelle que « l’enfant soldat est le personnage le plus célèbre de la fin du XXe siècle ».

Critique JV et ciné toujours prêt à mener des interviews lors de festivals ! Amateur de films de genre et de tout ce qui tend vers l'Etrange. N'hésitez pas à me contacter en consultant mon profil.

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